• TCL, PARTENAIRE DE GENTLE MATES POUR LA 4e ANNÉE

    En reconduisant son partenariat avec Gentle Mates, TCL crédibilise son offre de moniteurs gaming dont certains sont conçus en étroite collaboration avec les joueurs de l’équipe. Elise Dupuis, directrice Marketing de TCL revient sur les nouveautés d’un gamme 2026 qui s’étoffe.

     

    De quelle façon TCL se distingue sur l’univers du gaming ? 

    TCL vient de reconduire son partenariat historique avec le club d’esport Gentle Mates créé par Squeezie, Gotaga et Brawks (rejoint par Nikof en tant que nouveau CEO) et dont la communauté a encore augmenté de 20% cette année. Gentle Mates constitue le pivot de notre communication sur le gaming. Il nous permet d’une part, d’obtenir une forte visibilité sur les maillots et lors des Live Twitch auprès des 12 millions de joueurs esport en France (de plus de 15 ans) et globalement auprès des 15-34 ans. D’autre part, grâce à la co-conception de nos moniteurs avec les joueurs de Gentle Mates (M8), TCL bénéficie de toute la crédibilité nécessaire auprès des gamers. Après un premier moniteur, le 24G645, nous étoffons la gamme Gentle Mates avec deux moniteurs ultraperformants : le 27C2A et le 27P2A Pro. TCL offre ainsi des moniteurs qui répondent aux besoins des joueurs sans compromis sur la performance et la qualité d’image et ce, au meilleur prix, conformément à l’ADN de la marque. 

     

    Quels sont les qualités techniques de ces moniteurs TCL Gentle Mates ?

    Le 27P2A Pro-A s’adresse aux joueurs esport les plus exigeants, amateurs de FPS, qui recherchent vitesse, précision et réactivité avec un écran Mini-Led QHD ultra réactif (320 Hz, 1 ms) et lumineux (800 Nits – disponible dés juin à 379 euros). Il répond totalement aux attentes des joueurs de l’équipe M8 qui ont pensé le produit, conçu par nos ingénieurs. Le 27C2A est polyvalent, il offre un compromis pour profiter au sein d’un seul et même écran de la qualité d’immersion dans des jeux AAA mais avec une grande réactivité. Grâce à la technologie QD-Mini-Led et 1 196 zones de local dimming, il offre une image incomparable atteignant 1 600 nits (Disponible en juin à 499 euros) tout en étant capable de basculer d’une résolution QHD vers le Full HD pour atteindre une fréquence de 320 Hz avec un temps de réponse de 1ms pour du gaming expert.

     

    Comment s’organise le reste de la gamme moniteurs gaming de TCL ?

    La gamme 2026 s’étoffe et compte désormais une douzaine de référence. Elle est structurée autour de trois profils de joueurs identifiés (via une étude Ipsos). Le premier (série X) s’adresse à une cible qui recherche un écran polyvalent (gaming et qualité d’image) comme notre écran Oled de 32 pouces (Réf 32X3A – 1 299 euros). Ce produit design intègre un haut-parleur Bang & Olufsen dans son pied et offre une expérience unique. Pour les  joueurs à la recherche de la meilleure immersion, La série C répond à leurs attentes (Réf 27C2A). Enfin les séries P s’adressent aux joueurs friand de réactivité : le 27P2A Pro-A Gentle Mates en est le porte-drapeau. Et la gamme est complétée par d’autres produits à prix maîtrisé : 25P1AD, 27P1AD, 27P2A (Disponible à 199, 249 et 299 euros) afin d’offrir une solution convaincante à tous les joueurs. Le partenariat Gentle Mates s’affiche en linéaire sur tous nos moniteurs qui sont ainsi bien identifiés. Enfin notre téléviseur TCL C7L est également mis en avant auprès des gamers car elle propose le meilleur des compromis pour le gaming (144 Hz, Game Bar, Dolby Vision, etc). Enfin cet été, TCL entend surfer sur la montée en puissance du esport en France qui va accueillir deux événements majeurs à Paris : L’Esports World Cup 2026 et le Major de Paris de « Call of Duty », organisé par Gentle Mates fin juin.


  • SteelSeries : le son, nouvelle frontière du gaming

    En pleine progression, SteelSeries accélère son déploiement retail et redéfinit les frontières du périphérique gaming. Benoit Aveline, Marketing Manager France, détaille une stratégie premium qui permet de conquérir tous les segments.

     

    Comment SteelSeries se positionne-t-il actuellement sur le marché français ?

    La dynamique s’avère réellement favorable, malgré un contexte de marché exigeant. Sur le casque — notre produit phare —, nous occupons la deuxième place en valeur sur l’ensemble du marché français et la première sur le retail spécifiquement. Ce résultat prend tout son relief dans un secteur qui a reculé de 10% : nous y avons non seulement résisté, mais significativement progressé en parts de marché. Sur les claviers, notre position demeure solide et notre potentiel de progression reste intact. Les souris constituent un terrain plus disputé : nous occupons la 4e place. Globalement, le marché français reste particulièrement fragmenté, connaît un vrai renouvellement de ses acteurs majeurs, ce qui crée des opportunités réelles. Enfin, si nous étions historiquement très ancrés sur le PC, nous avons bâti une présence considérable sur console — une transformation structurelle qui élargit sensiblement notre base de consommateurs.

     

    Votre déploiement dans la distribution physique a connu une accélération marquée. Qu’est-ce qui l’a rendue possible ?

