
Dominique Masseran, Président d’ESCD, retrace trois décennies de mutations du marché de la vidéo et défend une vision engagée et optimiste du secteur.
Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché de la vidéo au cours des 30 dernières années ?
Il y a 30 ans, les choses étaient relativement simples. Pour regarder un film, il fallait soit aller en salles, soit le louer ou l’acheter en VHS, ou attendre qu’il soit diffusé à la télévision sur une des 6 chaînes hertziennes disponibles. Le support physique, avec la VHS puis le DVD, était roi. Le marché progressait d’année en année jusqu’à atteindre un pic en 2004 à plus de 2,5 milliards d’euros. Une série de bouleversements est ensuite venue mettre à mal sa suprématie, en introduisant de nouveaux usages. A commencer malheureusement par la piraterie qui a fragilisé le secteur, rapidement amplifié par la prolifération des chaînes câblées, puis par l’essor de la VOD et du téléchargement définitif et enfin de la SVOD. Autant d’alternatives qui ont progressivement érodé le marché. Pour autant, le marché de la vidéo physique reste aujourd’hui un marché conséquent qui pèse encore près de 150 millions d’euros. Il se montre beaucoup plus solide et résilient qu’anticipé à la fin des années 2000 où beaucoup ne lui donnait que quelques années à vivre. Nous sommes en 2026 et le marché est toujours là. Et il a encore de beaux jours devant lui en particulier avec la 4K qui continue à recruter et à progresser.
En 30 ans, comment la distribution et les relations avec les enseignes ont-elles évolué ?
L’évolution du marché a redessiné le paysage de la distribution, sans altérer la qualité des relations avec les enseignes, toujours constructives et apaisées. Avec le recul du marché du marché, le poids de la GSA a largement diminué au profit de la GSS qui joue aujourd’hui un rôle clé dans la défense de la catégorie au quotidien. Dans ce contexte, nous avons su dès le départ chez ESCD instaurer une relation de confiance et de transparence avec la distribution, en mettant en place avec chacun de nos clients un partenariat dynamique au service de la vidéo physique. Tout est mis en œuvre pour simplifier et fluidifier au maximum leur quotidien.
Quel est aujourd’hui l’enjeu pour le marché de la vidéo physique ?
Aujourd’hui, l’enjeu est d’accompagner la montée en puissance de l’UHD 4K, véritable moteur du marché, tout en continuant à faire vivre le catalogue qui représente près des trois quarts de la valeur du marché et suit une belle dynamique avec de nombreuses rééditions de grands classiques en Blu-ray 4K et Blu-ray. Il n’y a aucune fatalité ! Le support physique et la HD en particulier conserve un réel attrait, notamment auprès d’un public de passionnés et de cinéphiles fidèles, autour desquels le marché est en train de se consolider. Dans ce cadre, l’engagement des studios français et américains, des éditeurs indépendants et de nos partenaires retailers est déterminant. Les efforts de chacun pour valoriser la diversité de l’offre en magasins, à travers des éditions ambitieuses, sont en effet essentiels. Une diversité que seule l’édition vidéo physique est capable de proposer, affirmant son primordial dans la conservation du patrimoine cinématographique et audiovisuel.
Un petit mot pour les 30 ans de Multimédia à la Une…
Je me souviens encore des 20 ans de Multimédia à la Une et force est de constater que 10 ans après vous n’avez pas pris une ride ! Vous restez un partenaire essentiel pour nous, éditeurs distributeurs, comme pour nos enseignes partenaires de la distribution. Merci et bravo à toute l’équipe. En route vers les 40 ans…

Entretien avec Alexandra Bougartchev, Vice-Présidente Sales France, Benelux & Afrique de Warner Bros. Discovery, qui nous partage sa vision des leviers clés pour soutenir la vidéo physique et accélérer le développement du digital transactionnel.
Quelles actions les éditeurs doivent-ils renforcer pour soutenir la vidéo physique ?
La vidéo physique se positionne aujourd’hui comme un produit de collection pour les passionnés de cinéma et de séries TV, désireux de voir et revoir leurs contenus favoris dans les meilleurs conditions (image, son, bonus…). Chez Warner Bros. Discovery, nous nous attelons ainsi à proposer le meilleur de notre catalogue dans les formats les plus qualitatifs (remasterisations en 4K, coffrets, Steelbooks…) afin de soutenir la catégorie. Nous travaillons au quotidien avec notre maison mère aux Etats-Unis pour offrir des éditions prestigieuses. En parallèle, nous continuons à pousser l’éditorialisation de nos contenus via des campagnes marketing puissantes et ciblées. Cela nous permet de pérenniser nos ventes sur nos nouveautés comme très récemment pour la sortie du film oscarisé Une Bataille Après l’Autre de Paul Thomas Anderson.
Qu’est-ce qui, selon vous, va porter le marché dans les années à venir ?
Le marché de la vidéo physique est largement porté par le fond de catalogue qui génère chaque année près des deux tiers des ventes. Le dynamiser reste donc essentiel pour soutenir la vidéo physique sur le long terme. Cela passe chez nous par deux grands axes : maintenir et renouveler une offre forte de coffrets à forte valeur ajoutée autour de nos grandes licences, réalisateurs et acteurs, et assurer la disponibilité continue de nos titres sur tous les formats, notamment en 4K Ultra HD, aujourd’hui stratégique. Son poids dépasse 20% du marché physique en valeur en 2025 (+3 points vs 2024).
Evidemment, la nouveauté reste également un pilier central, puisqu’elle représente la fraicheur, la fenêtre vidéo étant la première après le cinéma. Les sorties de blockbusters revêtent ainsi un rôle stratégique. Il est important de maximiser le potentiel vidéo de chaque sortie en fonction de sa cible et de son genre.
Comment anticipez-vous l’évolution du marché de la VOD et de l’EST, et quels sont, selon vous, les principaux défis à relever ?
