• JBL monte en puissance sur les barres de son

    Bien décidé à monter en puissance rapidement sur les catégories à forte valeur ajoutée, JBL s’implique davantage dans le segment des barres de son. Olivier Baharian et Jérôme Schoon, respectivement Senior Marketing Manager Europe South et Country Manager France d’Harman, nous explique la stratégie de leur groupe sur cette catégorie.

     

    Quelle est la position de JBL sur les barres de son ?

    Jérôme Schoon : Sur les barres de son, nous sommes 3e en France avec une part de marché de 10% en valeur, et même 12% sur les 2 derniers mois. JBL structure son offre de barres de son avec 2 niveaux de gammes : le client peut entrer dans notre univers à partir de 150 euros avec les concepts la gamme SB, distribuée de manière sélective alors que les plus avertis plébisciteront notre gamme Bar (de 600 à 1 500 euros), plus largement distribuée.

     

    Est-ce un secteur important pour JBL ?

    Olivier Baharian  Oui. Premièrement, parce que globalement nous montons en puissance sur tous les segments haut de gamme qui bénéficient de la qualité audio qui a fait la renommée de la marque JBL. Deuxièmement, nos clients sont principalement habitués à utiliser des produits JBL tels que des enceintes portables et autres casques BT ou encore écouteurs sans fils et nous souhaitons leur faire découvrir nos barres de son qui bénéficient de tout le savoir faire Harman en matière de rapport spécificités/performances/prix. Nous devons donc les éduquer et cela passe par une collaboration étroite avec nos réseaux de distribution pour une mise en avant la plus explicite et efficace possible.

     

    Quelles sont les tendances qui portent le marché ?

    Olivier Baharian  : L’image a été longtemps l’élément porteur du home cinéma, qui combine idéalement un investissement identique entre l’image et le son. De plus, les TV étant de plus en plus fines, il s’avère de plus en plus complexe d’y intégrer un système audio de très haute qualité. En conséquence, les barres de son sont LA solution audio car elles permettent aux consommateurs de profiter au mieux de contenus d’une qualité audio en rapport avec la taille de l’image toujours plus grande. Le design n’est pas en reste et évolue afin de toujours mieux s’intégrer dans les salons et de s’adapter à la finesse toujours plus importante des écrans mais aussi à leurs pieds de plus en plus bas. Nous cherchons ainsi à avoir une esthétique adaptée aux intérieurs d’aujourd’hui, tant pour l’enceinte principale que les satellites détachables.

     

    Quelle est la plus-value de JBL dans les barres de son ?

    Jérôme Schoon : La qualité audio, qui a toujours été une de nos forces, est vraiment l’argument principal avec un son riche et puissant. A cela s’ajoutent des caractéristiques techniques complètes et une esthétique propre à la marque.

    Olivier Baharian  : Nous savons agglomérer de nombreuses caractéristiques techniques au sein d’une même barre de son, qui pourrait alors s’apparenter à un système d’éléments séparés haut-de-gamme. La JBL BAR1300 en est le parfait exemple, incarnant notre fleuron technologique et disposant d’une puissance totale de sortie de 1 170 watts. Elle intègre des enceintes surround détachables qui peuvent être utilisés comme enceintes BT indépendantes, d’un son en 11.1.4, mais aussi d’un son surround Dolby Atmos, DTS:X et MultiBeam, avec une connexion Wi-Fi intégrée, AirPlay, Alexa Multi-Room Music et Chromecast built-in.

    Jérôme Schoon : Dans cette même optique qualitative, Harman Kardon sera un des enjeux très important du groupe pour 2025. Les barres de son de cette marque s’annoncent très prometteuses. Nous dévoilerons des concepts très séduisants prochainement.

     

    Comment mettez-vous en avant ces barres de son dans la distribution ?

    Jérôme Schoon : Pour des produits premium avec des caractéristiques aussi poussées que les barres de son, la démonstration de la qualité de l’expérience s’avère fondamentale avec autant que possible l’intégration avec le reste de l’univers du Home Cinéma et de li’mage, tout en respectant évidemment les contraintes des enseignes, notamment en matière d’emprise au sol. Nous échangeons actuellement avec divers acteurs de la distribution afin d’offrir la meilleure expérience possible aux consommateurs.

     

     


  • Innelec a les cartes TCG en main

    Le marché des cartes TCG connaît une croissance continue. Innelec s’y impose comme un acteur structurant, à la fois distributeur de cartes (Magic et Yu-Gi-Oh!) et concepteur d’accessoires de protection via sa marque Konix. Entretien croisé avec Renaud Brach, Head of Sales & Marketing de Konix Interactive, et Frédéric Khiari, directeur Licensing et Achats Consumer Products chez Innelec.

     

    Quelle place occupent les cartes TCG dans la stratégie d’Innelec ?
    Renaud Brach : Le segment TCG constitue aujourd’hui l’un des leviers majeurs de croissance d’Innelec. Nous avons structuré une approche durable sur ce marché, dont le potentiel ne cesse de s’élargir. Les distributeurs apprécient la dynamique d’un produit physique à forte valeur récurrente, qui combine plaisir de collection, logique de jeu et ventes complémentaires via les « accessoires » de protection.

