CLD France trace sa route

 

Il y a un peu moins d’un an, CLD France connaissait une petite révolution avec la reprise d’une partie du capital par Mounia Faure, qui en prenait également la direction générale. Le début de 2025 a été l’occasion de faire un point sur le bilan et les perspectives de la structure avec elle.

Quelle est votre stratégie dans la Pop Culture ?

Notre ADN est clairement lié au merchandising et à la Pop Culture. Nous proposons évidemment  une large offre « classique » avec les grandes licences et les produits « best sellers » (gourde en métal, mug…) dans toutes les gammes de prix, mais nous différencier de la masse des distributeurs de produits Pop Culture est le mantra de CLD France. Nous savons proposer des produits originaux pour tous les temps forts au sein d’une gamme extrêmement large autour de la Pop Culture.

Le marché des produits dérivés de la Pop Culture est très concurrentiel. Comment comptez-vous vous y différencier ?

Notre connaissance du marché nous permet de nous positionner souvent en amont des grandes tendances, afin de bien les comprendre et de les proposer au plus tôt et au mieux à la distribution. Nous attaquons en conséquence de nouveaux segments de manière régulière. Cela a été le cas des Tubbz, des canards reprenant les grandes figures de la Pop Culture, qui se comportent très bien, grâce à leur forte actualité et à leur référencement dans de plus en plus d’enseignes.

C’est aussi le cas également d’un segment sur lequel nous investissons fortement : les sleeves de protection pour carte de jeu. Nous distribuons en particulier une marque référente du segment : Ultra Pro qui a des licences officielles comme Pokémon, Magic ou Donjons & Dragons. Ce type de produits a un fort taux d’attachement auprès de fans de jeux de société et de trading cards  qui ne peuvent pas passer de ce type de produits. Par ailleurs, nous mettons actuellement l’accent sur les figurines et les statues premium avec des marques comme Iron Studio, McFarlane, Cartoon Kingdom ou Tsume. De même, notre offre de petit électroménager (gaufrier, frigidaire…), avec des licences comme Minecraft, fonctionnent très bien. Nous réfléchissons par ailleurs à devenir créateur de nos propres produits, comme nous le faisons déjà dans les accessoires gaming.

Où en êtes-vous sur votre référencement en France ?

CLD France est référencé dans de nombreuses nouvelle enseignes et nous travaillons désormais avec Système U, Leclerc, Cultura, Micromania, JouéClub, Lagardère Travel ou Smyths Toys. De nombreux autres accords sont en préparation. Notre réseau de distribution en France s’élargit de manière rapide avec à chaque fois des produits et des offres spécifiques par enseignes, en sélectionnant dans notre vaste offre la sélection. Nous ne proposons en effet pas le même produit ou la même promotion à un spécialiste du gaming, à un spécialiste du jouet ou dans la grande distribution. Nous faisons du « cousu matin » pour nos partenaires, pas du prêt-à-porter. Nous cherchons aussi à attaquer de nouveaux canaux avec des licences adaptées.

Bénéficiez-vous de l’aspect paneuropéen du groupe CLD ?

Cela constitue clairement une force à plusieurs titres. Premièrement, pouvoir signer des accords pan-européens nous donne une force de frappe très importante pour négocier à la fois le prix et les quantités avec les fournisseurs car nous sommes plus attractifs. Deuxièmement, avoir de retours sur les produits qui fonctionnent dans des territoires aussi variés que le Benelux, la France, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne nous ouvrent à de nouvelles idées. Cependant, nous sommes très indépendants dans le cadre de cette structure paneuropéenne. CLD France reste très agile et capable de répondre très vite aux demandes de la distribution ou aux propositions de certains fournisseurs que nous aurions repérés.

Les écosystèmes des spécialistes de la Pop Culture et des grossistes bruissent de rumeurs de rachats. Avez-vous des envies de croissance externe ?

A priori non. Nous avons déjà beaucoup de travail et de perspectives en nous concentrant sur nos forces. De quoi progresser très vite.

Où en êtes-vous sur le gaming ?

Pour CLD France, les accessoires de jeux vidéo sont un grand défi. CLD a en Belgique un ADN gaming et nos marques Dragonshock (aux excellentes spécifications) et Egogear (avec un très beau rapport qualité/prix) fonctionnent très bien dans des pays comme l’Allemagne. En France, nous devons connaitre une forte progression dans le secteur. Bien positionné en termes de prix, de spécifications et de profondeur de gamme, nous avons vraiment les moyens de décoller. Nous serons par exemple très présents sur la sortie de la Switch 2. Une console sur laquelle nous allons fortement miser avec de nombreuses nouvelles références comme les manettes Dragonshock Nebula et PopTop (déclinées toutes les deux dans de nombreuses esthétiques) ou Orion Glow. Nous avons aussi des produits autour du cloud gaming sur smartphone avec en particulier les manettes Dragonshock Photon et Aurora+.