    Nous avons profondément réorienté notre stratégie de distribution. Historiquement très concentrés sur le canal online, nous avons investi massivement vers le retail pour développer des comptes directs, augmenter notre surface de vente et renforcer notre puissance de frappe en magasin. Le résultat se mesure concrètement : une présence désormais établie chez les multi spécialistes comme Boulanger ou la Fnac, une accélération chez des enseignes comme Darty, des investissements lourds chez les spécialistes du jeu vidéo comme Micromania, et un déploiement renforcé dans les GSA (Leclerc, Auchan…). Cette expansion repose sur un prérequis fondamental : la qualité intrinsèque de nos produits. Mais elle s’appuie aussi sur la profondeur de notre ligne de prix, qui nous permet de répondre à toutes les audiences, de l’entrée de gamme aux références ultra-premium.

     

    Quels dispositifs physiques en magasin accompagnent cette stratégie ?

    Chaque enseigne appelle un dispositif adapté à son modèle et à sa clientèle. Chez certains espaces culturels Leclerc, nous testons des dispositifs autour de 2 casques, 2 souris, 1 clavier et 1 tapis — des installations précieuses qui permettent au consommateur de prendre en main les produits directement. Permettre au consommateur d’expérimenter la qualité de nos produits avant l’achat représente pour nous un enjeu commercial fondamental. La qualité de nos produits se défend elle-même dès lors qu’on leur donne la possibilité de s’exprimer.

     

    SteelSeries reste-t-elle une marque 100 % gaming ou son positionnement évolue-t-il ?

    Le gaming constitue et constituera toujours notre cœur de marché. Mais certains de nos produits franchissent désormais les frontières traditionnelles du secteur. L’Arctis Nova Elite, sorti fin 2025, et le tout récent Arctis Nova Pro Omni atteignent un niveau de performance audio qui rivalise avec les meilleurs casques audiophiles du marché. Ils nous ouvrent une cible nouvelle : les audiophiles exigeants. Les consommateurs passionnés de jeux vidéo manifestent une appétence globale pour le son de haute qualité — dans le jeu, dans la musique …  — et renouvellent régulièrement leur matériel pour accéder au meilleur. En touchant cette cible, nous redéfinissons ce que doit être un casque gaming : un objet d’innovation absolue, pas simplement un accessoire fonctionnel.

     

    Vous évoquez la notion de frontière sonore. Pouvez-vous développer ?

    Le jeu vidéo a réalisé des progrès considérables sur le gameplay, sur l’image, sur le digital. La prochaine grande zone de conquête, c’est le son. Les joueurs les plus exigeants — comme ceux qui s’investissent sur des titres comme Fortnite ou Valorant — savent que la spatialisation sonore peut faire la différence sur le plan compétitif. Notre technologie Sonar répond précisément à cette attente : elle transforme l’expérience auditive en véritable avantage tactique. Mais au-delà du gaming compétitif, c’est l’ensemble des consommateurs de contenus de haute qualité qui exigent des produits capables d’en restituer toute la richesse. 

     

    Comment SteelSeries articule-t-elle sa stratégie premium avec une présence affirmée en entrée et milieu de gamme ?

    Le parallèle avec la F1 s’impose naturellement. Les technologies développées pour nos produits haut de gamme descendent progressivement vers les gammes inférieures, au fil du temps et de l’évolution des coûts de production. Notre casque Arctis Nova 1 intègre ainsi les mêmes drivers audio que notre Arctis Nova 7 Gen 2, référence haut de gamme gaming. Cette logique de ruissellement technologique nous permet d’être pleinement compétitifs sur le cœur du marché — la tranche des 80-100 euros — tout en maintenant une image et une exigence premium qui irriguent l’ensemble de la gamme. L’excellence n’admet pas de compromis: elle s’applique à chaque produit, quel que soit son positionnement tarifaire.

     

    Quels sont vos porte-étendards technologiques du moment ?

    Nous venons de lancer en quelques mois plusieurs références qui incarnent pleinement cette ambition. Sur les casques : l’Arctis Nova 7 Pro Gen 2, l’Arctis Nova Elite et l’Arctis Nova Pro Omni redéfinissent les standards de la catégorie. Sur les claviers, l’Apex Pro Gen 3 prolonge une lignée de références incontournables pour les joueurs les plus exigeants. Sur les souris, l’Aerox 3 Wireless Gen 2, tout juste lancée, apporte une proposition technique solide sur un segment très disputé. Chacun de ces produits porte des innovations qui irrigueront bientôt nos gammes intermédiaires.

     

    Comment SteelSeries anime-t-elle sa communauté et sa présence marketing en France ?

    Notre association avec T1 — l’une des meilleures équipes d’esport au monde, celle de la légende Faker — constitue notre ancre internationale la plus visible. En France, nous travaillons avec des influenceurs et streamers reconnus. Ces dispositifs communautaires se combinent avec des campagnes publicitaires plus classiques et une présence active sur les réseaux sociaux. Une approche à 360°.


  • Sandisk : une nouvelle ère pour le stockage

    Nouvelle identité visuelle, nouvelle gamme, nouveaux produits… Depuis sa prise d’indépendance, Sandisk se réinvente. Kalima Toubal, Directrice Marketing EMEAI, nous dévoile la direction stratégique qui guide cette transformation.

     

    Votre  nouveau logo et votre nouvelle identité visuelle symbolisent-t-ils un véritable renouveau de la marque?

    Ce nouveau logo s’accompagne d’une identité visuelle renouvelée et d’une promesse forte : « Space to Hold More ». Cette évolution reflète notre volonté de placer les utilisateurs au cœur de notre démarche. Alors que les usages et les comportements évoluent rapidement, les créateurs filment désormais jusqu’à 16K, les gamers explorent des univers toujours plus immersifs et les consommateurs créent, partagent et sauvegardent des volumes croissants de contenus de haute qualité. Dans ce contexte, les besoins en stockage, en performance et en fiabilité n’ont jamais été aussi exigeants.