    Frédéric Khiari : Ces cartes génèrent un flux régulier en point de vente, y compris durant les périodes traditionnellement creuses. Chaque licence alimente le marché régulièrement (en moyenne tous les 2 mois chez Magic et en moyenne tous les mois chez Yu gi oh), ce qui entretient la fréquentation et la fidélité des joueurs. Dans ce contexte, le rôle des revendeurs s’avère décisif pour animer la demande et structurer la visibilité en rayon. Nous collaborons étroitement avec nos partenaires éditeurs – Wizards of the Coast et Konami – afin de concevoir des dispositifs de merchandising efficaces : habillages, corners dédiés, présentoirs thématiques…

     

    Comment s’articule votre partenariat autour de Magic: The Gathering ?
    F.K. : Depuis trois ans, nous entretenons une coopération stratégique avec Wizards of the Coast, détenteur de Magic et Donjons & Dragons. Leur priorité visait une montée en puissance du référencement et du « sell-out » sur le marché grand public.

    R.B. : Historiquement, Magic se distribuait via plutôt un réseau restreint de boutiques spécialisées, orientées vers les passionnés. Nous avons accompagné Wizards Wizards of the Coast dans l’ouverture de nouveaux canaux. Désormais, le jeu occupe les linéaires de la plupart des enseignes culturelles et gaming – Fnac, Cultura, Micromania, Cultura …– mais aussi ceux de la grande distribution, ainsi que les jouettistes. Cette expansion renforce la visibilité de la licence et consolide son ancrage auprès d’un public élargi.

    F.K. : Wizards of the Coast intensifie également sa stratégie de diversification et de conquête de nouveaux fans en multipliant les passerelles entre univers : des éditions spéciales Magic s’inspirent de Final Fantasy, du Seigneur des Anneaux ou encore de Spider-Man. Ces collaborations transversales dynamisent la marque et favorisent l’entrée de nouveaux joueurs dans l’écosystème.

     

    Et pour Yu-Gi-Oh! ?
    F.K. : Konami souhaitait amplifier la diffusion de Yu-Gi-Oh! au-delà de ses circuits historiques, notamment vers la grande distribution. Innelec l’a accompagné dans cette évolution. La licence cible un public plus jeune que Magic, mais tout aussi engagé. Les deux gammes se complètent parfaitement, chacune nourrissant une communauté fidèle et active.

     

    Innelec développe aussi des produits dérivés autour de ces univers. Où en est ce projet ?
    R.B. : Par ailleurs, nous ne sommes pas « que » des distributeurs de cartes. Nous construisons un véritable écosystème autour des TCG avec Konix, notre marque d’accessoires. Notre offre de protection – classeurs, pochettes, sleeves – rencontre un vif succès. Cinq références composent actuellement la gamme, qui passera à une vingtaine d’ici la fin de l’année (binders, classeurs, deckbox…) et à ce stade, nous ne nous mettons pas de limites pour les prochains développement, le marché est conséquent et nous répondons aux attentes et aux besoins des enseignes. Nous réfléchissons également à des versions sous licence afin de renforcer la synergie entre les cartes et leurs accessoires. Cette logique de valeur ajoutée complète notre approche de distributeur et consolide notre position sur le marché.


  • Bitdefender accélère son développement

    Bitdefender intensifie ses efforts : nouvelles technologies, gamme rationalisée et distribution élargie. Vincent Ollivier, Channel Marketing Manager EMEA & APAC, détaille la stratégie de l’éditeur.

     

    Comment se structure désormais votre gamme ?
    Nous renforçons notre approche centrée sur la protection globale de la vie numérique : identité en ligne, vie privée, transactions… bien au-delà de la simple sécurité des terminaux. L’objectif est d’accompagner l’utilisateur à chaque étape de son parcours numérique, avec un impact minimal sur les performances.

    Toutes nos solutions couvrent toutes les plateformes : Windows, macOS, Android et iOS. Nous avons choisi de simplifier la gamme afin de mieux refléter les usages réels, avec des références plus claires et adaptées aux besoins des utilisateurs.

     

    Quelles nouvelles technologies avez-vous récemment implantées dans vos produits ?
    Notre feuille de route s’appuie sur une innovation constante. La fonctionnalité Call Blocking qui filtre en temps réel les spams, les escroqueries téléphoniques et les numéros suspects vient par exemple tout juste d’être déployée sur Android.

    L’intelligence artificielle occupe une place grandissante dans nos développements. Elle alimente par exemple Scamio, un chatbot conçu pour détecter et signaler les tentatives d’arnaque, ou encore Scam Copilot, conçu pour renforcer la lutte contre la fraude en ligne. Ces technologies incarnent notre vision : une cybersécurité proactive, capable d’anticiper les menaces plutôt que de simplement les subir.

     

    Comment allez-vous soutenir vos produits et votre marque ?
    Nous investissons massivement dans la notoriété et la pédagogie. Le Mois de la Cybersécurité constituera à nouveau un temps fort, soutenu par une campagne multicanale d’envergure : cinéma , télévision segmentée, podcasts, affichage urbain (abribus et métro) ainsi que des campagnes sur TikTok.

