
Iiyama répond aux évolutions du télétravail en développant des écrans toujours plus ergonomiques et polyvalents. Entre montée en gamme, connectivité étendue et formats plus grands, la marque anticipe les besoins des professionnels et des particuliers. Frédéric Sérafin, General Manager d’Iiyama France, décrypte ces tendances.
Comment évolue le marché des moniteurs bureautiques ?
Le marché entre dans une phase de renouvellement après un pic d’équipement pendant la pandémie. Les consommateurs recherchent désormais des moniteurs polyvalents, capables de s’adapter aussi bien au travail qu’aux loisirs numériques ou à la création de contenu. L’exigence en matière de qualité d’image et de fluidité s’accroît, avec une adoption croissante des écrans 120 Hz, initialement réservés au gaming. Le Full HD laisse progressivement place au 2K et à l’UHD, offrant un confort visuel optimal pour toutes les tâches. Dans ce cadre, grâce à une approche axée sur l’ergonomie, la connectivité et la montée en gamme, Iiyama anticipe les attentes d’un marché en pleine mutation et renforce son positionnement sur le télétravail et les nouveaux usages numériques.
L’écran devient un véritable hub. Comment intégrez-vous cette évolution ?
Le moniteur se positionne comme l’interface centrale de l’environnement numérique. Les utilisateurs souhaitent un poste de travail simplifié, avec une connectique unifiée et intuitive. L’USB-C s’impose, permettant à un seul câble de gérer la recharge, le transfert de données et la connexion réseau. Les moniteurs intègrent de plus en plus d’éléments annexes : stations d’accueil, hubs USB et webcams intégrées connaissent une forte progression.
Par ailleurs, le design évolue avec des cadres ultrafins, améliorant l’esthétique et favorisant le multi-écrans. La couleur noire domine toujours le marché, mais la finesse des bordures modernise l’ensemble.
Comment les spécifications des moniteurs dédiés au télétravail évoluent-elles ?
Le télétravail impose des standards plus élevés en matière de fluidité et de précision d’affichage. Les écrans 120 Hz deviennent une norme, tandis que la transition vers des résolutions supérieures s’accélère. Notre modèle XUB2492HSU-B6 illustre cette montée en gamme : 120 Hz, trois bordures fines, ports USB 3.2 et une conception écoresponsable alliant faible consommation énergétique et matériaux recyclés. Les consommateurs recherchant encore plus de confort peuvent opter pour des références comme le XUB2797QSN-B2, un 27 pouces doté d’une station d’accueil intégrée, répondant aux attentes des professionnels en quête de solutions « plug & play ».
L’agrandissement des formats suit-il la demande ?
Le 34 pouces s’impose comme une alternative aux configurations à double écran, séduisant un nombre croissant d’utilisateurs. Iiyama propose plus d’une dizaine de références sur ce segment, dont le prochain XCB3497WQSNPH-B1, un écran incurvé intégrant station d’accueil et webcam, disponible à moins de 400 euros. Les formats ultra-larges connaissent également un essor remarquable. Les 45 pouces en 32/9 trouvent désormais leur place auprès du grand public, une tendance qui contraste avec le segment B2B, où la montée en taille atteint un plateau.
Les moniteurs bureautiques séduisent-ils aussi les créatifs ?
La frontière entre les écrans bureautiques et les moniteurs dédiés à la création s’amenuise. Un bon écran bureautique, associé à une sonde de calibration, couvre 95 % des besoins des créatifs. Le XUB2792QSU-B6 illustre cette convergence avec une dalle haute qualité et un positionnement tarifaire attractif.
Les moniteurs portables connaissent-ils un regain d’intérêt ?
Les écrans portables 16 pouces se démocratisent, répondant aux besoins des travailleurs nomades. Ces utilisateurs privilégient des PC ultralégers et recherchent un second écran performant pour le travail ou le divertissement. Ce segment progresse nettement, porté par la flexibilité qu’il offre dans un environnement de plus en plus hybride.

Acteur reconnu du gaming, Subsonic prépare activement le lancement de la Switch 2 avec une stratégie ajustée à la réalité des attentes des consommateurs. Pierre de Laporte et Gaël Renard, respectivement Directeur Général et Brand Manager de Subsonic, détaillent les contours de cet événement.
La Switch 2 constitue-t-elle un enjeu majeur pour Subsonic ?
