• Turtle Beach intensifie sa stratégie premium

     

    Leader historique de l’audio gaming, Turtle Beach structure sa croissance en France autour d’une montée en gamme, d’un marketing événementiel ambitieux et d’une diversification ciblée. Antoine David, Senior European Business Manager, et Mikael Bertheau, Senior Marketing Manager Europe, en exposent les leviers.

    Comment se porte l’activité de Turtle Beach en France dans l’audio gaming ?
    Antoine David : Dans un contexte atone, marqué par une rareté de blockbusters capables de tirer le marché des accessoires, Turtle Beach a maintenu ses positions. La stabilité sur l’audio console, conjuguée à une légère progression dans l’audio PC gaming, confirme notre solidité. Cette dynamique, centrée sur notre cœur de métier, nous permet de sécuriser notre part de voix dans les linéaires.

    Mikael Bertheau : Plusieurs facteurs soutiennent cette performance : une offre élargie, des opérations promotionnelles ciblées et une montée en puissance de notre visibilité événementielle. Nos activations sur des temps forts comme la Gamers Assembly ou le RedBull Kumite renforcent notre statut de référence dans l’écosystème gaming.

    Antoine David :  En parallèle, notre distribution progresse via par exemple un partenariat stratégique avec Innelec, qui couvre désormais des enseignes telles que Leclerc, Système U, Intermarché et les DOM-TOM.

    Où en êtes-vous dans le développement de votre offre d’accessoires gaming à valeur ajoutée ?
    Antoine David : Turtle Beach multiplie les innovations à forte valeur perçue. Notre portefeuille intègre désormais des catégories complémentaires, à l’image des VelocityOne (Simracing et Flightsim), des fightpads Victrix Pro ou de la guitare connectée Riffmaster. Ces références haut de gamme élargissent notre spectre et positionnent Turtle Beach comme un acteur transversal du gaming. L’investissement, tant en R&D qu’en marketing ou en accompagnement retail, s’inscrit dans une trajectoire pluriannuelle ambitieuse.

    Mikael Bertheau : Le VelocityOne Race ou le récent VelocityOne Multi-Shift illustrent parfaitement cette stratégie. Nous poursuivons également l’intégration de PDP, avec des synergies déjà visibles. La gamme premium Victrix, désormais consolidée sous la bannière Victrix by Turtle Beach, démontre la pertinence de ce rapprochement.


  • Evnia continue de révolutionner le gaming

     

    La marque gaming Evnia de Philips Monitor se distingue par une approche novatrice qui marie esthétique différenciante et performances technologiques de pointe. Forte de sa montée en puissance sur le marché des écrans gaming, la marque poursuit son développement ambitieux comme nous l’explique Pierre Léonard,  Directeur France de Philips Monitor.

    Comment évolue votre marque gaming Evnia ?

    Evnia naît en 2022. En 2024, un re-lancement repositionne la marque avec une offre étoffée. Initialement composée de 4 modèles, la gamme s’enrichit progressivement pour atteindre aujourd’hui 31 produits, couvrant l’ensemble des besoins des joueurs exigeants. Cette stratégie permet de s’imposer grâce à des spécifications de haute qualité.

    Vous avez aussi mis sur un parti-pris esthétique un aspect important. C’est un axe que vous avez conservé ?

    Absolument. La gamme se démarque par son esthétique singulière, notamment avec l’introduction d’écrans blancs, représentant aujourd’hui plus d’un quart de l’offre (8 moniteurs). Cet axe différenciant assure un fort impact visuel et une reconnaissance immédiate qui apporte une vraie plus-value tant dans les rayons qu’en marketing. Contrairement aux codes traditionnels du gaming (rouge et noir), Evnia mise sur des teintes sobres (gris foncé, blanc…), renforçant ainsi sa singularité : pas question de se laisser embarquer par les codes gaming traditionnels. En complément, l’effet Ambiglow sur certains modèles participe également à cette identité visuelle unique.

    Cette volonté de différencier ces caractéristiques vous a-t-elle permis de gagner des parts de marché importantes ?

    Indéniablement. Ces choix stratégiques portent leurs fruits : en Europe, sur le segment des moniteurs à plus de 144 Hz, Evnia passe de la 7e place en 2024 (avec une croissance de plus de 30% en un an) à la 6e sur début 2025 avec un objectif de devenir 5e. Pour les modèles à plus de 240 Hz, la marque atteint la 5e position, avec l’ambition de conquérir le Top 4 cette année. Cette progression confirme la pertinence d’un positionnement premium et différenciant. Passer en 3 ans d’une marque qui n’existait pas à une position parmi les leaders du secteur en volume est un exploit rare.

