
Innelec repense en profondeur son portail B2B afin d’en faire un véritable centre névralgique du pilotage commercial pour ses partenaires distributeurs. Menji Kebbati, directeur e-commerce et digital, dévoile les ambitions et la valeur ajoutée de cette transformation.
Dans quelle optique développez-vous cette nouvelle version du site ?
Innelec.com évolue en plateforme stratégique : non plus un simple site transactionnel B2B, mais un hub de gestion d’activité pour nos clients professionnels. Nous souhaitons fluidifier leur travail, maximiser leur efficacité et révéler toute l’étendue de notre catalogue. Notre mission consiste à soutenir leur croissance, qu’ils représentent des indépendants, des chaînes spécialisées ou des enseignes omnicanales.
Cette nouvelle architecture stimulera naturellement nos volumes ainsi que la conquête de canaux supplémentaires. Notre force repose surtout sur notre proximité terrain et notre expertise historique du retail spécialisé. Nos équipes commerciales, à la fois sédentaires et itinérantes, renforcent en permanence ce lien, soutenues par un service digital disponible en continu, pour piloter leur activité ou proposer de nouveaux produits aux clients finaux, grâce à notre site.
Quelles plus-values par rapport à l’ancienne version du site ?
Ce projet s’inscrit dans le cœur de notre stratégie d’entreprise, piloté par le pôle E-commerce & Digital, et nourri par le travail collectif de toutes nos équipes. Nous avons co-construit la plateforme avec un panel représentatif de clients, anciens, récents, voire non encore adressés, afin d’obtenir un outil robuste, intuitif et aligné sur les attentes du marché.
La nouvelle version, repensée de A à Z, délivre une navigation optimisée, un moteur de recherche plus intelligent, un parcours de commande simplifié, des fiches produits enrichies, une interface plus rapide et ergonomique, propulsé par un nouveau CMS… Innelec.com se positionne désormais comme plateforme de référence pour les professionnels du jeu vidéo, du multimédia et de la Pop Culture.
Nous adoptons une logique d’amélioration continue : mises à jour fréquentes, intégration continue de fonctionnalités, maintien d’un niveau d’exigence aligné sur les plus hauts standards du e-commerce B2B et B2C. Par ailleurs, le site renforcera notre rôle pédagogique auprès de nos de clients de décryptage des tendances et des comportements consommateurs, compléments de nos newsletters spécialisées TCG et contenus Pop Culture.
Quels secteurs mettez-vous en avant dans cette nouvelle version ?
Notre positionnement transversal constitue un différenciateur majeur. Plus de 6 000 références actives — un niveau rare en France — couvrent des univers variés. Cette richesse méritait une mise en lumière renforcée, tant pour nos clients historiques que pour de nouveaux clients et circuits (hobbystore, presse, enseignes lifestyle…).
Nous consolidons nos fondamentaux : jeu vidéo, high-tech et accessoires. En parallèle, la plateforme sur-indexe deux leviers de développement majeurs : Pop Culture et cartes TCG. Chaque univers bénéficie désormais de filtres plus précis, de contenus enrichis, de la valorisation accrue des nouveautés, des licences fortes, des précommandes et des tendances émergentes.
Quand la mise en service interviendra-t-elle ?
Le lancement débutera dès le tout début janvier, avec une transition progressive afin de garantir une montée en puissance maîtrisée et un accompagnement optimal des utilisateurs.

Récoltant les fruits d’une stratégie exigeante, Trust s’impose aujourd’hui comme l’une des « success stories » de la high-tech européenne. Acteur historique de l’accessoire, la marque néerlandaise renforce sa présence en Europe et accélère son ancrage en France. Dorothée de Backer, Head of Product & Marketing chez Trust International, détaille la vision et les ambitions du groupe.
Comment se positionne Trust en France et à l’international ?
Fondée en 1983, Trust s’impose depuis quatre décennies comme un acteur clé de l’accessoire bureautique et gaming. Longtemps centrée sur les besoins des revendeurs, l’entreprise a progressivement transformé sa stratégie pour placer le consommateur au cœur de ses priorités, sans renoncer à son pragmatisme commercial.
L’Europe représente aujourd’hui près de 88 % de notre activité. La France, en très forte progression, occupe désormais la 3e place. Cette dynamique confirme la pertinence d’une approche fondée sur l’écoute, la proximité et la capacité à anticiper les usages.
Le marché des accessoires reste très concurrentiel. Comment Trust tire-t-elle son épingle du jeu ?
Le secteur subit une pression croissante : multiplication des acteurs asiatiques, montée en puissance des marques de distributeurs, intensification des exigences de qualité… Face à ce contexte, Trust a opéré depuis sept ans une montée en gamme structurée autour d’un mot d’ordre : l’exigence.
Cette orientation se traduit par une amélioration constante des spécifications techniques de nos produits historiques et par un élargissement de nos gammes vers des segments plus premium. Nous développons désormais des périphériques plus performants, mieux conçus et porteurs de sens pour l’utilisateur. Cette politique nous différencie d’une offre d’entrée de gamme souvent standardisée.
Notre stratégie accorde une place centrale à la relation directe avec les consommateurs : compréhension fine de leurs attentes, analyse des tendances d’usage et intégration rapide des signaux faibles du marché. C’est ainsi que nous avons identifié plusieurs axes majeurs : l’ergonomie, la durabilité, la connectivité sans fil ou encore les licences. Notre souris Bayo+, conçue dans cette logique, incarne cette montée en exigence.
Trust explore régulièrement de nouveaux marchés. Quelle approche guide cette politique d’innovation ?