Pierre de Laporte : Absolument. Subsonic occupe historiquement une position solide sur l’univers Nintendo. En 2024, la Switch représentait ainsi une dizaine de % de notre chiffre d’affaires. L’arrivée de la Switch 2 dynamisera le secteur. L’attente s’avère forte, tant du côté des consommateurs que des enseignes qui en font déjà une priorité.
Gaël Renard : Ce lancement insuffle une énergie nouvelle dans un segment qui tournait depuis trop longtemps sur les mêmes codes. Il ouvre la voie à de nouveaux développements produits, avec des approches plus créatives et innovantes. Ce cycle nous permet d’envisager l’avenir avec enthousiasme.
Quels produits accompagneront ce lancement ?
Gaël Renard : Nous lancerons une gamme d’accessoires essentiels — protection, transport, charge, ergonomie… — proposés entre 5,99 et 19,99 euros.
Pierre de Laporte : Ces références répondent aux besoins immédiats des premiers acheteurs de consoles, souvent déjà contraints par le prix de la machine et des jeux. Notre objectif : proposer des solutions d’accompagnement simples, qualitatives et abordables dès le jour J.
Des produits sous licence seront-ils disponibles dès le lancement ?
P. D. L. : Non. Nous avons fait le choix stratégique d’une offre sans licence pour cette première phase. Cette neutralité permet plus d’accessibilité en termes de prix tout en s’adressant à l’ensemble du public Switch, sans segmentation. Une approche pragmatique, pensée pour le volume et la rapidité d’adoption.
Quand sortira la seconde vague de produits Switch 2 ?
Gaël Renard : Notre deuxième génération, prévue pour la fin d’année, matérialisera notre ambition d’innovation sur le cycle de vie de la console. En effet, comme pour chaque nouvelle plateforme, le calibrage technique demande du temps. Certaines prochaines références pourraient intégrer davantage de technologies, notamment dans les manettes.
Quelle place conservera la Switch première génération dans votre stratégie ?
Pierre de Laporte : Elle demeure stratégique. Les consoles bénéficient désormais de cycles d’exploitation longs : en 2024, nous avons enregistré nos meilleures ventes sur accessoires PS4. La cohabitation des deux générations s’annonce durable avec des rayons Switch 1 qui continueront de performer. Cette année encore, nous prévoyons d’écouler plus d’accessoires Switch 1 que Switch 2. Notre gamme reste plébiscitée avec des « basiques » (protections d’écran, coques…) ou des concepts plus technologiques comme des volants (tel notre SV 250), casques gaming… Une partie de ces produits sera d’ailleurs compatible avec la Switch 2.

La marque Philips applique depuis des principes écoresponsables ambitieux sur ses moniteurs. Christophe Gaborit, Sales Manager Philips, fait le point sur la stratégie écoresponsable de son groupe.
Pourquoi miser sur l’écoresponsabilité ?
L’écoresponsabilité fait partie des engagements historiques de la division moniteur de Philips et plus globalement du groupe TPV. Et cela comprend tous les aspects de notre activité : des sous-traitants jusqu’au transport en passant par la fabrication. Et dans ce cadre, Philips est une marque particulièrement en avance. C’est dans le sens de l’histoire et répond aux besoins des clients.
Quels sont les produits où cette thématique a le plus d’impact ?
C’est un critère important sur les produits bureautique/home office. L’impact est très facilement mesurable sur le B to B où le fait d’être écoresponsable crée de belles différences dans de nombreux appels d’offres. Sur le B to C, c’est pour l’instant étrangement plus difficile à mesurer. Si dans le B to C nous n’avons pas créé d’opération sur l’écoresponsabilité, c’est le cas dans le B to B, avec un beau succès. Et on sent que sur cette problématique le B to B ruisselle sur le B to C.
Néanmoins, on constate que des thématiques comme la bonne consommation électrique, la recyclabilité et la réparabilité sont bien comprises par les consommateurs et les enseignes. C’est un angle de de différenciation important pour les ventes aux consommateurs ou les référencements, pour faire la différence entre produits équivalents.
Quels ont été les évolutions dans votre offre sur cette thématique ?