Le marché digital transactionnel (EST & VOD) vient en complémentarité du marché physique qu’il dépasse aujourd’hui de près de 40%. La priorité est d’accélérer son développement, en renforçant l’éducation des consommateurs, aujourd’hui ultra-sollicités par la profusion d’offres digitales (SVOD, TVOD, AVOD…). Il est essentiel de continuer à mettre en avant les atouts de l’EST et de la VOD qui constituent la première fenêtre digitale après la salle, sans abonnement ni publicité. Dans cette dynamique, les nouveautés cinéma et les principales franchises de notre studio (Harry Potter, Dune, Game of Thrones, DC Comics…) jouent un rôle majeur. Nous veillons à proposer les bons contenus au bon moment à nos plateformes partenaires, en fonction des actualités (salle, diffusion TV…), avec une dynamique éditoriale forte (animation commerciale, plans marketing dédiés et visibilité maximale chez nos partenaires).
Je profite de cet interview pour souhaiter un très bon anniversaire à Multimédia à la Une pour ses 30 ans ! Durant toutes ces années, vous avez accompagné et mis en lumière les sorties vidéo et jeux vidéo avec un grand professionnalisme et j’espère que cela durera encore longtemps.

En forte progression et désormais renforcé par l’acquisition d’Exertis France et Iberia à l’été 2025, le groupe WE Connect aborde une nouvelle phase de son développement. Son PDG, Moshey Gorsd, nous détaille les ressorts de sa stratégie.
Comment se porte le groupe WE Connect ?
L’exercice 2025 se solde par un chiffre d’affaires consolidé de 451,2 millions d’euros, en progression de 50,3% par rapport aux 300,2 millions enregistrés en 2024. Cette performance intègre l’acquisition d’Exertis France et d’Exertis Iberia en août 2025, ainsi que la contribution de MCA Technology, reprise fin premier semestre 2024. Ces opérations représentent 176,1 millions d’euros de revenus en 2025, tandis que les activités historiques du groupe progressent de 10,1%, pour atteindre 275,1 millions d’euros. Le modèle repose sur un équilibre structurant : 60% de l’activité en B2B, 40% en B2C.
Comment s’est construite votre trajectoire ?
L’ADN du groupe conjugue distribution de marques tierces et développement de produits propriétaires. L’aventure débute en 2003 avec MGF, avant la signature de partenariats structurants avec Samsung dès 2007, puis Acer en 2008. Parallèlement, la marque interne WE s’impose progressivement sur le segment des accessoires et périphériques high-tech. La croissance externe accompagne cette montée en puissance : Agorus (2009), D2 Diffusion (2012), PCA France (2017), Octant (2022), MCA Technology (2024) puis Exertis France et Iberia, rebaptisé Ezratis, en 2025. Cette succession d’intégrations positionne aujourd’hui WE Connect comme acteur de référence sur des secteurs comme le PC, l’impression, les consommables ou le gaming.
Comment s’organise votre activité de distribution de marques tierces ?
Le groupe déploie une offre large de grossiste en produits informatiques, péri-informatiques et bureautiques via ses filiales MGF, PCA France, MCA Technology, Octant et Ezratis. Les partenariats noués de longue date structurent ce dispositif. Avec Samsung, la collaboration initiée en 2007 s’est progressivement étendue aux PC portables, tablettes ou smartphones. Une dynamique comparable s’observe avec Acer et d’autres constructeurs majeurs. Chaque marque évolue dans son « couloir de nage », dans un périmètre clairement défini, sans concurrence avec les références propriétaires ou de confrères. Une force commerciale terrain d’une quinzaine de collaborateurs soutient ce maillage, garantissant proximité et expertise.
Que change l’intégration d’Exertis France et Iberia, devenu Ezratis ?
Cette opération ouvre un cycle de développement inédit. Au-delà de l’effet immédiat sur le chiffre d’affaires, les synergies commerciales constituent le principal levier : enrichissement du portefeuille de marques premium, déploiement accéléré des marques propres sur un réseau élargi, mutualisation des achats, renforcement du pouvoir de négociation auprès des fournisseurs internationaux… Ezratis apporte également des relations consolidées avec de nombreux acteurs tels que D-Link, TP-Link ou Turtle Beach, notamment sur le gaming, segment désormais doté d’une offre large et cohérente. Ce sont des experts reconnus dans leurs domaines et nous savons que la qualité principale d’une entreprise ce sont les humains qui la composent. Une phase de restructuration et de recherche de synergie accompagne l’intégration, avec un objectif clair de retour à la profitabilité à l’horizon 2027. L’apport des équipes ibériques marque par ailleurs une première étape décisive dans l’internationalisation du groupe.
Quelle place occupent les marques internes ?
Le développement de produits propriétaires constitue un pilier stratégique. Lancée en 2007, la marque WE couvre un spectre étendu – périphériques de saisie, accessoires, protections pour terminaux mobiles… – que complètent les marques D2 (connectique), Halterrego (audio), Heden (équipements informatiques) et ONLAN (gaming),
Cette approche renforce la marge dans un métier traditionnellement contraint par de faibles rentabilités. L’équilibre entre distribution tierce et marques internes fonde ainsi la robustesse du modèle. « Marcher sur 2 jambes » avec des produits en distribution et internes constitue un enjeu important de notre succès.
Quels outils soutiennent cette montée en puissance ?
Le printemps 2025 a vu l’inauguration d’un nouveau centre logistique à Serris, qui accueille également le siège du groupe. Cette implantation de plus de 14 000 m² rationalise les flux, facilite l’intégration des stocks — notamment ceux de MCA Technology — et génère des économies d’échelle significatives. Le transfert sans heurts de plus de 10 000 palettes depuis Collégien illustre la capacité opérationnelle, les connaissances, et l’implication de nos équipes et notre volonté systématique d’anticiper efficacement. Parallèlement, les plateformes e-commerce ont fait l’objet d’une refonte et l’ERP d’Ezratis a migré (cet hiver) vers une solution mutualisée. Dans un marché exigeant en matière de délais, la performance logistique conditionne la compétitivité.
Quelles perspectives pour 2026 et au-delà ?