Notre démarche repose sur une culture profondément « consumer centric ». Trust observe attentivement les comportements des utilisateurs afin de détecter très en amont les segments émergents. Nous n’entrons pas systématiquement les premiers dans une catégorie, mais très vite nous y entrons, l’observons, la testons. Cette méthode permet d’arriver sur le marché avec des gammes larges, matures, calibrées quand il atteint le grand public.
Dans le gaming, par exemple, nous avons rapidement dépassé le simple périphérique (souris, manettes) pour investir les segments connexes : sièges, accessoires de streaming…. La même logique prévaut dans la bureautique : notre écoute terrain oriente nos développements, tout comme la veille constante de nos équipes sur les évolutions de marché.
Cette capacité d’adaptation repose sur une agilité rare : concilier la réactivité du court terme avec une vision stratégique à cinq ans. L’innovation ne se décrète pas ; elle s’entretient par la curiosité, la flexibilité et une compréhension intime des attentes réelles.
Quelles thématiques structureront la croissance future de Trust ?
L’ergonomie constitue aujourd’hui l’un des piliers de notre développement. Les utilisateurs recherchent confort et prévention des troubles physiques, que ce soit pour un usage bureautique ou gaming. Nous concevons donc des sièges confortables, des claviers et souris ergonomiques, mais aussi des casques légers aux matériaux respirants.
Dans l’univers du jeu, la dimension licence joue un rôle clé. L’accord signé avec Sony pour notre casque Forta a marqué une étape déterminante : il combine excellence technique et légitimité constructeur. Ce modèle figure désormais parmi les best-sellers du marché.
Cette largeur de gamme constitue-t-elle un avantage compétitif ?
Trust déploie aujourd’hui l’un des portefeuilles les plus étendus du marché. Cette diversité offre une double force : répondre précisément aux besoins des revendeurs et amortir les fluctuations conjoncturelles entre catégories. Cette approche transversale garantit une présence constante sur les segments porteurs et limite les risques liés à la dépendance à un seul marché.
Quelle part le gaming occupe-t-il dans votre activité ?
Le gaming représente près de 40% de notre chiffre d’affaires. Nos équipes maîtrisent parfaitement les profils de joueurs et conçoivent des produits adaptés à chaque typologie. Nous privilégions des produits à la fois innovants, techniquement avancés et accessibles. Notre clavier mécanique Xyra TKL illustre bien cette philosophie : un produit aux performances comparables à celles des leaders du secteur, mais proposé à un tarif grand public et totalement personnalisable. Cette approche soutient la croissance organique de Trust. Les premiers résultats valident pleinement cette trajectoire.
Les licences constituent un levier stratégique. Comment les abordez-vous ?
Les licences jouent un rôle essentiel dans notre stratégie de différenciation. Notre partenariat avec Sony a renforcé notre légitimité dans le gaming et stimulé notre exigence en conception produit. Il rassure également les consommateurs sur la fiabilité de nos casques. Sur les licences de l’Entertainment, nous venons de lancer une gamme sous licence Superman. Nous resterons toutefois sélectifs : seule la bonne licence, associée au bon produit et au bon public, justifie un investissement. Globalement, nous misons sur des partenariats qualitatifs, qu’ils concernent la certification (avec ErgoCert pour l’ergonomie par exemple) ou les collaborations industrielles (comme Sony). Ces alliances rehaussent nos standards internes et diffusent une culture d’excellence à chaque étape du développement.
Quelle place occupe la responsabilité environnementale dans cette stratégie ?
Le développement durable s’impose comme un axe structurant. Trust investit depuis plusieurs années dans une transformation de fond : packaging 100 % carton et issus de forêts certifiées FSC, matériaux recyclés sans compromis sur la qualité, logistique optimisée et contrôle rigoureux de la chaîne d’approvisionnement.
Nos exigences environnementales dépassent désormais les obligations réglementaires et constituent un véritable argument BtoB. La souris Ivy+, produit éco-conçu vendu autour de 15 euros, en offre une illustration concrète : premier modèle de sa catégorie à ce prix, elle s’est immédiatement hissée parmi les meilleures ventes du marché.
Comment évoluent vos activités Smart Home et BtoB en France ?
La Smart Home représente un axe de croissance intéressant. Nous y déployons des solutions accessibles et fiables, notamment des caméras connectées et systèmes de sécurité domestique. Le BtoB progresse également, stimulé par la demande croissante des entreprises pour des produits à la fois durables, ergonomiques et économiques. Notre largeur de gamme et notre positionnement écoresponsable constituent ici des atouts déterminants.

L’effritement du produit physique n’a rien d’inéluctable. Pour redonner du souffle à ce marché, U&I Entertainment défend une conviction forte : concevoir des éditions sur-mesure, à forte valeur perçue. Sébastien Iacuzzo, Territory Manager, détaille cette stratégie de différenciation.
Comment concevez-vous les éditions des jeux que vous mettez en avant ?
Nous concevons pour chaque titre un concept physique sur-mesure afin de magnifier le travail éditorial des studios et des éditeurs. Leur créativité et leur investissement méritent des supports qui prolongent la vie du jeu bien au-delà du lancement. Enrichir un produit par des éléments additionnels — contenus exclusifs, objets dérivés, packaging premium — procure une réelle valeur ajoutée au consommateur, qui se sent reconnu.
L’objectif consiste à rompre avec la logique traditionnelle : un produit ancien ou issu du digital ne doit plus rimer avec prix sacrifié. Offrir davantage, tant en contenu qu’en présentation, crée un cercle vertueux : le joueur bénéficie d’une expérience supérieure, tandis que le point de vente valorise un article plus désirable, notamment pour l’achat cadeau.
Pouvez-vous nous donner des exemples concrets ?