     

    Les utilisateurs exigeants sont-ils au coeur des préoccupations de Sandisk ?

    Tout à fait. Pour les créateurs de contenu, la gamme Creator Series propose des solutions de stockage allant de 256 Go à 8 To, adaptées aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels. Nous proposons également la gamme SANDISK Extreme PRO CFexpress Type A, conçue pour les professionnels de la vidéo et du cinéma. Elle intègre la technologie PCIe Gen4 pour permettre la capture de contenus jusqu’en 12K et offre une vitesse d’écriture soutenue minimale de 3 100 Mo/s (versions 2 To et 4 To). Concernant le jeu vidéo, la nouvelle gamme SANDISK Optimus marque une nouvelle étape dans l’évolution de la marque. Elle se décline en trois modèles : Optimus SSDs (pour les créateurs), Optimus GX SSDs (gamers) et Optimus GX PRO SSDs (professionnels et les joueurs les plus exigeants). 

    La nouvelle génération de solutions de stockage Sandisk propose des SSD portables plus rapides, plus performants et prêts pour l’ère de l’IA. Grâce à des capacités accrues et à des performances optimisées, ils s’intègrent dans un design compact qui tient dans la poche.  Nous offrons également une clé USB-C SANDISK Extreme Fit conçues pour répondre aux besoins de capacité, de mobilité et de productivité des laptops et tablettes, offrant jusqu’à 1 To de stockage à 400 Mo/s (128 Go – 1 To).

     

    Sandisk travaille avec des licences, pouvez-vous nous en dire plus ? 

    Nous disposons dans le gaming de partenariats officiels avec Nintendo Switch, Sony PlayStation et Microsoft Xbox mais aussi avec d’autres partenaires comme Fortnite, Crayola, ou les Schtroumpfs. À l’occasion de la Coupe du Monde de la FIFA, Sandisk a lancé une gamme de solutions de stockage (disques SSD portables, cartes SD et clés USB-C) sous licence officielle FIFA. Inspirés de l’univers du football et du design emblématique du sifflet d’arbitre, en cinq coloris, ces produits rendent également hommage aux pays hôtes de la compétition. À l’heure où chacun crée, capture et partage toujours plus de contenus, le stockage ne se limite plus à une simple question de capacité : il devient le gardien de nos souvenirs, de nos créations et de nos moments les plus précieux. 


  • Innelec : indépendant et de plus en plus diversifié

    Acteur historique et indépendant de la distribution high-tech et gaming, Innelec accélère sa diversification vers la pop culture et de nouveaux circuits. Julien Peyrafitte, son Président du Directoire, détaille une stratégie de long terme appuyée sur des fondations logistiques et technologiques renouvelées.

     

    Quelle philosophie guide Innelec dans un marché en pleine recomposition ?

    Notre indépendance constitue notre atout le plus précieux et notre différence fondamentale. Un actionnariat stable et familial nous affranchit de toute pression court-termiste. Nous construisons sur le temps long, avec une vision stratégique qui se mesure en années, pas en trimestres. Cette liberté nous permet d’accompagner nos partenaires — distributeurs comme fournisseurs — dans des accords durables et mutuellement profitables, sans jamais céder aux logiques opportunistes. Nous voulons que tout le monde prospère. 

     

    Quels sont les points forts qui différencient Innelec auprès de ses clients distributeurs ?

    Notre force réside dans notre capacité à absorber la complexité pour le compte de nos enseignes partenaires. Une dizaine de commerciaux terrain, quatre vendeurs sédentaires, des échanges réguliers avec les centrales d’achat : nous connaissons les besoins de nos clients avec une précision rare. Cette proximité nous permet de concevoir des rayons multimarques cohérents — sur les produits dérivés ou les accessoires, par exemple — parce que nous sommes les seuls à disposer de l’ensemble des produits sur toutes les catégories et auprès de toutes les enseignes. Nous ne nous positionnons pas comme de simples pousseurs de boîtes. Notre valeur ajoutée réside dans la construction d’écosystèmes complets, capables de créer de la valeur durable en rayon.

     

    La diversification constitue-t-elle désormais un axe stratégique central ?

    Absolument, et nous n’en sommes qu’au début. La dématérialisation du software contraint l’ensemble des acteurs de la distribution gaming à élargir leur périmètre. Le gaming demeure et demeurera le cœur de notre réacteur — ses fondamentaux restent solides, même si le métier présente une cyclicité inhérente. Mais nous avançons résolument vers des territoires complémentaires. La Pop Culture représente déjà 20 % de notre chiffre d’affaires sur le dernier trimestre fiscal, avec une croissance très soutenue sur les produits dérivés. Une tendance que nous anticipons durable. Nous nous diversifions également vers des segments connexes grâce à des partenariats comme Govee, Verbatim, Sandisk ou PNY — autant de portes d’entrée vers de nouvelles typologies d’enseignes, notamment dans le bricolage. Des circuits où notre légitimité se construit progressivement, mais avec méthode.

     

    Comment Innelec se positionne-t-il sur sa capacité à créer des offres globales pour la distribution ?

    C’est précisément là que réside notre différence structurelle. Nous ne commercialisons pas des produits isolés — nous construisons des univers. Prenons l’exemple des cartes TCG : nous distribuons des fournisseurs comme Konami, mais nous proposons simultanément tout un écosystème d’accessoires de protection — une trentaine de références Konix — qui amplifie la valeur du rayon pour l’enseigne et optimise le panier moyen. Nous concevons des opérations larges et diversifiées autour de thématiques qui mobilisent des communautés : des licences à forte actualité comme Harry Potter, dont la série arrive en fin d’année, des segments en pleine croissance comme les cartes TCG, ou des phénomènes communautaires comme la K-Pop. Notre capacité à assembler ces univers riches et cohérents représente une proposition de valeur que peu de distributeurs peuvent égaler sur le marché français.

