
Après avoir été une des magnifiques histoires récentes du marché des moniteurs au Japon, Japannext arrive en Europe avec une jolie gamme. Hugo Lemarchand, Directeur Général Europe de Japannext, nous explique les ambitions de la marque.
Pouvez-vous nous présenter Japannext ?
Japannext a été créé en 2016 par Samuel Becker, un Français tombé amoureux du Japon et qui y est resté. Il a débuté par de l’import-export de produits électroniques. Très rapidement, il a identifié des nouveaux besoins sur le marché des écrans : Japannext est donc née lorsqu’il a créé son premier moniteur. Une histoire assez originale, car un jeune Français qui crée une entreprise au Japon, qui plus est dans l’électronique, ce n’est pas fréquent.
En 2023, Japannext a réalisé 50 millions de dollars de chiffre d’affaires au Japon avec plus de 300 000 unités vendues ce qui nous positionne à la 5e place du marché. Et après avoir fait une distribution essentiellement en ligne, nous sommes désormais référencés dans de très belles enseignes tant etail que retail et par des grossistes référents. Une magnifique performance pour un acteur aussi récent dans un marché assez verrouillé.
Pourquoi et comment arrivez-vous dans la distribution retail en France ?
Retour assez logique des choses, Japannext arrive en Europe pour élargir sa distribution. La structure européenne, installée en France, a débuté la commercialisation de la marque début 2024 et compté désormais 6 personnes. Comme au Japon, l’équipe est à la fois très agile et peu proposer une approche assez agressive d’un point de vue commercial. Si notre distribution se faisait jusqu’à maintenant essentiellement via notre site internet et des marketplaces type Amazon ou Fnac Darty, nous voulons passer un nouveau cap en nous associant à des partenaires qui distribueront nos produits dans les magasins. Notre partenariat avec Exertis dans ce cadre est essentiel afin d’accroître rapidement notre présence sur le marché français et européen.
Quel est votre positionnement ?
Nous sommes un « pure player » des écrans et notre tagline « Just Essential » résume bien notre positionnement : des moniteurs accessibles à tous grâce à un excellent rapport qualité/prix et des fonctionnalités vraiment utiles au consommateur comme la recharge par USB-C, le pied ergonomique ou encore le KVM. Les moniteurs Japannext sont des produits pour tous, bien positionnés et bien conçus. L’ensemble de nos moniteurs sont effet conçus, designés et vérifiés au Japon, tout en étant produits en Chine auprès des meilleurs fournisseurs.
Comment se structure votre offre ?
Au Japon, nous avons 120/130 références, dont 90 nouveautés cette année. Et ce dans 4 verticales produits : gaming, bureautique, mobile et grand format. En France, nous comptons une quarantaine de références à date. Nous proposons par exemple un écran mobile de 15 pouces, des concepts que l’on trouve beaucoup plus au Japon, où nous proposons des concepts de 10 à 18 pouces. Nous avons aussi une large gamme de moniteurs bureautiques du 21 au 40 pouces. Des produits d’excellente qualité à des prix intelligents comme notre porte-étendard technologique dans le domaine : le 5X40 (39,7 pouces, incurvé, WUHD, IPS, recharge par USB-C, KVM, etc.) à moins de 1 000 euros. Concernant le gaming, nous avons de nombreuses références en 24, 34, 37 et 40 pouces. Nous avons 3 produits phare technologiquement : le X500 (24 pouces en 500 hertz, 1 ms et Full HD), le X360P (27 pouces, WQHD, IPS UltraFast, à 360 hertz) et le I375C144UQR-H (37,5 pouces, à 144 hertz, incurvé, UWQHD+…).
Quelle est votre stratégie en termes de sponsoring esport ?
Notre volonté d’aller vers de nouvelles choses se retrouvent aussi dans nos sponsoring en termes de sport, parce que nous soutenons par exemple une équipe féminine F9 Wonders qui a notamment participé aux Valkyries Games.

Solidement installé dans le top des ventes, AOC déroule une offre gaming puissante misant sur la largeur de gamme et les nouvelles technologies. Pierre Leonard, Country Manager France d’AOC – MMD Monitors & Displays, fait le point sur la stratégie du groupe sur le gaming.
Comment se porte AOC sur le gaming actuellement ?
