• TD SYNNEX : anticiper les besoins du retail

     

    TD SYNNEX, acteur majeur de la distribution IT en France et dans le monde répond aux demandes de la distribution avec une série de solutions performantes. Filipe Brito, Senior Director, Business Unit PC System de TD SYNNEX France, nous explique les atouts de son groupe pour faire face aux défis de 2026 sur l’IT. 

     

    Quels sont les principaux atouts de TD Synnex ?

    Nos principale force repose sur notre positionnement unique dans l’écosystème IT. En tant que leader mondial de la distribution de solutions informatiques, présent dans plus de 100 pays, nous agissons comme un véritable trait d’union entre les constructeurs, les éditeurs, les intégrateurs et les revendeurs. En France, notre envergure logistique et commerciale est reconnue pour sa chaine d’approvisionnement performante qui nous permet de livrer plus d’un PC sur deux sur le marché global et plus de trois PC sur quatre auprès des retailers (source Context). Dans un environnement où les ruptures et les délais sont une préoccupation majeure, c’est un avantage concret pour nos partenaires.

    Au-delà notre véritable différenciation réside dans notre capacité à créer de la valeur. Nous ne sommes pas uniquement un distributeur : nous accompagnons nos partenaires sur toute la chaîne, de l’agrégation de solutions (hardware, software, composants, périphériques) à l’avant-vente, la formation, le cloud, la cybersécurité, le financement, la reprise et le recyclage. Cela permet à nos partenaires de se différencier auprès de leurs clients finaux.  Notre modèle de « one stop shop » est particulièrement apprécié dans le retail grâce à notre gestion des assortiments, l’animation commerciale, la logistique fine et adaptée, les services après-vente… Nous apportons une performance opérationnelle et une connaissance fine du marché grâce à l’expertise de nos équipes.

     

    Comment abordez-vous cette année compliquée sur le PC ? 

    Dans un contexte marqué par les pénuries de composants, la hausse des coûts et l’allongement des cycles de renouvellement, notre stratégie repose sur trois piliers : l’anticipation, l’agilité et la création de valeur. La planification est cruciale. Nous avons travaillé très en amont avec tous les constructeurs et les enseignes pour sécuriser les roadmaps produits, identifier les temps forts de l’année, et ajuster les volumes au plus près de la demande. La fin du support de Windows 10 constitue un catalyseur important du marché du PC en 2026. L’agilité est plus que jamais nécessaire. Nous adaptons nos stocks et nos flux logistiques en temps réel (en faisant des points réguliers avec l’ensemble des acteurs (stocks sécurisés et approvisionnement à flux tendu). Cela permet aux retailers d’élargir leur offre, sans immobiliser leur trésorerie, tout en leur garantissant un canal d’approvisionnement sous « contrôle ». Enfin, nous concentrons sur les PC premium avec IA embarquée, les workstations, etc qui apportent de la valeur au marché. Nous accompagnons également la montée en puissance du marché du reconditionné afin de répondre aux exigences économiques et environnementales de nos clients.

     

    Quelles seront les nouveautés porteuses pour 2026 ?

    2026 n’est pas seulement une année de renouvellement du PC. Ce dernier devient une plateforme intelligente, durable et innovante, au cœur des usages professionnels et grand public. Les principales nouveautés et opportunités s’articulent autour de l’accélération de l’IA avec une forte dynamique autour des PC avec de l’IA embarquée en local. Le segment premium progresse également grâce à des PC performants de plus en plus plébiscités par nos revendeurs afin de répondre à des besoins exigeants : création de contenu, design 3D, etc. Les services à forte valeur (formation, assistance, etc.) deviennent des leviers attendus de différenciation. Enfin, en parallèle, la réglementation européenne et la sensibilité des consommateurs favorisent la croissance de PC reconditionnés plus durables sur le marché, un secteur sur lequel nous investissons. 


  • TCL Mobilité : lunettes connectées et NXTPAPER

     

     

    Sur la mobilité, TCL a dévoilé au CES  deux nouvelles paires de lunettes connectées RayNeo. Le groupe mise aussi sur sa technologie d’écran NXTPAPER, proche du rendu papier, en lançant une nouvelle tablette dédiée à la prise de note. Explications avec David Derrida, Directeur Market Intelligence de TCL Mobile.

     

    Les lunettes connectées ont mobilisé l’attention des visiteurs au CES cette année. Quelles sont les annonces de votre groupe dans ce domaine ?

    TCL,  a présenté deux nouvelles paires de lunettes connectées sous notre marque RayNeo. Les RayNeo Air 4 Pro, taillées pour la mobilité, sont capables d’afficher l’équivalent d’un écran de 200 pouces avec une image en HDR de grande qualité. Autre solution, les RayNeo X3 Pro, équipées de deux écrans Micro-Led, prolongent la vision AR avec une expérience interactive pilotée par l’IA (à 1 399 euros). Elles constituent une interface intéressante, mixant réalité virtuelle et augmentée, grâce à l’intégration de Gemini. L’IA permet la traduction immédiate ou tous types de requêtes en temps réels. En outre, elles bénéficient d’un mode créateur pour les développeurs. Les deux modèles sont disponibles en France sur le site RayNeo. Sur ce CES 2026, TCL a également capitalisé sur sa technologie d’affichage NXTPAPER 4.0, avec un rendu proche du papier, que nous déployons sur deux formats complémentaires : le smartphone TCL NXTPAPER 70 Pro et notre tablette dédiée à la prise de note : TCL Note A1 NXTPAPER .

     

    Quelles sont les particularités de cette tablette ?

