Véritable pilier de la saison des coffrets depuis 2020, la campagne nationale #CoffretsVousÀNoël ? sera reconduite par le SEVN en 2026 avec un dispositif renforcé, grâce au déploiement de PLV communes. Pour nous en parler, nous avons interviewé Nathalie Graumann, Présidente du SEVN et Directrice Vidéo, Digital et Catalogues chez SND.
Comment s’est comporté le marché des coffrets en 2025 ?
Le marché des coffrets a confirmé en 2025 son rôle de pilier de la vidéo physique. Au-delà des volumes, ce qui frappe est la nature de la demande. Ce sont les œuvres de catalogue qui portent très largement ce segment, avec une place déterminante pour le patrimoine cinématographique. Sur les seuls coffrets de films de cinéma, la part du catalogue atteint 97%. Le marché reste aussi très largement porté par les grandes licences américaines qui trustent le haut du classement : Harry Potter, Game of Thrones, Star Wars, Le Seigneur des Anneaux ou encore Jurassic Park continuent de dominer les meilleures ventes, preuve de la force de fidélisation de ces sagas sur la durée. Mais le patrimoine français trouve aussi pleinement sa place dans cette dynamique : 25% des ventes de coffrets concernent des œuvres françaises, avec des auteurs comme Pagnol, de Funès, Lautner, Oury ou Dumas qui continuent de rencontrer un public plusieurs décennies après leur sortie. Cela confirme ce que nous observons depuis plusieurs années. Le coffret n’est plus seulement un support de diffusion, c’est un véritable objet éditorial, qui accompagne la découverte ou la redécouverte des œuvres, et répond à un usage bien identifié : conserver, offrir, transmettre.
Concrètement, quel a été l’impact de la campagne #CoffretsVousÀNoël sur le marché ?
Notre campagne média et notre mobilisation collective auprès des enseignes ont permis de maintenir les ventes de coffrets sur la fin d’année, et confirment une nouvelle fois que ce segment reste le pilier du marché de la vidéo physique en France. Notre plan média 360° déployé sur novembre et décembre, nous a permis de relayer notre message en presse, en TV, en digital, et via des digiscreens dans les cinémas des réseaux Pathé et UGC. Les résultats sont significatifs : plus de 40 millions d’impressions générées et plus de 250 000 euros de ventes générées et trackées grâce aux liens intégrés à notre campagne digitale. Cette opération a également permis la mise en place de boutiques dédiées sur les sites e-commerces, et nos spots ont été relayés jusque dans les points de vente physiques.
Au sein du SEVN, vous avez décidé de relancer la campagne sur cette fin d’année. Pouvez-vous nous en parler ? Comment se concrétisera-t-elle ?
Nous reconduisons effectivement l’opération cette année, avec une campagne média renouvelée : deux nouveaux spots ont été créés et notre présence sera assurée en presse, en digital, en TV et en digiscreens, avec une priorité donnée cette année aux leviers de performance digitale pour maximiser les ventes sur novembre et décembre. La vraie nouveauté 2026, c’est le renforcement de notre visibilité en magasin. Pour la première fois, l’ensemble des éditeurs unit ses forces autour de PLV communes, pensées pour maximiser l’exposition des coffrets tout au long de la période de fin d’année. Cette mutualisation dépasse les logiques individuelles, au bénéfice de l’ensemble des œuvres et de toutes les enseignes qui continuent de défendre la vidéo physique.
Le Mini PC est un format qui répond à de nombreux usages. Léger et performant, il permet notamment de développer des solutions d’IA en local. Sur ce segment prometteur, GIGAIPC commercialise la très compétitive gamme Brix de Mini PC Gigabyte. Salim Iratni, Sales & Channel Manager France de GIGAIPC, revient sur cette gamme et la stratégie de son entreprise.
Pouvez-vous nous présentez la société GIGAIPC?
GIGAIPC est une société associée au groupe GIGABYTE. GIGAIP qui intègre le I pour industriel est une filiale indépendante rattachée directement au président de GIGABYTE. Notre division est née pour répondre aux besoins spécifiques des clients industriels. Avec son introduction à la bourse de Taiwan le 27 juillet 2026, GIGAIPC a franchi une étape majeure dans son développement en faisant son entrée sur l’Emerging Stock Board du Taipei Exchange (TPEx).
Pourquoi avoir réalisé cette introduction en bourse ?
Cela vient renforcer la forte dynamique de l’entreprise et nos moyens d’actions. Notre société a réalisé un chiffre d’affaires de 1,862 milliard de dollars taïwanais en 2025 (environ 50,2 millions d’euros), enregistrant une croissance annuelle moyenne de 23,4 % sur les cinq dernières années. Spécialiste des cartes mères industrielles, systèmes embarqués et plateformes Edge AI, GIGAIPC pourra renforcer ses investissements en R&D, accélérer son développement international et son expansion sur les marchés professionnels liés à l’IA et à l’Edge Computing notamment.
Quelles sont les synergies au sein du groupe GIGABYTE ?
Bien que GIGAIPC soit une entité distincte avec toute son autonomie commerciale, il existe cependant de fortes synergies au sein du groupe, et notamment industrielles en commençant par la production de nos PC. GIGABYTE produit 100 % des unités PC que nous commercialisons. Derrière GIGAIPC, on retrouve donc toute la partie ingénierie et R&D du groupe, basée à Taïwan, dont une méga-usine à Taïwan. Nous utilisons la marque GIGABYTE ainsi qu’une partie de ses installations en Europe. Acteur historique du monde du PC depuis 40 ans, le groupe constitue une référence dans le monde entier. Nos cartes graphiques GIGABYTE sont les plus vendues sur les marchés grand public dans le monde entier, et en France, grâce à nos différents partenaires distributeurs comme Acadia. Ce dernier étant un partenaire historique de notre groupe sur lequel nous nous appuyons au quotidien.
Quels sont les produits phares de GIGAIPC ?
La gamme de Mini PC Brix GIGABYTE à destination des entreprises représente notre gamme la plus importante. Historiquement, la gamme Brix a été conçue comme une solution B2C (grand public) pour des usages bureautiques avant d’évoluer vers une solution pour le monde de l’entreprise. Cette gamme est à la frontière entre les solutions industrielles que l’on commercialise et les solutions grand public. Typiquement, nos clients industriels commencent à intégrer ce type de PC pour des raisons de budget. Son format ultra-compact d’environ 0,46 litre, facile à dissimuler derrière un écran ou à intégrer dans un salon, a rapidement séduit les entreprises. Ses applications se sont étendues dans l’affichage dynamique, les points de vente et les bornes interactives. Les performances croissantes de ces mini-PC rivalisent désormais avec des solutions industrielles traditionnellement plus coûteuses. Nos clients se tournent vers cette gamme Brix pour des raisons de budget, sans sacrifier la puissance nécessaire à leurs applications. Cette capacité ouvre des perspectives pour des cas d’usage concrets : surveillance vidéo et autres traitements métiers spécifiques et même pour la protection des contenus pour des créateurs comme les musiciens professionnels
Et notamment dans les nouveaux usages liés à l’Intelligence Artificielle ?
En effet, l’atout majeur des nouvelles générations de la gamme Brix résident dans leur capacité à exécuter des tâches d’intelligence artificielle en local, sans recourir au cloud. Plus qu’un simple ordinateur compact, nos Mini PC constituent une plateforme d’IA locale puissante, abordable et polyvalente qui offrent plusieurs avantages en commençant par la protection des données, un élément stratégique dans la vie d’une entreprise aujourd’hui. Travailler en local signifie que les données sensibles ne sortent pas du périmètre de l’entreprise. De plus, ces solutions garantissent une faible latence de traitement des données, tout se fait instantanément sur la machine. Les performances ne dépendent plus d’une bande passante internet et la continuité du service est garantie, même en cas de panne réseau. Tout cela permet une réduction des coûts en limitant notamment les abonnements mensuels aux différents services cloud d’IA.
Quel est le positionnement de cette gamme ?