Pour le futur, il faut penser commerce, commerce, et encore commerce, en ayant une démarche pragmatique et centrée sur les besoins de nos partenaires tant fournisseurs que distributeurs. La taille critique désormais atteinte, la solidité des partenariats fournisseurs et la capacité d’anticipation des cycles d’achat confèrent au
groupe un avantage structurant. WE Connect revendique un rôle d’intermédiaire stratégique, « d’amortisseurs », entre fabricants et distributeurs, facilitant l’accès au marché dans des conditions optimisées.
L’essor de l’intelligence artificielle ouvre des perspectives considérables sur l’ensemble des segments high-tech. Les investissements massifs engagés par l’industrie devraient stimuler l’innovation et générer de nouveaux relais de croissance. Par ailleurs, l’arrivée croissante de nouvelles marques sur le marché français crée des opportunités substantielles. Ces acteurs recherchent des partenaires capables d’orchestrer un accès efficace à la distribution ; les enseignes, de leur côté, attendent des nouveautés porteuses de rotation et de différenciation.
L’exercice 2026 traduira pleinement le changement d’échelle opéré en 2025. Après une année d’intégration, le groupe entre dans une phase d’optimisation et d’accélération, guidée par une priorité claire : intensifier la dynamique commerciale avec pragmatisme, au service conjoint des fournisseurs et des distributeurs.

À l’aube de ses dix-huit ans, Trade Invaders engage une transformation stratégique d’envergure. Julien Teilhet, président-directeur général, détaille les ressorts d’un développement fondé sur l’intégration, la diversification et de nouveaux outils.
Comment se porte Trade Invaders ?
Le groupe aborde ses 18 ans avec une image solidement établie d’acteur fiable et reconnu. L’exercice 2024/2025, clos au 30 juin 2025, s’est soldé par un chiffre d’affaires de 8,2 millions d’euros, assorti d’un léger déficit. La dynamique observée au second semestre calendaire 2025 a toutefois inversé la tendance. Au 31 décembre, le premier semestre fiscal affiche près de 5 millions d’euros de revenus, contre 4,5 millions un an plus tôt. Cette progression autorise une projection autour de 9 millions d’euros sur l’exercice en cours. Dans un environnement exigeant, l’évolution de l’offre et l’identification de relais porteurs — notamment les accessoires de padel et le jeu de société — soutiennent la trajectoire.
Quels leviers de croissance privilégiez-vous ?
L’axe majeur repose sur l’internalisation. Le développement de marques propres structure désormais la stratégie : Hikari pour le gaming PC, Freaks & Geeks pour l’accessoire gaming, Alter Series pour les univers design, GreenJoy en téléphonie, Epic Forge sur les accessoires dédiés aux jeux de société et aux cartes TCG…
La diversification produit accompagne cette logique. La gamme Hikari comprend déjà plusieurs références (claviers, souris, tapis), complétées prochainement par des casques gaming. Alter Series décline des univers graphiques identifiables — zombie, gangsta, street — appliqués à des formats éprouvés (sacoches, manettes… sur de nombreuses plateformes), enrichis d’éléments différenciants tels que des finitions phosphorescentes. Les performances commerciales valident ces partis pris créatifs. Parmi les succès récents figure également une manette compatible PS5 déclinée dans plusieurs couleurs et designs tendances, qui confirme la pertinence d’une offre technique à prix compétitif.
Le segment du jeu de société enregistre une progression soutenue, porté par des titres comme Grizzy & les Lemmings ou Haïku. La marque Epic Forge (accessoires de jeu de société et pour TCG) bénéficie parallèlement de la vitalité des cartes à collectionner. La signature de la distribution de Yu-Gi-Oh! renforce ce positionnement, d’autres accords devant intervenir prochainement.
Quelle place occupent les licences dans votre modèle ?
Les licences demeurent un moteur significatif, même si leur poids relatif recule au profit des marques internes. En 2026, de nouveaux développements concerneront notamment des franchises issues de partenariats avec Warner, parmi lesquelles DC Comics ou Harry Potter, ainsi que l’univers Yu-Gi-Oh!. Cette stratégie vise à conjuguer puissance des marques mondiales et création de valeur propriétaire.
Où en est le projet de nouveaux locaux ?
Le déménagement interviendra au 3e ou au 4e trimestre 2026. Les futurs locaux regrouperont l’ensemble des activités sur un site unique, intégrant des bureaux optimisés et des entrepôts étendus — 2 000 m² au sol pour 3 000 m² de surface exploitable. Cette centralisation générera des synergies opérationnelles substantielles, là où l’organisation actuelle repose sur plusieurs implantations. L’outil industriel ainsi constitué accompagnera la croissance à court, moyen et long terme.
Comment évolue votre présence en points de vente ?
Le développement commercial s’appuie sur une expertise reconnue auprès des enseignes spécialisées, notamment les réseaux cash. Parallèlement, des partenariats structurants se consolident avec des acteurs tels que Cultura ou Boulanger, tandis que l’expansion internationale s’intensifie. Cette diversification géographique et sectorielle conditionne la pérennité et l’ambition future du groupe.

TD SYNNEX, acteur majeur de la distribution IT en France et dans le monde répond aux demandes de la distribution avec une série de solutions performantes. Filipe Brito, Senior Director, Business Unit PC System de TD SYNNEX France, nous explique les atouts de son groupe pour faire face aux défis de 2026 sur l’IT.
Quels sont les principaux atouts de TD Synnex ?
Nos principale force repose sur notre positionnement unique dans l’écosystème IT. En tant que leader mondial de la distribution de solutions informatiques, présent dans plus de 100 pays, nous agissons comme un véritable trait d’union entre les constructeurs, les éditeurs, les intégrateurs et les revendeurs. En France, notre envergure logistique et commerciale est reconnue pour sa chaine d’approvisionnement performante qui nous permet de livrer plus d’un PC sur deux sur le marché global et plus de trois PC sur quatre auprès des retailers (source Context). Dans un environnement où les ruptures et les délais sont une préoccupation majeure, c’est un avantage concret pour nos partenaires.