    Avec cette tablette, l’utilisateur bénéficie d’une expérience confortable, très proche de celle du papier, grâce à notre stylet avec retour haptique (inclus). Cet outil dédié à la prise de note bénéficie de nouveaux outils l’IA : reconnaissance intelligente de l’écriture manuscrite, traduction, enregistrements et transcription de réunions, amélioration de texte… De plus, cette tablette polyvalente de 11,5 pouces combine la protection oculaire avec un écran couleur (120 Hz) qui permet d’intégrer du contenu multimédia. Ce qu’aucun concurrent ne propose sur cette catégorie de tablette (écran e-ink).

    Pour la prise de note, TCL a créé une interface dédiée, baptisée NXTPAPER Pure, qui propose une expérience simplifié à l’utilisateur afin d’organiser facilement tous les contenus. La fonction Inspiration Space permet la capture et l’organisation à la volée d’éléments (texte, images) par simple glisser-déposer. Commercialisé à 549 euros (étui magnétique et T Pen Pro compris) en avril, cette tablette TCL possède de solides arguments différenciants. Il s’agit d’une nouvelle catégorie prometteuse pour TCL. Le segment des liseuses et tablettes de prise de notes affiche en effet une croissance à deux chiffres.

     

    Quels sont les arguments de votre nouveau Smartphone TCL NXTPAPER 70 Pro ?

    Sur la mobilité, TCL a choisi de se différencier avec une approche centrée sur la « détox digitale » et l’aide à la concentration. Un utilisateur regarde en moyenne son smartphone plus de 200 fois par jour et notre attention se disperse. TCL y répond avec la technologie NXTPAPER et son bouton dédié qui permet de passer instantanément du mode normal au mode liseuse qui garantit une meilleure concentration. Le TCL NXTPAPER 70 Pro promet 7 jours d’autonomie dans ce mode (26 jours en veille), offrant une expérience visuelle proche du papier, tout en conservant la clarté d’une interface couleur classique, avec une forte réduction de lumière bleue. Ce modèle sera disponible à partir de fin février en France dans deux versions : 256 Go à 339 euros et 512 Go à 389 euros (coque avec stylet comprise). Avec ce positionnement abordable, nous poursuivons notre montée en puissance sur le smartphone.


  • TCL dévoile ses atouts pour 2026

     

    En dévoilant le SQD Mini-Led, TCL franchit un nouveau cap en termes de qualité d’image. le constructeur s’appuiera également sur sa solution premium RGB Mini-Led qui s’impose la TV en 2026. Olivier Semenoux, chef produit Europe de TCL Electronics revient en détail sur ses nouvelles technologies qui structureront la gamme TV en 2026.

     

    TCL a présenté la technologie SQD Mini-Led lors du CES 2026. Quelles sont ses arguments ?

    TCL a dévoilé lors du CES 2026 sa 8e génération de Mini-Led, baptisée SQD Mini-Led. Celle-ci constitue un nouveau bond en avant avec la plus forte luminosité jamais proposée sur un téléviseur grand public ainsi que des noirs profonds : en résumé la meilleure des images possible grâce à des performances records. Pour la première fois, nos téléviseurs atteignent 100 % du BT.2020 (spectre de couleurs perceptibles par l’œil humain) et ce, de façon stable, sur l’ensemble des images, même les plus complexes. Techniquement, sur un 98 pouces, on propose 20 000 zones de rétro-éclairage pour offrir une précision unique avec des pics de 10000 Nits tout en affichant les noirs les plus profonds jamais atteint. Le SQD Mini-Led est une technologie polyvalente qui permet d’afficher toutes les couleurs avec des détails en HDR unique et qui convient parfaitement pour les très grandes tailles d’écrans.

     

    Quand sera disponible la nouvelle série flagship X11L qui sera donc la première à intégrer cette fameuse technologie SQD Mini-Led ?

    La nouvelle série flagship de TCL X11L, sera disponible en 75, 85 et 98 pouces dans les points de vente dès la fin du mois février. Nous avons ajouté cette année le format 75 pouces à cette série flagship, preuve d’une ambition élargie. La série X11L intègre en effet toutes nos nouvelles technologies, sans exception, afin de répondre aux attentes des consommateurs le plus exigeants. A noter que le prix restera aligné sur ceux de l’an dernier, et ce malgré toutes les améliorations apportées.

    Techniquement, la série intègre toutes les nouvelles technologies de TCL en plus du SQD Mini LED. La série X11L dispose ainsi des nouveaux panneaux premiums WHVA V2.0, d’un nouveau chipset performant, d’un son Bang & Olufsen (barre de son intégrée + doubles subwoofers), d’une version de Google TV améliorée en mode conversationnelle (Gemini sera déployé en français en 2026), d’une compatibilité Dolby Atmos Flex Connect, le tout dans un design deux fois plus fin que la série précédente (seulement 2 cm d’épaisseur. Au total, ce sont plus de 18 améliorations qui ont été apportées. La série X11L sera donc un nouveau sommet du savoir-faire technologique de TCL en 2026. D’autres séries haut de gamme intégreront la technologie SQD Mini-Led en 2026. Des nouveaux modèles que nous dévoileront en mars prochain pour un lancement au 1er semestre 2026.

     

    Le RGB était au cœur de ce CES 2026 chez les constructeurs TV, quelle sont les particularités de la solution proposée par TCL ?