    En parallèle, nous renforçons la proximité avec nos partenaires via le Consumer Reseller Portal, une plateforme complète qui leur permet de passer des commandes en ligne, d’accéder immédiatement aux assets marketing et de bénéficier d’un support commercial et technique intégré. Cet outil contribue directement à l’efficacité commerciale de nos revendeurs.

    Enfin, notre présence dans les salons spécialisés, tels qu’IT Partners ou nouveauté en 2025 avec l’IDEF, permet d’ancrer le dialogue avec les distributeurs.

     

    Quels sont vos autres relais de croissance ?
    Notre expansion internationale progresse rapidement, avec la France comme hub stratégique. Nous consolidons nos partenariats auprès de grandes enseignes notamment en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Royaume-Uni,  tout en développant de nouveaux marchés dans plusieurs zones à travers le monde, notamment en EMEA, LATAM et APAC.


  • DS Distribution, qualité et agilité sont les maîtres mots

    Misant sur ses forces traditionnelles ainsi que sur de nouveaux produits et services, DS Distribution poursuit son développement avec sérénité. Nelly Ribeiro et Patrick Binard, respectivement Directrice Enseignes et Directeur des Achats de DS Distribution, font le point.

     

    Comment s’est déroulée l’année 2024 pour DS Distribution ?

    Nelly Ribeiro : L’année 2024 s’est bien passée. Nous sommes globalement en ligne avec les marchés sur les produits culturels et nous nous développons fortement sur notre univers « High tech ». Parmi les éléments marquants, on note une accélération de notre transition vers une part plus importante de l’high tech qui représentera en 2025 jusqu’à 45% de notre chiffre d’affaires.

     

    Comment ont évolué les produits culturels dans votre offre ?

    Patrick Binard : Nous avons surperformé dans le domaine de la musique grâce à la bonne dynamique du vinyle et à la qualité de notre travail, tant sur les nouveautés majeures que sur le fonds de catalogue. Le Top 20 reste une excellente source de ventes pour nos revendeurs, avec des artistes comme Pierre Garnier ou Santa. Nous innovons également avec des offres originales, comme des ensembles mobilier vinyle + CD ou vinyle + platine. En revanche, le marché de la vidéo a fortement reculé. Malgré tout, des titres comme « Un Petit Truc en Plus » ou « Le Comte de Monte-Cristo » ont enregistré de bonnes ventes. Quant au jeu vidéo, nous sommes en ligne avec un marché qui a souffert du manque de nouveautés marquantes.

     

    Qu’en est-il du hardware ?

    Nelly Ribeiro : Nous avons beaucoup progressé sur ce segment, avec une montée en puissance des catégories computing, accessoires de jeux vidéo et connectique au sens large. Nous avons également fortement développé le petit électroménager, une catégorie relativement nouvelle pour nous.

     

    Quels sont vos relais de croissance sectoriels ?

    Nous cherchons à être de plus en plus agiles et à explorer de nouvelles sources de croissance au-delà de nos secteurs traditionnels. Nous avons ainsi investi de nouveaux segments, comme les produits sous licence, incluant accessoires, textile et cartes TCG (Pokémon, par exemple), qui viennent compléter notre offre existante de figurines POP.

    Nelly Ribeiro : Nos entrées sur le marché peuvent se faire par produit, par licence ou par événement commercial, afin de répondre aux besoins des consommateurs et des revendeurs. Nous explorons également d’autres gammes de produits pour élargir encore notre offre, tout en restant rentables et fidèles à nos partenaires, distributeurs comme fournisseurs.

     

    Comment DS Distribution s’adapte-t-elle à cette évolution ?

    Patrick Binard : Nos maîtres mots, au-delà de la qualité, sont désormais agilité et adaptabilité. Nous restons focalisés sur la qualité de service et l’accompagnement de nos partenaires, tout en nous améliorant constamment. Nous avons ainsi renforcé nos équipes en sourcing pour élargir notre portefeuille de produits et de fournisseurs. Sur le plan des services, nous avons modernisé notre infrastructure informatique, accéléré le traitement des données et mis en place de nouveaux outils pour affiner nos analyses. Grâce à cela, nous pouvons proposer des études détaillées par magasin, voire par linéaire, afin d’adapter notre offre et de réaliser des analyses prédictives plus précises.

     

    Où en est la montée en puissance de votre nouvel outil logistique ?

    Nelly Ribeiro : Notre nouvel outil logistique, désormais pleinement opérationnel, nous permet de répondre efficacement aux nouvelles demandes et d’accélérer nos délais de livraison, aussi bien pour les centrales que pour les magasins. Toutefois, nous ne nous positionnons pas sur la vente directe au consommateur ou les marketplaces ; nous préférons exceller dans nos domaines d’expertise.

     

    Comment évolue votre relation avec vos partenaires distributeurs ?

    Nelly Ribeiro :  Notre cœur de métier reste la grande distribution, hyper et supermarchés, bien que nous soyons de plus en plus ouverts aux opportunités avec les GSS et les spécialistes. Nous nous appuyons sur notre atout majeur : une force de vente unique d’une centaine de personnes, qui nous permet d’optimiser le chiffre d’affaires de chaque point de vente. Cette équipe peut être complétée par d’autres moyens, tels que le téléphone ou le digital, en fonction des besoins.