Au-delà notre véritable différenciation réside dans notre capacité à créer de la valeur. Nous ne sommes pas uniquement un distributeur : nous accompagnons nos partenaires sur toute la chaîne, de l’agrégation de solutions (hardware, software, composants, périphériques) à l’avant-vente, la formation, le cloud, la cybersécurité, le financement, la reprise et le recyclage. Cela permet à nos partenaires de se différencier auprès de leurs clients finaux. Notre modèle de « one stop shop » est particulièrement apprécié dans le retail grâce à notre gestion des assortiments, l’animation commerciale, la logistique fine et adaptée, les services après-vente… Nous apportons une performance opérationnelle et une connaissance fine du marché grâce à l’expertise de nos équipes.
Comment abordez-vous cette année compliquée sur le PC ?
Dans un contexte marqué par les pénuries de composants, la hausse des coûts et l’allongement des cycles de renouvellement, notre stratégie repose sur trois piliers : l’anticipation, l’agilité et la création de valeur. La planification est cruciale. Nous avons travaillé très en amont avec tous les constructeurs et les enseignes pour sécuriser les roadmaps produits, identifier les temps forts de l’année, et ajuster les volumes au plus près de la demande. La fin du support de Windows 10 constitue un catalyseur important du marché du PC en 2026. L’agilité est plus que jamais nécessaire. Nous adaptons nos stocks et nos flux logistiques en temps réel (en faisant des points réguliers avec l’ensemble des acteurs (stocks sécurisés et approvisionnement à flux tendu). Cela permet aux retailers d’élargir leur offre, sans immobiliser leur trésorerie, tout en leur garantissant un canal d’approvisionnement sous « contrôle ». Enfin, nous concentrons sur les PC premium avec IA embarquée, les workstations, etc qui apportent de la valeur au marché. Nous accompagnons également la montée en puissance du marché du reconditionné afin de répondre aux exigences économiques et environnementales de nos clients.
Quelles seront les nouveautés porteuses pour 2026 ?
2026 n’est pas seulement une année de renouvellement du PC. Ce dernier devient une plateforme intelligente, durable et innovante, au cœur des usages professionnels et grand public. Les principales nouveautés et opportunités s’articulent autour de l’accélération de l’IA avec une forte dynamique autour des PC avec de l’IA embarquée en local. Le segment premium progresse également grâce à des PC performants de plus en plus plébiscités par nos revendeurs afin de répondre à des besoins exigeants : création de contenu, design 3D, etc. Les services à forte valeur (formation, assistance, etc.) deviennent des leviers attendus de différenciation. Enfin, en parallèle, la réglementation européenne et la sensibilité des consommateurs favorisent la croissance de PC reconditionnés plus durables sur le marché, un secteur sur lequel nous investissons.

Sur la mobilité, TCL a dévoilé au CES deux nouvelles paires de lunettes connectées RayNeo. Le groupe mise aussi sur sa technologie d’écran NXTPAPER, proche du rendu papier, en lançant une nouvelle tablette dédiée à la prise de note. Explications avec David Derrida, Directeur Market Intelligence de TCL Mobile.
Les lunettes connectées ont mobilisé l’attention des visiteurs au CES cette année. Quelles sont les annonces de votre groupe dans ce domaine ?
TCL, a présenté deux nouvelles paires de lunettes connectées sous notre marque RayNeo. Les RayNeo Air 4 Pro, taillées pour la mobilité, sont capables d’afficher l’équivalent d’un écran de 200 pouces avec une image en HDR de grande qualité. Autre solution, les RayNeo X3 Pro, équipées de deux écrans Micro-Led, prolongent la vision AR avec une expérience interactive pilotée par l’IA (à 1 399 euros). Elles constituent une interface intéressante, mixant réalité virtuelle et augmentée, grâce à l’intégration de Gemini. L’IA permet la traduction immédiate ou tous types de requêtes en temps réels. En outre, elles bénéficient d’un mode créateur pour les développeurs. Les deux modèles sont disponibles en France sur le site RayNeo. Sur ce CES 2026, TCL a également capitalisé sur sa technologie d’affichage NXTPAPER 4.0, avec un rendu proche du papier, que nous déployons sur deux formats complémentaires : le smartphone TCL NXTPAPER 70 Pro et notre tablette dédiée à la prise de note : TCL Note A1 NXTPAPER .
Quelles sont les particularités de cette tablette ?
Avec cette tablette, l’utilisateur bénéficie d’une expérience confortable, très proche de celle du papier, grâce à notre stylet avec retour haptique (inclus). Cet outil dédié à la prise de note bénéficie de nouveaux outils l’IA : reconnaissance intelligente de l’écriture manuscrite, traduction, enregistrements et transcription de réunions, amélioration de texte… De plus, cette tablette polyvalente de 11,5 pouces combine la protection oculaire avec un écran couleur (120 Hz) qui permet d’intégrer du contenu multimédia. Ce qu’aucun concurrent ne propose sur cette catégorie de tablette (écran e-ink).
Pour la prise de note, TCL a créé une interface dédiée, baptisée NXTPAPER Pure, qui propose une expérience simplifié à l’utilisateur afin d’organiser facilement tous les contenus. La fonction Inspiration Space permet la capture et l’organisation à la volée d’éléments (texte, images) par simple glisser-déposer. Commercialisé à 549 euros (étui magnétique et T Pen Pro compris) en avril, cette tablette TCL possède de solides arguments différenciants. Il s’agit d’une nouvelle catégorie prometteuse pour TCL. Le segment des liseuses et tablettes de prise de notes affiche en effet une croissance à deux chiffres.
Quels sont les arguments de votre nouveau Smartphone TCL NXTPAPER 70 Pro ?
Sur la mobilité, TCL a choisi de se différencier avec une approche centrée sur la « détox digitale » et l’aide à la concentration. Un utilisateur regarde en moyenne son smartphone plus de 200 fois par jour et notre attention se disperse. TCL y répond avec la technologie NXTPAPER et son bouton dédié qui permet de passer instantanément du mode normal au mode liseuse qui garantit une meilleure concentration. Le TCL NXTPAPER 70 Pro promet 7 jours d’autonomie dans ce mode (26 jours en veille), offrant une expérience visuelle proche du papier, tout en conservant la clarté d’une interface couleur classique, avec une forte réduction de lumière bleue. Ce modèle sera disponible à partir de fin février en France dans deux versions : 256 Go à 339 euros et 512 Go à 389 euros (coque avec stylet comprise). Avec ce positionnement abordable, nous poursuivons notre montée en puissance sur le smartphone.