Disney Dreamlight Valley illustre parfaitement cette approche. Ce titre, lancé il y a trois ans, maintient un prix stable à 49 euros tout en continuant à performer. Le jeu figure dans le Top 3 de nos ventes de fonds de catalogue, preuve que la valeur perçue prime sur la décote. L’édition Disney Dreamlight Valley Cosy Edition sur Switch comprend le jeu de base en « code in a box », des bonus physiques exclusifs (affiches, autocollants…), ainsi que des contenus numériques additionnels : DLC, skins et monnaie interne pour l’équivalent d’environ 50 euros. Le consommateur a la nette impression d’obtenir un produit complet et valorisant, qu’il achète pour lui-même ou pour offrir.
Autres exemples : pour Minecraft, dans notre édition physique sur PS5, nous intégrons de la monnaie virtuelle (qui permet dès l’installation d’améliorer l’expérience du joueur) alors que pour Fortnite, nous sortons également des éditions physiques enrichies incluant des contenus digitaux (armes exclusives, cosmétiques…). Cette démarche exigeante guide tout notre portefeuille. Qu’il s’agisse de titres phares, de bestsellers comme Hello Kitty sur lequel nous sortons une « gift box » pour Noel, ou de pépites, chacune bénéficie d’un soin identique dans la conception du produit final.
Quels résultats tirez-vous de cette stratégie ?
Cela nous permet d’avoir un cycle de vente stable sur nos titres. Nous observons ainsi sur Disney Dreamlight Valley des ventes en progression avec a priori 15 000 unités écoulées en 2025. Pour Fortnite, les précommandes n’ont jamais été aussi importantes avec plus de 30 000 unités physiques. Cette stratégie entretient la fidélité des communautés et prolonge la visibilité des licences au-delà de leur modèle digital. Ces éditions sur-mesure favorisent également la captation de nouveaux publics, notamment lors d’actualités liées à la licence : une mise à jour Fortnite ou la diffusion du film Minecraft entraînent instantanément un rebond des ventes sur les éditions physiques.
En cultivant cette approche qualitative, U&I Entertainment prouve qu’un produit physique bien pensé conserve toute sa pertinence économique : il renforce la relation entre joueur, éditeur et distributeur, et joue son rôle de vecteur d’émotion et de désir.

L’Ultra Haute Définition s’impose avec vigueur sur le marché des moniteurs. Porté par une sophistication des usages, le segment monte en gamme. Pierre Leonard, Directeur France de Philips Monitors, décrypte les ressorts de cette dynamique.
Comment Philips aborde-t-il l’essor de l’UHD ?
Philips cultive aujourd’hui l’offre la plus vaste du marché sur l’Ultra Haute Définition. Un quart de notre catalogue dépasse le QHD, avec une concentration forte sur les grandes diagonales. Nous comptons désormais 12 références en 34 pouces et plus (contre 6 il y a trois ans) soit environ 17% de notre gamme. Le marché confirme cette trajectoire : l’UWQHD et l’UHD progresse avec une forte rapidité sur les formats larges. Nous poursuivrons en conséquence en 2026 nos investissements sur ce créneau afin de consolider notre leadership et d’accompagner la maturation des usages.
Pourquoi avoir une couverture si étendue du segment ?
Cette profondeur d’assortiment garantit une réponse fine à la diversité des attentes. Elle nous permet également de préserver la valeur du produit : l’UHD — au même titre que les fréquences très élevées — crée un différenciant technologique majeur, loin de la spirale promotionnelle qui anime certains acteurs.
L’écran UHD constitue un outil exigeant : loin de se limiter au loisir, il optimise productivité, précision graphique et confort visuel. Un moniteur UHD couvre près de 80% des besoins courants, mais les exigences extrêmes commandent des spécifications précises. L’enjeu consiste donc à orienter l’utilisateur vers la configuration adéquate plutôt qu’à lui proposer un compromis généraliste.
Comment cette segmentation se traduit-elle ?
Le joueur en quête d’immersion privilégiera un ensemble complet : définition UHD ou UWQHD, très grandes diagonales, 240 Hz, comme sur notre 49M2C80900/00 en 49 pouces.
L’univers des créatifs impose d’autres marqueurs : définition 5K, fidélité colorimétrique irréprochable, fréquence modérée ; notre 27E3U7903/00 illustre ce positionnement premium, comparable aux meilleures références du marché.
En environnement bureautique ou en télétravail, la demande glisse vers de grandes tailles d’écran et l’ UWQHD gagne en popularité grâce à une lisibilité supérieure, notamment sur les tableaux et environnements métiers. L’écran complète alors idéalement l’ordinateur portable. Notre 34B2U6603CH/00 incarne cette philosophie ergonomique, pensée pour optimiser confort et efficacité au quotidien.
Cette stratégie, mêlant largeur de portefeuille et sophistication technologique, place Philips au cœur d’un marché où la qualité d’affichage ne relève plus du luxe, mais d’un impératif d’usage.

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Avec l’arrivée de nouveaux moniteurs à hautes performances et l’intégration prochaine de l’OLED en 2026, Iiyama dope son offre gaming. Frédéric Serafin, Directeur général, et Franck Lopez, Senior Account Manager Retail & Ecom chez Iiyama France, détaillent les ambitions de cette montée en gamme.
Où en êtes-vous dans votre stratégie gaming ?
Frédéric Serafin : Cette fin d’année nous permet de profondément renouveler nos gammes. L’intégration des dernières technologies – hautes fréquences, nouvelles dalles, latences minimales – positionne nos produits à la fois comme des spécialistes du rapport qualité / fiabilité / prix mais aussi parmi les référents technologiques. L’objectif consiste à dynamiser notre catalogue tout en renforçant notre compétitivité auprès des distributeurs et des joueurs exigeants.
