Maximum : du rétro à l’indé, l’offensive physique

Maximum Entertainment affiche une ambition claire : couvrir tout le spectre du jeu physique, des éditions indé aux bornes arcade pleine taille. Marc Nivelle, DG France, détaille un catalogue aussi dense que diversifié.

 

Comment évolue la part de vos productions internes dans votre activité ?

Elle progresse de manière significative et représente désormais 20 % de notre activité globale. Parmi nos titres récents, Winx illustre notre capacité à retravailler des licences établies, tandis que By Sweet Carol démontre notre appétit pour des projets plus originaux. Notre collaboration avec Don’t Nod autour d’Aphelion — un titre d’action et d’exploration spatiale (2 juillet sur PS5), sera l’illustration de cette ambition. En septembre, Instant Sports 2 arrivera notamment sur Switch : la suite logique d’un best-seller écoulé à 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Nous disposons également de nombreux titres de fond de catalogue, comme 30-in-1, Five Nights at Freddy’s ou Poppy Playtime, qui garantissent des ventes tout au long de l’année.

 

Et du côté de votre offre en distribution ?

Notre catalogue de distribution s’enrichit de titres très variés. Hell Let Loose Vietnam prolonge un univers de tir tactique qui séduit une communauté fidèle. Bus Simulator 27 cible les amateurs de simulation. Valor Mortis promet une proposition singulière dans un univers napoléonien dans un genre « Souls-Like » très apprécié. Avec notre partenaire U&I, nous préparons également la sortie du nouveau Silent Hill Townfall sur consoles newgen, Mouse P.I. ou Metal Gear Solid Master Collection 2. Notre offre de jeux indépendants en physique figure parmi les plus importantes du marché : en témoignent Dave the Diver (Q4 sur Switch 2 et PS5), City Hunter (sorti initialement sur PC Engine et tiré de la licence manga, septembre sur PS5 et Switch) ou encore le remake R-Type Dimensions III (11 août sur PS5 et Switch)

 

Le rétrogaming constitue-t-il un axe stratégique à part entière ?

Software et hardware réunis, notre offre sur le rétrogaming figure parmi les plus complètes du marché. DreamGear, avec sa collection My Arcade, propose des formats portables et mini-bornes grand public. Autour de licences iconiques (Streets of Rage, Shinobi, OutRun ou Golden Axe cette année). Mais nous montons simultanément en gamme : ATGames avec qui nous travaillons des bornes et flipper « full size » depuis des années, et maintenant Iconic Arcade, spécialiste des cabinets full size notamment autour de Street Fighter, ou encore Arcade 1Up et ses produits premium (Pac-Man, Time Crisis, Star Wars…), proposés entre 600 et 800 euros. 

 

Vous développez aussi une offre vinyle autour du jeu vidéo. Où en est ce segment ?

Ce segment, où nous sommes référents, génère un chiffre d’affaires stable. Le dynamisme des précommandes de la BO de Mario Galaxy — dont le film vient de sortir au cinéma — ou du vinyle Metal Slug 30e Anniversaire illustrent parfaitement notre compétence.