En dévoilant le SQD Mini-Led, TCL franchit un nouveau cap en termes de qualité d’image. le constructeur s’appuiera également sur sa solution premium RGB Mini-Led qui s’impose la TV en 2026. Olivier Semenoux, chef produit Europe de TCL Electronics revient en détail sur ses nouvelles technologies qui structureront la gamme TV en 2026.
TCL a présenté la technologie SQD Mini-Led lors du CES 2026. Quelles sont ses arguments ?
TCL a dévoilé lors du CES 2026 sa 8e génération de Mini-Led, baptisée SQD Mini-Led. Celle-ci constitue un nouveau bond en avant avec la plus forte luminosité jamais proposée sur un téléviseur grand public ainsi que des noirs profonds : en résumé la meilleure des images possible grâce à des performances records. Pour la première fois, nos téléviseurs atteignent 100 % du BT.2020 (spectre de couleurs perceptibles par l’œil humain) et ce, de façon stable, sur l’ensemble des images, même les plus complexes. Techniquement, sur un 98 pouces, on propose 20 000 zones de rétro-éclairage pour offrir une précision unique avec des pics de 10000 Nits tout en affichant les noirs les plus profonds jamais atteint. Le SQD Mini-Led est une technologie polyvalente qui permet d’afficher toutes les couleurs avec des détails en HDR unique et qui convient parfaitement pour les très grandes tailles d’écrans.
Quand sera disponible la nouvelle série flagship X11L qui sera donc la première à intégrer cette fameuse technologie SQD Mini-Led ?
La nouvelle série flagship de TCL X11L, sera disponible en 75, 85 et 98 pouces dans les points de vente dès la fin du mois février. Nous avons ajouté cette année le format 75 pouces à cette série flagship, preuve d’une ambition élargie. La série X11L intègre en effet toutes nos nouvelles technologies, sans exception, afin de répondre aux attentes des consommateurs le plus exigeants. A noter que le prix restera aligné sur ceux de l’an dernier, et ce malgré toutes les améliorations apportées.
Techniquement, la série intègre toutes les nouvelles technologies de TCL en plus du SQD Mini LED. La série X11L dispose ainsi des nouveaux panneaux premiums WHVA V2.0, d’un nouveau chipset performant, d’un son Bang & Olufsen (barre de son intégrée + doubles subwoofers), d’une version de Google TV améliorée en mode conversationnelle (Gemini sera déployé en français en 2026), d’une compatibilité Dolby Atmos Flex Connect, le tout dans un design deux fois plus fin que la série précédente (seulement 2 cm d’épaisseur. Au total, ce sont plus de 18 améliorations qui ont été apportées. La série X11L sera donc un nouveau sommet du savoir-faire technologique de TCL en 2026. D’autres séries haut de gamme intégreront la technologie SQD Mini-Led en 2026. Des nouveaux modèles que nous dévoileront en mars prochain pour un lancement au 1er semestre 2026.
Le RGB était au cœur de ce CES 2026 chez les constructeurs TV, quelle sont les particularités de la solution proposée par TCL ?
TCL a effectivement dévoilé ses premiers téléviseurs intégrant les leds RGB (rouge, vert, bleu) qui améliore le rendu colorimetrique. Précision importante, il s’agit chez TCL de la 4e génération développée par nos ingénieurs de CSOT, notre filiale industrielle. Ils y travaillent depuis 8 ans. Désormais, tous les éléments sont réunis pour lancer cette technologie premium avec, selon nous, suffisamment d’arguments différenciants face à la concurrence. En effet, notre solution RGB intègre des contrôleurs individuels sur chacune des leds qui assurent le pilotage le plus fin du marché. Chacune des leds est indépendante et contrôlable à volonté. Concrètement, celles-ci peuvent afficher une modulation très précise en rouge, vert, bleu apportant ainsi un rendu incomparable sur les couleurs complexes. De plus le très grand nombre de zones de rétro-éclairage de nos téléviseurs, beaucoup plus importants que chez tous nos concurrents, fait une différence importante. Nos téléviseurs bénéficient également de nos dalles premiums WHVA 2.0 (cf. interview MM323). Nous avons donc un contrôle et une connaissance totale de nos téléviseurs. En résumé, il s’agit d’une nouvelle série ultra-premium pour TCL sur laquelle aucun compromis n’est fait. Avec le SQD Mini-Led et le RGB Mini-Led, TCL possède deux solutions imbattables en termes de performance.
Quelles sont les autres priorités sur la TV pour 2026 ?
Notre gamme de TV Lifestyle NxtVision va de nouveau s’étoffer en 2026. Nous lançons notamment la série A400Pro qui sera la première de la gamme à intégrer le Mini-Led pour corriger le petit défaut de noirs délavés des dalles mattes. La technologie Mini-Led annule cet effet matte qui parfois rend les noirs moins profonds. Avec le Mini-Led, la série NxtVision A400 propose le meilleur des deux mondes : un rendu unique d’un tableau et une image parfaite et lumineuse, même en pleine journée. Cette nouvelle série sera déclinée en 32, 43, 55, 65, 75, 85 et 98 pouces (avec un 32 pouces en Full HD et un 43 pouces sans Mini-Led). C’est une réponse à l’évolution de la demande des consommateurs qui évoluent d’un simple téléviseur au design unique, vers un modèle capable d’afficher une qualité d’image irréprochable dans tous les usages du quotidien (sport, gaming, etc.).
Quelles étaient les autres annonces de TCL autour des technologies d’affichage lors de ce CES 2026 ?