Les efforts sur l’écoresponsabilité agrègent de plus en plus de domaines sur lesquels nous mettons l’accent. Nous avons par exemple diminué de 20% la consommation d’un écran 27 pouces 4K en un an et accéléré le déploiement de packagings en bambou plutôt qu’en bois car cette matière s’avère plus écoresponsable que le bois. Nous travaillons aussi sur la protection contre la fatigue oculaire en généralisant les technologies anti yeux rouges et anti lumière bleue.
Nos sous-traitants ont l’obligation d’avoir les mêmes ambitions écologiques que nous. Et quand un acteur comme TPV, n°1 mondial des écrans, applique ce niveau d’exigence, cela remonte toute la chaîne de valeur.
Où en êtes-vous en termes de labels écoresponsables ?
Nos produits bénéficient de nombreux labels comme Ecovadis Gold, TCO Edge, Energy Star, Epeat Climate+ et désormais TÜV Eye Comfort (sur la fatigue oculaire), avec des niveaux très élevés. Et cela concerne, malgré le coût de ces certifications, de plus en plus de moniteurs.

Reconnue pour sa maîtrise des couleurs et sa précision technique, BenQ consolide sa position sur le marché exigeant des moniteurs professionnels destinés aux créateurs de contenu. Entretien avec Édouard Leroy, Chef de Produits Moniteurs LCD de BenQ France.
Quels sont vos points forts sur le marché des moniteurs pour créatifs ?
Les secteurs de la photo, de la vidéo ou encore du design numérique réclament une expertise spécifique. BenQ y déploie une stratégie construite en particulier autour de la fidélité colorimétrique et de la pertinence fonctionnelle. Un laboratoire situé en Chine, animé par une équipe dédiée d’ingénieurs, assure la recherche et l’ajustement constants des technologies d’affichage. Ce travail garantit une constance des performances, un rendu des couleurs fidèle et une réponse aux attentes les plus pointues.
Le PD2730S incarne parfaitement cette exigence : résolution 5K, Delta E<2, contraste de 2000:1, panneau Nano Matte antireflet, HDR400 certifié VESA, molette de contrôle, et une récompense iF Product Design Award 2025 à la clé. Cette précision séduit aussi bien les agences de création que les freelances soucieux d’un affichage irréprochable.
Comment structurez-vous votre offre dédiée aux créatifs ?
L’approche repose sur une segmentation rigoureuse. Chaque métier dispose d’une gamme spécifique, adaptée à ses contraintes. La série PD s’adresse ainsi aux designers et développeurs : elle combine colorimétrie soignée, fréquence élevée (jusqu’à 144 Hz), connectique haut de gamme, et intégration audio soignée, comme sur le PD3226G (32″, 4K, Thunderbolt 4).
Les photographes bénéficient de la gamme SW, les vidéastes de la série PV, tandis que les utilisateurs de Mac profitent des écrans MA, optimisés pour restituer un rendu fidèle à l’univers Retina. Cette précision d’ajustement contribue à renforcer la légitimité de BenQ dans l’écosystème des créateurs.
Le haut de gamme gaming ou bureautique peut-il répondre à ces besoins ?
La puissance d’un écran gaming ne suffisent pas. Certes, certains modèles permettent d’initier un travail de retouche ou de montage. Toutefois, un professionnel attend une colorimétrie équilibrée, une stabilité des tons, un calibrage précis, ainsi que des outils logiciels avancés. D’où l’importance de maintenir une distinction nette entre les gammes, sans compromis sur les exigences métiers.
Sur quels autres arguments mettez-vous l’accent pour vos moniteurs dédiés aux créatifs ?
La connectique constitue un levier déterminant. USB-C avec charge à 90W, Thunderbolt 4 ou DisplayPort haute performance garantissent un transfert fluide des flux vidéo et données lourdes. Ces options répondent aux besoins de mobilité croissants : déplacement chez un client, travail sur site, synchronisation avec une station fixe…
En parallèle, BenQ propose une suite logicielle conçue pour les professionnels. Palette Master Ultimate assure l’étalonnage matériel et la gestion avancée des couleurs. Display ColorTalk harmonise l’affichage sur plusieurs écrans, pour un rendu homogène quelle que soit la configuration. L’ensemble structure une solution cohérente et performante, pensée pour accompagner les créateurs au quotidien.

Avec une présence historique sur les accessoires gaming accessibles et sous licence, Konix veut prendre une longueur d’avance sur le lancement de la Switch 2. Une organisation logistique millimétrée et une gamme étoffée placent la marque au cœur des enjeux de fin d’année. Renaud Brach, Head of Sales and Marketing de Konix Interactive, détaille la stratégie.