     

    Quelle place occupent vos marques internes dans ce dispositif ?

    La marque Konix joue un rôle essentiel dans notre architecture commerciale. Elle offre une gamme complète et complémentaire de nos partenaires AAA — Turtle Beach, Sandisk, Thrustmaster, Sony, Nintendo … — aussi bien sur console que sur PC. Nos équipes sélectionnent avec rigueur les produits aux meilleures rotations en magasin, en s’appuyant sur des usines référentes du secteur. Konix ne vient pas concurrencer nos partenaires stratégiques — elle comble des espaces, fluidifie les assortiments et répond aux demandes spécifiques de certaines enseignes. C’est un outil d’agilité commerciale autant qu’une marque à part entière.

     

    Vous avez récemment refondu votre plateforme Innelec.com. Quelle en constitue l’enjeu réel ?

    C’est un chantier fondamental. L’ancienne plateforme accusait quinze ans d’âge, avec une UX qui ne correspondait plus aux standards du marché. Le nouveau site offre une expérience fluide et opérationnelle pour tous nos revendeurs : accès à nos 10 000 références, gestion des francos, suivi des opérations… Le tout accessible en quelques clics. Depuis sa mise en service en début d’année, nous observons une augmentation significative du trafic et du nombre de commandes. Cet outil revêt une importance particulière pour des enseignes comme les hobby stores, dont les besoins spécifiques supposent une navigation intuitive dans une offre très large. Mais cette performance digitale ne tient que parce qu’elle repose sur des fondations logistiques solides : 15 000 m² à Moussy-le-Neuf, des outils ultramodernes, un ERP renouvelé, une logistique capable de traiter aussi bien un camion de consoles qu’une commande à l’unité pour un t-shirt collector.

     

    Comment interprétez-vous la période récente pour Innelec ?

    Le contexte de marché a généré une baisse de chiffre d’affaires que nous assumons avec lucidité. Les ajustements effectués — des départs qui s’inscrivent dans la vie normale d’une entreprise cherchant à adapter ses coûts — ne traduisent pas une restructuration mais une optimisation. Nous attaquons cette nouvelle phase avec des bases saines, des outils performants et une vision stratégique claire. La solidité de notre modèle indépendant nous donne la sérénité nécessaire pour traverser les cycles sans jamais remettre en question nos engagements de long terme envers nos partenaires.

     

    Comment imaginez-vous Innelec dans cinq ans ?

    Une entreprise profondément transformée dans sa composition, tout en restant fidèle à ses valeurs fondatrices. Le chiffre d’affaires, les clients, les fournisseurs, les catégories — tout cela évoluera significativement. Les canaux de vente se diversifieront encore, avec de nouvelles enseignes notamment dans le bricolage. La Pop Culture et les produits dérivés pèseront davantage dans notre mix. De nouveaux marchés enrichiront notre périmètre. Mais Innelec demeurera ce qu’elle a toujours été : un partenaire de confiance, agile, à circuits de décision courts, au service de ses clients. Le gaming restera notre cœur de réacteur. Et notre indépendance, notre boussole.


  • Asus fête 20 ans d’innovation avec ROG

    A l’occasion des 20 ans de ROG, ASUS a dévoilé au Computex une édition spéciale de sa console portable, la ROG XBOX Ally X20, qui arbore un châssis noir translucide. Christine Le Calvez, Responsable Marketing PC Gaming chez ASUS, en charge de la marque ROG revient sur les annonces autour des 20 ans de ROG.

     

    Quelle a été la grande annonce d’ASUS pour ce 20e anniversaire de la création de Republic of Gamers (ROG) ? 

    Créée en 2006, ROG est née pour répondre aux besoins de tous les joueurs. ASUS a toujours été précurseur de technologies de rupture qui ont façonné le marché. Fidèle à notre ADN tournée vers l’innovation, ROG préempte les usages. Depuis 3 ans, ASUS a relancé le marché de la console portable avec la ROG Ally. Et pour lancer les célébrations des 20 ans de ROG, nous poursuivons le développement de cette catégorie avec la ROG Xbox Ally X20. Celle-ci se différencie par son design collector : un châssis noir translucide qui en fait un véritable objet de collection. Elle se distingue par ses aspects techniques, avec l’intégration d’un écran ROG Nebula HDR (120 Hz, 0,2 ms, Freesync Premium Pro, etc.) équipé d’une dalle Oled de 7,4 pouces pour une expérience de jeu encore plus intense et lumineuse. La console bénéficie de l’APU le plus puissant du marché (AMD Ryzen AI Z2 Extreme) et de la technologie de joystick TMR qui offre une précision extrême des micro-mouvements et une réactivité optimisée. De plus, nos ingénieurs ont fait un gros travail sur la dissipation de chaleur repensant le système de ventilation pour l’envoyer directement vers l’APU afin de maintenir une température de surface de l’écran aussi basse que possible, car on le sait les dalles Oled sont plus sensibles à la chaleur. 

    A noter que la console est offerte avec des lunettes de réalité augmentée (ROG XREAL R1 Edition 20), capables de simuler un écran virtuel de 171 pouces à 4 mètres. Son affichage à 240 Hz couvrant 95% du champ de vision (focalisé ?) avec un temps de réponse quasi instantané de 0,01 ms qui renforcent l’immersion dans les jeux et offrent une expérience incomparable. 