Comment cette stratégie se concrétise-t-elle ?
Franck Lopez : Nous avons refondu l’ensemble de nos clans gaming, du joueur occasionnel jusqu’au segment e-Sport. Beaucoup de nos nouveaux modèles intègrent désormais la technologie Nvidia « G-Sync », afin de garantir une compatibilité optimale avec toutes les cartes graphiques et de répondre aussi bien aux attentes des joueurs occasionnels qu’à celles des compétiteurs les plus exigeants, et d’accompagner chaque gamer dans sa quête de performance ! Nos moniteurs du clan « Black Hawk », destinés aux joueurs hybrides – usage bureautique et gaming –, franchissent un cap technologique : taux de rafraîchissement porté à 144 Hz minimum, pour un prix d’entrée de 99 euros. Des modèles comme le GB2741QSU-B1 (27 pouces, QHD, 144 Hz, 1 ms, USB-C, compatibilité Nvidia « G-Sync », « FreeSync » et « Adaptive Sync ») dynamisent totalement cette entrée de gamme.
Le Clan Red Eagle, résolument orientée pro gaming, apportera pour 2026 son lot de surprises technologiques et adopte désormais des fréquences allant jusqu’à 240 Hz, en formats 24, 27 et 34 pouces, incurvés, avec une fluidité de très haut niveau. Le modèle GB2771QSU-B1 (QHD, 200 Hz, 0,5 ms, USB-C) illustre parfaitement cette montée en puissance. Quant à la gamme vedette, la série 70, elle évolue en série 71, dotée notamment d’une dalle Fast IPS et d’un minimum de 200Hz – 240 Hz.
Enfin, Le Clan Gold Phoenix, destinée aux joueurs ultra-compétitifs, franchit un nouveau seuil avec des fréquences de 280, 320, voire dans le futur 360 Hz. Ces modèles, proposés en 25 et 27 pouces, intègrent les technologies Nvidia G-Sync, HDR et Adaptive Sync, garantissant une expérience immersive sans latence. Cette montée en gamme traduit notre volonté de couvrir l’intégralité du spectre gamer.
Quelle stratégie déployez-vous autour de l’OLED
F. S. : L’OLED représente une technologie que nous suivons depuis longtemps. Nous avions jusqu’ici privilégié la prudence, les premières générations ne répondant pas à nos standards de fiabilité et de rapport performance-prix. L’amélioration des procédés industriels et la réduction des coûts nous permettent désormais de lancer un premier modèle OLED 27 pouces au premier trimestre 2026, suivi d’une version 32 pouces quelques mois plus tard. Ces références inaugureront une nouvelle gamme G-Master, dotée d’un nom et d’un univers graphique inédits, conçue pour séduire le cœur du marché gaming premium.
Quel impact ces nouveautés auront-elles sur votre activité gaming ?
F.L. : Ce renouvellement complet agit comme un catalyseur en nous permettant d’enrichir le discours en point de vente, de dynamiser la rotation produit et de renforcer la visibilité de la marque. Une gamme jeune et innovante stimule à la fois la distribution et la demande finale. Cette offensive soutiendra notre leadership sur le marché français, acquis grâce à un triptyque qualité, fiabilité et accessibilité. Iiyama dispose aujourd’hui de l’un des portefeuilles les plus larges du secteur, capable de couvrir l’ensemble des usages, du jeu intensif au « TV replacement ». Nos moniteurs embarquent par ailleurs toutes les connectiques recherchées par les consommateurs modernes — HDMI 2.1, DisplayPort, KVM, USB-C — pour concilier performance ludique et polyvalence professionnelle.

Après une année 2024 mitigée, le jeu vidéo pourrait rebondir durablement. Natacha Hombourger, Sales & Marketing Director de Sparkers, fait le point sur les chiffres de ce début d’année sur le marché et son avenir au lendemain de la sortie de la Switch 2.
Comment s’est comporté le marché retail du jeu vidéo en France pour ce début d’année ?
À la semaine 23, le marché physique du jeu vidéo (marché consoles + PC, jeux + consoles + accessoires + cartes prépayées) progresse de 9% par rapport à 2024. L’arrivée de la Switch 2 insuffle un net regain d’activité, avec un segment hardware en hausse de 21%. Les logiciels digitaux et les accessoires affichent également une tendance positive, respectivement à +4% et +3%. Seule ombre au tableau : le recul de 10% du software physique, avec un net rebond depuis le lancement de la Switch 2.
Quel a été l’impact de la sortie de la Switch 2 ?
La nouvelle console de Nintendo stimule l’ensemble de la filière. Elle redonne de la visibilité au secteur et renforce l’attractivité de l’écosystème hardware et software. En étoffant l’offre de la Génération 9, la Switch 2 complète un cycle de renouvellement désormais pleinement installé. Mais le marché ne se résume pas à une console. Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a un beau dynamisme éditorial et commercial global qui soutient les ventes sur toutes les plateformes. Le marché est également porté par la sortie de titres importants et de concepts innovants comme le sera sans doute par exemple ROG Xbox Ally d’Asus. Ce qui offre des perspectives de fin d’année très positives.
Comment expliquer cette dynamique dans un cadre économique complexe ?