Nous avons une stratégie tarifaire particulièrement compétitive tout en proposant des produits performants, fiables et abordables. La gamme débute dès 100 euros pour l’entrée de gamme, pour atteindre 500 à 600 euros sur des configurations performantes équipées de processeurs Intel Core i7. Des configurations ultimes en Intel Core i9 Ultra atteignent des tarifs de 700 à 750 euros. L’objectif est de rendre accessibles à nos clients toutes les dernières générations de processeurs Intel, qui représentent 80 % de notre offre (contre 20 % pour AMD). Le modèle phare qui illustre cette montée en gamme technologique est GIGABYTE Brix GB-BRU9-386H, avec Intel Core Ultra 9 386H. Il intègre jusqu’à 50 TOPS de NPU et 40 TOPS côté GPU pour en faire une machine de pointe dédiée à l’IA.
Quels sont vos autres atouts ?
GIGAIPC bénéficie d’une qualité de service qui nous permet de nous différencier des marques concurrentes. En effet, nous bénéficions en Europe d’un réseau de SAV ave cinq centres de réparation dont le plus important en Allemagne. Nous disposons d’une plateforme logistique aux Pays-Bas assurant des livraisons en 24 à 48 heures vers la France, un véritable atout pour les projets B2B. Nous nous appuyons également sur des partenaires qualifiés dans la distribution comme Acadia pour disposer de toute la disponibilité et réactivité nécessaire. Enfin, en tant que partenaire Platinum d’Intel, GIGAIPC bénéficie d’un support technique et de priorités sur les approvisionnements, et ce même en cas de pénurie. Ce sont des arguments déterminants dans le contexte actuel sur un secteur du B2B toujours plus exigeants.
Quels sont les produits importants disponibles sur cette rentrée ?
GIGAIPC met en avant une gamme Brix capable de couvrir différents niveaux de performance grâce aux dernières plateformes Intel et AMD. Les GB-BTIP-N150 et GB-BTIP-N250, équipés respectivement des processeurs Intel N150 et Intel N250, offrent une solution compacte et économe pour la bureautique, les postes professionnels un déploiement à grande échelle. Pour les usages plus exigeants, le GB-BER7-8840 s’appuie sur la puissance du AMD Ryzen 7 8840U, ou les GB-BRU7-255H et GB-BRU5-225H, basés sur les processeurs Intel Core Ultra 7 255H et Core Ultra 5 225H, qui apportent davantage de performances pour le multitâche.
Micromania, ex filiale de Gamestop, a annoncé fin juillet son rachat par un pôle d’investisseurs franco-québécois dont Stéphane Tétrault, patron d’EB Games Canada. Une annonce qui renforce l’enseigne spécialisée du jeu vidéo, leader en France. Philippe Renaudin, Directeur Marketing et Communication de Micromania, revient sur la nouvelle organisation et sur les projets de l’enseigne.
L’annonce officielle du rachat de Micromania a été faite le 16 juillet dernier. Qu’est-ce que cela change concrètement ?
Ce rachat ouvre un nouveau chapitre de notre histoire mais ne change pas fondamentalement notre approche du marché et notre stratégie. Cette annonce vient renforcer une enseigne qui se porte bien. Avec 410 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et 310 magasins dans l’Hexagone, Micromania résiste dans un marché en mutation que nous connaissons parfaitement. L’enseigne peut désormais s’appuyer sur des actionnaires très investis. Micromania a été officiellement racheté en juillet dernier par un consortium franco-québécois composé de Stephan Tétrault, Jean-François Chenail, ainsi que Sandra et Stephen Callahan.
Stephan Tétrault a repris les 185 magasins Gamestop au Canada qu’il relancé sous leur nom historique d’EB Games Canada. Quels est son apport ?
Notre actionnaire majoritaire, Stephan Tétrault, est également un pionnier du jouet sous licence. Cet entrepreneur canadien actif a su développer une expertise reconnue dans le jouet, les produits sous licence, les collectibles en lien avec le gaming et à la pop culture, ainsi que dans le retail spécialisé. Il s’agit donc d’un appui de poids pour l’avenir de Micromania. À l’image de ce qu’il a fait au Canada, il apporte son savoir-faire unique à Micromania car il a su négocier des exclusivités avec les différents ayants droits sur les produits dérivés depuis 30 ans avec sa société Import Dragon. Il est aussi co-propriétaire des figurines McFarlane Toys dont certains modèles sont déjà disponibles en exclusivité chez nous. Sa connaissance et son réseau autour des produits sous licences nous seront très utile pour nous développer à l’avenir.
Qui sont les autres actionnaires ?
Au-delà des personnalités, c’est la complémentarité des profils qui est particulièrement intéressante. Chacun apporte son expertise à nos équipes. Sandra et Stéphane Callan ont une société spécialisée dans le jouet en France, baptisée Gipsy Toys. Ce sont des fabricants de peluches sous licences (Disney, etc.). Ils ont travaillé sur de nombreux projets importants comme Les derniers Jeux Olympiques de Paris. Ils connaissent les contraintes et le fonctionnement des ayants droit sur les licences. Cela s’inscrit dans notre stratégie, qui consiste à proposer des produits uniques en exclusivité, mais aussi désormais d’en faire fabriquer, à l’image de ce que l’on a déjà pu faire avec Netflix en DTR ( Direct-To-Retail). Notre objectif est de renforcer et d’intensifier la création de nos propres gammes de produits dérivés, grâce notamment au savoir-faire de nos actionnaires. Micromania dispose ainsi d’un catalogue de licences très fort à travers ces trois entités (McFarlane, Import Dragon, et Gipsy Toys) et d’une capacité renforcée pour concevoir et de fabriquer des produits de manière autonome.
Quel est votre dernier actionnaire ?
Jean-François Chenail, à travers JAMS Venture Capital Inc., intervient sur les aspects opérationnels du groupe en apportant une expérience entrepreneuriale et financière significative. Au Canada, il a créé et développé plusieurs entreprises dans les secteurs de la distribution, de la logistique, de l’immobilier, de l’investissement et du retail. Également actionnaire d’EB Games Canada, il permet de développer des leviers clés pour optimiser notre stratégie omnicanale et accélérer le déploiement de notre réseau.
Nos actionnaires n’interviennent pas au quotidien, mais influent sur le plan d’action global défini pour développer l’enseigne dans les prochaines années. L’objectif global étant désormais d’aller vite dans le déploiement de ce plan d’action et de mettre en place les axes stratégiques (produits dérivés, cartes TCG (Trading Card Games). Dans ce domaine, nous avons déjà beaucoup accéléré dans nos magasins. Précision importante, chez Micromania, c’est un pilier de notre stratégie depuis longtemps. Il ne s’agit pas d’une simple opportunité. Notre approche consiste à nous adresser au plus grand nombre, que ce soient les ultra-fans ou les nouveaux entrants qui constituent les futurs clients de demain. Tout en étant capable de reproposer des produits sur la durée. Pour cela, nous avons développé une expertise en magasin et mené des investissements autour du merchandising avec des linéaires dédiés, des animations, la formation des équipes et un investissement important sur le digital afin de développer. Ce segment de marché constitue en effet un relais de croissance important pour Micromania.
Sur le jeu vidéo, l’ADN de Micromania reste donc celui d’un spécialiste qui offre des exclusivités que l’on ne trouve nulle part ailleurs ?
Effectivement, notre stratégie ne change pas. Ces dernières années, le marché du jeu vidéo a déjà beaucoup évolué. Nous avons su nous adapter en nous diversifiant, d’abord en lançant les produits dérivés de la Pop Culture autour de la marque Zing, il y a plus de dix ans, et plus récemment autours des collectibles (cartes à collectionner -TCG). Mais notre stratégie consiste toujours à nous différencier sur les lancements avec des exclusivités très recherchées des passionnés de jeu vidéo et de Pop Culture. Pour le nouveau jeu Marvel’s Wolverine, nous proposons un porte-clés exclusif, fabriqué en exclusivité par McFarlane pour Micromania. C’est un exemple parmi beaucoup d’autres.