TCL est un groupe industriel spécialiste de l’affichage dont les ingénieurs ne cessent de travailler en R&D. Derniers exemples en date sur ce salon, TCL a proposé deux paires de lunettes connectées. La première, les RayNeo Air 4 Pro permettent d’afficher en mobilité un grand écran avec une image en HDR de très grande qualité. La seconde RayNeo X3 Pro prolongent la vision AR de RayNeo avec une expérience plus interactive et pilotée par l’IA. Une solution mixant réalité virtuelle et augmentée qui intègrent la technologie Micro-Led. Enfin, sur notre stand, nous avions présenté la solution complète (operating system) avec les écrans Print Oled (Cockpit intérieur), développée pour le monde de l’automobile, dans le cadre de notre joint-venture avec BMW Group.

A l’occasion de l’édition 2026 du CES, Samsung a dévoilé ses priorités sur la TV : Micro RGB sur le segment premium et généralisation du Mini-Led sur les autres gammes. Florent Greffe, Directeur Marketing de la division TV et audio-vidéo de Samsung revient pour MultiMédia à la Une sur les principales annonces du salon.
Quelles étaient les principales annonces de Samsung au CES 2026 sur l’univers de la TV ?
Cette année, nous proposerons des téléviseurs uniques grâce à la technologie Micro RGB et dans un vaste choix de tailles : du 55 au 115 pouces. Cette nouvelle technologie propose le meilleur en termes de luminosité et de colorimétrie avec 100% du BT.2020. À la différence des concurrents, Samsung utilise des leds de taille micro, et non mini, soit une taille inférieure à 100 microns. C’est un élément de différenciation essentiel qui nous assure le meilleur rendu du marché. Le deuxième étant notre fameux filtre antireflet que l’on retrouvera sur notre série premium R95H (disponible en 65, 75, 85 et 115 pouces). Pour sa part, la série R85H, sans filtre antireflet, (disponible en 55, 65, 75, 85 et 100 pouces) permettra de toucher une cible plus large. Ces deux séries intègrent l’ArtStore, autre élément différenciant qui transforme le téléviseur en une œuvre d’art, en évitant l’effet écran noir.
Quelle sont les autres évolutions sur votre offre de téléviseurs?
Historiquement, Samsung propose toutes les solutions premiums du marché. Pour faire court, le micro RGB offre le meilleur de la couleur et l’OLED, le meilleur du noir et des contrastes. EN 2026, nous aurons une gamme ultra-complète de téléviseurs OLED de 2026 avec les séries S95H, S90H et S85H. On ajoute cette année l’antireflet sur la série S90 qui offrira le meilleur des compromis sur la catégorie OLED. La S95H demeurant notre série flagship qui fait référence sur le marché et dans tous les tests techniques. Une nouvelle série OLED S99H sera lancée, avec un cadre en aluminium brossé, dans le style de notre collection The Frame, pour répondre à une demande complémentaire des consommateurs. Enfin, le gros focus de l’année sera l’intégration du Mini-Led à grande échelle dans beaucoup de nos gammes TV de 2026. Ce sera un avantage concurrentiel non négligeable dans une année de Coupe du Monde qui s’annonce intense.
Quelle sont les nouveautés dévoilées par Samsung dans l’audio et la vidéoprojection ?
Après les succès des précédents vidéoprojecteurs Freestyle, nous lançons le Freestyle Plus avec une luminosité améliorée (x2). Il possède les fonctions IA, un son immersif à 360° et une connectivité simplifiée. Mais surtout, il intègre de nouvelles fonctions très utiles comme le règlage automatique par les trapèzes 3D et ce, même sur des surfaces non planes. Ce vidéoprojecteur redimensionne automatiquement l’image, il évite les objets et grâce à l’autofocus, il réalise une mise au point en 0,2 seconde. C’est quasi-immédiat. Côté audio, nous proposons une nouvelle barre de son all-in-one (réf. QS90) sur un segment de marché qui représente 50% du marché total de la barre de son. Sans caisson de basse, elle délivre pourtant un son 7.1.2. haut de gamme, se distinguant de la concurrence en étant convertible à la verticale ou à l’horizontale.
Quelles sont les dernière évolutions sur votre solution Vision IA ?
Depuis l’année dernière, Samsung propose une expérience TV différente en intégrant l’IA , grâce à un compagnon intelligent appelé « Vision AI Companion » capable de gérer les tâches du quotidien. Avec ce compagnon, Samsung offre des solutions concrètes au consommateur : traduction en temps réel, recherches d’informations liées ou non au contenu regardé, conversation grâce à la commande vocale avec Copilot ou Perplexity, etc. En 2026, nous allons aller encore plus loin avec l’arrivée d’un mode dédié au Football qui optimisera les réglages visuels et sonores pour une expérience ultime du match. Grâce à Vision AI Companion, nos téléviseurs proposent une expérience qui va très au-delà du simple visionnage d’un contenu, et ce, sur l’ensemble de nos gammes 2026.

Innov8, groupe de distribution spécialisée, a profondément transformé sa stratégie depuis 2022 pour se recentrer sur la « Maison du Futur ». Une vision globale articulée autour d’un habitat connecté, énergétiquement autonome et, demain, assisté par la robotique intelligente avec les robots humanoïdes d’Unitree. Stéphane Bohbot, Président & Fondateur d’Innov8, revient sur les ambitions de son groupe pour 2026.
Comment se porte Innov8 ?
Notre groupe connaît une excellente dynamique de croissance solide depuis la transformation engagée autour de la Maison du Futur. Nous avons structuré notre organisation en deux pôles complémentaires : Innov8 Connect (B2C – produits connectés) et Innov8 Power (B2B – énergie et robotique). En 2025, le groupe a réalisé 320 millions d’euros de C.A. (vs 262 millions en 2024), soit une progression supérieure à 20 %. Cette performance s’appuie sur un recentrage stratégique : sortie progressive des activités smartphones, tout en conservant un positionnement fort sur les accessoires et le Made in France, en croissance de 26 %. Sur le smartphone, nous avons fait le choix sélectif de marques à fort potentiel comme Nothing, dont l’approche au design disruptive et l’écosystème cohérent ont permis une progression spectaculaire de 300 %. Cette logique illustre notre repositionnement vers des produits premium, innovants à forte valeur technologique, générateurs de croissance pour nos partenaires distributeurs.