Le succès de la Switch 2 illustre la nature fondamentalement tirée par l’offre du marché. Lorsqu’une proposition séduit par son contenu, sa technologie ou son originalité, les consommateurs répondent présents. Cette dynamique traduit une forte appétence pour le jeu vidéo et révèle une élasticité-prix bien supérieure aux prévisions. Contrairement aux discours sur une saturation des consoles, les signaux montrent des marges de croissance persistantes. Chaque génération alimente durablement le chiffre d’affaires global. Et cette génération ne déroge pas à la règle. Le joueur adopte aujourd’hui une consommation fluide, transversale : il navigue entre mobile, consoles et PC selon les usages. Les écosystèmes interagissent, se nourrissent mutuellement, amènent des portes d’entrée différentes et créent in fine un cercle vertueux en perpétuelle expansion sur le temps long.
Comment analysez-vous la concentration toujours plus forte du segment sur certaines références ?
La polarisation autour des blockbusters s’intensifie. Dans un contexte de contraintes budgétaires, les arbitrages se renforcent, poussant les consommateurs à privilégier les titres majeurs et les lancements iconiques. Cette tendance, déjà perceptible dans d’autres industries culturelles, structure plus que jamais l’ensemble du secteur. Elle pourrait aussi s’expliquer par des effets d’attente : une partie du public aurait reporté ses achats de début d’année afin d’investir dans la Switch 2, contribuant mécaniquement à la concentration des ventes. Cependant, il y a également des belles surprises sur des titres AA, comme le succès du jeu Clair Obscur : Expédition 33 sorti en semaine 17.
Comment se porte la catégorie jeu vidéo software ?
Les perspectives du software s’annoncent solides pour 2025. Les jeux qui sortent actuellement sont développés depuis plusieurs années. Le marché bénéficie donc à la fois de projets lancés au moment de la crise sanitaire, des reports accumulés sur 2023-2024, et de la montée en puissance des consoles nouvelle génération. Ce croisement de cycles engendre une densité de sorties remarquable. Dès le premier semestre, des titres tels que Assassin’s Creed Shadows, Clair Obscur : Expedition 33, Mario Kart World, Elden Ring : Nightreign, Monster Hunter Wild ou encore Civilization VII marquent le calendrier. Le second semestre s’annonce tout aussi dense. Par ailleurs, le report de GTA VI pourrait dégager de l’espace médiatique et commercial pour d’autres titres majeurs, dont les performances pourraient dépasser les prévisions initiales.
Comment se sont comportés les accessoires gaming ?
À fin mai, le segment progresse de 3%. Les manettes et les casques de réalité virtuelle affichent respectivement +3% et +12%, tandis que certains sous-segments, comme les casques gaming (-19%) ou les claviers (-22%), reculent. Toutefois, le bon niveau de ventes de consoles devrait mécaniquement tirer la catégorie vers le haut dans les prochains mois.
Comment envisagez-vous la fin d’année ?
Avec la Switch 2, l’offre console de la Génération 9 atteint une maturité complète. Cette consolidation laisse entrevoir un second semestre dynamique, soutenu par une montée en puissance des accessoires et des contenus. Le marché devrait continuer à se structurer autour de nouveautés technologiques, d’expériences de jeu enrichies et d’un renouvellement constant de l’offre. L’écosystème dans son ensemble s’oriente vers un élargissement durable, porté par l’innovation et par une demande toujours active.

Avec l’ouverture d’un grand magasin de 1 000 m2, place de la Madeleine, en plein cœur de Paris, LDLC opère un changement important dans sa stratégie. Désormais l’enseigne qui compte déjà plus de 90 boutiques à travers la France, entend faire croitre sa notoriété auprès du grand public. Laurent de la Clergerie, fondateur et Président de LDLC nous explique les raisons de cette ouverture et revient sur la situation du groupe.
Quels sont les premiers retours après l’ouverture de ce nouveau magasin flagship?
Ils sont très positifs. Nous avons ouverts en toute discrétion le 20 aout dernier et la fréquentation et le chiffre d’affaires sont déjà au rendez-vous (NDLR entretien réalisé le 15 septembre). Nous avons choisi le site de la Madeleine (Paris 8e) car il bénéficie d’une forte fréquentation. Situé à côté du magasin Leroy Merlin, avec un magasin Darty en sous-sol et de grandes enseignes comme Decathlon, la place est un lieu de fort trafic au cœur de Paris, à proximité des grands magasins parisiens. De plus ce site est très accessible en transports en commun par toutes les personnes d’Île-de-France. En limitant notre communication au seul métro de Madeleine, 15 jours après l’ouverture les premiers chiffres sont bons, bien au-dessus de nos estimations. Depuis, nous avons élargi la communication à tout le métro parisien en insistant sur la garantie 5 ans et nos services. Reste maintenant à confirmer sur la durée, mais tous les signaux sont au vert, et je suis confiant sur cette fin d’année.
Comment se positionne l’offre de ce magasin ?
Le magasin de la Madeleine se veut résolument grand public. Aéré très agréable, accueillant, avec de nombreux espaces de découvertes en libre touché : PC, TV, smartphones, casques, enceintes, objets connectées, vidéoprojecteurs, etc. En résumé, tout l’univers de la high-tech, auquel s’ajoute une offre consoles de jeu, Pop Culture (Lego, figurines) et maison connectée (aspirateurs robots, balances connectées). Au total, ce sont 3 000 références qui sont présentées dans les meilleures conditions avec en soutien les conseils de nos vendeurs experts. Nous avons ciblé très clairement le grand public à travers cette boutique, et notamment dans la sélection des produits. Nous avons voulu en faire un lieu unique, véritable eldorado de la high-tech en plein cœur de Paris, qui se différencie des boutiques LDLC classiques et de ce qu’on trouve autour chez nos concurrents parisiens. Nos clients habituels seront un peu surpris, mais c’était voulu dès la conception. Nous avons par exemple délibérément retiré la partie composants. Toutefois nos 30 000 références du site restent accessibles via nos vendeurs.
