Maximum, juste pour le jeu

Maximum Entertainment France, ex Just for Games, continue à croitre en misant à la fois sur ses forces historiques et de nouvelles synergies avec son groupe. Marc Nivelle, Directeur Général Adjoint de Maximum Entertainment France, nous présente la stratégie pour 2024.
Quelle impact a eu votre changement de nom récent ?
Notre changement de nom n’a pas marqué de révolution pour notre structure. Il s’agit de la poursuite logique d’un processus d’intégration dans un groupe après un rachat. Une évolution d’autant plus naturelle que Maximum Game et Merge Games, avec lesquels nous avons fusionné, étaient déjà des partenaires depuis des années. Cela vient juste renforcer des liens qui existaient depuis longtemps.
Chacune des entités à vocation à poursuivre son activité et être rentable, mais en maximisant évidemment les synergies. Le groupe a défini une stratégie visant à nous positionner comme éditeur leader des titres « AA », et de renforcer notre distribution en accroissant notamment le revenu issu des produits créés en interne. Nous avons une politique éditoriale de plus en plus ambitieuse. L’équipe française s’est renforcée en conséquence dans de nombreux domaines (producing, marketing, communication et distribution internationale).
Quelles sont vos ambitions pour fin 2024 ?
Nous prévoyons une croissance des résultats de Maximum Entertainment France cette année, ce qui n’est pas une performance évidente compte-tenu du contexte de marché. Il y a un espace de plus en plus grand pour une structure comme la nôtre qui porte un catalogue diversifié – tant nouveautés que fond de catalogue – et a tissé des liens profonds et anciens avec les acteurs de la distribution. Dans une année 2024 qui manque de blockbusters, notre offre sera un atout important dans les rayons.
Envisagez-vous des opérations de croissance externe ?
Ce n’est pas aujourd’hui au cœur de la stratégie définie par le groupe Maximum Entertainment. Nous capitalisons sur nos forces en développant tant notre catalogue produits en interne, qu’en signant des accords d’édition et de distribution pertinents ou en optimisant nos structures de distribution.
Êtes-vous à la recherche d’accord de distribution avec des acteurs externes ?
Bien sûr. Nous signons régulièrement avec de nouveaux partenaires, en plus de développer notre catalogue maison. Nous sommes en pratique agnostiques en termes de distribution : un produit, qu’il soit interne ou externe, sera traité avec le même soin, la même énergie. Notre catalogue « externe » comporte d’ailleurs certaines de nos plus grosses sorties.
Quels seront vos principaux titres pour cette fin d’année ?
Nous avons de très beaux titres pour cette fin d’année. Un de nos principaux titres est Funko Fusion, un vrai rêve de fan qui mêle à la fois les figurines Funko, les licences de NBC Universal et Skybound (Jurassic Park, Les Dents de la Mer, Retour vers le Futur, The Walking Dead…) et le savoir-faire de 10:10 Games (studio créé par des anciens de TT Games, développeur des jeux Lego). Funko déploiera tout un dispositif autour de cette sortie avec une gamme dédiée de figurines, comportant des codes débloquant des contenus dans le jeu … une première !! Disney Epic Mickey: Rebrushed sera une de nos autres grosse sortie. C’est historiquement un des meilleurs jeux Disney et nous en attendons beaucoup dans une version totalement remise au goût du jour. Nous aurons aussi Tortues Ninja : Les Mutants se Déchaînent, une licence très dynamique dans le jeu vidéo ces dernières années. Silent Hill 2, remake du jeu éponyme de Konami (sorti en 2002) ravira assurément les fans. En matière de catalogue « maison », nous proposerons des jeux aussi variés qu’un nouvel épisode de la série à succès Five Nights at Freddy’s, 34 Sports Games World Edition (un party game sportif), Hot Lap Racing (jeu de course « simulation arcade » sur Nintendo Switch) ou Léo le Chat Pompier (un jeu d’aventure très mignon destiné aux jeunes enfants)… entre autres. Une autre de nos spécialités est la sortie physique de petites pépites « indés », et le « line-up » de cette année est spectaculaire : Dordogne (du studio français « Un Je Ne Sais Quoi »), Outer Wild – Archaeologist Edition ou Balatro (une sorte de jeu de poker en rogue-like) qui a eu un succès viral incroyable ces derniers mois.
Quelles est votre stratégie autour des accessoires ?
Nous continuons à signer des partenariats, lorsque nous pensons que les produits apportent quelque-chose au marché. C’est le cas bien sûr dans le rétrogaming avec notamment les bornes et consoles portables MyArcade (DreamGear) dont l’offre s’enrichira de nouvelles licences comme « Pole Position ». Nous aurons également des accessoires de la marque Blade autour de licences comme Dragon Ball et Demon Slayer.
Comment voyez-vous l’avenir du jeu physique dans un contexte de dématérialisation ?
Comme on le voit chaque année, le marché est dicté par la qualité de l’offre et lorsque l’offre est pertinente, les ventes sont systématiquement au rendez-vous. Certes, une partie croissante des joueurs se familiarise avec l’achat dématérialisé, mais pour s’adresser au grand public, on ne trouvera rien de mieux que les magasins. Le marché s’attend à une année difficile, mais les cycles vont et viennent et il faut se garder de sur-réagir à des tendances courtes en s’affolant ou s’enthousiasmant plus que de raison – pour éviter les revirements brusques et parfois douloureux. Il semble déjà évident que la tendance marché repartira fortement à la hausse en 2025. D’ici là, efforçons-nous de tirer le meilleur de chaque produit pour maximiser les revenus à notre portée. Certes, il y aura moins de titres AAA cette année, il faudra donc être créatif pour aller chercher du chiffre d’affaires additionnel. Nous continuerons par exemple à alimenter les offres promotionnelles des différents revendeurs avec des Codes In Box à prix « budget » sur Nintendo Switch, des offres de titres PS5 à moins de 20 euros ou des sélections de jeu en cartouche Switch à 25 euros pour toute la famille.