     

    Quelles autres annonces autour du 20e anniversaire de ROG ont été faites lors de ce computex ? 

    Historiquement ASUS vient du composant avant de s’émanciper vers les périphériques et les ordinateurs portables. Comme l’a exprimé notre fondateur Jonney Shih : « Pour honorer véritablement l’héritage ROG, notre récit doit commencer par nos racines ».Ce 20e anniversaire de ROG est donc l’occasion parfaite de montrer tout notre savoir-faire sur l’ensemble de nos catégories de produits. Ainsi une collection ROG Edition 20 à la pointe de l’innovation va voir le jour. Il s’agit d’une sélection de produits en édition limitée, reconnaissables par une identité visuelle forte : carte mère ROG Crosshair X870E Edition 20, carte graphique ROG Astral GeForce RTX 5090 Edition 20, mini-PC 3 litres ROG NUC 16 Edition 20, tour PC ROG G1000 Edition 20, moniteur ROG Swift OLED PG27AQWP-G Edition 20, routeur WiFi 7 ROG Rapture GT-BE98 Pro Edition 20, clavier ROG Azoth Extreme Edition 20, souris ROG Harpe II Extreme Edition 20… 

    Alors que ROG entre dans sa troisième décennie, la marque reste concentrée sur la rupture (technologies avancées de refroidissement design immersif et émergence de technologies pilotées par l’IA. Avec l’Edition 20, ROG continue d’explorer de nouveaux horizons pour les joueurs.

    Enfin ASUS a présenté le TUF Gaming F16, un PC portable gaming sous processeur Intel Core i7 14650HX et RTX 5070, qui se positionne sur un rapport qualité-prix exceptionnel pour tous les gamers désireux d’avoir des performances leur permettant de jouer à haut niveau.


  • GL events s’attaque à la Pop Culture

    Dans la droite lignée de l’organisation de la PGW 2025, GL events a fait de la Pop Culture un relais de croissance et lance en conséquence sa division dédiée baptisée Pop&Co. Benoît Le Goulias, Directeur Adjoint de Pop&Co, nous en détaille le rôle et les ambitions.

     

    Quel constat a conduit à la création d’une division dédiée à la Pop Culture ?

    La Pop Culture regroupe de nombreux univers transmédia (cosplay, manga, jeu vidéo…), avec un très fort potentiel de développement événementiel. L’organisation de la PGW en 2025 a marqué une prise de conscience et constitué un test grandeur nature d’une démarche à 360°, car on y retrouvait aussi bien du jeu vidéo que des cartes TCG ou des concerts. Nous avons créé une division propre à la Pop Culture chez GL events pour apporter une vraie plus-value dans un marché de l’événementiel Pop Culture aussi dynamique qu’éclaté. De cette réflexion est née Pop&Co. Nous ferons bénéficier ailleurs de notre puissance de frappe, tant en matière de marketing, d’organisation d’événements ainsi que d’un réseau de contacts incomparable.

     

    Quels sont les activités et événements portés par Pop&Co ?

    Nous bénéficions d’un socle solide d’événements préexistant, comme la Paris Games Week, notre vaisseau amiral, la Japan Touch à Lyon (printemps et automne) et les Geek Days, qui se tiendront à Lille et à Rennes. Le développement de l’activité via Pop&Co passera par la création de nouvelles manifestations, mais aussi par des partenariats de qualité et la reprise d’événements.

     

    Quelles synergies existe-t-il avec les autres entités de GL Events ?

    GL events est un groupe international spécialiste des métiers de l’évènementiel : solutions intégrées et sur mesure pour tous types d’événements, exploitation et valorisation de sites, organisation de salons, conventions et congrès. 

    Nous bénéficions de la force de cette complémentarité et sommes également sollicités en interne par des sites ou d’autres événements, comme des foires, pour développer la dimension Pop Culture, via la mobilisation de notre réseau et notre légitimité dans le domaine.

     

    Quelles sont les perspectives pour Pop&Co ?

    Pour l’avenir, l’objectif est double : développer nos événements existants et multiplier les nouveaux produits. Nous estimons pouvoir tripler notre offre dédiée à la Pop Culture en 5 ans, en nous appuyant en premier lieu sur 3 métropoles françaises (Paris, Lyon et Marseille), un maillage en région et en nous développant à l’international. Avec une ambition forte de devenir l’opérateur événementiel de référence sur le marché de la Pop Culture. 


  • Boulanger monte en gamme sur le gaming

    Avec le déploiement de son concept Gaming dans ses magasins, Boulanger continue d’asseoir sa notoriété sur le segment du gaming. L’enseigne multiplie les solutions pour rendre le gaming accessible au plus grand nombre.  Cyril Maurel, Leader produit PC et Romain Keirle, Leader gaming, périphériques et moniteurs chez Boulanger reviennent sur l’actualité de l’enseigne.

     

    Comment faîtes-vous face à la forte augmentation des composants sur le PC Gaming ? 

    Cyril Maurel : Le marché du gaming s’adresse à des passionnés et notamment à la jeune génération qui constitue l’une des priorités stratégiques de notre enseigne. Avec la hausse des composants et notamment de la RAM et du stockage, il y a nécessité de s’adapter pour proposer des offres accessibles sur le gaming. Pour cela l’enseigne possède plusieurs atouts comme notre offre de tours PC Gaming Skillkorp qui constituent la première de nos solutions. Grâce au travail avec notre intégrateur français (Cybertek), nous avons anticipé sur nos achats de composants. La hausse est ainsi plus mesurée et nous permet de conserver des prix contenus. Nos PC intègrent les marques de références au meilleur prix : cartes mères MSI, cartes graphique RTX Nvidia, stockage Samsung, etc (selon les configurations). Plus généralement, notre marque Skillkkorp ne cesse de se développer sur tous les segments du gaming. C’est devenu une référence du marché. 