    Patrick Binard : Nous cherchons également à nous développer auprès de clients dont certains magasins ne disposent pas encore de linéaire high-tech ou culturel, comme certains magasins de proximité. Nous proposons des opérations ponctuelles sur des périodes clés et des thématiques locales, offrant ainsi des opportunités de chiffre d’affaires additionnel.

     

    Comment envisagez-vous DS Distribution dans cinq ans ?

    Nelly Ribeiro :  Comme depuis plus de 60 ans, nous resterons un partenaire efficace et à l’écoute de la distribution, avec de nouveaux produits et process. La qualité de service restera le pilier central de notre relation avec les enseignes.


  • Trust fait confiance à sa différence

    Trust s’impose comme un acteur clé du télétravail grâce en particulier à ses gammes de produits ergonomiques et écoresponsables. L’entreprise accélère son développement sur le segment home office et prépare par ailleurs son entrée dans l’univers de la maison connectée. David Garnier, membre de l’équipe Trust France, dévoile les ambitions de la marque.

     

    Où en est le développement de la gamme computing de Trust ?

    Le segment computing représente toujours 50 % de notre activité (l’autre étant couverte par le gaming), avec une montée en puissance dans le marché du B2B. Nos produits se retrouvent de plus en plus dans les environnements professionnels. C’est la résultante de nos efforts pour pénétrer ce marché et à une demande croissante des entreprises pour des équipements adaptés au travail hybride.

     

    Les produits ergonomiques sont un axe fort de Trust. Comment évolue cette gamme ?

    L’ergonomie s’impose comme un critère essentiel pour les télétravailleurs, qui recherchent des équipements de meilleure qualité pour améliorer leur confort quotidien. Trust possède une solide expertise de plus de 15 ans sur ce segment, avec une gamme en pleine expansion, et comme toujours un excellent rapport qualité/prix/innovation. Nos références phares, comme la souris Bayo, illustrent cette approche, tandis que nous diversifions notre offre avec des supports pour ordinateurs portables (Macy ou Zeff), des claviers ergonomiques (Keyra) ou encore des lampes d’écran (Shyne). Le mobilier constitue également un axe stratégique. Une chaise ergonomique viendra prochainement enrichir notre catalogue. L’ensemble de cette catégorie enregistre une croissance à deux chiffres chez nous, confirmant l’intérêt grandissant du marché.

     

    Les accessoires écoresponsables constituent un levier différenciant. Comment cette dimension s’intègre-t-elle à votre gamme télétravail ?

    L’écoresponsabilité fait partie intégrante de notre démarche. Nous avons initié cette transition il y a plus de dix ans avec la souris Ivy, un best-seller qui évolue constamment. Son succès repose sur une approche complète : fabrication durable, recyclabilité des matériaux, recharge via USB-C… Ce positionnement se renforce avec l’intégration de matériaux recyclés dans nos nouveaux produits, notamment notre future chaise ergonomique, qui associera bois et revêtements recyclables. Autre innovation : des piles rechargeables USB-C, une solution astucieuse qui répond aux attentes d’un marché de plus en plus sensible aux questions environnementales.

     

    Trust se lance dans la maison connectée. Quels sont les enjeux ?

    Nous élargissons progressivement notre offre au-delà du télétravail, avec une incursion dans l’univers de la maison connectée. Ce marché, déjà mature dans les pays nordiques où nous sommes présents, constitue une nouvelle opportunité en France. Nos premières références, attendues dans les prochaines semaines, incluront des caméras IP pour une surveillance intérieure et extérieure (IPCAM). Comme pour nos autres produits, nous nous positionnons avec des solutions accessibles, alliant simplicité d’utilisation et tarifs compétitifs.


  • King Jouet joue dans la cour des grands

    King Jouet traverse une phase d’expansion intéressante. Symbole de cette dynamique, le lancement du concept King’Dultes – à la fois corners en magasin et enseignes dédiées – cible directement les adultes passionnés de Pop Culture. Patrick Jocteur Monrozier, Directeur des Pôles Clients et Magasins de King Jouet, nous détaille la stratégie du groupe et ses ambitions autour de cette clientèle devenue stratégique.

     

    Comment se porte le groupe King Jouet ?

    Après trois exercices compliqués post-Covid, marqués par des reculs compris entre -1% et -5%, une baisse de la natalité et une sortie plus rapide des enfants de l’âge du jouet, le marché français connaît en 2025 une envolée intéressante. Sur les 8 premiers mois de l’année, la croissance atteint 9%, et King Jouet dépasse ce rythme avec une progression de 11,3%. Notre réseau compte 330 points de vente dans l’Hexagone – dont 250 succursales et 80 franchises – et 415 magasins au total si l’on inclut l’international (Suisse, Benelux, Liban, Maroc…). Rien que pour 2025, nous avons ouvert 10 nouvelles implantations, avec une accélération notable depuis l’été.

     

    Comment prolonger cette tendance positive ?