    En termes de positionnement et de technologies, quels sont vos focus ?

    Nous avons toujours eu un train d’avance sur les évolutions technologiques car globalement aujourd’hui les spécifications font la différenciation. Evnia maintient un positionnement tourné vers la performance, avec une entrée de gamme en 144 Hz, quand certains concurrents sont en 75 Hz. La marque propose également des écrans à 300 Hz et trois références dépassant les 500 Hz. Notre modèle phare 25M2N5200U, dédié à l’esport (dalle fast IPS, taux de rafraîchissement de 390 Hz…), ainsi que le 49M2C8900, un écran OLED QD SuperWide de 49 pouces alliant fréquence élevée et qualité d’image exceptionnelle, illustre parfaitement l’aspect premium d’Evnia.

    Quelle est votre politique sur l’OLED ?

    L’OLED représente un axe majeur. Evnia parie sur cette technologie, qui représente le meilleur des deux mondes, en offrant à la fois une haute fréquence et une qualité d’image optimale. Grâce à un volume de production accru, les coûts baissent, rendant cette technologie plus accessible. Le modèle 27M2N8500, en OLED 360 Hz, incarne cette volonté d’allier performances visuelles et fluidité pour l’esport.

     


  • Subsonic confirme sa dynamique

     

    Avec un développement soutenu sur les accessoires essentiels et une diversification de son offre, Subsonic affiche des résultats en progression malgré un contexte économique complexe. Pierre de Laporte et Gaël Renard, respectivement Directeur Général et Brand Manager de Subsonic, partage leur vision des évolutions stratégiques de la marque.

    Comment se porte Subsonic ?

    Pierre De Laporte : En 2024, nous avons enregistré une croissance de 7 % du chiffre d’affaires. Une belle performance dans un contexte délicat. Nous avons rééquilibré notre activité en réduisant la part du mobilier au profit des volants et des accessoires essentiels, notamment nos manettes Switch sans fil avec LED, positionnées à un tarif attractif de 26,99 euros. Ces produits figurent parmi les meilleures ventes de leur catégorie. Après un début d’année difficile pour l’ensemble du marché, nous envisageons une fin d’année prometteuse.

    Où en êtes-vous sur votre gamme de volants Superdrive ?

    Gaël Renard : Nos volants affichent une bonne dynamique, malgré un secteur moins en forme. Nous préparons deux nouveaux designs pour cinq références, avec des prix différenciés. L’originalité réside dans la fonction manette intégrée via un mini-stick, utile pour naviguer dans les menus, notamment dans des jeux comme Farming Simulator. De plus, les volants disposent de LED programmables qui réagissent aux freinages et aux accélérations, renforçant l’immersion.

    Quelle sera votre stratégie autour de la Switch 2 ?

    P.D.L. : Nous anticipons un effet positif de la Switch 2 sur nos ventes d’accessoires. Notre gamme dédiée comprend des protections, des chargeurs et des solutions de transport, avec des prix compris entre 5,99 et 19,99 euros. En fin d’année, une nouvelle génération d’accessoires innovants viendra compléter l’offre. En parallèle, la gamme Switch 1 continuera à bien se vendre, plusieurs produits étant compatibles avec la Switch 2.

    Quelles nouveautés proposez-vous dans vos autres catégories ?

    Gaël Renard :  De nouveaux casques viennent enrichir notre catalogue, notamment un modèle d’entrée de gamme à 15,99 euros et un casque sans fil 7.1 ultra léger à moins de 40 euros. Côté mobilier, nous proposons trois modèles autour de 150 euros, dont certains sous licence Superman. Enfin, nous développons notre offre de tapis de souris avec de nouvelles références et licences.

    Quel est votre positionnement sur les licences ?

    P.D.L. : Les licences constituent un axe stratégique. Parmi les nouveautés, Brawl Stars sera la vedette. Leader du jeu mobile, elle viendra enrichir notre catalogue d’accessoires (casques, sièges, tapis de souris…) en permettant de cibler une clientèle jeune (8-18 ans).

    Gaël Renard : Par ailleurs, nous poursuivons le développement de licences fortes comme Dragon Ball Z et Harry Potter en renouvelant nos concepts.


  • Sandisk dans une nouvelle ère

     

    Après avoir finalisé récemment sa séparation avec Western Digital, Sandisk fait feu de tout bois en particulier sur les segments à valeur ajoutée comme le jeu vidéo ou les produits dédiés aux créatifs. Kalima Toubal, Global Consumer Brand Director de Sandisk, nous présente les enjeux de cette nouvelle donne.