Le début d’année est très bon et nous attendons à une année 2024 de bonne facture. AOC est le numéro 1 en Europe et en France en gaming sur les écrans supérieur à 144Hz, qui sont pour nous aujourd’hui la réelle fréquence d’affichage à suivre pour les écrans de gaming. Sur les fréquences supérieures à 240 hertz, nous sommes également numéro 1 en France. Nous avons récemment pris pas mal de parts de marché, que ce soit au global et dans le gaming. Si notre gamme très large permet de répondre à toutes les demandes, nous mettons beaucoup l’accent actuellement dans les écrans gaming sur l’OLED et sur les fréquences supérieures à 240 hertz. Et nos écrans continuent à être structurés en plusieurs gammes de produits : AGON PRO pour le haut de gamme, AGON by AOC pour le milieu de gamme et AOC Gaming pour l’entrée de gamme.
Comment expliquez-vous cette croissance dans un contexte ultra-concurrentiel ?
En sus de la qualité de notre offre, nous avons choisi de ne pas nous éparpiller en termes de distribution. Nous progressons beaucoup chez nos clients déjà existants, Et nous préférons concentrer nos efforts sur des partenariats fiables et pérennes plutôt que de nous disperser sur un grand nombre de distributeurs. Cette stratégie, très appréciée, montre notre fidélité à nos engagements et la bonne compréhension de leurs besoins.
Quelles sont les technologies qui vont le plus porter votre activités gaming dans les prochains mois ?
Nous proposons de nombreux produits à valeur ajoutée. Je crois beaucoup à l’Oled, dont on ne voit vraiment à mon avis que les prémices de la vraie révolution que cette technologie apporte en termes de qualité d’image. Les fréquences supérieures à 240 hertz et les grandes tailles montent toujours plus en puissance. Un moniteur comme l’AGON PRO AG456UCZD en est la parfaite illustration. Il est doté d’un écran OLED excellent en WQHD avec un taux de rafraîchissement de 240 hertz. Il dispose en sus d’une courbure du moniteur de 800R. Autre nouveauté, le moniteur de jeu OLED QHD 27 pouces AGON PRO AG276QZD avec un taux de rafraîchissement de 240 hertz et un temps de réponse de 0,03ms et une design Red Dot Winner 2023.

Mad Distribution prenant une partie de son capital et en fusionnant une partie des équipes et des activités avec son nouvel allié, CLD France va connaitre une étape importante de son histoire. Mounia Faure, PDG de Mad Distribution et nouvelle DG de CLD France, nous présente la stratégie de CLD France.
Pourquoi Mad Distribution et CLD France se sont-ils alliés ?
Après avoir longtemps travaillé chez Kazé, à l’époque le numéro 1 de l’édition d’animation japonaise en France, j’ai créé Mad Distribution. Ayant commencé dans la distribution de la vidéo physique, il fallait être créatif afin de trouver des nouveaux concepts pour soutenir l’activité. Nous avons en conséquence attaqué d’autres segments comme les produits dérivés, avec de belles réussites. Notre stratégie était d’anticiper les besoins de nos clients : les détaillants et en particulier la GSS allait devoir combler la perte de chiffre d’affaires de leurs rayons vidéo, et les produits dérivés à licence était l’alternative idéale. Des produits rentables qui trouvaient naturellement leur place à l’intérieur des rayons existants et qui pouvaient être gérés par les mêmes équipes de ventes. Mais quelques années plus tard, nous avons fini par arriver à la croisée des chemins. En effet, nos partenaires distributeurs nous demandaient plus de produits que nous ne pouvions leur fournir. Mad Distribution avait donc besoin de s’allier à un acteur qui puisse notamment donner accès à une plus vaste base de produits. Par ailleurs, je voulais aussi m’associer à un acteur étranger, en conséquence complémentaire, pour lequel je pourrais avoir une plus-value sur la partie française. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes retrouvés avec Raphaël Pluta pour un accord autour de CLD France. Ce rapprochement nous permet de donner naissance à une structure qui possède l’une des plus puissantes expertises du secteur du divertissement et de la Pop Culture en France, avec la volonté et la possibilité de s’étendre en dehors de nos frontières.
Concrètement, quel est le périmètre de l’accord ?