Dans les consignes données aux équipes, j’ai insisté sur le fait de s’adapter au client et de ne pas submerger de références techniques un client qui n’y connais rien. Il faut s’adapter à cette nouvelle clientèle. Autre consigne plus générale chez LDLC : il est important de répondre précisément aux besoins du client, tout en restant dans son budget. Un bon conseiller doit se mettre au niveau de son interlocuteur. C’est essentiel pour un groupe comme LDLC qui se différencie d’abord par l’expertise et la qualité de conseils de ses vendeurs, place de la Madeleine comme ailleurs.
LDLC est le spécialiste du e-commerce de la High-tech en France. Pourtant vous avez choisi très tôt d’ouvrir des boutiques physiques. Pour quelles raisons ?
C’est simple, dès le départ, mon analyse était que le secteur du e-commerce ne pouvait pas aller au-delà de 40%, même en étant très optimiste. S’il atteint globalement 25% aujourd’hui ; ne pas ouvrir de boutiques physiques, cela voudrait dire laisser 75% du marché à nos concurrents du retail. Depuis le début, LDLC s’est appuyé sur des magasins physiques pour se développer. Et depuis 11 ans, nous avons déployé des boutiques LDLC à grande échelle sur tout le territoire en nous appuyant sur la franchise (50% en propre, 50% en franchise) dans les zones où nous avions une forte base clients. D’ailleurs l’informatique est un secteur qui demande du conseil, la boutique occupe un rôle central. Désormais, LDLC s’appuie sur 90 boutiques (NDLR : sans compter les 15 Apple Premium Reseller). Le projet de la Madeleine a été développé en propre afin de maitriser tous les éléments de A à Z. J’ai personnellement participé car ce projet constitue une priorité stratégique pour le groupe.
Quel était votre objectif en ouvrant ce point de vente atypique ?
Le premier était de répondre à notre déficit de notoriété en Île-de-France. En tant que spécialiste de la high-tech, nous sommes très connus de tous les passionnés de gaming et professionnels de l’informatique en France. En revanche, pour acheter un PC grand public, le client se tourne souvent vers d’autres enseignes alors que nous disposons de toute l’offre nécessaire. De plus, une partie du grand public, dans certaines zones comme l’Île-de-France, ne nous connait pas assez, contrairement à la région lyonnaise où nous avons une notoriété record. Notre taux de notoriété spontané nationale est seulement de 9% (25% en notoriété assistée). L’ouverture d’un grand magasin spacieux à Paris constitue donc un élément de conquête important à un moment où le groupe doit se relancer. Cette ouverture constitue une forme de rupture dans notre stratégie. Après deux années délicates, nous avons conscience que nous devons faire plus en nous attaquant plus frontalement au grand public. Heureusement, le groupe dispose d’une situation financière saine qui nous a permis d’investir dans ce projet clé.
Comment se porte le groupe LDLC aujourd’hui ?
Le dernier trimestre (1er trimestre de l’exercice 2025-2026) montre un chiffre d’affaires consolidé de 127,2 millions d’euros en croissance de 7,6% et notamment sur le volet d’activité grand public (+13%). Un secteur qui représente 72% du chiffre d’affaires total du groupe. Les revenus issus des boutiques renouent avec la croissance (+2,9%). LDLC retrouve donc un rythme de croissance soutenu. Nous conservons une situation financière saine grâce à une bonne anticipation du marché et une réduction des coûts malgré une année très difficile sur le dernier exercice, la pire de l’histoire du groupe. De plus, les choix stratégiques du groupe axés sur une amélioration constante des services offerts (garanties, rapidité de livraison, proximité, …) portent leurs fruits. 5 ans après le Covid, une nouvelle période de rééquipement se dessine et cela porte l’ensemble du marché de l’IT et notre groupe.
LDLC a racheté plusieurs de ses concurrents. Quels est leur place au sein du groupe ?
Pour mémoire, LDLC compte plus de 1000 salariés, 15 enseignes dont 8 sites marchands. Nous avons su consolider le groupe au fur et à mesure des années en rachetant plusieurs de nos concurrents : Top Achat, Materiel.net et dernièrement Rue Du Commerce. Cela a toujours été un choix stratégique de conserver chacune de ses marques. Et cela ne changera pas. Rue du commerce, intégré depuis juillet 2024 avec une activité de Marketplace, bénéficie ainsi d’une forte notoriété (80%). Notre intérêt est de conserver l’identité de chacun pour jouer la complémentarité et capitaliser sur les synergies au sein du groupe.
Quels sont les arguments phares dont vous disposez pour convaincre le grand public ?
Le principal et le plus visible pour le consommateur est la garantie 5 ans offerte, instaurée en 2024, sur les PC, et smartphones, étendue depuis le 18 aout dernier, aux TV, moniteurs et PC LDLC (montés par nos équipes). Nous avons en effet renoncé à la vente d’extension de garantie contrairement à la plupart de nos concurrents. C’est un moyen efficace pour convaincre les clients. Plus généralement, la notion de durabilité nous préoccupe au quotidien. Nous disposons d’ateliers de réparation au sein des plus grandes boutiques, et dans notre atelier central situé à Nantes. Le magasin de Madeleine bénéficie d’un atelier très performant qui sera la vitrine de notre savoir-faire dans ce domaine. Enfin, si le succès de ce magasin se confirme, notre réflexion pourrait évoluer vers un déploiement de ce modèle dans d’autres grandes villes françaises, où nous ne sommes pas ou peu présents, avec pour objectif d’augmenter notre notoriété à travers toute la France et de faire croitre l’activité du groupe.