Quelles sont les principales marques distribuées par Innov8 ?
Nous sélectionnons des leaders sur chaque catégorie stratégique. DJI, sur les drones grand public et professionnels, et Roborock sur les robots aspirateurs, continuent de renforcer leurs positions grâce à une innovation constante. XGIMI s’impose comme un acteur majeur du vidéoprojecteur design, tandis que Shokz a su créer une catégorie à part avec ses casques à conduction osseuse, soutenue par un important travail d’activation retail mené par nos équipes. Sur les montres connectées, Huawei, n° 1 mondial en volume, constitue un pilier de notre activité. Dans la maison connectée, les caméras avec Ezviz confirme sa position de leader en France (source GfK), tandis qu’EcoFlow s’est imposé comme une référence sur les solutions de batteries portables. Nous avons également élargi notre offre avec Plaud (enregistreur IA) et Hypershell (exosquelette grand public), ouvrant de nouveaux segments à fort potentiel. Sur des marchés très concurrentiels, notre force réside dans l’excellence de l’exécution commerciale et marketing de nos équipes
Quelles sont les nouveautés marquantes ?
En 2025, nous avons lancé les robots tondeuses Navimow, n° 1 mondial, marquant notre entrée stratégique sur le segment du jardin connecté. Nous introduisons également Dreo, marque spécialisée dans la ventilation et le chauffage d’appoint, déjà n° 1 sur Amazon US. L’actualité majeure est l’arrivée en exclusivité de Cecotec. Cette marque espagnole, forte de plus de 2 000 références en petit électroménager, combine largeur de gamme, innovation et positionnement prix compétitif. Il s’agit de l’un des lancements structurants de ce début d’année.
Les robots humanoïdes Unitree ont beaucoup fait parler d’eux. Quelle est leur place au sein du groupe ?
Les robots humanoïdes Unitree s’inscrivent au cœur de notre division Digital Power, aux côtés de DJI Enterprise, TCL Smart Home et Huawei Digital Power sur le marché du solaire. Cette division représente déjà un tiers du chiffre d’affaires du groupe. La signature d’un partenariat stratégique avec Unitree Robotics marque une étape majeure. Notre ambition est de construire en France un écosystème autour de la robotique avancée : intégrateurs, industriels, laboratoires de recherche et startups. Les performances en motricité sont désormais spectaculaires ; le prochain enjeu est l’intelligence logicielle et l’adaptation aux environnements professionnels. Nous avons constitué une équipe dédiée d’ingénieurs et de spécialistes en IA pour développer ces briques technologiques. L’objectif est clair : faire évoluer Innov8 d’un modèle de distributeur vers celui de « solution provider », capable de structurer des écosystèmes complets autour des technologies de demain. Innov8 poursuit ainsi sa transformation, avec une vision à long terme : connecter le futur et contribuer activement à l’industrialisation des nouvelles technologies en France.

Imou, spécialiste mondial des solutions de sécurité connectée dédiées au grand public et aux PME, poursuit sa montée en puissance sur le marché. Afin de faire le point sur la société et ses développements à venir, nous avons rencontré Aymeric Schindler, Country Manager France d’Imou.
Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour Imou ?
2025 a été une année importante dans notre développement, marquée par une forte croissance en France. Nous avons enregistré une progression de plus de 50% de notre chiffre d’affaires, reflétant à la fois la pertinence de notre positionnement et de notre offre, ainsi que la confiance que nous accordent nos clients et partenaires. Cette dynamique s’appuie notamment sur le renforcement de notre présence auprès de partenaires de référence du secteur comme Leroy Merlin et Castorama, porté par un écosystème produit complet, cohérent et en constante évolution. En ce qui concerne les caméras, nous avons considérablement étoffé notre gamme, notamment sur le segment batterie et lancé certains modèles, uniques sur le marché, comme la Bulb Cam, une caméra 2-en-1 combinant caméra et ampoule. Au total, notre offre compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de références, capables de répondre à une grande diversité d’usages et de contraintes d’installation, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Cette approche globale répond à une attente forte des consommateurs, qui privilégient des solutions simples, performantes et intégrées, pilotées depuis une seule et même application, garantissant une expérience utilisateur fluide. Nous allons poursuivre dans cette direction.
Quelles sont vos dernières nouveautés ?
Nous continuons de développer notre écosystème autour de la maison connectée de manière progressive, réfléchie et cohérente, en veillant à ce que chaque nouvelle solution présente une réelle pertinence d’usage. Cette approche structurée nous permet d’enrichir notre offre sans jamais perdre de vue notre cœur de métier : la sécurité, qui constitue l’ADN d’Imou. Chaque évolution de l’écosystème s’inscrit ainsi dans une logique de complémentarité et de valeur ajoutée. Parmi les nouveautés de ce début d’année, nous lançons un judas connecté intégrant la technologie AOV (Always-On Video). Cette innovation permet de visualiser en permanence, 24h/24 et 7j/7, ce qu’il se passe devant le domicile. Concrètement, la caméra intégrée enregistre des images en continu lorsqu’aucun événement n’est détecté, tout en préservant l’autonomie de la batterie et l’espace de stockage, puis bascule automatiquement en vidéo classique dès qu’un mouvement est identifié. Cette technologie est déjà présente sur l’AOV PT, une caméra extérieure rotative 5MP à double connectivité (Wi-Fi et 4G), totalement autonome, qui fait partie des modèles phares de notre gamme.