    TCL a effectivement dévoilé ses premiers téléviseurs intégrant les leds RGB (rouge, vert, bleu) qui améliore le rendu colorimetrique. Précision importante, il s’agit chez TCL de la 4e génération développée par nos ingénieurs de CSOT, notre filiale industrielle. Ils y travaillent depuis 8 ans. Désormais, tous les éléments sont réunis pour lancer cette technologie premium avec, selon nous, suffisamment d’arguments différenciants face à la concurrence. En effet, notre solution RGB intègre des contrôleurs individuels sur chacune des leds qui assurent le pilotage le plus fin du marché. Chacune des leds est indépendante et contrôlable à volonté. Concrètement, celles-ci peuvent afficher une modulation très précise en rouge, vert, bleu apportant ainsi un rendu incomparable sur les couleurs complexes. De plus le très grand nombre de zones de rétro-éclairage de nos téléviseurs, beaucoup plus importants que chez tous nos concurrents, fait une différence importante.  Nos téléviseurs bénéficient également de nos dalles premiums WHVA 2.0 (cf. interview MM323). Nous avons donc un contrôle et une connaissance totale de nos téléviseurs. En résumé, il s’agit d’une nouvelle série ultra-premium pour TCL sur laquelle aucun compromis n’est fait. Avec le SQD Mini-Led et le RGB Mini-Led, TCL possède deux solutions imbattables en termes de performance.

     

    Quelles sont les autres priorités sur la TV pour 2026 ?

    Notre gamme de TV Lifestyle NxtVision va de nouveau s’étoffer en 2026. Nous lançons notamment la série A400Pro qui sera la première de la gamme à intégrer le Mini-Led pour corriger le petit défaut de noirs délavés des dalles mattes. La technologie Mini-Led annule cet effet matte qui parfois rend les noirs moins profonds. Avec le Mini-Led, la série NxtVision A400 propose le meilleur des deux mondes : un rendu unique d’un tableau et une image parfaite et lumineuse, même en pleine journée. Cette nouvelle série sera déclinée en 32, 43, 55, 65, 75, 85 et 98 pouces (avec un 32 pouces en Full HD et un 43 pouces sans Mini-Led). C’est une réponse à l’évolution de la demande des consommateurs qui évoluent d’un simple téléviseur au design unique, vers un modèle capable d’afficher une qualité d’image irréprochable dans tous les usages du quotidien (sport, gaming, etc.).

     

    Quelles étaient les autres annonces de TCL autour des technologies d’affichage lors de ce CES 2026 ?

    TCL est un groupe industriel spécialiste de l’affichage dont les ingénieurs ne cessent de travailler en R&D. Derniers exemples en date sur ce salon, TCL a proposé deux paires de lunettes connectées. La première, les RayNeo Air 4 Pro permettent d’afficher en mobilité un grand écran avec une image en HDR de très grande qualité. La seconde RayNeo X3 Pro prolongent la vision AR de RayNeo avec une expérience plus interactive et pilotée par l’IA. Une solution mixant réalité virtuelle et augmentée qui intègrent la technologie Micro-Led. Enfin, sur notre stand, nous avions présenté la solution complète (operating system) avec les écrans Print Oled (Cockpit intérieur), développée pour le monde de l’automobile, dans le cadre de notre joint-venture avec BMW Group.


  • CES 2026 : Samsung parie sur le Micro RGB

     

    A l’occasion de l’édition 2026 du CES, Samsung a dévoilé ses priorités sur la TV : Micro RGB sur le segment premium et généralisation du Mini-Led sur les autres gammes. Florent Greffe, Directeur Marketing de la division TV et audio-vidéo de Samsung revient pour MultiMédia à la Une sur les principales annonces du salon. 

     

    Quelles étaient les principales annonces de Samsung au CES 2026 sur l’univers de la TV ?

    Cette année, nous proposerons des téléviseurs uniques grâce à la technologie Micro RGB et dans un vaste choix de tailles : du 55 au 115 pouces. Cette nouvelle technologie propose le meilleur en termes de luminosité et de colorimétrie avec 100% du BT.2020. À la différence des concurrents, Samsung utilise des leds de taille micro, et non mini, soit une taille inférieure à 100 microns. C’est un élément de différenciation essentiel qui nous assure le meilleur rendu du marché. Le deuxième étant notre fameux filtre antireflet que l’on retrouvera sur notre série premium R95H (disponible en 65, 75, 85 et 115 pouces). Pour sa part, la série R85H, sans filtre antireflet, (disponible en 55, 65, 75, 85 et 100 pouces) permettra de toucher une cible plus large. Ces deux séries intègrent l’ArtStore, autre élément différenciant qui transforme le téléviseur en une œuvre d’art, en évitant l’effet écran noir.

     

    Quelle sont les autres évolutions sur votre offre de téléviseurs?

    Historiquement, Samsung propose toutes les solutions premiums du marché. Pour faire court, le micro RGB offre le meilleur de la couleur et l’OLED, le meilleur du noir et des contrastes. EN 2026, nous aurons une gamme ultra-complète de téléviseurs OLED de 2026 avec les séries S95H, S90H et S85H. On ajoute cette année l’antireflet sur la série S90 qui offrira le meilleur des compromis sur la catégorie OLED. La S95H demeurant notre série flagship qui fait référence sur le marché et dans tous les tests techniques. Une nouvelle série OLED S99H sera lancée, avec un cadre en aluminium brossé, dans le style de notre collection The Frame, pour répondre à une demande complémentaire des consommateurs. Enfin, le gros focus de l’année sera l’intégration du Mini-Led à grande échelle dans beaucoup de nos gammes TV de 2026. Ce sera un avantage concurrentiel non négligeable dans une année de Coupe du Monde qui s’annonce intense.