     

    Quelles sont les autres solutions de Boulanger ? 

    C. M. : La deuxième solution pour rendre les produits gaming plus accessibles est l’offre Boulanger Location. Le client choisit sa mensualité et la durée de location (de 3 à 5 ans, à partir de 20 euros/mois). Il peut ainsi moduler le montant de son investissement grâce à notre solution financière. Pour notre enseigne, c’est un revenu récurrent qui est intéressant et cela s’inscrit dans le développement de notre activité à travers de nouveaux services. À l’issue de la période de location, le client peut conserver le produit (rachat définitif) ou repartir sur un nouveau. Ensuite, le PC repris sera reconditionné par nos filiales et proposé ensuite à nos clients. Créant ainsi une troisième solution pour disposer d’un PC gaming à moindre coût. De plus cette dernière solution s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire qui est l’une conviction forte de l’entreprise.

     

    Quelles sont les difficultés sur le PC reconditionné ? 

    C. M. : Pour donner plus de place aux PC gaming reconditionnés, il faut trouver des sources d’approvisionnement de qualité avec des volumes importants et uniformes. C’est l’une des difficultés majeures sur le reconditionné pour développer ce segment. Notre filiale Recommerce évolue déjà sur une échelle industrielle sur le smartphone et le PC. Nous avons également noué des accords avec des constructeurs : HP,  Lenovo, Acer, Asus et MSI. Et surtout, nous devons inciter nos clients à ramener leurs PC gaming pour les proposer ensuite aux clients qui seront demandeurs. C’est un cercle vertueux. Aujourd’hui Boulanger est la seule entreprise du retail à pouvoir traiter l’ensemble du recyclage (plastique, cuivre, etc.) grâce à sa filiale Environment Recycling.

    Sur notre site internet nous pouvons démultiplier l’offre de PC reconditionnées gaming sans difficulté. C’est un peu plus compliqué à déployer en magasin. En résumé, à travers nos 3 solutions : location, PC Skillkorp et reconditionnés,  nous rendons le gaming accessible malgré un contexte délicat. En effet, à fin mai, le marché du PC est en baisse de 5 % en volume et stable en valeur. Avec l’augmentation des prix, on peut s’attendre à un marché du gaming en retrait sur le reste de l’année. Mais il y aura sûrement des promotions des marques pour aider au renouvellement et dynamiser le marché en fin d’année et nous y travaillerons activement en magasin. 

     

    Où en est le déploiement du nouveau concept Gaming ?

    Romain Keirle : Le format a fait ses preuves. Finalisé fin 2025 dans notre magasin d’Englos (cf. MM328), il sera implanté dans 50 magasins en 2026, et le reste du parc suivra en 2027. Ce nouvel espace qui présente tout l’univers du gaming (PC et consoles réunis) crée un lieu d’expérience unique en magasin. Ces zones d’expérience permettent à nos clients de tester les produits en conditions réelles avec, selon la taille des magasins, six grands pôles d’activité couvrant toutes les catégories et disciplines du gaming : espace Sim Racing, battle station, etc.  Plusieurs espaces de marques avec les derniers produits gaming sont également accessibles en libre toucher dont la marque Skillkorp. Et c’est tout l’écosystème du gaming qui est ainsi présenté dans les meilleures conditions. Nous faisons vivre le gaming en présentant un setup complet en magasin avec tous les accessoires. Cela donne à nos clients des raisons de revenir régulièrement en magasin pour découvrir les dernières nouveautés. Les résultats sont excellents. De plus, Boulanger s’appuie sur sa marque Skillkorp pour répondre aux besoins essentiels des gamers. Nous sommes les seuls retailers à posséder une telle offre en France.

     

    Quels sont les segments gaming qui se portent le mieux? 

    R. K. : Le marché du moniteur se porte plutôt bien (+5 % de chiffre d’affaires depuis le début de l’année.). Il bénéficie du soutien de l’arrivée de nouvelles technologies comme l’Oled. Les produits sont beaucoup plus accessibles et incitent le client à se rééquiper. C’est l’un des segments mis en avant dans nos espaces gaming. Le reste des segments est plutôt en retrait, notamment en raison de la faible actualité sur le jeu vidéo qui draine la vente de tout l’écosystème et notamment des accessoires (casques, souris, claviers, manettes, etc).  Heureusement, le levier de croissance du marché est attendu sur la fin de l’année avec le lancement de GTA VI le 19 novembre prochain. Cela va générer énormément de trafic en magasin. C’est un jeu historique, très attendu qui va à nouveau réaliser de très gros scores. Dans ce contexte, notre objectif sera notamment de pousser l’accessoires et la montée en puissance sur les consoles. Avec GTA on s’attend au meilleur du graphisme et du son. Pour faire vivre l’expérience la plus forte possible en magasin, nous organiserons des animations et des activités autour de la console et notamment Playstation. Nous avons noué un partenariat avec le groupe Sony pour proposer la meilleure expérience possible au sein d’un espace de démonstration unique réunissant PS5 Pro, téléviseurs Sony et barre de son en magasin. Les bandes-son de GTA sont plus que plébiscitées par les gamers. Avec l’arrivée de GTA VI, on s’adresse ici à une cible de passionnés de gaming, de tous âges, capable d’investir énormément pour certains. Ce sera un moment important pour notre enseigne qui sait travailler la montée en gamme sur le gaming.

     

    Vous venez de lancer la première souris Skillkorp ambidextre, pourquoi ce produit est-il unique ? 