Nous étoffons également notre gamme de sonnettes connectées avec un nouveau modèle, équipé d’une caméra 4MP offrant un champ de vision ultra grand angle à 180°. Elle est livrée avec un carillon intérieur faisant également office de répéteur Wi-Fi et intégrant un stockage local sur carte SD. Nous nous apprêtons par ailleurs à lancer une gamme de visiophones, déclinée en version 2-fils et IP/PoE, intégrant une caméra 5MP et des fonctions avancées de détection intelligente, dont la détection de véhicules. Ces modèles se distinguent par leur grande flexibilité d’accès. Enfin, nous lancerons au cours du 1er trimestre une évolution de notre kit alarme. Ce pack complet, proposé à moins de 100 euros, comprend une passerelle Zigbee, deux capteurs d’ouverture de porte, un détecteur de mouvement, ainsi qu’une nouvelle télécommande intégrant quatre fonctions principales : activation, désactivation, bouton SOS en cas d’urgence et un bouton programmable, adaptable aux besoins de chaque utilisateur. Le système d’alarme peut interagir avec les caméras Imou via la création de scénarios intelligents.
De manière plus générale, quelles sont les principales innovations attendues sur vos gammes de produits en 2026 ?
En 2026, nous allons faire évoluer nos gammes à plusieurs niveaux, avec des avancées de nature différente. Certaines évolutions sont des adaptations indispensables aux standards du marché, tandis que d’autres apportent une véritable valeur d’usage pour les consommateurs. C’est le cas, par exemple, du passage généralisé à l’USB-C sur l’ensemble de nos caméras, intérieures comme extérieures. Ce n’est pas une innovation majeure en soi, mais une évolution nécessaire, qui répond aux usages actuels et permet plus de simplicité. À l’inverse, la généralisation du Wi-Fi double bande (2,4 et 5 GHz) constitue une évolution beaucoup plus impactante pour l’utilisateur. Concrètement, cela signifie que nos caméras pourront s’adapter automatiquement aux différents types de réseaux domestiques, offrant ainsi une expérience plus fluide et plus fiable et permettant aussi de réduire significativement les frustrations… et les retours en SAV.
Du côté des caméras intérieures, nous allons également introduire la technologie AOR (Always On Record), l’équivalent de l’AOV proposée sur nos caméras extérieures à batterie.
Parallèlement, nous faisons évoluer en profondeur la qualité d’image sur l’ensemble de notre gamme. Le 2K devient notre standard minimum, avec de plus en plus de modèles en 3K, voire en 4K. Nous démocratisons également la vision couleur de nuit, désormais disponible sur la quasi-totalité de nos produits, à l’exception de nos modèles d’entrée de gamme à 29,99 euros. Enfin, sur nos modèles plutôt haut de gamme, la vision nocturne couleur bénéficie de la technologie Aurora, qui permet d’obtenir des images de nuit d’une qualité très proche de celles prises en plein jour.
Les algorithmes propriétaires sont au cœur de la stratégie d’innovation d’Imou. Quels sont vos dernières avancées dans le domaine ?
Il est important de distinguer trois piliers dans nos avancées technologiques : IMOU SENSE®, Algo Play® et le développement continu des fonctionnalités au sein de l’application Imou. Comme vous l’avez évoqué, chez Imou, nous développons nos propres algorithmes en interne. Près de 60% de nos effectifs sont dédiés à la recherche et au développement, ce qui illustre l’importance stratégique que nous accordons à l’innovation. Cette maîtrise technologique constitue un véritable facteur de différenciation sur le marché.
Au cœur de cette approche se trouve IMOU SENSE®, notre matrice d’algorithmes d’intelligence artificielle propriétaire qui nous permet d’offrir des caméras plus précises, plus réactives et capables d’évoluer dans le temps. Nous enrichissons continuellement cette base d’algorithmes. Nous travaillons actuellement sur des fonctions avancées comme par exemple, la détection de chute – particulièrement utile pour les personnes âgées. En complément de cette intelligence embarquée, Imou a également développé Algo Play®, une fonctionnalité innovante qui équipe nos caméras haut de gamme. Hébergée dans le cloud, Algo Play fonctionne comme un véritable store d’algorithmes, qui permet aux utilisateurs de sélectionner et d’activer uniquement les fonctionnalités dont ils ont réellement besoin. Cette approche personnalisable apporte une grande flexibilité et permet d’adapter la caméra aux usages de chaque foyer. Enfin, cette innovation algorithmique s’accompagne d’un important travail de développement au niveau de l’application Imou, qui constitue le cœur de l’expérience utilisateur. À travers des services comme Imou Protect, nous enrichissons progressivement l’application avec de nouvelles fonctionnalités, notamment une recherche vidéo intelligente, des alertes plus descriptives et contextualisées ou encore des outils de surveillance de l’état des appareils. Ces évolutions permettent d’offrir une expérience plus fluide, plus lisible et plus sécurisée, tout en valorisant pleinement les capacités IA des caméras.
Quels sont vos objectifs cette année ?
En 2026, notre objectif est d’accélérer notre développement en consolidant nos partenariats existants, tout en nouant de nouvelles collaborations. Au-delà d’une logique de référencement, notre volonté est avant tout de construire des partenariats durables, fondés sur la confiance et la création de valeur sur le long terme. Notre ambition est de convaincre les enseignes chez lesquelles nous ne sommes pas encore présents, à la fois par la pertinence de notre offre, mais aussi par une politique commerciale maîtrisée, stable et lisible dans le temps. Nous sommes convaincus que des relations construites sur le long terme permettent une meilleure anticipation des besoins, une exécution plus efficace en magasin et une meilleure valorisation des innovations auprès des consommateurs. Le positionnement de la marque Imou est très clair : offrir le meilleur rapport qualité/prix du marché, avec des produits simples à installer et à utiliser, proposés à des prix très compétitifs, sans compromis sur la qualité. Nous faisons d’ailleurs partie des rares acteurs du marché à proposer une garantie de trois ans sur l’ensemble de nos produits de sécurité connectée. Pour accompagner cette dynamique et soutenir la croissance d’Imou en France comme à l’international, plusieurs recrutements sont en cours.
En parallèle, nous souhaitons nous positionner sur le marché BtoB, dont le potentiel est considérable. Nous préparons le lancement d’une gamme complète de caméras PoE (Power over Ethernet). Cette architecture est particulièrement adaptée aux installations critiques, comme les banques ou les entrepôts. Notre cible prioritaire sera les grossistes spécialisés qui s’adressent directement aux installateurs professionnels.