     

    Quelle sont les nouveautés dévoilées par Samsung dans l’audio et la vidéoprojection ?

    Après les succès des précédents vidéoprojecteurs Freestyle, nous lançons le Freestyle Plus avec une luminosité améliorée (x2). Il possède les fonctions IA, un son immersif à 360° et une connectivité simplifiée. Mais surtout, il intègre de nouvelles fonctions très utiles comme le règlage automatique par les trapèzes 3D et ce, même sur des surfaces non planes. Ce vidéoprojecteur redimensionne automatiquement l’image, il évite les objets et grâce à l’autofocus, il réalise une mise au point en 0,2 seconde. C’est quasi-immédiat. Côté audio, nous proposons une nouvelle barre de son all-in-one (réf. QS90) sur un segment de marché qui représente 50% du marché total de la barre de son. Sans caisson de basse, elle délivre pourtant un son 7.1.2. haut de gamme, se distinguant de la concurrence en étant convertible à la verticale ou à l’horizontale.

     

    Quelles sont les dernière évolutions sur votre solution Vision IA ?

    Depuis l’année dernière, Samsung propose une expérience TV différente en intégrant l’IA , grâce à un compagnon intelligent appelé « Vision AI Companion » capable de gérer les tâches du quotidien. Avec ce compagnon, Samsung offre des solutions concrètes au consommateur : traduction en temps réel, recherches d’informations liées ou non au contenu regardé, conversation grâce à la commande vocale avec Copilot ou Perplexity, etc. En 2026, nous allons aller encore plus loin avec l’arrivée d’un mode dédié au Football qui optimisera les réglages visuels et sonores pour une expérience ultime du match. Grâce à Vision AI Companion, nos téléviseurs proposent une expérience qui va très au-delà du simple visionnage d’un contenu, et ce, sur l’ensemble de nos gammes 2026.


  • INNOV8 AU CŒUR DE LA MAISON DU FUTUR

     

    Innov8, groupe de distribution spécialisée, a profondément transformé sa stratégie depuis 2022 pour se recentrer sur la « Maison du Futur ». Une vision globale articulée autour d’un habitat connecté, énergétiquement autonome et, demain, assisté par la robotique intelligente avec les robots humanoïdes d’Unitree. Stéphane Bohbot, Président & Fondateur d’Innov8, revient sur les ambitions de son groupe pour 2026.

     

    Comment se porte Innov8 ?

    Notre groupe connaît une excellente dynamique de croissance solide depuis la transformation engagée autour de la Maison du Futur. Nous avons structuré notre organisation en deux pôles complémentaires : Innov8 Connect (B2C – produits connectés) et Innov8 Power (B2B – énergie et robotique). En 2025, le groupe a réalisé 320 millions d’euros de C.A. (vs 262 millions en 2024), soit une progression supérieure à 20 %. Cette performance s’appuie sur un recentrage stratégique : sortie progressive des activités smartphones, tout en conservant un positionnement fort sur les accessoires et le Made in France, en croissance de 26 %. Sur le smartphone, nous avons fait le choix sélectif de marques à fort potentiel comme Nothing, dont l’approche au design disruptive et l’écosystème cohérent ont permis une progression spectaculaire de 300 %. Cette logique illustre notre repositionnement vers des produits premium, innovants à forte valeur technologique, générateurs de croissance pour nos partenaires distributeurs.

     

    Quelles sont les principales marques distribuées par Innov8 ?

    Nous sélectionnons des leaders sur chaque catégorie stratégique. DJI, sur les drones grand public et professionnels, et Roborock sur les robots aspirateurs, continuent de renforcer leurs positions grâce à une innovation constante. XGIMI s’impose comme un acteur majeur du vidéoprojecteur design, tandis que Shokz a su créer une catégorie à part avec ses casques à conduction osseuse, soutenue par un important travail d’activation retail mené par nos équipes. Sur les montres connectées, Huawei, n° 1 mondial en volume, constitue un pilier de notre activité. Dans la maison connectée, les caméras avec Ezviz confirme sa position de leader en France (source GfK), tandis qu’EcoFlow s’est imposé comme une référence sur les solutions de batteries portables. Nous avons également élargi notre offre avec Plaud (enregistreur IA) et Hypershell (exosquelette grand public), ouvrant de nouveaux segments à fort potentiel. Sur des marchés très concurrentiels, notre force réside dans l’excellence de l’exécution commerciale et marketing de nos équipes

     

    Quelles sont les nouveautés marquantes ?

    En 2025, nous avons lancé les robots tondeuses Navimow, n° 1 mondial, marquant notre entrée stratégique sur le segment du jardin connecté. Nous introduisons également Dreo, marque spécialisée dans la ventilation et le chauffage d’appoint, déjà n° 1 sur Amazon US. L’actualité majeure est l’arrivée en exclusivité de Cecotec. Cette marque espagnole, forte de plus de 2 000 références en petit électroménager, combine largeur de gamme, innovation et positionnement prix compétitif. Il s’agit de l’un des lancements structurants de ce début d’année.

     

    Les robots humanoïdes Unitree ont beaucoup fait parler d’eux. Quelle est leur place au sein du groupe ?