Mad Distribution prend une partie du capital de CLD France, que je dirigerai. CLD et Mad Distribution restent indépendants. Si Mad Distribution continuera à officier en solo sur des secteurs comme le jeu de société ou la vidéo qui sont hors accord, toutes les activités produits dérivés de Mad Distribution et de CLD France (et sa partie gaming) fusionnent. Les équipes de Mad Distribution et CLD France fusionneront elles aussi en partie, et nous serons une dizaine pour commencer. Nous nous appuierons notamment sur leurs très bons outils informatiques. Nous apporterons des marques différentes et des façons de travailler innovantes en termes de merchandising notamment.
En termes de distribution, où CLD France sera présent ?
CLD France était présent essentiellement en GSA (Système U, Cora…) et Mad Distribution plutôt sur des réseaux comme les GSS (Fnac, Cultura, espaces culturels Leclerc …) les jouettistes ou les spécialistes. Nous sommes donc très complémentaires, ce qui est d’autant plus important pour faire face aux enjeux et aux nouvelles tendances du marché, et la réorganisation actuelle de la distribution.
Comment se passent les accords avec vos partenaires dans le cadre d’une structure comme CLD France ?
Nous respecterons strictement les accords au niveau local. Un produit, ou un deal par enseigne, signé pour la Belgique restera en en Belgique et pour la France même chose. Cependant, cette association permet de signer éventuellement des accords multi-territoriaux (France, Benelux, Allemagne…) avec des acteurs. Ce qui s’avère très intéressant pour tout le monde.
Quelle est la philosophie en termes de produits de CLD France ?
Nous avons une réelle volonté de faire croître encore d’avantage le Kidulte, secteur pour lequel il existe une vraie place pour les produits physiques de qualité, mais également les produits culturels, s’ils sont mis en avant de manière différente avec une offre valorisante, ainsi que les produits dérivés innovants. Les consommateurs ont un réel besoin de s’approprier physiquement les licences qu’ils aiment.
En conséquence, plutôt que de se battre sur des produits trop concurrencés ou quelques points de marge, CLD France a vocation, toute en essayant d’avoir des evergreens, à trouver des concepts novateurs avant les autres, à travailler des produits exclusifs, et à mettre en avant et faire grandir les marques innovantes. Nous allons d’ailleurs pouvoir nous appuyer sur les outils et la technologie de CLD, ce nous permettra de nous concentrer sur le marketing digital et d’amplifier la visibilité des marques que nous distribuons, ainsi que nos résultats et ceux de nos partenaires.

Concentré sur ses forces avec la volonté de développer les ventes chez ses clients, DS Distribution est plus que jamais présent sur le jeu vidéo. Nelly Ribeiro et Patrick Binard, nous présentent la stratégie de leur groupe dans le gaming.
Quelle est votre stratégie globale sur le gaming ?
Patrick Binard : Sur le jeu vidéo, il faut demeurer très positif. Les résultats de l’année dernière prouvent que le marché reste dynamique.. Nous continuerons à y investir sur le long terme. Avec la richesse de 3 secteurs connexes (Software, Accessoire et Hardware), les linéaires doivent rester attractifs en s’adaptant aux nouvelles tendances, en travaillant bien les best-sellers et les temps forts, tout en soutenant le back catalogue… Nous voulons surtout miser sur notre force de frappe inégalée sur le terrain. La présence des commerciaux terrains expérimentés et dynamiques se révèle encore plus importante que d’habitude avec le manque de temps du personnel en magasins en GMS et dans une période de transition sur de nouveaux modèles.
Comment continuer à croitre dans le domaine avec la montée en puissance de la dématérialisation ?
P.B. : : Il n’y a aucune fatalité. Les consommateurs sont plus que jamais fans de produits culturels, de franchises culte et de blockbusters. Il faut « juste » trouver de nouvelles idées et aller saisir et « provoquer » les nouvelles opportunités. Les revendeurs sont toujours des grands spécialistes des produits culturels et doivent continuer à travailler à la musique, le jeu vidéo et la vidéo, mais d’une manière différente. Je tiens à prendre l’exemple de la musique, que je connais bien. Après avoir rencontré des difficultés pendant plusieurs années, le secteur a su se réinventer et reprendre le chemin de la croissance, non seulement au global mais également dans le physique avec la progression du vinyle et de nouvelles idées.