Que représente la Switch 2 pour Konix ?
La Switch 2 incarne un jalon majeur dans notre feuille de route 2025. Konix l’a identifiée très tôt comme un vecteur stratégique de croissance. Production anticipée, logistique optimisée, distribution déjà engagée : tout a été pensé pour assurer une présence dès les premiers jours. Ce premier lancement où nous sommes aussi fort en « Day 1 » constitue un signal fort adressé au marché. Les enseignes ont répondu présentes en référençant nos concepts bien en amont du lancement.
Quel sera votre offre au lancement ?
Nous déploierons une quinzaine d’accessoires, à la croisée des essentiels et des produits sous licence. Coques de transport, protections d’écran, câbles de charge côtoieront des accessoires aux couleurs de Naruto, Hello Kitty ou One Piece. Notre objectif : combiner prix attractifs et univers forts. Nous avons aussi repensé nos packagings, en cohérence avec les codes visuels de la Switch 2, tout en intégrant des compatibilités Switch 1 et 2.
… et sur le plus long terme ?
Cette première vague repose sur les standards, pensés pour les primo-accédants. Mais le travail de fond sur la Switch 2 a démarré il y a plus d’un an. Les prochaines étapes verront l’arrivée de concepts plus différenciants, nourris de retours d’usage et de données terrain. Notre volonté : prolonger l’élan initial avec des gammes enrichies, avec de nouvelles licences et des concepts plus technologiques.
Qu’en est-il de votre gamme autour de la Switch 1re génération ?
Le parc installé — plus de 8 millions de consoles en France — reste un pilier. Nos accessoires ciblés à prix maîtrisés y rencontrent encore une très forte demande. L’entretien de ce fonds de catalogue joue un rôle clé dans notre modèle. Coques, protections, casques et manettes continueront à alimenter nos volumes. L’arrivée de la Switch 2 ne signe pas une rupture mais une cohabitation. Nous anticipons d’ailleurs de très belles performances Switch 1 sur l’ensemble de l’année.

Référence dans l’univers de l’affichage professionnel, ViewSonic déploie son expertise au service des créateurs de contenus, avec une gamme ColorPro taillée pour répondre à la diversité des usages. Jean-Joseph Lam et Liliane Pereira Machado, respectivement Country Manager et Responsable Marketing de ViewSonic France, en exposent les enjeux.
Le marché des écrans pour créatifs a-t-il atteint sa maturité ?
Jean-Joseph Lam : Certainement pas. Ce segment évolue vite, sous l’impulsion d’une communauté de créateurs toujours plus large et variée. Les professionnels de l’image, de la vidéo ou du son côtoient désormais des profils issus du marketing, de la communication ou des réseaux sociaux. Chacun poursuit un niveau d’exigence différent : fidélité colorimétrique, portabilité, connectivité étendue…
Liliane Pereira Machado : L’essor des outils comme Canva ou des logiciels propulsés par l’IA a démocratisé des pratiques jadis réservées aux spécialistes. Les streamers, les créateurs de contenus vidéo ou les spécialistes de communication et du marketing réclament des solutions adaptées, aussi performantes que flexibles. On voit également émerger de nouveaux besoins avec des professionnels ayant besoin de retoucher leur création sur le terrain ou en Flex office et qui ont besoin d’écrans portatifs dédiés à la création.
Jean-Joseph Lam : Dans ce contexte, l’ingénierie ViewSonic affine ses réponses. Nos équipes R&D explorent de nouveaux formats, tout en perfectionnant les fondamentaux — colorimétrie, précision d’affichage, ergonomie.
Comment ViewSonic accompagne-t-il cette mutation ?
Jean-Joseph Lam : Notre gamme ColorPro incarne l’ADN technologique de ViewSonic. Elle couvre un large spectre d’usages, du studio de postproduction à la création mobile. Le VP2786-4K, par exemple, conjugue couverture Adobe RGB à 100 %, gamut DCI-P3 à 98 %, couleurs 10-bit, certifications Fogra et Idealliance, et roue ColorPro exclusive. Un outil pensé pour les professionnels de l’image. Autre référence de pointe, le VP2788-5K s’intègre parfaitement dans les environnements Mac : connectique ThunderBolt 4 (100 W), définition 5K, compatibilité native, large spectre colorimétrique… Les vidéastes privilégient souvent des concepts comme le VP2776, qui combine fonction dock, ports ThunderBolt et RJ45, et affichage HDR400 ou configuration double écran.