    Les robots humanoïdes Unitree s’inscrivent au cœur de notre division Digital Power, aux côtés de DJI Enterprise, TCL Smart Home et Huawei Digital Power sur le marché du solaire. Cette division représente déjà un tiers du chiffre d’affaires du groupe. La signature d’un partenariat stratégique avec Unitree Robotics marque une étape majeure. Notre ambition est de construire en France un écosystème autour de la robotique avancée : intégrateurs, industriels, laboratoires de recherche et startups. Les performances en motricité sont désormais spectaculaires ; le prochain enjeu est l’intelligence logicielle et l’adaptation aux environnements professionnels. Nous avons constitué une équipe dédiée d’ingénieurs et de spécialistes en IA pour développer ces briques technologiques. L’objectif est clair : faire évoluer Innov8 d’un modèle de distributeur vers celui de « solution provider », capable de structurer des écosystèmes complets autour des technologies de demain. Innov8 poursuit ainsi sa transformation, avec une vision à long terme : connecter le futur et contribuer activement à l’industrialisation des nouvelles technologies en France.

     


  • Imou accélère son développement

     

     

    Imou, spécialiste mondial des solutions de sécurité connectée dédiées au grand public et aux PME, poursuit sa montée en puissance sur le marché. Afin de faire le point sur la société et ses développements à venir, nous avons rencontré Aymeric Schindler, Country Manager France d’Imou.

     

    Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée pour Imou ?

    2025 a été une année importante dans notre développement, marquée par une forte croissance en France. Nous avons enregistré une progression de plus de 50% de notre chiffre d’affaires, reflétant à la fois la pertinence de notre positionnement et de notre offre, ainsi que la confiance que nous accordent nos clients et partenaires. Cette dynamique s’appuie notamment sur le renforcement de notre présence auprès de partenaires de référence du secteur comme Leroy Merlin et Castorama, porté par un écosystème produit complet, cohérent et en constante évolution. En ce qui concerne les caméras, nous avons considérablement étoffé notre gamme, notamment sur le segment batterie et lancé certains modèles, uniques sur le marché, comme la Bulb Cam, une caméra 2-en-1 combinant caméra et ampoule. Au total, notre offre compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine de références, capables de répondre à une grande diversité d’usages et de contraintes d’installation, aussi bien en intérieur qu’en extérieur. Cette approche globale répond à une attente forte des consommateurs, qui privilégient des solutions simples, performantes et intégrées, pilotées depuis une seule et même application, garantissant une expérience utilisateur fluide. Nous allons poursuivre dans cette direction.

     

    Quelles sont vos dernières nouveautés ?

    Nous continuons de développer notre écosystème autour de la maison connectée de manière progressive, réfléchie et cohérente, en veillant à ce que chaque nouvelle solution présente une réelle pertinence d’usage. Cette approche structurée nous permet d’enrichir notre offre sans jamais perdre de vue notre cœur de métier : la sécurité, qui constitue l’ADN d’Imou. Chaque évolution de l’écosystème s’inscrit ainsi dans une logique de complémentarité et de valeur ajoutée. Parmi les nouveautés de ce début d’année, nous lançons un judas connecté intégrant la technologie AOV (Always-On Video). Cette innovation permet de visualiser en permanence, 24h/24 et 7j/7, ce qu’il se passe devant le domicile. Concrètement, la caméra intégrée enregistre des images en continu lorsqu’aucun événement n’est détecté, tout en préservant l’autonomie de la batterie et l’espace de stockage, puis bascule automatiquement en vidéo classique dès qu’un mouvement est identifié. Cette technologie est déjà présente sur l’AOV PT, une caméra extérieure rotative 5MP à double connectivité (Wi-Fi et 4G), totalement autonome, qui fait partie des modèles phares de notre gamme.

    Nous étoffons également notre gamme de sonnettes connectées avec un nouveau modèle, équipé d’une caméra 4MP offrant un champ de vision ultra grand angle à 180°. Elle est livrée avec un carillon intérieur faisant également office de répéteur Wi-Fi et intégrant un stockage local sur carte SD. Nous nous apprêtons par ailleurs à lancer une gamme de visiophones, déclinée en version 2-fils et IP/PoE, intégrant une caméra 5MP et des fonctions avancées de détection intelligente, dont la détection de véhicules. Ces modèles se distinguent par leur grande flexibilité d’accès. Enfin, nous lancerons au cours du 1er trimestre une évolution de notre kit alarme. Ce pack complet, proposé à moins de 100 euros, comprend une passerelle Zigbee, deux capteurs d’ouverture de porte, un détecteur de mouvement, ainsi qu’une nouvelle télécommande intégrant quatre fonctions principales : activation, désactivation, bouton SOS en cas d’urgence et un bouton programmable, adaptable aux besoins de chaque utilisateur. Le système d’alarme peut interagir avec les caméras Imou via la création de scénarios intelligents.

     

    De manière plus générale, quelles sont les principales innovations attendues sur vos gammes de produits en 2026 ?

    En 2026, nous allons faire évoluer nos gammes à plusieurs niveaux, avec des avancées de nature différente. Certaines évolutions sont des adaptations indispensables aux standards du marché, tandis que d’autres apportent une véritable valeur d’usage pour les consommateurs. C’est le cas, par exemple, du passage généralisé à l’USB-C sur l’ensemble de nos caméras, intérieures comme extérieures. Ce n’est pas une innovation majeure en soi, mais une évolution nécessaire, qui répond aux usages actuels et permet plus de simplicité. À l’inverse, la généralisation du Wi-Fi double bande (2,4 et 5 GHz) constitue une évolution beaucoup plus impactante pour l’utilisateur. Concrètement, cela signifie que nos caméras pourront s’adapter automatiquement aux différents types de réseaux domestiques, offrant ainsi une expérience plus fluide et plus fiable et permettant aussi de réduire significativement les frustrations… et les retours en SAV.

