Innelec accélère sur les produits dérivés

Innelec multiplie les accords de distribution dans l’univers du produit dérivé. Une stratégie qui propulse une activité en forte croissance. Entretien croisé avec Renaud Brach, Head of Sales & Marketing de Konix Interactive, et Frédéric Khiari, directeur Licensing et Achats Consumer Products chez Innelec.
Où en est Innelec dans sa politique autour des produits dérivés ?
Innelec renforce aujourd’hui ses investissements dans ce segment en élargissant son portefeuille de marques et de fournisseurs. Notre réputation repose sur la fiabilité et la capacité à déployer rapidement des gammes étendues sur un réseau très large de points de vente. Nous sélectionnons des partenaires solides, dotés d’une offre riche et d’une organisation apte à soutenir un développement durable, dans une logique de rentabilité partagée. Plusieurs accords récents nous permettent d’élargir l’offre sans cannibaliser les références existantes.
Pouvez-vous donner quelques exemples de ces partenariats ?
Nous renforçons notre présence sur le marché des cartes à collectionner TCG avec deux cartes majeures : Magic The Gathering qui explose dans le Retail porté ses cross over avec des licences phares comme Final Fantasy, Spiderman … et depuis le début de l’année, nous avons le plaisir de distribuer Yu-Gi-Oh!, porté par une actualité riche. Pour accompagner l’essor des TCG, nous développer une gamme avec notre marque Konix qui propose les accessoires indispensables aux joueurs de TCG.
En parallèle, nous proposons depuis le mois de juin des loisirs créatifs avec Cutebee, dont les kits de dioramas séduisent par leur esthétique raffinée et leurs univers enchanteurs.
Nous avons repris la distribution de Nemesis Now, acteur majeur proposant une offre très vaste et régulièrement enrichie. Nous démarrons également notre collaboration avec Mighty Jaxx, qui a rencontré un franc succès avec ses figurines hybrides – mi-personnage, mi-squelette – vendues entre 16,90 et 49,90 euros. Ce partenaire développe désormais de nouvelles licences attractives comme Hello Kitty, Jujutsu Kaisen ou One Piece.
Vous venez également de signer avec Plastoy. Qu’en est-il ?
Nous assurons désormais la distribution de Plastoy dans l’ensemble des enseignes, y compris Amazon, à l’exception des spécialistes du jouet. Cet accord renforce notre portefeuille avec des licences franco-belges, domaine encore peu représenté chez nous, notamment Astérix, ou destinées à une cible de plus de 40 ans tel Goldorak. L’accord inclut aussi la reprise de leur activité puzzles et jeux de société, segment peu développé jusqu’ici dans notre offre, mais aussi de Taka. Nous sommes ravis d’avoir signer ce très beau partenariat avec un acteur majeur du marché français et de la Pop Culture.
Et en termes de distribution, quelles évolutions observez-vous ?
Nous avons signé un partenariat majeur avec l’enseigne Carrefour pour le déploiement du concept Road Sixty Geek qui a déjà fait ses preuves et qui sera déployé dans près de 300 magasins. Nous avons également ouvert des référencements chez Système U, JouéClub et La Grande Récré et nous accélèrerons fortement sur cette fin d’année. Les produits dérivés accélèrent notre progression dans l’univers du jouet, axe stratégique pour notre croissance. Notre rôle de distributeur référent Funko crée, par ailleurs, de nouvelles perspectives.
Ce segment enregistre une dynamique exceptionnelle : +47 % au dernier trimestre fiscal, porté par un chiffre d’affaires récurrent sur les gammes phares, notamment les figurines Pop! et les cartes TCG. Un relais de croissance structurant pour l’avenir du groupe.