Nous croyons fortement à notre rôle de défenseur du produit culturel physique, qui continue à être une source de revenus très importante pour les enseignes. Il ne faut surtout pas oublier que la France possède un réseau exceptionnel de magasins. Grâce à leur dynamisme et à leur maillage serré, les résultats sur les produits culturels physiques en France sont extraordinaires par rapport au reste de l’Europe. Il ne faut pas aller contre la dématérialisation, il faut l’accompagner et trouver de nouvelles solutions pour mieux valoriser le produit physique afin de développer le chiffre d’affaires en travaillant mieux les promotions, la théâtralisation, en faisant du merchandising très actif… Par ailleurs, appliquer une politique de réflexion à long terme sur les produits, permettra d’éviter la surexploitation rapide des licences en les travaillant mieux dans le temps.
Nelly Ribeiro : Dans les accessoires gaming, au-delà de la sélection des bons partenaires et des bons produits, nous devons créer l’envie des consommateurs avec des rayons dynamiques et avec une expérience améliorée. Cela passe par exemple par des concepts comme ceux que nous avons déployés avec Turtle Beach sur des kiosques pour présenter et tester les casques ou avec Trust via des tables de démonstration très intéressantes. Des idées qui fonctionnent très bien.
Où en êtes-vous sur les accessoires gaming ?
N.R. : Sur le jeu vidéo, notre chiffre d’affaires s’équilibre quasiment entre hardware et software. Nous sommes présents avec les plus grandes marques : aussi bien les « consoliers » comme Sony, Microsoft et Nintendo que des acteurs très forts dans les accessoires comme Turtle Beach, Trust, Subsonic, Konix ou Power A. Ce qui nous permet d’avoir une couverture de produits très large, du premium au très grand public, et sur une grande palette de secteurs.
Envisagez-vous de vous attaquer plus largement aux accessoires gaming PC ?
N.R. : Nous nous développons également sur la catégorie accessoire gaming PC, alors que nous étions plutôt orientés console, extension assez naturelle du software. Un vrai axe de croissance pour nous dans le jeu vidéo. Cela passera en particulier par une plus grande mise en avant des gammes PC de nos partenaires comme Turtle Beach ou Trust. Nous avons également intégré de nouveaux secteurs premium, comme les volants, les écrans gaming ou le mobilier gaming, qui permettent de fidéliser le client final et d’augmenter le panier moyen.
Les licences de jeu vidéo et de l’Entertainment se gèrent dorénavant à 360 degrés avec le mélange de plusieurs secteurs. Comment intégrez-vous cette dimension dans votre offre et votre merchandising ?
P.B. : Il faut évidemment travailler certaines licences à 360° pour mieux optimiser les grosses sorties. Si le produit dérivé n’est pas notre cœur de métier, des opérations bien ciblées permettent de créer de l’achat d’impulsion complémentaire et renforce l’attachement à la marque. Sans être fermé sur les nouveaux concepts, nous resterons dans le domaine sur un chiffre d’affaires additionnel et opportunistique, mais cela ne deviendra a priori pas une catégorie à part.
Le paysage des « grossistes » jeu vidéo en France et plus globalement de la distribution est en pleine évolution. Comment votre stratégie change dans ce contexte ?
N.R. : Notre point fort reste notre force de frappe commerciale et nos plus de 100 commerciaux terrain qui accompagnent les points de vente et permettent de valoriser les assortiments. Un soutien incomparable pour les distributeurs. Nous n’avons pas l’intention de lâcher le secteur des produits culturels, mais au contraire de nous renforcer. Notre objectif est de répondre aux attentes des magasins, en recherche de soutions clés en main. Un seul interlocuteur, un seul franco, un seul colis, notre solution doit faciliter la vie des magasins au quotidien. Donc oui, nous nous concentrons sur nos marchés historiques en nous adaptant sans cesse aux évolutions du marché.
La logistique du jeu vidéo est particulièrement pointue. Comment votre nouvel outil logistique a-t-il a été structuré pour y répondre ?
PB : Notre outil logistique a bien évolué avec dorénavant deux sites à la pointe : un en Bretagne à Bourgbarré et l’autre dans le sud à Sophia Antipolis. Ce qui nous permet d’avoir un très bon taux de service, proche des 98%, et de livrer à J +1 et J +2. Car comme on le sait depuis toujours, l’important est de satisfaire les consommateurs finaux, en ayant les bons produits au bon endroit et au bon moment.
Entretien Exclusif avec Angelo d’Ambrosio, Président Acer France et Directeur Acer Europe du Sud qui dresse un bilan de l’année et des perspectives pour 2026.