Spécialiste reconnu des moniteurs à hautes et très hautes fréquences, AOC enregistre une croissance spectaculaire sur ce segment stratégique. Pierre Léonard, Directeur France d’AOC, détaille les orientations du groupe et les leviers de cette dynamique.
Quel positionnement AOC adopte-t-il sur le segment des très hautes fréquences ?
Dans l’univers du gaming compétitif, la fréquence de rafraîchissement constitue le critère déterminant. Les joueurs recherchent avant tout la réactivité de l’écran plutôt que sa taille. Toutes les grandes équipes d’esport évoluent d’ailleurs désormais sur des moniteurs atteignant 280 Hz ou davantage.
Nos ingénieurs concentrent leurs efforts sur ce champ technologique essentiel. AOC occupe depuis longtemps une position de pionnier dans les hautes fréquences. Cette avance technologique renforce la différenciation de notre offre et consolide notre image d’acteur innovant.
Nous déployons évidemment d’importants moyens commerciaux et marketing autour de ces produits à forte valeur ajoutée, qui incarnent l’excellence de notre savoir-faire. Dans cette course permanente aux hertz, AOC entend conserver une longueur d’avance : chaque année, le standard progresse et nous accompagnons cette évolution.
Comment se comporte AOC sur ce segment en 2025 ?
Le cœur de notre gamme se situe entre 180 et 280 Hz, véritable fer de lance de notre stratégie. Nos ventes en volume sur le marché français, de moniteurs à très haute fréquence ont bondi de 500% sur les neuf premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024. Cette croissance illustre notre dynamisme dans ce segment clé de l’écosystème gaming. Deux de nos références me semble particulièrement exemplaires de notre savoir-faire, les 27G2Z3 et C27G4ZXE, symboles de performance et de fiabilité.
Comment évolue votre gamme de moniteurs à très haute fréquence ?
Notre montée en puissance s’accélère. En 2024, les modèles à 280 Hz et plus représentaient 3 % de notre catalogue ; en 2025, ils atteignent déjà 21 %.
Nous proposons aujourd’hui seize références à 280 Hz et plus, la gamme la plus vaste du marché. Cette proportion continuera de croître en 2026 avec un renforcement de l’offre comprise entre 240 et 300 Hz, véritable cœur de notre stratégie produit.
AOC développe également plusieurs références d’exception : deux modèles à 600 Hz, trois à 500 Hz et 6 entre 300 et 390 Hz. Les écrans en dessous de 160 Hz disparaîtront très vite de notre catalogue gaming.
Peut-on concilier hautes fréquences et grandes tailles d’écran ?
L’équation reste complexe, car les très hautes fréquences imposent des contraintes techniques importantes. Aujourd’hui, le format 27 pouces constitue un équilibre optimal entre taille, performance et coût pour les joueurs exigeants.
Ce format offre une excellente lisibilité en QHD et en 16/9, tout en conservant une réactivité maximale. Les diagonales de 24 et 32 pouces se montrent moins homogènes pour le jeu compétitif. En revanche, le 34 pouces représente une piste prometteuse : AOC commercialise déjà des modèles 240 Hz sur ce format et prépare l’arrivée de versions 280 Hz.

Acteur historique du marché gaming grand public, Trust s’impose par son agilité produit, son positionnement pertinent et désormais une stratégie offensive sur les licences. David Garnier, de Trust en France, en détaille les ambitions.
Comment se porte l’activité gaming de Trust ?
Malgré un contexte complexe, Trust consolide ses positions et développe ses parts de marché. Si notre « best-seller » est clairement le casque sous licence officielle PS5 Forta, qui se positionnent parmi les meilleures ventes du segment, nous avons surtout une activité équilibrée entre nos différentes catégories de produits gaming. Ce socle pluriel garantit une stabilité face aux fluctuations du marché.
Comment expliquer cette bonne santé dans ce contexte ?
Notre bon positionnement constitue un levier évident. Trust se positionne avec des produits accessibles, sans sacrifier la qualité ou l’innovation. Et ce alors que le haut de gamme recule, les meilleures références entrée et milieu de gamme progressent. L’arrivée d’un clavier mécanique customisable (Xyra TKL – 89,99 euros), d’une souris de milieu de gamme revisitée (Felox+ – 39,99 euros), de nouvelles chaises (Roniq RGB – 139,99 euros) ou d’une gamme de grands classiques (housse de transport…) pour la Switch 2 confirme cette orientation. La dynamique repose aussi sur la capacité à renouveler rapidement les gammes, tout en suivant les tendances fortes du moment comme le prouve la sortie récente de lampes d’écran ou d’organisateurs de bureau. L’ensemble forme un catalogue approchant les 200 références, parmi les plus fournis du secteur. L’entreprise mise enfin sur sa solidité financière pour rassurer distributeurs et partenaires.
Quels sont vos relais de croissance ?
L’univers des licences offre un puissant levier d’expansion. Trust s’appuie déjà sur la licence officielle PS5 pour le casque Forta et nous travaillons sur d’autres concepts dans le même esprit. Nous venons par ailleurs de nouer un partenariat avec Warner autour de Superman et Batman. Ces licences, appuyées par l’actualité cinéma, nourriront des déclinaisons sur les gammes cœur de métier (claviers, casques, manettes, tapis…). Trust entend capitaliser sur ses best-sellers en les adaptant à l’univers des grandes franchises, selon une logique de « form-factors » éprouvés. Nous travaillons pour signer prochainement de nouveaux partenaires autour des licences.
En parallèle, un travail renforcé auprès des influenceurs permettra de développer l’aura de Trust Gaming, et d’ancrer la marque dans les usages des nouvelles générations.