Quelles sont les autres projets que vous avez déjà pu mettre en œuvre ?
En réalité, ce projet de rachat se prépare depuis le début de l’année. Nous avons ainsi pu anticiper l’officialisation pour nous préparer en amont (sous autorisation de Gamestop). Nous travaillons sur l’ouverture d’un nouveau magasin flagship (600 m2, soit 3 fois la taille d’un magasin Micromania) en octobre prochain en Île-de-France. Ce sera un moment important pour l’enseigne. Ce grand magasin va nous permettre de déployer de nouveaux espaces dédiés à une licence, à un univers, une marque, pour conquérir de nouveaux marchés.
Quelle est votre politique d’implantation de vos boutiques ?
Notre objectif est d’être à 15 à 25 km de chaque client maximum. Nous cherchons à optimiser notre réseau en permanence : en déplaçant un magasin pour être à un endroit plus pertinent, en les rénovant, voire en les agrandissant pour certains. Nous travaillons déjà sur plusieurs projets pour l’année prochaine. Mais au-delà du nombre de point de vente, nous avons surtout investi ces dernières sur l’omnicanalité qui s’inscrit au cœur de notre stratégie. Désormais, 60 % de nos clients commencent leur parcours d’achat en ligne. Ensuite, il finalise leur achat en boutique, ou choisisse de se faire livrer à domicile, dans un point de retrait, ou encore en boutique, (retrait en 1h). L’e-commerce représente désormais 20% de notre activité et c’est levier efficace de commerce global. L’omnicanalité apporte du confort et de la satisfaction au client en lui apportant la solution qui lui convient. La fidélisation demeure l’un des piliers de notre développement.
Avez-vous d’autres projets ?
Oui, Micromania sera à nouveau présent dans l’espace TCG de la PGW26. La dernière édition a été un succès. Nous étions aussi présents à la Japan Expo cet été et nous serons sur différents événements en province. Enfin, nous préparons un événement majeur, organisé par Micromania, au premier semestre 2027. Ce ne sera pas une réplique du Micromania Games Show, mais ce sera un événement unique pour aller à la rencontre de nos clients. Cet événement réunira toutes les cultures (jeu vidéo, TCG, produits dérivés) autour du partage d’une passion commune qui est la nôtre. Sur l’organisation, nous nous inspirons de nos amis canadiens de EB Games qui ont organisé l’Expo Funda du 11 au 13 septembre à Montréal un événement conçu pour les fans, les collectionneurs et les familles.
Pour la saison des coffrets 2026, Seven Sept mise une nouvelle fois sur la profondeur de son offre et une politique tarifaire ajustée. Entretien avec Véronique Borgé-Poirier, Directrice Commerciale et Marketing de Seven Sept.
Quel bilan tirez-vous de la campagne coffrets 2025 ?
Le bilan de la campagne 2025 est globalement satisfaisant, avec un recul limité à -9% sur la seule offre coffrets de Noël et 80 000 unités vendues. Une performance qui reste supérieure à celle du marché. Surtout, à cette offre, se sont ajoutés en fin d’année plus d’une vingtaine de coffrets, dont plusieurs licences avec l’arrivée de nos nouveaux distribués, tels que : UGC (Ducobu, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, Les Profs…) et Wild Bunch (Studio Ghibli, REC, Sinister…) mais également des coffrets nouveautés comme l’intégrale DVD The Chosen S. 1 à 5 chez Saje, la nouvelle intégrale DVD Bruce Lee et la Trilogie de la Vengeance en UHD chez Metropolitan Filmexport. Au global, cela nous a permis d’enregistrer une croissance de +10% versus N-1.
Quels sont vos objectifs et votre stratégie cette année ?
Notre objectif sur notre offre coffrets sera de maintenir le cap avec un léger recul de chiffre d’affaires de l’ordre de 3% par rapport à 2025. Sur le plan stratégique, nous gardons la même ligne directrice : proposer une offre la plus large et diversifiée possible, tout en adoptant une politique tarifaire adaptée, avec des prix accessibles et cohérents au regard du potentiel de chaque titre. Plusieurs baisses de prix ont ainsi été opérées, notamment sur nos nouveautés de 2025 intégrées à la campagne. Au total, la sélection regroupera 123 coffrets, dont près de 35% en Blu-ray et 4K UHD, pour un objectif de mise en place de 110 000 pièces.
Nous compléterons cette offre par la programmation d’une quinzaine de nouveaux coffrets sur la période octobre à décembre avec des licences fortes comme les intégrales DVD et Blu-ray de Silent Hill et Evil Dead, la trilogie Tortues Ninjas en UHD et Blu-ray chez Metropolitan, un coffret spécial anniversaire les Gemmes chez Condor ou encore des séries TV comme Astrid et Raphaëlle S.1 à 6 chez FTD, Cœurs Noirs S. 1 et 2 avec Studio TF1, Chosen S. 1 à 5 en Blu-ray chez Sage et Rawhide en DVD chez Sidonis. Par conséquent, nous devrions à nouveau cette année, réalisé +10% sur l’ensemble des coffrets versus l’année dernière.
Quels seront les coffrets phares de votre offre cette année ?
Nous nous appuierons une nouvelle fois sur nos grandes licences cinéma et série TV telles que John Wick, Doctor Who, Expendables, Sherlock, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, Apocalypse, Les Envahisseurs, Chosen…. mais également Hunger Games, Resident Evil et Ducobu qui bénéficieront de la sortie de nouveaux opus en salles en fin d’année. L’offre intégrera également les nouveautés coffrets sortis fin 2025 / début 2026, à l’instar des bipacks Chasse Gardée 1 & 2 avec Studio TF1, Greenland chez Metropolitan Filmexport ou encore l’intégrale HPI S. 1 à 5 chez UGC.
A quelle date lancerez-vous officiellement la saison des coffrets ?
La date de lancement officielle de notre campagne a été fixée au 2 octobre, mais comme chaque année, nous nous calerons sur les dates de mises en place de chaque enseigne. Nous nous tenons ainsi prêts pour livrer les premières enseignes de la GSA dès septembre. A noter que nous participerons une nouvelle fois à la campagne #Coffretsvousanoël ? pour laquelle il a été décidé, cette année, de dédier un budget pour la fabrication de PLV communes (box, jupes, totems).
Alexandra Bougartchev, Céline Morel et Olivier Castanet, respectivement VP Sales, Marketing et Consumer Insights et Executive Marketing Director France & Benelux de Warner Bros. Discovery et Catalogue & Trade Marketing Manager chez Plaion, nous dévoilent leur stratégie pour la campagne coffrets 2026.
Quels ont été vos résultats sur le segment des coffrets de Noël en 2025 ?
A.B. : Avant tout, il est important de rappeler que les coffrets restent un socle stratégique de notre chiffre d’affaires. 2025 l’a une nouvelle fois démontré. Malgré la période de transition avec Plaion, nous nous sommes octroyé la 1ère place du marché en valeur avec 10 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les coffrets, soit 32% de notre chiffre d’affaires annuel. Nous avons ainsi terminé 1er éditeur sur le segment avec près de 20% de part de marché en valeur, devant Universal à 8%, et 2e distributeur, derrière ESCD, avec 31% de part de marché, et ce malgré la bascule anticipée par certains de nos éditeurs distribués durant la transition. Autre indicateur révélateur : notre offre de coffrets licences truste les 5 premières places du Top 10 des licences globales en valeur, avec en tête Harry Potter (1,4 million d’euros de C.A.), suivi par Games of Thrones (1,3 million), Le Seigneur des Anneaux (1,1 million), la franchise DC Comics (800 000 euros) et Last of Us (plus de 700 000 euros).
Quels sont vos objectifs et votre stratégie cette année ?