    Du côté des caméras intérieures, nous allons également introduire la technologie AOR (Always On Record), l’équivalent de l’AOV proposée sur nos caméras extérieures à batterie.

    Parallèlement, nous faisons évoluer en profondeur la qualité d’image sur l’ensemble de notre gamme. Le 2K devient notre standard minimum, avec de plus en plus de modèles en 3K, voire en 4K. Nous démocratisons également la vision couleur de nuit, désormais disponible sur la quasi-totalité de nos produits, à l’exception de nos modèles d’entrée de gamme à 29,99 euros. Enfin, sur nos modèles plutôt haut de gamme, la vision nocturne couleur bénéficie de la technologie Aurora, qui permet d’obtenir des images de nuit d’une qualité très proche de celles prises en plein jour.

     

    Les algorithmes propriétaires sont au cœur de la stratégie d’innovation d’Imou. Quels sont vos dernières avancées dans le domaine ?

    Il est important de distinguer trois piliers dans nos avancées technologiques : IMOU SENSE®, Algo Play® et le développement continu des fonctionnalités au sein de l’application Imou. Comme vous l’avez évoqué, chez Imou, nous développons nos propres algorithmes en interne. Près de 60% de nos effectifs sont dédiés à la recherche et au développement, ce qui illustre l’importance stratégique que nous accordons à l’innovation. Cette maîtrise technologique constitue un véritable facteur de différenciation sur le marché.

    Au cœur de cette approche se trouve IMOU SENSE®, notre matrice d’algorithmes d’intelligence artificielle propriétaire qui nous permet d’offrir des caméras plus précises, plus réactives et capables d’évoluer dans le temps. Nous enrichissons continuellement cette base d’algorithmes. Nous travaillons actuellement sur des fonctions avancées comme par exemple, la détection de chute – particulièrement utile pour les personnes âgées. En complément de cette intelligence embarquée, Imou a également développé Algo Play®, une fonctionnalité innovante qui équipe nos caméras haut de gamme. Hébergée dans le cloud, Algo Play fonctionne comme un véritable store d’algorithmes, qui permet aux utilisateurs de sélectionner et d’activer uniquement les fonctionnalités dont ils ont réellement besoin. Cette approche personnalisable apporte une grande flexibilité et permet d’adapter la caméra aux usages de chaque foyer. Enfin, cette innovation algorithmique s’accompagne d’un important travail de développement au niveau de l’application Imou, qui constitue le cœur de l’expérience utilisateur. À travers des services comme Imou Protect, nous enrichissons progressivement l’application avec de nouvelles fonctionnalités, notamment une recherche vidéo intelligente, des alertes plus descriptives et contextualisées ou encore des outils de surveillance de l’état des appareils. Ces évolutions permettent d’offrir une expérience plus fluide, plus lisible et plus sécurisée, tout en valorisant pleinement les capacités IA des caméras.

     

    Quels sont vos objectifs cette année ?

    En 2026, notre objectif est d’accélérer notre développement en consolidant nos partenariats existants, tout en nouant de nouvelles collaborations. Au-delà d’une logique de référencement, notre volonté est avant tout de construire des partenariats durables, fondés sur la confiance et la création de valeur sur le long terme. Notre ambition est de convaincre les enseignes chez lesquelles nous ne sommes pas encore présents, à la fois par la pertinence de notre offre, mais aussi par une politique commerciale maîtrisée, stable et lisible dans le temps. Nous sommes convaincus que des relations construites sur le long terme permettent une meilleure anticipation des besoins, une exécution plus efficace en magasin et une meilleure valorisation des innovations auprès des consommateurs. Le positionnement de la marque Imou est très clair : offrir le meilleur rapport qualité/prix du marché, avec des produits simples à installer et à utiliser, proposés à des prix très compétitifs, sans compromis sur la qualité. Nous faisons d’ailleurs partie des rares acteurs du marché à proposer une garantie de trois ans sur l’ensemble de nos produits de sécurité connectée. Pour accompagner cette dynamique et soutenir la croissance d’Imou en France comme à l’international, plusieurs recrutements sont en cours.

    En parallèle, nous souhaitons nous positionner sur le marché BtoB, dont le potentiel est considérable. Nous préparons le lancement d’une gamme complète de caméras PoE (Power over Ethernet). Cette architecture est particulièrement adaptée aux installations critiques, comme les banques ou les entrepôts. Notre cible prioritaire sera les grossistes spécialisés qui s’adressent directement aux installateurs professionnels.

     


  • Les figurines, phénomène culturel et de collection

     

    Les figurines ne sont plus un simple loisir d’enfants, mais aussi dorénavant des objets de collection et de spéculation. Décryptage de ce marché passionnant par Alexandre Boissenot, Category Manager TCG, Toys & Collections, eBay en France.

     

    Comment se porte ce marché des figurines ?

    Longtemps perçue comme un simple loisir, la figurine s’impose désormais à la fois comme un phénomène culturel et un actif financier. Le phénomène touche toutes les générations et s’institutionnalise, porté par la puissance des licences, la rareté organisée et la culture pop mondiale. La figurine ne relève donc plus seulement du jouet ou de la nostalgie, mais d’un univers économique à part entière. Le marché mondial des figurines de collection est aujourd’hui estimé à environ 13,2 milliards de dollars, et devrait atteindre près de 25,9 milliards de dollars d’ici 2033 (Source :  DataIntelo). En France, le marché du jouet pèse déjà près de 4,3 milliards d’euros (Source : Circana).