    L’agilité constitue notre priorité. Nous devons détecter et exploiter rapidement les signaux du marché : croissance structurelle des cartes stratégiques, regain des jeux de construction, émergence de nouvelles thématiques. Mais prudence : certaines catégories montent en puissance, d’autres approchent de leur maturité. Pour affiner nos décisions, nous multiplions les échanges entre centrale, points de vente traditionnels et espaces King’Dultes, véritables laboratoires de tendances. Nous explorons aussi des segments émergents : les adultes passionnés bien sûr, mais également la seconde main. Avec les enseignes King Okaz, qui combinent deux tiers de produits neufs et un tiers d’occasion, nous apportons une réponse concrète à la question environnementale, enjeu de plus en plus sensible dans l’univers du jouet.

     

    Quelle importance revêt la cible kidulte pour King Jouet ?

    La croissance récente s’alimente en grande partie de cette clientèle. En 2024, les ventes liées aux adultes passionnés ont bondi de 40% par rapport à 2023. Notre définition stricte du segment ne réduit en rien son impact : les produits kidultes ont représenté 21% du chiffre d’affaires en 2023, 23% en 2024, et nous visons 30% à l’horizon 2026. Ces clients réalisent en moyenne cinq achats par an, un rythme soutenu qui conforte l’intérêt stratégique de cette population.

     

    Comment se structure le concept King’Dultes ?

    Nous l’avons lancé cet été selon deux modalités : des zones spécifiques intégrées à nos points de vente classiques et des magasins autonomes, déjà implantés à Marseille (Terrasses du Port), Paris-La Défense (Les 4 Temps) et Nantes. L’offre a franchi le cap des 2 700 références en 2025 contre 2 000 fin 2024, sur un total de 20 000 références pour King Jouet. Elle regroupe les produits phares de la demande adulte et propose une largeur de choix unique pour satisfaire des attentes multiples.

     

    Quelles catégories composent cette offre ?

    Nos gammes couvrent un spectre très large : jeux de construction, licences issues des mangas ou de la Pop Culture américaine, puzzles, jeux de société, mangas, figurines à collectionner ou articulées, loisirs créatifs, véhicules de collection, cartes TCG, produits d’impulsion, ou encore séries événementielles, à l’image des Barbies collector créées pour les 80 ans de Mattel. Nous intégrons également des innovations, telles que les Book Nook. Les prix s’étendent de quelques euros pour un booster de cartes jusqu’à 500 euros pour un Goldorak de grande taille. Cette profondeur d’offre attire à la fois grand public et collectionneurs avertis.
    Les rayons King’Dultes abritent ainsi des jeux de société conçus pour adultes, des figurines exclusives, des licences internationales, des acteurs incontournables (Lego, Funko, Asmodee…) et d’autres plus pointus comme Jecka (animaux à assembler), Cute Bee (Book Nook) ou Graine Créative (kits kawaii au crochet).

     

    Quelles différences majeures distinguent un King’Dultes d’un magasin traditionnel ?

    Ces magasins incarnent notre volonté de réinventer l’expérience client. Nous avons observé qu’une partie du public adulte hésitait à franchir le seuil d’un magasin classique de jouets pour s’offrir des produits de collection. D’où la création de lieux dédiés, complétés par une boutique éphémère lors de la Japan Expo. Ces espaces adoptent un code couleur distinct, un parcours client spécifique, et un personnel passionné, expert en jeux de société ou Pop Culture, capable de dialoguer avec des consommateurs souvent très informés.
    Nous proposons aussi des zones de convivialité et d’échanges : baby-foot, fauteuils clubs, grandes tables destinées aux tests de jeux, afterworks ou ateliers créatifs. L’objectif consiste à transformer l’achat en expérience sociale, à fidéliser par l’animation régulière. Enfin, les magasins King’Dultes multiplient les vitrines thématiques et les têtes de gondole calées sur l’actualité Entertainment. Exemple récent : une mise en avant spéciale Stranger Things alignée sur la sortie de la nouvelle saison sur Netflix.


  • Jazwares fait entendre sa nouvelle musique

    Acteur majeur du jouet et des produits dérivés, Jazwares s’appuie sur un portefeuille de licences emblématiques et une capacité d’innovation rapide pour se renforcer en France. Après la structuration de sa filiale et l’internalisation de Pokémon, la marque ambitionne une forte croissance, portée par de nouvelles licences et le succès de Squishmallows. Vincent Vandamme, Head of French Office de Jazwares, détaille les stratégies mises en place.

     

    Comment se structure l’activité française de Jazwares ?

    Créée en juillet 2021, notre filiale française s’est progressivement consolidée. Auparavant gérée depuis l’étranger, l’activité en France a bénéficié d’une reprise en main au niveau local des opérations, avec la mise en place d’une équipe commerciale « grands comptes » française. Cette montée en puissance a franchi une nouvelle étape en 2024 avec la création d’une force commerciale dédiée, composée de sept agents commerciaux, afin d’être au plus proche de la demande de nos distributeurs indépendants.