    Pouvez-vous nous présenter le nouveau Sandisk ?

    En février 2025, Sandisk a finalisé sa séparation de Western Digital pour devenir une société cotée indépendante. Sandisk innove sans relâche pour proposer des solutions qui permettent de concrétiser les prochaines grandes idées. Fort d’une longue expérience en matière de mémoire et de semi-conducteurs de stockage, nous proposons des solutions Flash innovantes et des technologies de mémoire avancées, adaptées aux besoins de ses clients. Et ce grâce à l’équilibre entre nos puissantes capacités de production et notre portefeuille de produits leaders du secteur, reconnus mondialement pour leur innovation, leurs performances et leur qualité. Sandisk continuera par ailleurs de fabriquer et vendre des produits Flash commercialisés sous les marques Western Digital et WD.

    Quelle est votre stratégie dans le secteur du jeu vidéo ?

    Sandisk place la barre toujours plus haut avec le nouveau SSD WD_BLACK SN8100 PCIe Gen 5.0 NVMe, un SSD interne de pointe offrant des vitesses de lecture allant jusqu’à 14 900 Mo/s et des capacités allant jusqu’à 8 To, pour les jeux hautes performances, la création de contenu et les charges de travail d’IA. Avec l’évolution des graphismes de jeu, des contenus 4K et 8K de haute qualité et des applications d’IA, les joueurs et les professionnels d’aujourd’hui ont besoin de solutions pour optimiser les performances de leurs PC. Le SSD Sandisk WD_BLACK SN8100 NVMe PCIe Gen 5.0 est conçu pour les joueurs PC invétérés qui souhaitent allier vitesse et fiabilité à leur plateforme pour des performances optimales, et pour les professionnels à la recherche d’une solution de stockage PC haut de gamme pour les flux de travail intensifs.

    Vous venez de lancer une gamme de produits dédiée aux créatifs. Pourriez-vous nous la présenter ?

    La gamme Sandisk Creator accompagne et dynamise le travail des créateurs de contenu qui souhaitent optimiser et diffuser leurs contenus dans des environnements multi-appareils et multi-plateformes. Elle soutient l’intensité d’un flux de travail exigeant à chaque étape du processus créatif, de l’idée à l’impact. Elle propose une collection de produits sur mesure de qualité professionnelle, aux couleurs vives qui célèbrent la créativité et l’individualité. La gamme comprend des SSD portables, des cartes SD et microSD haute vitesse, des clés USB-C, des clés USB double interface pour téléphone et des solutions de stockage de bureau grande capacité. Le tout nouveau SSD Sandisk Creator Phone, spécialement conçu pour la production de contenu en déplacement, se connecte facilement aux smartphones compatibles MagSafe avec une capacité allant jusqu’à 2 To et des vitesses allant jusqu’à 1000 Mo/s en lecture et 950 Mo/s en écriture. Les créateurs peuvent désormais enregistrer de superbes vidéos 4K à 60 IPS au format Apple ProRes directement sur leur SSD Creator Phone et commencer le montage instantanément.

    Quels sont vos moteurs de croissance ?

    Nos produits Flash offrent un monde fluide et simplifié d’expression et de stockage de données résilients. Nous sommes convaincus que chacun devrait s’inspirer de ses données pour les déplacer, créer, découvrir, partager et libérer son potentiel. Ces valeurs guident notre vision, inspirent nos projets et nourrissent nos ambitions, façonnant notre parcours et définissant les clés de la réussite dans toutes nos activités. Nous faisons constamment évoluer la technologie, concevant des solutions innovantes essentielles au progrès mondial et permettant aux particuliers et aux entreprises d’accéder aux données partout dans le monde.


  • Seagate mise sur la mémoire pour dominer le gaming

     

    Expert du stockage à haute performance, Seagate accélère dans le gaming avec des produits adaptés aux exigences des consoles nouvelle génération. Benjamin Guérin, Sales Manager Consumer & B2B France chez Seagate Technology, détaille les enjeux de ce marché stratégique.

    Comment se porte l’activité gaming de Seagate ?
    Seagate maintient une dynamique solide sur le segment gaming. Le 4e trimestre 2024 s’est révélé intéressant, grâce à une forte demande liée aux consoles Xbox Series X/S et PlayStation 5. Des titres exigeants, comme Call of Duty: Black Ops 6 ou Indiana Jones et le Cercle Ancien, ont soutenu la croissance, accentuant le besoin de mémoire. La taille croissante des jeux – bientôt exacerbée par GTA VI et la montée en puissance des abonnements – renforce l’importance du stockage , d’autant que les consoles plafonnent souvent à 1 To, insuffisant pour plus de 3 ou 4 jeux AAA. Avec le prix des machines déjà élevé, les constructeurs privilégient des options évolutives plutôt que des hausses tarifaires intégrées.