O. C. : Notre ambition première cette année sera de pérenniser cette dynamique et de poursuivre le travail engagé par les équipes Warner, en maintenant la largeur d’offre et en continuant à investir sur les licences phares du catalogue. Cela passera également par un accompagnement trade marketing renforcé, avec le déploiement de dispositifs événementiels (habillages, théâtralisation, mise en avant sur les sites e-commerces…) autour des grandes licences du studio dans le retail. Nous reviendrons ainsi dès le 16 septembre, après pas mal d’anticipation notamment lors de l’évènement Retour à Poudlard, avec une offre globale de 315 références, dont une trentaine d’éditions spécifiques Fnac.
Combien aurez-vous de nouveautés sur cette fin d’année ?
O. C. : Une dizaine de nouveautés viendront enrichir notre offre, avec notamment des coffrets Conjuring 4 films et The Conjuring Universe 9 films, ainsi qu’une intégrale 4K collector Library Case en boîtiers Steelbook de la saga Harry Potter pour les 25 ans du 1er film. De la même manière, nous sortirons le 4 novembre une intégrale 4K Library Case limitée de Game of Thrones pour les 15 ans de la série. Nous profiterons également de la sortie de la 3e saison de House of the Dragon en vidéo, début décembre, pour proposer des intégrales de la trilogie. En parallèle, nous nous appuierons sur l’intégralité des nouveautés de l’année comme Mortal Kombat II ou encore Supergirl que nous sortirons en nouveauté en novembre et pour lequel nous proposerons des bipacks DVD, Blu-ray et 4K avec Superman. La saga Le Seigneur des Anneaux, dont le 1er film fête ses 25 ans, sera également à l’honneur, tout comme Dune qui bénéficiera de la sortie en salles du 3e opus en décembre.
Comment comptez-vous soutenir cette campagne en termes marketing ?
A.B. :Au-delà de la campagne #Coffretsvousanoël ?, notre offre coffrets sera soutenue comme à chaque fois par un dispositif média propre. L’accent sera mis sur le digital avec une campagne à la performance favorisant les liens de redirection vers les sites e-commerces des enseignes.
Chronologie des médias, lutte contre le piratage, préservation des dispositifs de soutien du CNC à la vidéo, IA : Nathalie Graumann, Présidente du SEVN et Directrice Vidéo, Digital et Catalogues chez SND, revient sur les défis du marché de la vidéo et détaille les priorités du syndicat pour accompagner la reprise du secteur.
Quel regard portez-vous sur le marché de la vidéo ?
Le marché reste, avant tout, un marché de masse et très contributeur économiquement. Plus d’un tiers des Français de 15 ans et plus ont visionné, acheté ou loué un contenu en vidéo au cours des douze derniers mois, soit plus de 19 millions de consommateurs. Dans le détail, près de 15 millions ont eu recours au support physique, 10 millions à la location en VoD et 8,5 millions à l’achat en VoD (EST). Ce n’est donc pas un marché de niche, c’est un usage installé chez une part très significative des Français.
En valeur, ce marché traverse cependant une année 2025 de repli. La vidéo digitale (achat et location) pèse 235 millions d’euros, en baisse de 8,5% sur un an, après plusieurs exercices de croissance légère à 246 millions d’euros en 2022, 252 millions en 2023 et 257 millions en 2024. C’est surtout l’achat qui recule (-11,5%), plus que la location (-6,9%). AQOA anticipe un rebond dès 2026, autour de 243 millions d’euros, puis 249 millions en 2027 ; mais même ce rebond ne suffirait pas à retrouver les niveaux de 2022, 2023 et 2024. Le marché amorce donc une reprise, mais elle reste, pour l’instant, partielle. Nous devons poursuivre nos efforts. De son côté, la vidéo physique poursuit sa transition avec un chiffre d’affaires de 153 millions d’euros en 2025, en baisse de 16% sur un an, mais elle se valorise par la 4K qui pèse désormais 20% de son chiffre d’affaires, avec un volume multiplié par 1,8 en cinq ans.
Qu’est-ce qui porte le marché de la vidéo ?
Le marché de la vidéo est avant tout un marché de nouveauté : c’est elle qui attire le consommateur sur les plateformes ou en magasin pour découvrir les films, tout juste sortis des salles. Mais son rôle ne s’arrête pas là : elle conduit naturellement le spectateur vers le catalogue, lui permettant de découvrir les classiques et œuvres plus anciennes. Nouveauté et catalogue forment ainsi les deux faces d’un même écosystème : sans nouveauté attractive, c’est tout l’accès au catalogue qui s’affaiblit. Il y a donc un enjeu d’accès du public à la mémoire du cinéma. D’un côté, la vidéo digitale (achat et location) n’est pas un circuit parmi d’autres pour le patrimoine. C’est aujourd’hui le principal point d’accès à une grande partie de notre cinéma une fois sa vie en salle terminée : plus de 25 000 œuvres restent accessibles en permanence sur les plateformes, dont plus de 3 000 films de patrimoine rien que sur le segment du cinéma, et le catalogue dans son ensemble représente près des trois quarts de notre activité. De l’autre, en vidéo physique, le patrimoine pèse même 45% de l’offre cinéma disponible – preuve que ce marché n’est pas tourné vers la seule nouveauté, mais vers la conservation.
Quels sont les principaux chantiers et priorités du SEVN ?
Trois priorités structurent notre action. La première porte sur notre fenêtre de diffusion. Il est important de rappeler que nous ne disposons actuellement que de deux mois d’exclusivité, dont seulement cinq semaines réellement exploitables pour capter l’attention du public et maximiser l’engagement des consommateurs. Notre demande n’est pas nouvelle et nous la portons depuis des années : nous souhaitons positionner notre marché trois mois après la sortie en salles. Cette fenêtre de trois mois présente un triple avantage : elle rallonge notre exclusivité, renforce la complémentarité de nos offres avec les salles de cinéma en prolongeant leur exposition, et contribue à réduire le piratage en proposant une offre légale dans un délai raisonnable après le passage en salles.
La seconde concerne le cadre juridique du piratage. Nos actions en justice, menées avec la Fédération Nationale des Éditeurs de Films (FNEF), portent leurs fruits : selon l’ALPA et Médiamétrie, l’audience mensuelle moyenne des internautes pirates dans le domaine culturel est passée de 15,4 millions en 2018 à 4,6 millions en 2025. Néanmoins, les sites illégaux se réorganisant presque aussitôt bloqués. Nous demandons que la justice dispose de moyens d’action plus rapides.
La troisième vise à préserver les dispositifs de soutien du CNC à la vidéo et à la VoD transactionnelle. Les remettre en cause fragiliserait un écosystème qui profite à toute la chaîne de valeur.
Comment appréhendez-vous les défis liés à l’essor de l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle est un outil qui ouvre de réelles possibilités mais qui ne peut pas être sanctuarisé comme un outil de pillage des contenus. Nous soutenons la proposition de loi de Laure Darcos sur la présomption de protection des œuvres. Dans ce périmètre législatif ou dans tout autre à venir, nous appelons les pouvoirs publics à ne pas considérer à tort le droit d’auteur et le droit voisin comme une entrave handicapant le développement d’une intelligence artificielle européenne. Nous plaidons également pour un cadre européen robuste qui garantisse enfin le respect du droit d’auteur au-delà des déclarations de principe.
Quel message souhaitez-vous adresser aux professionnels de la filière ?
Le marché vidéo est un marché profondément ancré dans le quotidien des Français dont le poids économique s’inscrit dans l’écosystème du cinéma et de l’audiovisuel. C’est un maillon essentiel du cycle de vie des films et un des seuls à proposer une solution concrète pour assurer une protection patrimoniale des œuvres et leur garantir un accès universel et indifférencié : la plus large offre sans engagement et sans publicité. Ce qui se joue n’est pas la survie isolée d’un secteur, mais la capacité collective de la filière à continuer de produire, de diffuser et de transmettre une création diverse et souveraine. C’est pour cela que nous continuons de nous mobiliser, aux côtés de l’ensemble des acteurs du secteur.