    La dynamique repose sur une communauté d’acheteurs très engagés. Selon une étude Ifop pour eBay, 77 % des Français ont déjà collectionné au cours de leur vie, et 1/3 poursuit cette pratique aujourd’hui. Les figurines séduisent particulièrement : 26 % des Français, soit 14 millions de personnes, en ont déjà possédé, et près de 5 millions demeurent des collectionneurs actifs. Sur eBay, les recherches liées à « Labubu blind box » y ont bondi de 260% en un mois (Source : eBay, août 2025), plaçant la figurine dans le top 3 des collectibles aux côtés de Pokémon et Lego. Les collectionneurs dépensent en moyenne 469 euros par an pour leur passion, ceux de figurines dépensent 561euros (Source : Ifop x eBay)

    Le public s’est progressivement élargi: la collection attire désormais les femmes, les amateurs de design intérieur et même les investisseurs, qui considèrent certaines figurines comme un actif alternatif

     

    Comment expliquer la vitalité des dernières années ?

    Trois moteurs alimentent actuellement la tendance : TikTok, la généralisation des blind boxes et l’influence des cultures asiatiques. Les marques exploitent désormais la rareté organisée — éditions limitées, collaborations exclusives, lancements en séries courtes — pour stimuler l’engagement. Ce modèle alimente un marché secondaire en pleine ébullition, où certaines pièces voient leur valeur démultipliée. L’achat de figurines s’apparente de plus en plus à un placement.

     

    Les figurines deviennent donc des objets de collection, voire de spéculation, plus que des jouets ?

    Effectivement, le statut de ces objets a profondément évolué. Dans les années 1970-1980, les figurines symbolisaient avant tout le jeu. Les années 2000 ont vu émerger les Art Toys, véritables œuvres de design, destinées à l’exposition plus qu’à la manipulation. En 2005, Funko a bouleversé le modèle : les communautés ont pris la main sur la demande, dictant aux fabricants les personnages ou les licences attendues.

    Puis les « blind boxes » ont transformé l’acte d’achat. Le consommateur ne cherche plus uniquement un produit, mais une expérience, nourrie par le suspense et la surprise. Ouvrir une boîte devient un rituel. Certains espèrent même décrocher une figurine rare, dont la revente dépassera largement le prix initial — un mécanisme proche du tirage aléatoire ou du jeu d’argent. Cette mécanique entretient une forte adrénaline d’achat et stimule considérablement les ventes.

     

    Pourquoi ce changement de statut ?

    Les figurines combinent désormais valeur ludique, esthétique et symbolique. Elles traduisent des identités, des appartenances, des émotions. L’exposition sur les réseaux sociaux renforce cette dimension, transformant ces objets en vecteurs de reconnaissance sociale et de narration personnelle. On ne cache plus ses figurines, on les met en scène. En parallèle, le design s’affine, les matériaux gagnent en qualité, et la dimension artistique s’intensifie. Les vitrines domestiques côtoient les plateformes de revente, créant un écosystème.

     

    Quels relais de croissance pour les années à venir ?

    Les collaborations croisées constituent un levier central. Les associations Bearbricks x Nike, Labubu x Coca-Cola ou Funko Pop! x Harry Potter prouvent que la figurine dépasse les frontières du jouet pour devenir un support de culture globale. Le marché se féminise également : les gammes comme Sonny Angel ou Labubu séduisent un public plus large, moins segmenté par genre. Cette diversification élargit la base de consommateurs et favorise une croissance durable.


  • Lexip ouvre un nouveau chapitre stratégique

     

    Changement définitif de nom de Pixminds en Lexip, financement de 19,4 millions d’euros, nouveaux partenariat … Lexip veut mettre tous les atouts de son côté afin de consolider son activité. Hugo Loi, Directeur Général de Lexip, nous explique les enjeux des évolutions récentes.

     

    Pourquoi renommer Pixminds et opérer ce basculement sous la bannière Lexip ?

    Le changement de nom de Pixminds en Lexip pour la société veut traduire un repositionnement clair : concentrer les ressources sur nos solutions développées depuis des années autour de notre R&D et nos partenariats. Et ce sur une seule marque celles de nos produits pour plus de lisibilité. Ce recentrage résulte d’une mutation engagée depuis plusieurs années, avec notamment l’arrêt du métier de grossiste qui limitait les marges. En privilégiant les développements internes, Lexip consolide son ADN technologique, soutenu par un portefeuille riche nombreux brevets et licences comme Les Sims, Naruto, Batman ou encore Assassin’s Creed.

     

    Votre financement de 19,4 millions d’euros constitue un signal important. Quel impact aura-t-il ?
    Les partenaires misent sur notre potentiel à changer rapidement d’échelle. Lexip vise en effet un objectif ambitieux : développer de manière massive notre chiffre d’affaires (4 millions d’euros actuellement) en quelques années pour atteindre 20 millions, voire 50 millions d’euros. Notre levée de fonds de 19,4 millions d’euros constituée d’obligations convertibles arrivant à échéance en 2031 renforce cette stratégie. Ce financement nous permet par ailleurs de solder une partie de la dette bancaire accumulée pour les programmes R&D et la gestion des licences, et surtout de développer nos outils de conquête de vente (équipe dédiée, bureau ou partenariat stratégique à l’international…)  tout en préservant notre indépendance. Notre dette est désormais de 1 million d’euros pour des fonds propres de 20 millions. Une situation financière très saine.