ENTRETIEN AVEC ANGELO D’AMBROSIO, PRÉSIDENT ACER FRANCE ET DIRECTEUR ACER EUROPE DU SUD
Quel est le bilan de l’année 2025 pour le groupe Acer ?
Nous avons connu une année contrastée en France. Après un début très attentiste de la part des consommateurs, nous avons heureusement connu une bonne dynamique sur ce second semestre. Les nombreuses incertitudes politiques et économiques du début d’année ont clairement freiné la demande. La France était d’ailleurs une anomalie, comparée aux ventes réalisées par ses voisins européens sur cette période. Depuis les ventes sont reparties à la hausse, portées par une forte demande de renouvellement, conséquence du pic d’équipement du Covid en 2020 et de la fin de Windows 10 en 2025. Cette dynamique s’inscrit dans une nouvelle logique de marché. Le marché du PC évolue. Après le sprint qu’on a pu connaitre sur certaines périodes avec l’arrivée régulière de nouvelles technologies, nous entrons désormais dans un nouveau rythme : celui du marathon. Le renouvellement des PC se fera sur la durée, à un rythme moins intense que par le passé. Les cycles s’allongent. Acer doit s’adapter à cette nouvelle équation de marché. Le métier d’un constructeur comme Acer est précisément de s’inscrire sur la durée afin d’assurer la pérennité du groupe.
Quelle sera votre actualité pour 2026 ?
Acer s’apprête à fêter ses 50 ans. C’est un anniversaire dont nous pouvons être fier. Et désormais, Acer est un groupe technologique de pointe dont l’activité va bien au-delà du monde du PC. Nous avons introduit de nouvelles familles de produits dans lesquelles notre expertise permet d’apporter des solutions pour le monde de demain. La diversification de notre activité s’appuie sur ces solutions déjà validées en Asie avec par exemple les produits réseaux (nouveaux routeurs 5G), les trottinettes électriques sur la mobilité, la recharge (panneau solaire), etc. A Taiwan, l’activité du groupe est en effet plus large qu’en France. Nous avons des filiales et activités B2B dans le domaine de la cybersécurité, de la santé, et la Smart City, etc. L’ADN de l’entreprise s’appuie sur l’innovation et la maîtrise de la technologie et notre capacité à l’intégrer vite et bien, de manière performante, dans tous nos produits et services. En résumé, Acer est un groupe tourné vers l’avenir, qui se porte bien. Aujourd’hui, 30% de l’activité du groupe se réalise en dehors du domaine du PC, preuve que la diversification fonctionne parfaitement. Cela nous portera à l’avenir et j’espère, assurera la pérennité du groupe pour les 50 prochaines années.

Quelle sont les perspectives de marché pour 2026 ?
Les perspectives pour 2026 sont positives. Le marché du PC sera encore porté par le renouvellement de Windows 10 et les nouvelles technologies comme celles qu’apportent l’IA. De plus de nouveaux OS arrivent à la fin de l’année prochaine, notamment avec Google et son écosystème Chrome OS, domaine dans lequel nous occupons des positions très importante, et notamment en France où nous sommes leader. Microsoft commence aussi à annoncer des évolutions sur Windows. Cela dynamisera le marché du PC en 2026.
L’écoresponsabilité tient une place importante au sein d’Acer. Pouvez-vous nous résumer votre démarche dans ce domaine ?
Nous améliorons en permanence la qualité et la performance de nos produits, ce qui allongent leur durée de vie et réduit l’impact environnemental. L’écoresponsabilité est devenue l’une composante interne de l’évolution du groupe. Plutôt que de voir cela comme une contrainte réglementaire, nous cherchons à nous transformer en profondeur afin d’être plus vertueux. Nous avons revu tous nos process de A à Z : de la conception à la fabrication de nos produits, au packaging, le lancement des gammes écoresponsables Vero, en passant par notre logistique, jusqu’au recyclage pour diminuer fortement notre impact environnemental. Le groupe a des engagements importants dans ce domaine et a pour objectif d’utiliser 100% d’énergie renouvelable d’ici 2035 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, qui sont une garantie de la vision du groupe à long terme : Acer voit loin.

Le marché du PC connait de forte tension sur les approvisionnements en mémoire notamment en raison de la montée en puissance de l’IA dans le monde. Comment abordez-vous cette situation inédite ?