    Comment se structure actuellement votre offre gaming ?
    Seagate propose une gamme complète et segmentée selon les plateformes. Sur PlayStation 5 : Game Drive SSD (1–2 To), NVMe SSD (1–2 To) et Game Drive classique (2–5 To). Sur Xbox : Game Drive SSD (1 To), Expansion Card (1–4 To), Game Drive (2–5 To) et Game Drive Hub (jusqu’à 8 To). Tous nos produits bénéficient d’une licence officielle console. Côté PC, la gamme FireCuda s’impose avec les modèles 530R, 540 et les solutions HDD et Gaming Hub, allant jusqu’à 16 To. Cette diversité nous positionne comme acteur de référence sur tous les segments de performance et de capacité.

    Quelles sont vos principales nouveautés dans le gaming ?
    La tendance structurelle pousse vers des capacités toujours plus élevées, tout en optimisant l’expérience des joueurs. Nous venons de lancer la version 4 To de notre carte d’extension Xbox Series X/S, un de nos bestseller, conçue en partenariat avec Microsoft pour s’aligner sur l’architecture Velocity et in fine reproduire à l’identique les performances de ses consoles. Côté PC, le FireCuda 530R SSD — compatible PCIe 4e génération — également disponible en version 4To illustre notre engagement dans l’innovation technique, avec une endurance atteignant 5 050 TBW. Ce modèle, disponible avec ou sans dissipateur thermique (Heatsink), répond aux contraintes des gamers les plus exigeants.

    Quels sont les autres points forts de Seagate dans le marché concurrentiel de la mémoire gaming ?
    La combinaison entre performance et services différencie clairement Seagate. Outre la qualité de fabrication, nous proposons des concepts très appréciés des joueurs comme la récupération de données, des systèmes de dissipation thermique, ou encore des vitesses de lecture/écriture optimisées pour l’esport. Seagate enrichit également l’expérience utilisateur avec des bonus intégrés comme 15 jours de PS+ ou 1 mois de Game Pass inclus selon les produits. Enfin, nos éditions spéciales — conçues avec des licences fortes telles queStarfield et God of War Ragnarök ou récemment Genshin Impact, ajoutent une dimension esthétique et émotionnelle à nos solutions. D’autres collaborations sont actuellement en développement.


  • Lexip, créateurs d’émotions

     

    De gauche à droite : Emmanuel Challouatte, Directeur Général Adjoint de Lexip, Lionel Chataignier, Président Fondateur du groupe parent Pixminds, Laurence Chataignier, Responsable Relations Publiques et Hugo Loi, Directeur Général.

     

    Lexip détaille les résultats de sa stratégie de licence sur mesure, d’intégration du contenu éditeur et de partenariats avec des grandes marques. Emmanuel Challouatte, Directeur Général Adjoint du groupe et Laurence Chataignier, Responsable Relations Publiques, nous dévoilent cette rétrospective ainsi que l’offre Lexip à présent disponible sur ses produits de marque propre et à petit prix.

     

     

     

    Lexip a beaucoup misé sur sa stratégie de licence. Est-ce que les éditeurs de jeu ont suivi ?

    Beaucoup misé, et beaucoup investi ! L’équipe a travaillé dur pendant 3 ans. Nos techniques de fabrication brevetées, à base de matériaux premium comme la céramique et le titane, ont permis de conclure des accords pour Naruto Shippuden, Assassin’s Creed, Solo Leveling, Game of Thrones, Superman, Hogwarts Legacy, Les Sims, Le Seigneur des Anneaux et plus de 100 autres propriétés. Nous avons créé des accessoires et une expérience hors du commun, accessible au plus grand nombre (30-70 euros) et qui ont convaincu Ubisoft, Warner Bros, Crunchyroll, Bandai Namco et Electronic Arts de nous confier ces propriétés sur un périmètre mondial.

     

    Comment se déroulent les ventes ?

    Les ventes sont au-delà de nos prévisions : plusieurs dizaines de milliers d’unités par mois sur nos quelques enseignes partenaires européennes. Un accélérateur important réside dans nos bundles qui combinent accessoires sous licences et les jeux AAA complets venant directement des éditeurs. Ces bundles offrent l’expérience retail ultime qui additionne un avantage consommateur solide à une marge magasin “comme avant”, dirait notre PDG. Un autre accélérateur se trouve dans nos produits cobrandés avec des marques mondialement reconnues telles que Seagate et Visa.