    Cette réorganisation apporte une meilleure couverture du marché et une flexibilité accrue pour nos clients, en témoigne le passage depuis 2022 de livraisons FOB vers un modèle 100% domestique aujourd’hui. L’optimisation des flux logistiques et commerciaux accroît notre efficacité, permettant de gérer un portefeuille élargi de produits et licences. L’objectif était clair : structurer progressivement l’activité pour saisir les opportunités au bon moment, sans précipitation. Augmenter la taille de notre « tuyau » de distribution et notre capacité à vendre plus de produits permet de générer beaucoup de chiffre d’affaires supplémentaires.

     

    Quels sont les impacts concrets sur votre activité ?

    Les résultats ne se sont pas fait attendre. Sur les six derniers mois de 2024, le chiffre d’affaires a dépassé celui de l’ensemble de l’année précédente chez nos clients indépendants. A partir de juillet 2025, la reprise de la distribution en direct de Pokémon va constituer un levier déterminant de notre croissance sur le marché. Le chiffre d’affaires de la filiale devrait doubler en 2025. Cette dynamique se poursuivra en 2026 avec les 30 ans de la licence Pokémon et une distribution en année complète. Au niveau européen, Jazwares continue son expansion en reprenant en direct certaines distributions, comme l’ouverture du bureau en Espagne fin 2024

     

    … Et sur vos relations avec la distribution ?

    L’implantation locale et la structuration de notre force de vente ont transformé notre relation avec les enseignes. En particulier, avec les acteurs décentralisés, comme Leclerc ou JouéClub, qui bénéficient directement de cette proximité. Ce qui démultiplie les ventes. En France, la distribution reste très diversifiée, rendant indispensable la mise en place d’équipes commerciales dédiées. Nous avons aussi commencé de nouveaux partenariats avec des grossistes spécialisés, comme WT&T ou ID9 pour conquérir les revendeurs « culture » ou hyper spécialisés.

     

    Les licences constituent un axe stratégique pour Jazwares. Où en est votre portefeuille ?

    Les licences représentent près de 70 % de notre chiffre d’affaires. Nous investissons fortement pour étoffer notre catalogue et proposer des figurines et produits de haute qualité. Historiquement, nous avons développé des gammes autour de licences gaming telles que Roblox, Halo et Fortnite, cette dernière ayant généré d’importants volumes de ventes. En 2025, nous récupérons à nouveau Fortnite, ce qui constitue un relais de croissance important. Parallèlement, nous lançons des collections autour de licences porteuses comme Stranger Things (dont la saison 5 arrive) et Five Nights at Freddy’s. L’animation reste un secteur clé, avec des gammes dédiées à Avatar: The Last Airbender sur Netflix et Spidey and His Amazing Friends. Cette diversification nous permet de toucher des audiences variées, des enfants aux collectionneurs.

     

    Pokémon occupe une place centrale dans votre stratégie. Quelles sont les nouveautés sur cette franchise ?

    2025 marque un tournant : Jazwares France reprend la distribution des figurines et peluches Pokémon ce qui constitue un vrai « game changer » pour la filiale. La gestion en direct de cette licence, auparavant distribuée par Bandai France, nous offre une plus grande assise sur le marché et triplera à notre chiffre d’affaires en France d’ici 2026. En tant que fabricant, notre différence va être de pouvoir disposer d’une offre produit plus large et plus profonde qu’aujourd’hui, pour plus de diversité, plus de différentiation, et sans oublier plus d’investissement. Également, la richesse de notre catalogue nous permet d’adresser à la fois les jeunes fans et les collectionneurs, garantissant une présence forte et pérenne sur le marché. C’est donc un enjeu énorme pour la filiale française.

     

    Squishmallows, une autre pépite de votre catalogue, poursuit son ascension. Comment évolue-t-elle en France ?

    Squishmallows constitue un phénomène mondial, avec plus de 400 millions d’unités vendues depuis son lancement (x4 depuis 2021). En 2024, cette gamme iconique, élue Toy of the Year à de nombreuses reprises, continue de croître et d’alimenter tout un écosystème. Outre les peluches classiques, nous avons enrichi l’offre avec des déclinaisons telles que les Micromallows et les Squish-a-Longs, favorisant la collection et l’attachement à la marque.

    En France, la marque continue de se développer. Contrairement à d’autres marchés où elle a atteint une forte maturité, nous disposons encore d’une large marge de progression. La cible s’élargit aux 12-24 ans, faisant de Squishmallows un produit tendance sur cette tranche d’âge. Notre stratégie repose sur un travail de notoriété accru et un déploiement en distribution avec des meubles et univers dédiés, au-delà du seul rayon peluches.

     

    Quels sont les autres relais de croissance pour Jazwares ?

    Nos priorités immédiates restent Pokémon et Squishmallows, moteurs de croissance incontournables. Mais nous explorons également d’autres segments prometteurs. Les Sticki Rolls, les premiers bracelets à créer et à partager incluant des milliers de stickers à collectionner, constituent une vraie nouveauté sur le marché, jouant sur la personnalisation et l’échange entre consommateurs. Enfin, nous réfléchissons à introduire en France des concepts développés par Jazwares à l’international, notamment une gamme de produits pour animaux de compagnie, rencontre déjà un fort engouement sur les marchés anglo-saxons. Avec une stratégie combinant licences fortes, innovations et expansion européenne, Jazwares entend amplifier son développement et renforcer son empreinte sur le marché français de la Pop Culture.