    R. K. : Il s’agit en effet d’une exclusivité mondiale. Ce dernier exemple en date de notre savoir-faire, nous permet de proposer notre première souris ambidextre. Le brevet déposé est mondial. En partant du constat que 20 % des gens dans le monde sont gauchers et que, dans chaque foyer, il existe différents profils (bureautique, gaming, loisirs), nous avons conçu une souris capable d’être au cœur de la maison. Dans le cadre de la gamme Progress qui répond aux besoins « je travaille la journée et je joue le soir », il s’agit de proposer une seule souris, pour droitier ou gaucher, présentant toutes les caractéristiques bureautique ou gaming (fréquences, dpi). Tout est axé sur une ergonomie unique avec un système intégré de rotation mis au point par nos ingénieurs et designers en interne. C’est le fruit d’un travail de toutes les équipes de Boulanger. Disponible en noir ou blanc, la souris bénéficie d’un bandeau Led, en mode gaming, qui disparait en mode bureautique. Son écran affiche le niveau de batterie, les DPI, etc. Et grâce au logiciel intégré, chaque bouton est paramétrable (jusqu’à 17 profils). Elle est commercialisée à 69,99 euros. Actuellement, nous formons tous nos vendeurs et notamment au siège lors de la dernière opération « 48h du commerce ». En effet, les souris sont des produits en libre-service. Il y a une nécessité à raconter l’histoire pour toucher une clientèle différente et conquérir ainsi de nombreux foyers.


  • Oraxeat / Azgenon : 2 marques, une ambition commune

    Distreo restructure son offre gaming, renouvelle ses best-sellers et déploie une gamme sous licence Jurassic Park tout au long du second semestre 2026. Ahmed Himida, son PDG, détaille une stratégie de montée en gamme assumée et une vision à 360° du marché.

     

    La segmentation entre Oraxeat et Azgenon évolue-t-elle ?

    Les deux marques conservent des identités distinctes et complémentaires. Azgenon cible le rapport qualité-prix avec des volumes significatifs, tandis qu’Oraxeat occupe le territoire des produits référents — conception exigeante, matériaux premium, positionnement à partir de 400 euros. La nouveauté réside dans le comblement d’un angle mort : nous allons enrichir Azgenon avec des produits plus haut de gamme, un segment de prix jusqu’ici absent de notre catalogue, tout en restant pertinent en termes de prix. Ces nouvelles références, aux matériaux plus confortables et plus durables, feront la jonction naturelle entre les 2 marques. Une continuité de l’offre que nos distributeurs attendent.

     

    Quelles nouveautés majeures arrivent sur la gamme gaming ?

    Nous procédons à un renouvellement en profondeur de nos best-sellers. Le TK800F cède sa place à un successeur aux caractéristiques plus pointues, et le MX800 laisse la main à un nouveau concept doté, notamment, d’un repose lombaire à 360°. Une innovation qui répond directement aux exigences des sessions prolongées. Ce cycle de renouvellement reflète notre volonté de ne jamais laisser une référence vieillir au détriment de l’expérience utilisateur.

     

    Où en est le développement de la gamme Azgenon sous licence Jurassic Park ?

    Le bureau gaming figure déjà au catalogue, mais l’essentiel du déploiement s’échelonne tout au long du second semestre 2026 : sièges, casques, manettes, sacoches pour Switch 2, claviers — tous construits sur nos « form factors » best-sellers. Travailler avec des licences iconiques constitue un levier d’attractivité puissant, tant en termes de visibilité en rayon que d’engagement communautaire.

     

    Envisagez-vous de nouveaux segments produits ?

    Nous observons avec attention la progression des sièges ergonomiques sur les usages gaming intensifs. Les frontières entre bureautique et gaming s’estompent : un produit ergonomique performant sur de longues sessions de travail fonctionne tout aussi bien devant une console ou un PC gaming. Une piste prometteuse pour toucher des consommateurs encore peu servis par le marché traditionnel du siège gaming.


  • Maximum : du rétro à l’indé, l’offensive physique

    Maximum Entertainment affiche une ambition claire : couvrir tout le spectre du jeu physique, des éditions indé aux bornes arcade pleine taille. Marc Nivelle, DG France, détaille un catalogue aussi dense que diversifié.

     

    Comment évolue la part de vos productions internes dans votre activité ?

    Elle progresse de manière significative et représente désormais 20 % de notre activité globale. Parmi nos titres récents, Winx illustre notre capacité à retravailler des licences établies, tandis que By Sweet Carol démontre notre appétit pour des projets plus originaux. Notre collaboration avec Don’t Nod autour d’Aphelion — un titre d’action et d’exploration spatiale (2 juillet sur PS5), sera l’illustration de cette ambition. En septembre, Instant Sports 2 arrivera notamment sur Switch : la suite logique d’un best-seller écoulé à 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Nous disposons également de nombreux titres de fond de catalogue, comme 30-in-1, Five Nights at Freddy’s ou Poppy Playtime, qui garantissent des ventes tout au long de l’année.

     

    Et du côté de votre offre en distribution ?

    Notre catalogue de distribution s’enrichit de titres très variés. Hell Let Loose Vietnam prolonge un univers de tir tactique qui séduit une communauté fidèle. Bus Simulator 27 cible les amateurs de simulation. Valor Mortis promet une proposition singulière dans un univers napoléonien dans un genre « Souls-Like » très apprécié. Avec notre partenaire U&I, nous préparons également la sortie du nouveau Silent Hill Townfall sur consoles newgen, Mouse P.I. ou Metal Gear Solid Master Collection 2. Notre offre de jeux indépendants en physique figure parmi les plus importantes du marché : en témoignent Dave the Diver (Q4 sur Switch 2 et PS5), City Hunter (sorti initialement sur PC Engine et tiré de la licence manga, septembre sur PS5 et Switch) ou encore le remake R-Type Dimensions III (11 août sur PS5 et Switch)

     

    Le rétrogaming constitue-t-il un axe stratégique à part entière ?