Enki, la plateforme de la maison connectée, conçue au sein du groupe Leroy Merlin a pour objectif de rendre la maison connectée utile, simple, et économique pour un maximum de foyers en France. Laurent Glaser, directeur stratégie et prospective chez Enki Home, revient sur la conception de cette plateforme et les dernières avancées.
Pouvez-vous nous présenter votre plateforme Enki ?
Née il y a 8 ans, Enki Home est la division qui a inventée et conçue, au sein du groupe Leroy Merlin, la solution dédiée à la maison connectée. Cette plateforme unique, développée à 100% en France par nos équipes, permet de piloter sa maison connectée du suivi de la consommation énergétique jusqu’au pilotage des objets connectés. Enki aide les habitants à mieux consommer, réaliser des économies d’énergie (de l’ordre de 15% en moyenne). Les 4 verticales d’usages recouvrent l’éclairage, le confort (radiateurs, ballons d’eau chaude, pompes à chaleur), la sécurité (alarmes, caméras) et les motorisations (portails, garages, volets roulants). L’application Enki est compatible avec plus de 800 objets connectés de 25 grandes marques ( Sauter, Somfy, Legrand, Netatmo, Noirot, Philips Hue…) et des marques propres vendues chez Leroy Merlin (Lexman, Inspire, Equation…). Notre enseigne est leader sur le secteur de l’amélioration de l’habitat et regroupe 30 000 collaborateurs dans 144 magasins en France. Enki Home est une société du groupe Adeo (Leroy Merlin, Weldom, Kbane, St Maclou, Bricocenter) qui compte 1 000 points de vente dans 20 pays en Europe.
Comment est née Enki ?
L’idée est née en 2015 du constat que la connectivité était en train de s’installer dans les habitats. Étape importante, en 2020 ; Adeo a choisi Enki comme plateforme pour toutes les marques propres du groupe. En 2022, la plateforme a été internationalisée et déployée dans 7 pays. En 2024, Enki a franchi un nouveau cap en devenant une plateforme nouvelle génération clairement « best in class ». Le contexte autour de la maison connectée a évolué. La gestion de l’énergie est devenue un enjeu majeur pour les foyers : été comme hiver. Et grâce aux nouveaux développements menés en interne au sein des équipes d’Enki, nous enrichissons notre offre. Nos équipes comptent 70 personnes basées essentiellement dans le Nord, dont 55 uniquement sur la tech. Nous travaillons à enrichir notre offre sur nos 4 verticales d’usage. Enfin, la question de la souveraineté technologique est devenue un enjeu important dans laquelle Enki a un rôle à jouer.
De quelle façon y travaillez-vous ?
Nous travaillons au quotidien avec les industriels français, et les autres, pour intégrer leurs produits et assurer la meilleure expérience à nos clients utilisateurs de Enki. Aujourd’hui, la plateforme pilote les produits et délivre des services énergétiques comme le Bonus Énergie qui permet à chaque français connecté de recevoir jusqu’à 15 euros par an et par radiateur. Cela fonctionne très bien car nous disposons du plus gros parc installé, sur les radiateurs. Nous travaillons avec les grandes marques françaises (Sauter, Noirot, etc.).
Quelles sont les raisons du succès de votre plateforme ?
Le fait de proposer une plateforme ouverte à différentes de marques est un gros facteur de succès. Les consommateurs ne sont pas prisonniers d’une seule marque. De plus, le marché est en train de se standardiser autour du protocole Zigbee. Autre argument, la qualité du travail de nos équipes est reconnue de tous. Nous réalisons des mises à jour tous les mois. Et nous avons toutes les compétences en interne pour cela. Afin de rester à la pointe des dernières évolutions, nous avons migré l’intégralité de notre parc sur notre nouvelle plateforme, il y a 2 ans, afin de construire une base micro-services. Cela nous permet de déployer de nouveaux. A noter que toutes les marques que nous intégrons doivent être sécurisées. C’est un point de vigilance pour nous. Dernièrement, nous venons de lancer les achats « in-app » de produits connectés qui fonctionnent très bien. Nous avons débuté avec une première sélection de 30 produits qui ouvre des perspectives très intéressantes.
Et quels sont les avantages pour le consommateur ?
Enki offre la plus grande interopérabilité du marché pour le consommateur français. C’est une garantie pour ce dernier. L’ajout d’un appareil se fait en toute simplicité dans notre écosystème : scannez le produit suffit. Tout se fait très simplement dans l’application Enki. L’interface de notre application a été fluidifiée et simplifiée pour un meilleur usage au quotidien pour tous les utilisateurs. Nous avons développé une série de modules pour rendre connecté tous les appareils de la maison qui ne le sont pas. Au cœur du dispositif, notre box Enki Connect, vendue à 29,90 euros, est une solution très accessible pour tous les Français. Elle peut être remboursée en bons d’achat avec la carte de fidélité Leroy Merlin (sous conditions d’achat). Nous proposons désormais à nos clients de choisir le meilleur des contrats d’électricité en fonction de leurs usages. Les offres énergétiques proposées sur Enki se situent largement en dessous des prix officiels (20% d’économie actuellement). Nous délivrons aussi des conseils personnalisés en fonction de la maison et l’équipement de la personne (assistant chauffage).
Comment s’informe le consommateur sur la maison connectée ?
Notre site Enki est devenu la porte d’entrée vers la maison connectée car 80% des clients préparent leurs achats en amont sur le web. En magasin, c’est au sein de chaque rayon que l’on retrouve les produits connectés. Ce n’est plus une catégorie à part. La connectivité de la maison est devenue incontournable et bons nombres de produits se doivent désormais d’être connectés. Enki est une solution centrée sur le client. Nous y sommes très attentifs avec un suivi très précis des retours de nos clients, sur l’application et en magasin. Ce sont des choses que nous scrutons en permanence. Pour cela, nous disposons d’une communauté d’ambassadeurs/vendeurs (300 à 400) qui nous font des remontées en permanence sur ce qu’apprécie le consommateur, ce qui ne fonctionne pas, etc. Nous intégrons également des retours de nos 7 pays. Pour la climatisation, les pays du Sud ont un temps d’avance sur nous, ce qui nous a permis de peaufiner notre offre et notamment sur les ventilateurs de plafond, succès du moment.
Quels sont les autres secteurs qui progressent ?
En plus de la partie confort qui constitue le plus gros de notre activité, nous constatons une montée en puissance de la demande sur la partie sécurité qui s’est bien développée ces dernières années. Chaque été, les consommateurs s’équipent à l’approche des vacances, ou à l’occasion d’un cambriolage chez un voisin. En wifi, ou via Zigbee, il existe une solution de caméras sécurisées. Les multiples références proposées aujourd’hui sont globalement performantes. Il existe des solutions très accessibles ou d’autres à la pointe des dernières technologies. Cela répond aux attentes des consommateurs.
Quelles sont les saisonnalités sur la maison connectée ?
Sur le confort de la maison, le temps fort de la saison d’équipement commence à partir de la rentrée. Fin août les gens rentrent chez eux et réfléchissent à préparer leur année. Les achats débutent réellement en octobre pour se terminer en février. Pour l’éclairage, c’est plutôt en septembre / octobre. La sécurité se concentrant d’avril à juin, juillet pour les plus tardifs des acheteurs. En résumé, Enki est une solution pérenne en constante évolution pour intégrer de nouveaux produits et services. La plateforme est une solution centrée sur les clients. Beaucoup de consommateurs sont encore dans une phase de découverte. L’évangélisation reste un enjeu essentiel pour réussir. Et dans un contexte de hausse de l’adoption des produits connectés, nous avons encore une très grosse marge de progression.
Présente dans plus de 80 pays, Govee entend franchir une nouvelle étape sur le marché français. David Minazio, Responsable du développement de la marque en France, et Julien Peyrafitte, Président du Directoire d’Innelec, détaillent la stratégie de l’entreprise pour accélérer sa croissance.
Pouvez-vous nous présenter la société Govee ?