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  • Cartes TCG, de hobby de niche à phénomène mondial

    Parmi les produits dérivés de la Pop Culture, les Cartes TCG sont en passe de devenir des eldorados. Alexandre Boissenot, Category Manager TCG, Toys & Collections, eBay en France, grand spécialiste de ces domaines, nous présente les bilans et les perspectives de ces segments.

     

    Comment a débuté le phénomène des cartes TCG ?
    L’essor des cartes TCG remonte à une trentaine d’années. Porté dès la fin des années 1990 par des communautés engagées, le marché s’est stabilisé durablement à un niveau élevé. La crise du COVID a provoqué une nouvelle explosion, d’abord aux États-Unis. Plusieurs leviers se sont combinés : un marché déjà très structuré (cartes TCG et cartes de sport, présence d’acteurs spécialisés dans l’authentification, la gradation, les conventions commerciales), des consommateurs confinés, une épargne disponible, ainsi qu’un transfert d’investissements issus de la cryptomonnaie vers des cartes rares à forte valeur spéculative. La médiatisation par des streameurs influents a amplifié ce mouvement. Progressivement, les cartes TCG ont quitté leur statut de simple produit de loisir pour devenir un actif d’investissement, stimulant massivement les marchés primaires et secondaires. L’Europe a suivi avec un décalage.

     

    Comment évolue aujourd’hui le marché ?
    Le marché s’auto-alimente désormais avec une dynamique de croissance soutenue, malgré quelques fluctuations. L’accélération observée fin 2024 découle notamment des anticipations liées au 30e  anniversaire de Pokémon, ce qui a dopé les opérations spéculatives. Pokémon demeure la référence la plus liée aux collectionneurs et investisseurs, tandis que Magic, Yu-Gi-Oh! ou Lorcana s’ancrent davantage dans la pratique du jeu. Ses acheteurs misent sur un fort retour sur investissement, espérant extraire d’un booster vendu quelques euros une carte rare valorisée à plusieurs dizaines voire centaines d’euros – une possibilité, mais loin d’une garantie.

    Le phénomène s’inscrit également dans des dynamiques propres à la Pop Culture, marquée par la montée du FOMO (Fear Of Missing Out) et du scalping, où certains acteurs cherchent à capter rapidement tout le stock disponible. La multiplication des revendeurs attirés par ce nouvel eldorado intensifie la distribution. Dans un contexte de pénurie organisée ou subie, l’effet de rareté alimente la demande. Les réseaux sociaux renforcent ce mouvement via une mise en scène permanente des « openings » de boîtes, transformant l’ouverture elle-même en expérience addictive. L’adrénaline et l’attente d’une carte rare supplantent parfois la dimension ludique traditionnelle.

     

    Comment se structure la distribution du secteur ?
    Plusieurs segments cohabitent. Le marché primaire concerne les produits neufs, scellés, distribués via la grande distribution, les boutiques spécialisées ou les marketplaces comme eBay. Le marché secondaire englobe aussi bien des produits récents que des éditions anciennes, scellées ou non, parfois gradées – c’est-à-dire encapsulées et certifiées selon leur état. Un écosystème complet de services s’est constitué : accessoires de protection, sociétés de gradation, solutions de stockage sécurisé. eBay se positionne désormais comme un hub structurant réunissant marché primaire, marché secondaire et services associés, s’imposant comme l’un des acteurs majeurs de la chaîne de valeur.

     

    Le marché peut-il maintenir une croissance durable ?
    Tous les indicateurs convergent vers un développement pérenne, soutenu par une base communautaire intergénérationnelle et une valeur « spéculative » désormais pleinement intégrée à l’acte d’achat. La tendance de long terme demeure favorable, même si des phases de correction ponctuelles ne peuvent être exclues. Les joueurs d’hier se muent en collectionneurs aujourd’hui. Ceux qui découvrent les cartes maintenant deviendront, demain, des acheteurs passionnés et fidélisés.

     

     


  • Trust fait confiance à sa différence

    Trust s’impose comme un acteur clé du télétravail grâce en particulier à ses gammes de produits ergonomiques et écoresponsables. L’entreprise accélère son développement sur le segment home office et prépare par ailleurs son entrée dans l’univers de la maison connectée. David Garnier, membre de l’équipe Trust France, dévoile les ambitions de la marque.

     

    Où en est le développement de la gamme computing de Trust ?

    Le segment computing représente toujours 50 % de notre activité (l’autre étant couverte par le gaming), avec une montée en puissance dans le marché du B2B. Nos produits se retrouvent de plus en plus dans les environnements professionnels. C’est la résultante de nos efforts pour pénétrer ce marché et à une demande croissante des entreprises pour des équipements adaptés au travail hybride.

     

    Les produits ergonomiques sont un axe fort de Trust. Comment évolue cette gamme ?