Liliane Pereira Machado : La création nomade gagne elle aussi du terrain. Pour ces usages spécifiques, nous proposons le VP16-OLED, un moniteur 16 pouces ultra-transportable, affichant 1,07 milliard de couleurs avec un Delta E < 2. Sa visière intégrée et son pied amovible permettent un travail de précision en mobilité.
Nos collaborations avec X-Rite ou Pantone, ainsi que nos logiciels de calibration enrichissent un écosystème pensé pour fluidifier les workflows créatifs. À cela s’ajoute une politique de fiabilité exigeante : trois ans de garantie « zéro pixel défectueux » sur ColorPro, cinq ans sur la série professionnelle.

Azgenon continue sa montée en puissance pour s ‘imposer comme une marque dédiée aux accessoires gaming grand public. Et ce afin de couvrir l’ensemble de l’écosystème gaming. Ahmed Himida, PDG d’Azgenon, détaille sa stratégie
Vos accessoires pour Switch 2 symbolisent la montée en puissance de votre marque Azgenon. Où en êtes-vous de son déploiement ?
Azgenon incarne notre réponse aux attentes d’un marché en quête d’accessoires accessibles, fiables et bien conçus. Si cette marque comptait déjà quelques références en termes d’accessoires gaming, notamment des sièges et des casques dédiés aux gamers, elle amorce aujourd’hui une montée en puissance décisive. L’arrivée de la Switch 2 joue un rôle d’accélérateur : elle permet à Azgenon d’élargir rapidement son périmètre, en intégrant des accessoires pour consoles et, à terme, pour le PC. Azgenon s’impose comme notre vitrine grand public. La complémentarité avec les autres marques du groupe Distreo structure une offre cohérente, pensée comme un écosystème global.
Quelle sera votre offre au lancement de la Switch 2 ?
Azgenon proposera dès le lancement neuf accessoires dédiés à la Switch 2. Cette première vague comprendra des Switch cases (avec 4 références avec des matériaux et couleurs différentes afin de protéger au mieux la console), des protections en verre trempé, des folios inspirés des étuis pour tablettes, ainsi que des chargeurs. Le tout décliné avec un design sobre décliné en noir, bleu ou rouge. Des concepts qui ont été référencés par des enseignes prestigieuses en France. À moyen terme, la gamme s’enrichira jusqu’à une vingtaine de références. Des concepts autour des Joy-Con, des manettes ou encore des packs thématiques figurent déjà parmi les pistes explorées.
Vous évoquiez de nouvelles pistes pour faire monter en puissance Azgenon. Quelles sont-elles ?
Nous allons tout d’abord développer de nouvelles gammes de fauteuils dotés de plus de réglages. Et ce tout en restant avec excellent rapport qualité/prix. Nous avons 2 gammes de sièges actuellement (déclinés en plusieurs couleurs) et nous devrions monter à 4 ou 5 à moyen long terme. Nous comptons également nous développer vers de nouvelles plateformes comme d’autres consoles et sur le PC (avec des claviers, souris et tapis de souris). L’ambition : construire une offre à la fois accessible, attractive et en phase avec les tendances du marché, tout en affirmant la singularité d’Azgenon.
Envisagez-vous des accessoires décorés de licence de l’Entertainment ?
Tout à fait. Un partenariat avec Universal ouvrira la voie à des produits sous licence, autour de franchises emblématiques. Un enjeu important pour Azgenon qui se développera dans ce domaine de manière régulière dans le futur.

Depuis longtemps pionnier des produits écoresponsables, Trust multiplie les concepts dans le domaine. David Garnier, qui distribue la marque en France, nous présente la démarche du groupe dans le domaine.
Où en est Trust dans sa démarche écoresponsable ?
L’écoresponsabilité est consubstantielle de la démarche de Trust depuis de nombreuses années. Et ce n’est pas juste un argument commercial, cela fait complètement partie de l’ADN de la structure qui l’intègre dans toutes ses démarches, de la conception à la commercialisation en passant par la fabrication ou la logistique. Et nous faisons des progrès constants dans le domaine, comme en atteste notre rapport annuel dédié à cette thématique et que l’on vient de publier. En 2024, la quantité moyenne de plastique utilisé sur l’ensemble de nos emballages a par exemple encore baissé de 35%, le poids du plastique recyclé dans nos emballages est en progression de 77%, 100% des packagings utilisent des cartons issus de forêts FSC… Même si cette démarche est clairement plus couteuse à produire qu’un accessoire « classique », accélérer dans cette démarche s’avère très important pour le groupe et cela devient un argument commercial de plus en plus pertinent.