David Minazio : Fondée en 2017, Govee est une entreprise spécialisée dans les solutions d’éclairage ambiant innovantes. En quelques années, la société s’est imposée comme une marque de référence sur le marché en apportant une gamme complète d’éclairage intelligent qui couvre tous les scenarios et toutes les pièces de vie de la maison, avec la volonté de créer une expérience lumineuse personnalisée et immersive pour l’utilisateur. Porté par le slogan « Life is Colorful » (La vie est colorée), Govee s’engage ainsi à offrir des produits dictés par l’usage et axés sur l’expérience et l’émotion, qui allient fonctionnalité, simplicité et esthétique, permettant aux utilisateurs de personnaliser chaque pièce en un lieu unique.
Comment se porte l’entreprise ?
D. M.. : Plusieurs jalons témoignent du changement d’échelle qu’a connu Govee ces dernières années. Le premier est son développement international. Aujourd’hui, l’entreprise est présente dans plus de 80 pays sur les 5 continents. A l’échelle utilisateur, l’application Govee Home, qui permet de contrôler l’ensemble des devices, a dépassé les 40 millions d’utilisateurs cumulés en mai 2026, avec une croissance annuelle constante. La reconnaissance de l’industrie et la confiance de partenaires de premier plan constituent un autre marqueur fort. Govee a notamment remporté de nombreux prix, dont plus de 20 récompenses, décernées par les médias, lors du CES 2026. La marque a également développé des collaborations et partenariats avec des acteurs majeurs du divertissement et de la tech, à l’image de Disney (sur la sortie de Zootopie 2), Warner Bros. (Dune, Aquaman), Razer et Netflix, mais également des franchises sportives comme les Dallas Mavericks en NBA et les Miami Dolphins en NFL. Cela reflète parfaitement les ambitions de Govee.
Comment la marque se différencie-t-elle des autres acteurs du smart lighting ?
D. M. : Govee se distingue par une approche résolument centrée sur l’innovation et l’expérience utilisateur. Là où la plupart de nos concurrents se concentrent sur des gammes restreintes – souvent limitées aux rubans LED ou aux ampoules – l’entreprise a construit un écosystème complet pensé par usages : home cinéma, gaming, pièces à vivre, espaces extérieurs et décoration pour les fêtes. L’objectif n’est pas de proposer un éclairage connecté supplémentaire, mais de créer des expériences immersives adaptées à chaque scénario de vie. Cette approche est soutenue par une importante politique de R&D. Govee investit en effet massivement dans le développement de technologies propriétaires, avec à date plus de 1 290 brevets déposés, couvrant aussi bien le design produit que les algorithmes et les procédés de fabrication. Elle se concentre notamment sur les technologies optiques, les algorithmes de gestion de l’éclairage et l’interconnexion IoT. Autre élément de différenciation, Govee a fait le choix d’une interopérabilité la plus ouverte possible. Nos produits sont compatibles avec les principaux écosystèmes du marché : Matter, Alexa, Google Assistant, Siri et SmartThings.
Julien Peyrafitte : Je suis intimement persuadé que Govee va démocratiser la catégorie, grâce à sa capacité à conjuguer innovation technologique, simplicité d’usage et accessibilité. Nous sommes face à une marque qui ne se contente pas de proposer des produits techniques, mais qui offre également un périmètre applicatif particulièrement poussé et intuitif, avec une application dont le niveau de personnalisation et de facilité d’usage est aujourd’hui sans équivalent sur marché. Surtout, elle est extrêmement bien placée en termes de prix, et ce sans compromis aucun sur la qualité et les fonctionnalités. C’est cette combinaison entre qualité, innovation et accessibilité, qui selon moi, fait la grande force de Govee.
Quel produit illustre le mieux la stratégie et les ambitions de Govee ?
D. M.. : S’il fallait retenir un produit, ce serait la lampe de table « Govee Table Lamp 2 Pro », lancée fin 2025 en co-branding avec JBL pour la partie audio. Utilisable aussi bien en intérieur qu’en extérieur, elle incarne parfaitement la vision de la marque, en associant un éclairage intelligent, entièrement personnalisable, à une enceinte connectée. C’est un produit extrêmement polyvalent et innovant, au design premium, qui embarque l’ensemble des technologies développées par Govee, notamment des fonctionnalités IA avancées capables d’apprendre des habitudes de l’utilisateur afin d’adapter automatiquement l’ambiance lumineuse et musicale aux usages.
Auprès de quels enseignes et circuits de distribution est aujourd’hui référencé Govee en France ?
J. P. : La marque est largement référencée chez la Fnac, Darty et Boulanger, où les gammes gaming, rétroéclairage TV et smart lighting pour la maison trouvent naturellement toute leur place. Aujourd’hui, nous travaillons activement à élargir son référencement auprès d’autres circuits de distribution, avec plusieurs projets en cours dans la GSA. Des discussions avancées sont également engagées avec plusieurs enseignes majeurs du bricolage. Il existe en effet un énorme potentiel sur la GSB, notamment pour les gammes dédiées à la maison connectée et surtout à l’outdoor. La largeur de l’offre de Govee constitue un atout indéniable dans cette stratégie de déploiement multicanal. Cela nous permet d’adresser nos différents partenaires de manière complémentaire, sans qu’ils ne se marchent sur les pieds.
Comment Govee travaille-t-elle sa notoriété et son image de marque ?
D. M.. : Govee construit sa notoriété autour d’un objectif clair : démocratiser le produit en touchant le public le plus large possible. Pour ce faire, nous misons sur des partenariats avec des franchises de premier plan, comme on a pu le faire avec Disney ou Warner, mais également des marques mondiales et des équipes sportives reconnues. En parallèle, Govee active un mix marketing large, mêlant publicité, affichage, partenariats influenceurs et présence sur les réseaux sociaux, avec des actions ponctuelles qui nous permettent de maximiser la visibilité et générer des volumes d’impressions très élevés. A titre d’exemple, la marque a investi le métro new-yorkais avec une campagne d’affichage à une semaine de la Coupe du Monde. En France, différentes actions seront menées, mais notre priorité, avec Innelec, est aujourd’hui donnée à l’accompagnement de nos partenaires du retail et la mise en avant de la marque en magasins.
J. P. : Cette stratégie s’appuie sur des investissements importants dans le merchandising. Govee a en effet développé des dispositifs, déjà éprouvés sur d’autres marchés, extrêmement bien pensés et modulables qui permettent de démontrer toute l’étendue de la gamme et la qualité des produits en situation en magasins. Un levier essentiel pour valoriser l’offre et soutenir nos partenaires retailers. Cela participe à montrer toute la pertinence de la marque.
Pouvez-vous revenir sur le partenariat entre Govee et Innelec ? Comment s’inscrit-il dans la stratégie de développement d’Innelec ?
J. P. : Le point d’entrée avec Govee s’est fait assez naturellement par le gaming, de par notre ADN. C’est ce qui nous a permis de lancer notre première année de collaboration. Lorsque j’ai pris la présidence du directoire d’Innelec, il y a 6 mois, j’ai réalisé un inventaire de nos partenaires et, très vite, Govee m’est apparu comme une marque à très fort potentiel qui allait être un élément prépondérant dans notre volonté de diversifier notre activité. Son potentiel va bien au-delà du gaming avec une offre très large d’éclairage connecté qui nous permet d’adresser nos clients traditionnels, mais qui nous ouvre également des champs de développement beaucoup plus larges sur des clients qui ne sont pas les nôtres aujourd’hui. Vous l’aurez compris, je crois énormément en cette marque pour tout ce qu’elle représente et je l’accompagne personnellement dans son développement. Elle s’inscrit pleinement dans la stratégie de diversification d’Innelec : apporter de l’innovation, de la différentiation et de la croissance à nos clients avec des produits à forte valeur, tout en capitalisant sur notre expertise commerciale et de logistique. Nous sommes fiers d’être le distributeur exclusif de Govee en France. Un partenariat que nous venons de renouveler.
Quels sont les grands axes de développement de Govee à moyen terme ?