C’est une situation que je n’ai jamais connue en 20 ans chez Acer avec cette magnitude et cette soudaineté. C’est du jamais vu. Néanmoins, c’est précisément le rôle d’un groupe comme Acer d’anticiper ses mouvements du marché. Toutes les équipes d’Acer, à Taiwan ou en France, ont travaillé depuis plusieurs mois pour construire une offre en cohérence avec la demande des clients et qui tiennent compte également de l’intérêt de nos partenaires du retail. Acer se doit de travailler sur la durée pour ménager nos intérêts communs, en évitant les stratégies à court terme, qui ne peuvent que nuire à l’ensemble de l’écosystème du PC. Notre rôle est de nous assurer, du siège mondial jusqu’à la filiale française, d’acheminer les bons produits, au bon prix, dans le bon timing et dans les bonnes quantités afin d’assurer la continuité de l’activité dans les meilleures conditions.
Pour cela, nous avons travaillé à plusieurs solutions comme la réduction et la recomposition efficace des gammes de produits 2026, en augmentant les quantités, afin de réduire les coûts d’expédition et ainsi obtenir des gains de productivités dans tous les domaines : des composants jusqu’à la logistique. En 2026, nous devrons agir sur chacun des leviers pour maintenir une offre cohérente. Enfin, sur un marché français, hautement promotionnel, il y aura peut-être moins de promotions en 2026, ou du moins sur un rythme moins soutenu que par le passé. Cette approche clarifie les enjeux pour l’ensemble de la chaîne de valeur et offre une meilleure prévisibilité à nos partenaires. Face à une situation qui s’impose à l’échelle mondiale, la collaboration entre tous les acteurs devient une nécessité absolue.
Quelles surprises nous réserve Acer pour 2026 ?
Comme toujours, le grand rendez-vous mondial du Consumer Electronic Show 2026 de Las Vegas sera l’occasion de dévoiler les nombreuses nouveautés attendues en 2026. C’est un peu notre « fashion week » à nous. Au CES 2026, Acer présentera ses nouveaux PC, à la pointe de l’innovation et du design, en collaboration avec nos partenaires de longue date comme Intel, intégrant les toutes dernières générations de composants. Nous dévoileront également des nouveautés sur nos nouvelles familles de produits, où Acer déploie son savoir-faire technologique pour créer les produits de demain.
En attendant, je profite de cette occasion pour souhaiter à tous nos clients et partenaires un très joyeux Noël et une bonne année 2026 !

A l’occasion du salon de l’IFA 2025, Acer a tenu sa conférence mondiale de rentrée pour y annoncer ses dernières nouveautés à la pointe des dernières technologies. Karim Ouahioune, Directeur Marketing et Communication d’Acer revient sur les points majeurs de cette conférence.
Entretien avec Cédric Monnier d’Acer France. Nouveau Directeur des Ventes B2C & Retail d’Acer France depuis janvier dernier, il revient sur son parcours professionnel et les ambitions élevées d’Acer sur les PC dotés d’IA et nous présente les toutes dernières nouveautés dévoilées au Computex dont le nouveau Predator Triton 14 AI, premier PC du marché à utiliser du graphène pour son refroidissement. Explications.
A l’occasion du CES 2025, Acer a dévoilé sa toute nouvelle génération de PC IA, ultrafins et performants, ainsi que ses nouveaux PC Predator et Nitro, taillés pour le gaming, équipés des tous derniers composants à la pointe de la performance. Sur le marché de la mobilité, Acer accélère en 2025 en arrivant avec sa 3e génération de trottinettes électriques. Nicolas Saint Aubin, directeur de la division produits grand public d’Acer France, présent sur le salon du CES de Las Vegas, revient en détail sur ces grandes annonces.
Une fois n’est pas coutume, Acer a choisi de tenir sa grande conférence de rentrée à l’IFA. Le constructeur y a dévoilé ses nouveaux PC Swift IA 14 et 16 sous processeurs Intel et AMD de nouvelles générations. L’occasion également de démontrer son savoir-faire en termes de gaming avec la première console PC Nitro Blaze 7 et son projet Dualplay, un concept unique de PC portable avec manette détachable. Angelo D’Ambrosio, Président Acer France et Directeur Acer Europe du Sud, détaille ses annonces.