The G-Lab : 10 ans de gaming, cap sur le premium français.

10 ans après sa création, The G-Lab s’impose comme un acteur référent du périphérique gaming. Stefan Riesser, PDG, et Stéphane Dall’armi, Directeur des Achats et du Développement Produits, détaillent une stratégie de montée en gamme assumée avec la gamme Elite, tout en respectant les fondamentaux de la structure.

 

The G-Lab fête ses 10 ans. Revenez sur la genèse de cette aventure.

S. R. : The G-Lab naît d’une conviction forgée au sein de AXS Group, maison mère de BlueStork — notre marque bureautique, toujours active, qui fête ses 20 ans. BlueStork portait un vrai savoir-faire sur les périphériques de saisie (clavier, souris), avec un positionnement qualité-prix solide et une expertise sourcing reconnue. Mais le gaming ne figurait pas parmi ses priorités. Notre analyse du secteur désignait les accessoires PC gaming comme un segment à fort potentiel. The G-Lab s’est construit sur ces fondations en bâtissant un storytelling propre, fort et identifiable, et en investissant massivement la communauté et les réseaux sociaux. C’est ce travail de fond qui a fait grandir la marque.

 

Quel bilan chiffré dressez-vous de cette décennie ?

S.R. : Le bilan parle de lui-même. Sur les claviers gaming, nous occupons la première place en volume depuis presque deux ans avec environ 25 % du marché —  + 6 points en un an, + 10 points en deux ans — et nous sommes récemment devenus numéro deux en valeur, selon GFK. C’est un cas unique en Europe : aucune autre marque nationale ne domine son marché domestique du clavier gaming. Nous sommes fiers de porter cette singularité française. Nos ventes de claviers gaming dépassent le million d’exemplaires depuis le lancement de la marque. 

 

Pourquoi le lancement de la gamme Elite aujourd’hui ?

S. D. A . : Notre ADN originel cible les utilisateurs néophytes avec des accessoires référents dans leur catégorie de prix. Mais notre base de consommateurs a muri en même temps que nous, monte en compétence, et réclame des produits à la hauteur de cette progression. La gamme Elite répond précisément à cette demande. Elle propose des claviers entre 80 et 100 euros aux spécifications pointues : le Elite 300, par exemple, se distingue par son format mécanique sans fil triple mode, ses switchs linéaires pré-lubrifiés hot-swappable et sa structure gasket cinq couches. La déclinaison magnétique arrive. Nous venons également de lancer la souris sans fil Kult Elite M150, et un casque audio Elite arrivera en 2027.

 

Envisagez-vous une diversification vers la console ou d’autres segments ?

S. D. A . : Nous préférons concentrer nos ressources là où nous excellons. Des produits connexes (mobilier, tapis de souris…) complètent naturellement notre offre, mais le marché de la console ne constitue pas une priorité. 

 

L’international représente-t-il un important levier de croissance ?

S.R. : L’international pèse déjà entre 30 et 40 % de notre chiffre d’affaires, et son accélération constitue un axe stratégique majeur. La gamme Elite, avec ses produits vraiment différenciants, nous offre enfin une proposition premium capable de convaincre sur des marchés exigeants. Notre présence au CES 2027 incarnera concrètement cette ambition.