Marque forte de l’accessoire gaming, Konix structure son développement pour 2025 autour de quatre axes porteurs : montée en gamme, diversification vers les produits dérivés avec en particulier une percée sur le segment TCG, offensive anticipée sur la Switch 2 et rationalisation de l’offre. Renaud Brach, directeur commercial et marketing de Konix, nous précise les contours.
Quelles sont les ambitions de Konix pour 2025 ?
L’année 2024 a cristallisé un certain attentisme dans l’écosystème vidéoludique. Malgré ce contexte, Konix a maintenu une dynamique intéressante, en capitalisant sur la solidité de son offre et l’agilité de sa distribution. L’horizon 2025 s’annonce plus propice, porté par la sortie de la Switch 2 et une actualité éditoriale dense.
Quatre leviers majeurs concentreront les efforts de l’entreprise : le lancement de la Switch 2, montée en puissance des produits dérivés avec en particulier une entrée structurée sur le marché des cartes à collectionner (TCG)le développement d’une gamme premium et rationalisation de l’offre. Cette stratégie adossée à notre portefeuille traditionnel, nous permet de viser une croissance du chiffre d’affaires.
Vous voulez frapper un grand coup sur les cartes TCG. Quelle est concrètement votre stratégie dans le domaine ?
Le segment TCG illustre parfaitement le savoir-faire du groupe Innelec. L’entreprise y investit en s’appuyant sur un marché dynamique, où le groupe distribue des marques historiques comme Magic: The Catering ou Yu-Gi-Oh!, qui suscitent un fort engouement. Konix accompagne cette tendance en développant offre d’accessoires complémentaires : sleeves standards, perfectum sleeves, hard sleeves, classeurs, feuilles de classeur, binders…
La première vague – cinq concepts – préfigure une montée en puissance rapide : une quinzaine de références verront ainsi le jour d’ici la fin de l’année. Conçus en interne et produits à notre marque dans une usine partenaire reconnue pour son excellence industrielle, ces accessoires reflètent un positionnement qualitatif assumé. Pas d’entrée en gamme par le bas : l’objectif consiste à offrir des produits solides, bien approvisionnés, à prix juste et sans licence à court terme.
Pourquoi vous attaquer à ce segment ?
L’engouement pour les TCG ne faiblit pas. Leur succès repose sur une mécanique de renouvellement rapide, générant une forte rotation en linéaire. Ce phénomène ouvre un espace stratégique pour les accessoires, à condition de proposer une offre disponible, compétitive et qualitative. Pour Konix, l’intérêt se situe aussi dans la récurrence des ventes. Ces produits à usage régulier permettent d’installer un flux de chiffre d’affaires stable, dans une logique presque « consommable ». La distribution spécialisée l’a bien compris. Des enseignes majeures comme Cultura ou Micromania-Zing soutiennent déjà activement notre gamme.
La Switch 2 est-elle un enjeu stratégique pour Konix ?
La sortie de la Switch 2 s’apparente à un moment de bascule. Konix l’anticipe comme un catalyseur de croissance. Dès le lancement, quinze références seront disponibles (housses, protections d’écran, stations de charge …), conçues autour d’une logique d’usage et sur certaines références décorées de licences fortes telles Naruto, Hello Kitty et One Piece. A moyen terme, nous élargirons notre offre avec d’autres accessoires indispensables, de nouvelles licences et des concepts plus technologiques.
Parallèlement, la première génération de Switch, et sa base installée de plus de 8 millions d’exemplaires en France, continuera de générer des ventes importantes. Konix pérennise sa présence sur ce parc avec des produits à prix resserré, pensés pour prolonger la durée de vie des équipements. Les points de vente bénéficieront ainsi d’un flux continu de nouveautés sur les deux générations de consoles.
Pourquoi vouloir faire monter en gamme votre offre ?
L’ADN de Konix repose historiquement sur un excellent rapport qualité/prix. Aujourd’hui, la marque franchit un cap. Pour renforcer sa notoriété et élargir sa base clients, elle investit dans le développement de gammes premium. L’objectif : adresser un public plus exigeant et consolider son image dans un marché arrivé à maturité.
Quelles typologies de produits seront concernées ?
Cette montée en gamme s’incarne dans plusieurs segments stratégiques. Les casques ultralégers Pulsar, les écrans StormFury et les fauteuils gaming sous licence en constituent les vitrines les plus visibles. L’offre mobilier s’étoffe avec des bureaux et sièges premium, dotés de finitions soignées, de matériaux nobles et de packagings valorisants, notamment sous licence Naruto. Le mobilier premium constitue d’ailleurs un relais de croissance auquel nous croyons et nous allons mettre l’accent sur des sièges d’excellente facture qui compléteront notre offre traditionnelle. Autre initiative structurante : l’introduction d’écrans de télévision sous la marque Konix. Ce complément vient enrichir l’offre de moniteurs gaming et capitaliser sur une expertise technique désormais bien installée. Tout cela accompagne un « rafraichissement » global de nos bestsellers dans la plupart de nos catégories.
Vous évoquiez précédemment une volonté de rationalisation de votre offre produits. Dans quelle optique ?
La richesse de notre catalogue – plus de 400 références – reflète une politique d’innovation soutenue. Toutefois, pour améliorer la lisibilité en point de vente et maximiser la rentabilité par mètre linéaire, une rationalisation s’impose. Konix engage donc une sélection plus rigoureuse : recentrage sur les best-sellers, valorisation des produits porteurs des licences les plus impactantes et des nouveautés stratégiques, meilleure animation des têtes de gondole. Cette clarification favorisera une meilleure identification des segments phares par les enseignes partenaires comme par les consommateurs finaux. L’enjeu consiste à continuer d’innover, tout en structurant l’offre autour des axes à plus fort potentiel.