A quel point l’argument porte concrètement auprès de vos clients ?
Les normes de plus en plus strictes en Europe et les politiques RSE de plus en plus importantes des entreprises font que l’écoresponsabilité est devenu un critère majeur dans les appels d’offres B to B. Une partie de la croissance de notre chiffre d’affaires sur le B to B est notamment dû à notre grande pertinence sur les produits écoresponsables. Dans le B to C, la montée en puissance sur ce thème est globalement plus lente à cause de la problématique fondamentale du prix. Ce qui laisse un fort potentiel de développement sur le retail.
Pouvez-vous nous présenter des produits récents exemplaires de cette démarche écoresponsable ?
Avoir des produits écoresponsables ne se fait pas aux dépends de la qualité. Nous avons de nombreux produits comme notre porte-étendard dans les casques gaming Forta et ses 85% de matériaux recyclés, les nouvelles souris Ozaa, avec leur connexion sans fil multi-appareils en Bluetooth et 2,4 Ghz, leurs 60% de plastique recyclé et leur batterie rechargeable, quand la souris sans fil compacte avec des boutons silencieux Ivy+ est fabriquée à 83% à partir de matériaux recyclés et a une batterie rechargeable. Nous lançons également des nouveaux concepts pertinents dans cette démarche écoresponsable comme du mobilier (avec par exemple le bureau gaming Luminus produit avec du bois FSC et un packaging particulièrement écoresponsable ) ou des piles AA ou AAA qui se rechargent directement via USB C (pour un prix très pertinent compris entre 9 et 25 euros suivant la puissance et la qualité). Des produits très malins qui prouvent qu’on peut faire des choses très intéressantes.

Le partenaire de licence des projecteurs Philips, Screeneo va multiplier les nouveaux concepts très intéressants de vidéoprojecteurs Philips pour 2025. Alfonso Clemente, Global Head of Product and Marketing de Screeneo, nous les présente.
Comment se positionne Screeneo ?
Notre structure a repris en 2018 la division dédiée à la vidéoprotection de Philips, avec des marques comme NeoPix ou PicoPix. Nous proposons des produits de qualité accessibles, mais avec une forte attention portée au style et à la facilité d’utilisation. Utiliser la marque Philips constitue une énorme plus-value, avec sa notoriété sur notre secteur très forte et son gage puissant de qualité.
Comment se positionnent les projecteurs Philips en France ?
Les projecteurs Philips sont numéro 2 en France (un de nos marchés principaux) sur le marché total des projecteurs (B2C+B2B, tous canaux confondus) en volume, selon PMA Research (Q1 24, à Q3 24). Et ce principalement grâce au succès de la gamme NeoPix, notamment chez les détaillants Brick&Mortar comme la Fnac ou Boulanger.
Quelles sont vos ambitions sur le marché français des vidéoprojecteurs ?
Les consommateurs me semblent moins sensibles aux gros écrans de télévision qui prennent beaucoup de place, surtout dans des petits appartements ou pour des aménagements design, tout en voulant des produits toujours plus qualitatifs pour répondre à leurs nouveaux besoins. Ils apprécient donc de plus en plus les vidéoprojecteurs. PMA Research estime qu’en 2025, le marché français progressera de plus de 5%, après une année 2024 assez moyenne. Des segments comme le B2B, les produits gaming et les petits projecteurs, qui répondent aux nouveaux besoins des consommateurs, devraient bien fonctionner. Autant de catégories sur lesquels nous lancerons des nouveautés avec notre parti-pris d’être à la fois abordable et de très bonne qualité, comme notre premier projecteur gaming qui arrive en avril 2025.
Pouvez-vous nous présenter ce concept gaming ?