D. M.. : La feuille de route de Govee s’articule autour de trois grands axes prioritaires. Le premier est de continuer à étendre notre réseau de distribution sur tous les marchés clés, en Amérique du Nord et en Europe, tout en accélérant notre deploiement sur les marchés émergents. L’entreprise est encore relativement jeune et dispose de fait d’un important potentiel de développement et de pénétration sur de nouveaux canaux de distribution. Le deuxième axe, c’est l’innovation produit, avec l’enrichissement continue de la gamme à l’aide de produits innovant et différentiant et l’intégration des nouvelles technologies, notamment autour de l’IA, des effets optiques et de l’interconnexion entre les appareils. Enfin, le troisième pilier repose sur le développement de la communauté et du marketing de marque, afin d’accroitre notre visibilité et l’engagement des utilisateur
Grâce à une politique d’éditorialisation et de mise en avant du fonds de catalogue, le marché de la vidéo physique conserve une place importante au sein de l’offre culturel de la Fnac. Virginie Binard, Cheffe de groupe Musique & Vidéo du groupe, revient pour MultiMédia à la Une sur la façon dont l’enseigne a su faire évoluer l’offre en linéaire.
Comment se porte le marché de la vidéo ?
Le marché de la vidéo physique ne cesse de reculer depuis plusieurs années. Pour autant, nous observons dans le comportement d’achat de nos clients, un retour à l’objet physique et notamment sur une cible de consommateurs plus jeune que celle que l’on a l’habitude d’avoir sur la vidéo. Ils montrent un intérêt tout particulier pour les films patrimoniaux. Ce regain d’intérêt pour le support physique (DVD et Blu-ray) s’explique aussi par les limites du streaming : peu de films antérieurs à 2010 sont disponibles sur les plateformes, sans parler de la fragmentation de l’offre. Impossible de s’abonner à tous les services.
Concernant la baisse du marché de la vidéo, enregistrée en 2025 (-16%), celle-ci est principalement due à un line-up cinéma qui n’était pas au rendez-vous. Depuis la fin de l’année dernière, le cinéma reprend des couleurs en salles. Et selon les projections, on se dirige vers une hausse de la fréquentation de l’ordre de 180 à 190 millions d’entrées en 2026, là où 2025 avait fini à 157 millions d’entrées. Mécaniquement, cela aura un impact positif sur la vidéo. Et nous le constatons déjà avec les titres qui commencent à sortir, à l’image d’Avatar en juin qui marque le rebond attendu depuis un moment sur le marché. Et le second semestre s’annonce riche en nouveautés.
Quelle place occupe le fonds de catalogue dans votre offre ?
Le fonds de catalogue constitue un pilier important de notre stratégie. Les rééditions 4K et autres éditions Steelbook de films de patrimoine créent de nouveaux temps forts et dynamisent nos linéaires. Notre volonté est de poursuivre la mise en avant systématique des nouveautés dans nos rayons, sans oublier notre site (stratégie d’omnicanalité de Fnac). Le premier semestre l’a démontré avec plusieurs sorties marquantes comme la trilogie John Woo, Le Silence des agneaux ou Fight Club. Depuis le début de l’année, nous avons remis à plat notre offre pour proposer un maximum de films de catalogue à nos clients. Notre objectif est de proposer un fonds de catalogue toujours plus riche en magasin. Pour accompagner cette démarche, nous avons construit un plan d’éditorialisation, avec la mise en avant, tous les mois, d’une sélection de titres de fonds de catalogues en lien avec l’actualité. Après Martin Scorsese en juin, nous avons enchainé en juillet avec Christopher Nolan. D’autres thématiques suivront chaque mois.
Cette stratégie d’éditorialisation a été mise en œuvre à travers nos « Coups de Cœur » réguliers en magasin . La publication chaque année de notre vidéothèque idéale est un autre élément de cette politique. L’édition 2026, structurée selon un mode rétrospective, va de l’âge d’or du cinéma, aux années 50, jusqu’à aujourd’hui. Ce guide papier, offert à nos adhérents, est une ouvrage unique qui met en avant le patrimoine du cinéma avec une partie éditoriale, support aux équipes en magasins, pour raconter une histoire plus complète aux clients. L’éditorialisation de notre offre vidéo demeure notre force première.
Quelles autres actions menez-vous pour faire vivre le fonds de catalogue à la Fnac ?
Sur le catalogue, il y a beaucoup de nouveautés tout au long de l’année et notamment des rééditions en Steelbook 4K. C’est un axe important de notre développement qui met en avant la valeur de l’objet vidéo en tant que tel. Fondamentalement, nous savons que sont les consommateurs, et nos clients en particulier, y sont très attachés. Et tout au long de l’année, nous commercialisons de nombreuses éditions spéciales Fnac et des éditions limitées très recherchées qui sont très recherchés des passionnés de cinéma. Pour cela nous travaillons en étroite collaboration avec les éditeurs pour proposer du contenu de qualité à nos clients.
Quelle est la place de la nouveauté dans ce contexte ?
Nous réalisons un gros travail d’événementialisation sur les nouveautés les plus importantes à l’image d’Avatar en juin. Une quarantaine de magasins proposaient une zone événementielle premium, avec de très belles et spectaculaires mises en situation qui retiennent l’attention de nos clients. Les premiers retours sont très encourageants. Ne serait-ce que sur l’implication et l’engagement des magasins qui se sont fortement mobilisés. Dans un marché difficile, il est important de conserver l’intérêt de nos équipes et les motiver avec des activations qui sortent de l’ordinaire. Les résultats sur Avatar vont suivre : les clients récompensent nos efforts. Et sur cette sortie, nous bénéficions d’une meilleure chronologie des médias que sur le précédent épisode de la saga.
Quelles sont les autres nouveautés à la Fnac ?
Une nouvelle initiative intéressante a été développée cette année. Il s’agit de se positionner des titres populaires, avec des box déjà préremplis, directement dans les 219 magasins Fnac de France. Cette opération a été menée sur le lancement du film Marsupilami. Les box contenaient à la fois des DVD et des Blu-ray (vendus au même prix de 14,99 euros). Cela présente un double bénéfice. Ils sont déjà remplis, sans manutention supplémentaire, et offre de facto une bonne exposition en passage client, voire en zone de caisse. C’est une solution tout-en-un très efficace. Les magasins étaient très satisfaits. On ne peut pas le faire systématiquement, mais cela a du sens sur les titres les plus populaires. En résumé, nous essayons de trouver des formules adéquates pour différentes typologies de magasins, et pallier le fait que, dans certains petits magasins nous n’ayons pas forcément la place pour événementialiser. Sortir des rayons peut être une solution pour faire vivre la vidéo sur une plus grande échelle.
L’opérationnel occupe également une place importante sur le marché de la vidéo. Comment avez-vous fait évoluer les mécaniques ?
Depuis le début de l’année, nous avons souhaité simplifier nos mécaniques et recommuniquer de façon plus large auprès de nos clients. Pour cela, nous avons retenu une seule mécanique de 3 pour 2 sur le DVD et le Blu-ray. Cela comprend à la fois les nouvelles vagues d’opérations et les produits du rayon. Nous communiquons en magasin pour bien expliquer aux clients que tous les titres sont concernés : dans les bacs, sur les podiums, mais aussi dans les rayons du fond de catalogue, avec la possibilité de choisir parmi tous les titres du rayon à 10 ou 15 euros. De cette façon, nous simplifions l’offre pour le client. Et là aussi, nous sommes plutôt satisfaits des résultats.
Quels sont les résultats de la Fnac sur la catégorie vidéo ?
La Fnac gagne régulièrement des parts de marché sur la vidéo Nos résultats sont bien supérieurs à ceux du marché de la vidéo au global. Nous enregistrons donc une baisse limitée de notre activité sur la vidéo, notamment grâce à l’opérationnel et au segment 4K qui progressent fortement. Ces derniers sont mis en avant systématiquement dans nos rayons selon des règles claires de merchandising. Chaque magasin dispose de plusieurs mètres linéaires dédiés au Blu-ray 4K (selon la taille des magasins). Ce support constitue un enjeu fort et un axe de développement pour nous. L’offre 4K s’étoffe en termes de catalogue, ce qui permet désormais d’avoir un rayon qui tourne régulièrement. En fin d’année, la Trilogie du Dollars de Sergio Leone sortira sur 3 mois, permettant ainsi de créer de l’actualité sur la durée jusqu’à Noël dans nos linéaires.