     

    Comment Lexip entend-il croitre sur un marché ultra-concurrentiel ?
    Nos équipes s’appuient sur plus de vingt ans d’expertise et sur un portefeuille de brevets et de licences qui structure notre différenciation. Nous souhaitons tout particulièrement progresser rapidement dans les linéaires des distributeurs, tant français qu’internationaux. Nous allons bien sûr poursuivre le déploiement de nos produits arborant des licences reconnues comme dans les prochains mois Les Sims. L’étape suivante consistera à densifier nos gammes par exemple dans les domaines des accessoires dédiés à la bureautique ou à la créativité.


  • David Garnier, distributeur de Trust en France

     

    Comment continuer à progresser quand on est vertueux depuis des années ?

     

    Trust capitalise toujours plus sur l’écoresponsabilité. Des collaborateurs sont dédiés à cette thématique en interne et challengent tout le groupe pour continuer à progresser, tout comme Ecovadis qui audite Trust (labellisé Ecovadis Gold depuis plusieurs années). La progression est donc continuelle. La conception, la fabrication et la distribution s’alignent sur un principe simple : maximiser l’impact environnemental positif sans dégrader la performance, ni la qualité d’usage.

     

    Les périphériques Trust de la gamme bureautique voient ainsi passer leur garantie de 2 à 5 ans alors que les produits ergonomiques sont désormais certifiés par Ergocert. Les problématiques de consommation en énergie constitue un autre axe de progression et tous nos produits sont parmi les mieux disant du secteur. On peut également noter la progression continu du poids des matières recyclées dans les produits, la quasi-généralisation des packagings éco-responsables (sans plastique dans les emballages, carton certifié FSC…), la supervision de plus en plus stricte de l’ensemble de la chaîne logistique pour assurer l’optimisation de tous nos process… Nous travaillons aussi sur des produits innovants comme une souris sans fil que nous annoncerons bientôt et qui sera sans batterie et à charge ultra rapide ! (2-3 minutes pour plusieurs jours d’utilisation).

     

    Par ailleurs, les politiques RSE des distributeurs européens, renforcées par un cadre réglementaire de plus en plus exigeant, stimulent clairement la demande pour des périphériques combinant prix maîtrisé et standards environnementaux élevés comme ceux de Trust. Cette évolution devient un avantage comparatif notable dans un contexte concurrentiel féroce et porte l’image de marque de Trust.


  • Philips, une performance de plus en plus vertueuse

     

    Face à l’escalade technologique des moniteurs – tailles en hausse, résolutions toujours plus fines, fréquences accrues et usages multiples –, la question environnementale s’impose désormais comme un enjeu central. Christophe Gaborit, Sales Manager chez Philips, détaille la manière dont le groupe conjugue innovation, sobriété énergétique et durabilité industrielle.

     

    Comment concilier la course à la performance des moniteurs et l’écoresponsabilité ?

    La problématique traverse l’ensemble de l’industrie. Les écrans gagnent en diagonale, en définition et en fonctionnalités, tout en intégrant des usages toujours plus exigeants, du gaming à la création en passant par la bureautique avancée. Cette évolution pourrait laisser présager une explosion des besoins énergétiques. Chez Philips, nos équipes ont fait un choix clair : considérer la durabilité non comme une contrainte, mais comme un levier d’innovation. Les investissements portent autant sur la recherche technologique que sur la refonte des processus industriels, afin de concilier excellence fonctionnelle et responsabilité environnementale. Il ne s’agit donc pas d’arbitrer entre performance et sobriété, mais bien de les faire progresser conjointement.

     

    La faible consommation des moniteurs constitue l’un des marqueurs de Philips. Comment évoluez-vous sur ce terrain ?

    Les avancées technologiques récentes permettent à nos écrans de proposer davantage de performances tout en réduisant significativement leur consommation électrique. Il y a trois ans, un moniteur 24 pouces affichait une consommation moyenne de 14,5 watts, un 27 pouces atteignait 17 watts et un modèle 49 pouces culminait à 42 watts. Aujourd’hui, notre dernière génération de 27 pouces fonctionne autour de 9,5 watts, soit moins qu’une ampoule LED classique. Concrètement, un 27 pouces actuel consomme désormais moins qu’un 24 pouces d’il y a trois ans. Cette trajectoire se poursuivra : notre ambition consiste à maintenir des niveaux de consommation très bas, tout en accompagnant l’augmentation des tailles d’écran, des fréquences, des résolutions et des fonctionnalités, comme les stations d’accueil USB, la recharge de périphériques ou l’intégration de webcams.

     

    Et sur le volet de la durabilité des produits ?

    La fiabilité constitue un pilier fondamental de notre démarche. Nos moniteurs affichent des taux de produits défectueux largement inférieurs à 1 %, combinés à une longévité qui dépasse fréquemment dix ans. Cette robustesse contribue directement à la réduction de l’empreinte carbone sur l’ensemble du cycle de vie du produit, en limitant les remplacements et les retours SAV.

     

    Au-delà de la consommation et de la durabilité, quels autres engagements portez-vous ?

    Nous accélérons sur l’ensemble de nos fondamentaux écoresponsables. Certains moniteurs Philips intègrent désormais jusqu’à 85 % de plastique recyclé issu des océans. Les emballages reposent sur des matériaux 100 % recyclables. Plusieurs gammes bénéficient de nouvelles certifications de référence, telles que l’EPEAT Gold ou la TCO Gen 10, qui impose notamment une garantie étendue à cinq ans. Enfin, cette exigence se diffuse à l’ensemble de notre écosystème : partenaires, fournisseurs et sites de production participent activement à cette démarche. Chez Philips, la responsabilité environnementale relève d’une conviction profonde, appelée à guider durablement nos choix industriels et commerciaux.