La PGW, élément important pour le Soft Power du jeu vidéo

La Paris Games Week est un élément incontournable de l’écosystème vidéoludique français. James Rebours, Président du Sell, fait le point sur cette édition 2024 et sur les perspectives.
Quel bilan tirez-vous de la PGW 2024 ?
Le bilan de la Paris Games Week 2024 s’avère positif. Le salon a reçu 188 000 visiteurs, aux alentours de nos espérances maximums qui étaient de 190/200 000 visiteurs. C’est d’autant plus encourageant que, pour la première fois, que nous n’avons pas eu la journée fériée de la Toussaint pendant la manifestation.
Quels en ont été les principaux points forts ?
Notre ambition première était de répondre aux nouvelles demandes des fans de jeu vidéo. Ils veulent évidemment tester les nouveautés, afin confirmer leurs futur achats avant le rush de fin d’année, mais aussi de plus en plus bénéficier de nouvelles expériences et voir leurs stars de l’esport ou du streaming. Dans cette optique, la PGW 2024 permettait de pratiquer le basket 3×3, le ping-pong virtuel, le très dynamique Fast Close Combat (une sorte mêlant jeu vidéo, réalité virtuelle et shoot, mais en vrai comme en Airsoft et dans un environnement dédié) ou de tester, pour la première fois, en Europe le Cybertruck de Tesla. Par ailleurs, pour voir les streamers et les compétitions, il y avait 13 scènes (chez Webedia, Nintendo, Ubisoft, la Fnac…) et de nombreuses stars comme Michou ou le rappeur Gazo. Les fans ont donc pu assister à de nombreux événements en live.
La PGW est également un lieu de rencontre entre professionnels. Où en est le salon dans cette optique ?
La partie professionnelle a toujours été présente à la PGW par des événements internes et parfois en association avec d’autres manifestations comme la Game Connection. En effet, le salon rassemble des centaines de professionnels (éditeurs, développeurs, distributeurs, streamers…) pour qui il s’avère très utile de se rencontrer ou d’assister à des conférences. Nous avons cette année beaucoup axé le programme professionnel sur les aspects financement du jeu vidéo, esport, investissement dans le jeu vidéo français, formation au jeu vidéo… avec la mise en place de la scène de talk « Future of Gaming » et un espace Business VIP repensé. Cette dimension professionnelle devrait s’accentuer dans le futur.
Comment voyez-vous évoluer la PGW ?
D’après les nombreux retours d’expérience sur la convention, les consommateurs veulent continuer de rentrer en communion avec le jeu vidéo au sens large. Nous travaillons évidemment à repenser la PGW afin qu’elle reste un élément fondamental du Soft Power du jeu vidéo en France, comme les J.O. ont pu l’être pour Paris. Surtout que l’année prochaine, nous fêteront les 50 ans du jeu vidéo et les 30 ans du Sell. Cela peut être par exemple en utilisant d’autres lieux à Paris. Il ne faut pas oublier que le jeu vidéo reste un secteur majeur, qui se porte plutôt bien malgré quelques aléas.