Reolink, leader des solutions de sécurité vidéo intelligentes pour les particuliers et les entreprises, ne cesse d’innover sur un marché des caméras de sécurité en pleine croissance. Frédéric Gulesserian, Country Director France de Reolink explique la stratégie du groupe et présente les dernières nouveautés.
Pouvez-vous nous présenter votre groupe ?
Chez Reolink, nous pensons que la sécurité doit s’adapter à votre maison, et non l’inverse. Nos solutions apportent des avancées majeures dans le domaine de la sécurité extérieure et intérieure. Il s’agit toujours de solution conçue pour rendre la sécurité domestique plus intelligente, plus simple et plus fiable pour les utilisateurs. Reolink propose notamment des caméras intelligentes avec IA locale sans abonnement qui se distingue de la concurrence. Fondée en 2009 en Chine, Reolink a été d’abord majoritairement actif sur les marchés anglo-saxons, orientés qualité, où nos solutions de sécurité sont très appréciées. Depuis 2020, le groupe se développe à grande échelle désormais dans 110 pays. L’entreprise a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 530 millions d’euros en forte hausse de 66%. 2 millions de foyers dans le monde sont équipés de nos produits. Notre activité recouvre une large gamme de produits performants : caméras de sécurité, éclairage, alarmes et sonnettes vidéo qui répondent à l’ensemble des besoins de sécurité du domicile (caméra wifi, POE, 4G).
Comment se porte le secteur des caméras connectées grand public en France ?
Nous sommes sur un marché français très dynamique avec 1,1 millions de pièces vendues en 2025 (source : GFK périmètre net cams hors webcams PC) pour un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros : soit une progression de 19 % volume et de 13 % en valeur. Et pourtant 75% de français ne sont pas encore équipés (étude IPSOS) et un sur deux souhaite s’équiper pour sécuriser leur domicile, et tout particulièrement à l’approche de la période des vacances. Une autre étude récente a révélé que 67% des Français envisagent l’achat d’une caméra de surveillance dans les 12 prochains mois (Source : Reolink x Weber Shandwick). Et un quart des participants rejettent les services payants au profit de solutions vendues clé en main, comme les nôtres. En résumé, le potentiel de développement pour Reolink est très important à la fois sur le grand public et le professionnel.
Quelle est votre implantation au sein de la distribution en France ?
Reolink a connu une accélération sur son implantation au sein du retail en France en 2025 chez Fnac, Darty, Boulanger, Electro Dépôt et LDLC grâce à notre partenaire Modelabs, ainsi que Décathlon (via GMT Outdoor). Reolink est très présent en direct, via Amazon et notre site. Notre réussite s’appuie sur un positionnement qualité/prix très attractif sur des produits proposant une grande simplicité d’installation : Wi-Fi, batteries, panneaux solaires, IA embarquée, stockage local, etc. En 2026, nous renforçons nos partenariats avec les grandes enseignes et nous élargissons notre distribution avec Castorama, un spécialiste du bricolage capable d’expliquer les avantages du produit en boutiques et sur leur site internet. C’est un élément clé dans notre stratégie de développement.
Quelles sont les tendances sur le marché des caméras de surveillance ?
Le marché en France est en pleine croissance. Reolink est là pour démocratiser et apporter des technologies à un prix qui permette à de nombreux français de franchir le pas. En offrant des produits autonomes Wi‑Fi, sur batterie avec panneaux solaires, avec une installation simplifiée (deux vis suffisent), avec une montée en gamme vers multi-capteurs, l’utilisation de l’IA locale. Reolink se différencie notamment en proposant plus de capteurs que ses concurrents, ce qui améliore les usages pour zoomer sur un individu tout en conservant une image grand angle. La marque a beaucoup d’arguments à faire valoir auprès des consommateurs. La simplicité d’usage restant notre premier argument. Cela permet de lever les freins à l’installation. Résultats, les ventes de Reolink suivent et notamment sur les produits d’extérieur à alimentation solaire. Cela nous a permis d’atteindre la 4e place sur le marché français à fin 2025.
Quelles est la meilleure vente de Reolink en France ?
Le bestseller de ce début d’année est pour l’instant l’Argus B430. C’est le prototype du produit complet de Reolink. Il s’agit d’une caméra de surveillance motorisée (5MP) qui offre un champ de vision à 355°et une inclinaison jusqu’à 140 °, livré avec son panneau solaire de 6 watts (lancée à 129,99 euros) et qui se recharge tout seul, ne nécessite aucun câble, ni installation. Elle offre une excellente qualité d’image (2K) et audio (bidirectionnel). Avec ses deux petits projecteurs pour éclairer la nuit (vision nocturne en couleur – LED infrarouge à 10 mètres), et son alarme intégrée, le produit offre toutes les garanties pour ne pas décevoir son utilisateur.
Quelles sont les toutes dernières nouveautés de 2026 ?
Parmi nos produits destinés au circuit retail, la nouvelle caméra extérieure Solar Floodlight allie des projecteurs puissants et une alimentation solaire. Elle complète la gamme de solutions Reolink équipées d’éclairage avec une option alimentée par un panneau solaire. Dotée d’une résolution 2K avec deux projecteurs de 1 000 lumens et d’une détection IA intelligente, cette caméra de sécurité extérieure ne nécessite ni câblage électrique, ni recharge constante grâce à une batterie de 7 800 mAh. Une heure d’ensoleillement suffit à alimenter la caméra une journée (disponible à 119,99 euros). En résumé, c’est une solution simple et efficace, typique de ce que propose Reolink.
Dans la même gamme, l’Elite Floodlight WiFi (F751W) est l’une de nos premières caméras à avoir bénéficié des fonctionnalités IA : la recherche vidéo et la sécurité périmétrique. Alimentée par l’IA de Reolink, ReoNeura, l’Elite Floodlight WiFi (F751W), bénéficie d’une caméra 4K avec un angle de vue de 180° avec une détection plus intelligente, une recherche plus rapide et une réponse en temps réel. Cette caméra va droit au but. Elle peut déclencher des sirènes, allumer les lumières, envoyer des alertes sur l’application voire des messages vocaux personnalisés dès qu’une menace est détectée (Disponible à 219,99 euros).
Quelles sont les autres nouveautés ?
Nous avons également lancé cette année, la caméraTrackFlex Floodlight WiFi (F850W), idéale pour surveiller avec précision de vastes zones comme les jardins ou les allées. Elle est dotée de deux objectifs 4K, qui combine une vision grand angle avec un zoom jusqu’à 6x sur un même écran. Grâce à une couverture à 360 degrés et un suivi automatique associé à deux projecteurs LED (jusqu’à 3000 lumens) éclairant jusqu’à 12 mètres, c’est l’un de nos produits phares du début d’année 2026 (disponible à 249,99 euros). La fonction d’IA locale permet également de retrouver instantanément les images pertinentes.
Enfin, nous venons de lancer notre nouvelle gamme de caméras OMVI qui constitue une montée en gamme pertinente. Ces dernières disposent en effet de caméras à triple objectif qui combinent un double objectif supérieur et un objectif inférieur panoramique et inclinable (PT) avec une couverture complète à 360° assurant ainsi un suivi synchronisé intelligent avec une précision inégalée. La gamme comprend 3 modèles dont l’OMVI 3i PoE, disponible à 319,99 euros et l’OMVI 3i WiFi disponible à 319,99 euros. L’OMVI X16 PoE, disponible au 3e trimestre, est le modèle phare de la gamme avec son zoom optique x16 et lauréat du prix de l’innovation du CES 2026, reflet du savoir-faire de pointe de Reolink.