    Software et hardware réunis, notre offre sur le rétrogaming figure parmi les plus complètes du marché. DreamGear, avec sa collection My Arcade, propose des formats portables et mini-bornes grand public. Autour de licences iconiques (Streets of Rage, Shinobi, OutRun ou Golden Axe cette année). Mais nous montons simultanément en gamme : ATGames avec qui nous travaillons des bornes et flipper « full size » depuis des années, et maintenant Iconic Arcade, spécialiste des cabinets full size notamment autour de Street Fighter, ou encore Arcade 1Up et ses produits premium (Pac-Man, Time Crisis, Star Wars…), proposés entre 600 et 800 euros. 

     

    Vous développez aussi une offre vinyle autour du jeu vidéo. Où en est ce segment ?

    Ce segment, où nous sommes référents, génère un chiffre d’affaires stable. Le dynamisme des précommandes de la BO de Mario Galaxy — dont le film vient de sortir au cinéma — ou du vinyle Metal Slug 30e Anniversaire illustrent parfaitement notre compétence.


  • La Fnac au cœur de l’écosystème du gaming

    De l’univers Nintendo avec sa boutique officielle, jusqu’aux composants PC, on retrouve tout l’univers du gaming chez Fnac Darty.  Charlotte Massicault, Directrice Multimédia & Gaming de Fnac Darty, revient sur l’investissement du groupe sur la catégorie et sur les perspectives de fin d’année.

     

    Quels sont les enseignements que vous tirez de l’année 2025 ?

    Globalement, ce n’est pas une surprise, mais on constate que le marché est toujours très dépendant de la nouveauté des jeux et plus particulièrement des grandes licences issues de cet univers. Nous avons besoin d’un bon line-up de jeux vidéo et notamment AAA. C’est ce qui dynamise fortement le marché d’une année sur l’autre. 2025 a été marqué par la Nintendo Switch 2 et des grandes licences de cet univers. Sur ce début d’année, l’arrivée de jeu comme Pokémon Pokopia contribue à maintenir une bonne dynamique (NDLR entretien réalisé le 11 mai). Le marché reste dynamique et les résultats chez Fnac Darty sont supérieurs à ceux du marché. Cela nous encourage à faire plus d’année en année en poursuivant dans la stratégie, mis en place il y a 4 ans, qui consiste à nous adresser aux plus grands nombres de joueurs ; tout univers et communautés confondus, à travers des événements onlines ou en magasins tout au long de l’année. Nous sommes aux côtés des joueurs lors d’événements physiques (en magasin) et digital, dans le cadre du Fnac Gaming Tour, ou hors les murs comme lors du dernier Fnac Festival 2025 au Théâtre du Chatelet et de l’édition 2025 de la PGW. Notre corner officiel Nintendo, situé à la Fnac du Forum des Halles qui réunit tous les produits de l’univers Nintendo est aussi un espace unique que nous animons régulièrement comme lors de la sortie de Super Mario Galaxy, Le Film. A noter que face au succès rencontré par cet espace (cf MM3 ), chaque pays du groupe en Europe intègre désormais un espace officiel Nintendo (Portugal, Espagne, Suisse, Belgique). Au-delà, nous continuons d’étoffer notre offre PC gaming avec notamment l’intégration de l’offre Composant depuis août 2025 d’abord sur Fnac.com et depuis quelques jours sur Darty.com. Et là encore, les chiffres sont très positifs. C’était la dernière brique manquante : nous couvrons désormais l’ensemble de l’écosystème gaming : Consoles et PC réunis. Fnac Darty présente ainsi une offre incomparable sur le marché. 

     

    Comment évolue votre investissement sur la catégorie gaming ?

    Plus que jamais, nous poursuivons notre fort investissement sur l’univers du gaming, à la fois sur chaque grand lancement de jeu, mais également sur notre offre de fond de rayon, d’accessoires et de produits dérivés pour que tous les amoureux du jeu vidéo puissent y trouver leur bonheur. C’est d’autant plus important cette année, avec la hausse du prix des composants sur les consoles et PC Gaming qui aura nécessairement un impact sur les volumes, et notamment sur les ultra-gamers PC. Le gamer est un acheteur à l’affut : certains choisiront de s’équiper du PS Portal plutôt que de passer à la PS5 Pro, d’autres préférons s’équiper avec une nouvelle manette haut de gamme, etc. C’est avec ce type de solutions que nous dynamiserons le marché. De plus, nous pouvons nous appuyer sur des bases très solides qui nous permettent de réagir et d’adapter l’offre à la demande actuelle. Grâce à une vision claire du marché, nous optimisons chaque secteur et notamment la partie accessoires.

     

    Quels sont vos attentes pour 2026 ? 

    Cette année, sans surprise, le jeu le plus attendu est GTA VI. Son lancement sera l’évènement majeur de l’année. Son arrivé changera la physionomie de la fin d’année. C’est un phénomène unique dans l’univers du gaming et de l’Entertainment en général. Nous nous y préparons activement pour une sortie XXL le 19 novembre prochain qui déterminera la fin de l’année. Il s’agit évidemment d’un passage obligé pour une enseigne spécialisée comme la Fnac, mais aussi d’une opportunité incomparable pour démontrer notre savoir-faire sur l’univers du jeu vidéo grâce au travail de toutes nos équipes.