Les gamers désirant des écrans avec des tailles de plus en plus importantes, les vidéoprojecteurs gaming ont le vent en poupe car même le plus grand des moniteurs gaming ne pourra atteindra la taille de l’image d’un de nos produits. Notre futur GamePix 900 a la particularité d’être à la fois le vidéoprojecteur gaming le plus abordable (moins de 1 000 euros) et le plus léger (2 Kg) du marché. Et ce sans sacrifier la qualité avec une résolution en Ultra HD jusqu’à 120 pouces, en HDR 10, jusqu’à 240 Hz de taux de rafraîchissement, un temps de réaction de 6 ms, 1 000 Lumens ou 3 préréglages dédiés au gaming.
Quelles sont vos autres priorités ?
Nous continuerons évidemment à développer dans le cœur du marché avec des nouveautés dans notre gamme bestseller NeoPix ou dans l’esprit de ce que nous faisons avec l’un de nos vedettes le Screeneo UL5 Smart, notre projecteur révolutionnaire à triple laser à ultra courte focale, qui fonctionne très bien en « TV replacement » avec un design compact, son écran jusqu’à 120 pouces, sa résolution Full HD 1080 en HDR10.
Par ailleurs, une de nos priorités pour cette année sera la relance des PicoPix, des vidéoprojecteurs que l’on peut utiliser en mobilité, par exemple quand on part en week-end ou en vacances. Nous allons enfin sortir nos projecteurs B2B ProPix avec les ProPix 650 et 850 (technologie des lampes Ultra High Performance, 4 000 lumens,10 000 heures en mode Eco, 2,5 kg, une connectique très développée…).

Ancré à Juan-les-Pins, l’IDEF s’affirme comme l’un des rares rendez-vous professionnels à maintenir son attractivité dans un marché en pleine recomposition. Un événement soutenu par un format souple, une offre élargie et un fort ancrage dans le retail. Entretien avec Nicolas Vignolles, Délégué Général du SELL.
Comment se porte l’IDEF ?
L’IDEF s’impose comme un pilier du calendrier professionnel du jeu vidéo. Porté par le SELL, ce salon conserve un soutien massif de l’écosystème et des acteurs français du jeu vidéo. Sa tenue à Juan-les-Pins se confirme a priori pour au moins trois éditions. Malgré un environnement économique instable, les perspectives 2025 s’annoncent prometteuses. Le second semestre devrait concentrer un flux important de sorties majeures, dont la pertinence renforcera l’attractivité du salon. L’événement valorisera une nouvelle fois le rôle structurant du retail physique, garant d’un maillage territorial dense et d’une expertise de terrain, essentielle à la dynamique du secteur.
Quels nouveaux acteurs attendez-vous pour cette édition ?
L’édition 2025 réunira environ 300 professionnels, un volume stable par rapport à 2024. Cette résilience témoigne de l’attachement des exposants malgré un contexte tendu. L’équilibre habituel entre éditeurs, accessoiristes et acheteurs façonnera, comme chaque année, l’ADN du salon. L’ouverture à des formats de stands plus flexibles (1 à 6 m²) facilite l’intégration de nouveaux entrants. Cette évolution commerciale a permis de séduire 5 à 10 marques supplémentaires, notamment du segment accessoires. L’IDEF cible également les spécialistes des écrans, catégorie en forte affinité avec le gaming. Au-delà de la visibilité, l’événement reste un terrain propice aux discussions stratégiques et à la signature d’accords structurants.
Quels temps forts marqueront l’édition 2025 ?
La conférence d’ouverture dévoilera les chiffres du premier semestre. Elle servira aussi à célébrer les 30 ans du SELL à travers une mise en perspective de l’histoire du jeu vidéo en France et de son rôle. L’occasion de rappeler les batailles remportées, comme la reconnaissance des jeux comme biens essentiels durant le COVID, ou les avancées fiscales liées au crédit d’impôt jeu vidéo. En parallèle, la traditionnelle course caritative au profit de l’association Rêves et la soirée du lundi rythmeront également le programme.
L’IDEF s’affirme aussi sur la scène européenne. Quelle portée prend-il aujourd’hui ?
L’événement fédère bien au-delà de l’Hexagone. Il accueille notamment les directeurs juridiques des grands groupes européens du jeu vidéo. Les réunions du conseil d’administration de PEGI et de Video Game Europe, le syndicat européen du jeu vidéo, rassemblent l’ensemble de leurs instances continentales. Au total, plus de 350 professionnels convergeront à Juan-les-Pins, consolidant le rôle de l’IDEF comme carrefour stratégique pour l’industrie.