    L’ergonomie s’impose comme un critère essentiel pour les télétravailleurs, qui recherchent des équipements de meilleure qualité pour améliorer leur confort quotidien. Trust possède une solide expertise de plus de 15 ans sur ce segment, avec une gamme en pleine expansion, et comme toujours un excellent rapport qualité/prix/innovation. Nos références phares, comme la souris Bayo, illustrent cette approche, tandis que nous diversifions notre offre avec des supports pour ordinateurs portables (Macy ou Zeff), des claviers ergonomiques (Keyra) ou encore des lampes d’écran (Shyne). Le mobilier constitue également un axe stratégique. Une chaise ergonomique viendra prochainement enrichir notre catalogue. L’ensemble de cette catégorie enregistre une croissance à deux chiffres chez nous, confirmant l’intérêt grandissant du marché.

     

    Les accessoires écoresponsables constituent un levier différenciant. Comment cette dimension s’intègre-t-elle à votre gamme télétravail ?

    L’écoresponsabilité fait partie intégrante de notre démarche. Nous avons initié cette transition il y a plus de dix ans avec la souris Ivy, un best-seller qui évolue constamment. Son succès repose sur une approche complète : fabrication durable, recyclabilité des matériaux, recharge via USB-C… Ce positionnement se renforce avec l’intégration de matériaux recyclés dans nos nouveaux produits, notamment notre future chaise ergonomique, qui associera bois et revêtements recyclables. Autre innovation : des piles rechargeables USB-C, une solution astucieuse qui répond aux attentes d’un marché de plus en plus sensible aux questions environnementales.

     

    Trust se lance dans la maison connectée. Quels sont les enjeux ?

    Nous élargissons progressivement notre offre au-delà du télétravail, avec une incursion dans l’univers de la maison connectée. Ce marché, déjà mature dans les pays nordiques où nous sommes présents, constitue une nouvelle opportunité en France. Nos premières références, attendues dans les prochaines semaines, incluront des caméras IP pour une surveillance intérieure et extérieure (IPCAM). Comme pour nos autres produits, nous nous positionnons avec des solutions accessibles, alliant simplicité d’utilisation et tarifs compétitifs.


  • Oraxeat déploie son expertise vers le monde du travail

    Oraxeat s’est imposé comme une référence dans le monde du gaming avec ses sièges haut de gamme, conjuguant confort et durabilité. Aujourd’hui, la marque élargit son horizon en répondant aux attentes des télétravailleurs et des entreprises, désireuses d’offrir à leurs collaborateurs un mobilier plus ergonomique et performant. Ahmed Himida, PDG d’Oraxeat, nous dévoile sa stratégie dans le domaine.

     

    Les sièges gamers s’invitent en entreprise. Comment expliquez-vous cette évolution ?

    Le mobilier de bureau classique proposait souvent un choix limité avec souvent soit des modèles peu qualitatifs, soit des solutions très coûteuses. L’essor des sièges gaming a rebattu les cartes en introduisant un standard supérieur, tant en termes de matériaux que de confort. Progressivement, ces sièges ont quitté l’univers du jeu vidéo pour intégrer les espaces de travail, portés par la montée en puissance du télétravail. Les utilisateurs recherchent désormais des équipements de qualité, capables de réduire la fatigue et d’optimiser leur posture au quotidien.

    Oraxeat a d’emblée adopté un design sobre et élégant, facilitant l’intégration de ses produits dans tous types d’environnements. Cette approche nous a permis de répondre aux besoins des professionnels tout en conservant les atouts qui ont fait notre succès dans l’univers du gaming.

     

    Avez-vous développé une offre spécifique pour les télétravailleurs et les professionnels ?

    Oui, nous avons conçu une gamme spécialement dédiée aux exigences du travail de bureau. La série RG regroupe des modèles comme le RG200, le RG400 et le RG600, tous pensés pour garantir une posture optimale et un confort durable. Le RG400, par exemple, possède une assise rembourrée en mousse haute densité de 45 kg/m3 et des accoudoirs réglables en 3D. De son côté, le RG600 intègre un soutien lombaire adaptatif, une assise en mesh aérée ainsi qu’une translation d’assise permettant un ajustement sur mesure.

    Cette ligne de produits, assortie d’une garantie de cinq ans et d’un service après-vente basé en France, s’adresse à un public large, allant des travailleurs indépendants aux grandes entreprises, cherchant des produits pérennes et de qualité. Nous préparons actuellement quatre nouvelles références qui seront lancées d’ici le 3e trimestre avec des options ergonomiques encore plus poussées.

     

    Où peut-on retrouver vos modèles bureautiques ?

    Nous distribuons nos sièges à la fois dans des enseignes généralistes comme Auchan et LDLC, mais aussi via des spécialistes de la bureautique tels que Top Office et Calipage. De plus, nous avons renforcé notre présence sur le segment B2B en équipant des entités telles que la police nationale, la SNCF ou encore certaines usines, qui recherchent un mobilier robuste et adapté aux longues heures de travail.

    Aujourd’hui, la bureautique représente une part significatif de notre chiffre d’affaires, et cette part ne cesse de croître. Cette expansion valide notre positionnement et notre capacité à répondre aux attentes des professionnels avec des solutions à forte valeur ajoutée.