    Lexip reste une PME. Comment avez-vous financé tout cela ?

    Nous avons conclu il y a quelques années un accord stratégique avec un acteur majeur de notre industrie qui nous a également permis de rencontrer les décideurs de nos partenaires actuels. Afin de poursuivre notre croissance, ce partenariat a récemment été complété par un tour de table qui sera annoncé dans les mois qui viennent. Vue sous cet angle, Lexip pourrait être considérée comme une spin-off de grand groupe. Mais c’est bien l’esprit d’une PME que nous conservons : pragmatiques et au service de nos clients magasins et joueurs.

    Quelles sont les prochaines étapes ?

    Nos investisseurs attendent de nous que Lexip devienne une marque globale capable de fournir des produits à tous les niveaux prix, avec et sans licence, pour console et PC (Steelplay est désormais intégrée à Lexip). Après un pilote fructueux à l’étranger avec la chaîne Mediamarkt, nous avons donc créé Lexip Essentials destinée à proposer le meilleur prix dans chaque catégorie tout en conservant la même garantie systématique de fiabilité, de respect des propriétés intellectuelles, normes et règles en vigueur et de SAV que chez Lexip. Un bon exemple d’offre Lexip Essentials est le “Treasure Box” contenant 200 accessoires pour Nintendo Switch 2 à un prix public de 5 euros. Nous construisons également des espaces de marque Lexip en magasin avec un budget pouvant aller jusqu’à 0,5 million d’euros par an et par enseigne partenaire, en fonction de la taille des espaces et du nombre de magasins déployés. Nous créons enfin un consortium d’entreprises et marques partenaires de confiance qui capitalisent sur leurs complémentarités de gammes et de clientèles et qui bénéficieront de la structure financière renforcée de Lexip.


  • SteelSeries accélère sa percée dans le gaming

     

    Portée par une gamme qui se diversifie et des produits à forte valeur technologique, SteelSeries renforce sa position. Benoît Aveline, Marketing Manager France, décrypte les leviers de cette croissance.

    Comment se porte Steelseries ?
    Malgré un marché en décroissance de 14,6% sur l’ensemble des catégories couvertes par SteelSeries depuis le début de l’année 2025, SteelSeries continue de renforcer ses positions sur tous les segments. Deuxième acteur du marché avec une croissance de 19,2% sur les casques gaming, une part de marché doublée sur le segment des casques pour console, une position maintenue sur les claviers gaming et une croissance stable sur les souris, SteelSeries tire son épingle du jeu dans un marché secoué de turbulences. Une dynamique qui reflète la pertinence de notre stratégie produits et le bon alignement avec les attentes du marché.

    Comment expliquer cette bonne santé dans un contexte de marché compliqué ?
    Notre force réside dans notre capacité à être l’un des rares acteurs à concilier plusieurs univers : PC et consoles, haut de gamme et segments plus accessibles. Sans renier notre ADN premium, nous avons élargi notre portefeuille avec des produits plus abordables, tout en conservant un niveau d’exigence élevé en matière de design, de robustesse et de performance sonore. Un produit moins onéreux n’est jamais chez nous moins bien fait.  L’unité de gamme se traduit par une cohérence esthétique et fonctionnelle, renforcée par un écosystème logiciel sophistiqué qui magnifie l’expérience utilisateur. Cette approche hybride alimente notre croissance et accroît la fidélité à la marque.

    Quelles sont vos grandes nouveautés d’ici la fin d’année ?
    L’audio console constitue un pilier stratégique. L’Arctis Nova 5 s’impose comme best-seller, dorénavant rejoint par les Arctis Nova 3P Wireless et Nova 3X Wireless, casques gaming sans fil, compétitifs en termes de prix, ultra complets technologiquement (grande autonomie de batterie, recharge super rapide, application mobile de personnalisation du son, etc.) et déclinés en Noir, Blanc, Lavande et Aqua pour correspondre à tous les styles. En parallèle, La seconde génération des souris Rival 3 et Rival 3 Wireless vient continue de perdurer cette gamme qui est notre best-seller et s’adapte à tous les usages. Enfin, la marque KontrolFreek, intégrée à notre portefeuille, propose des grips pour joysticks et manettes, générateurs de valeur ajoutée et d’augmentation du panier moyen. Nous prévoyons d’autres innovations pour la fin d’année, sur tous les segments de prix.

    Vous avez fait évoluer également votre stratégie de distribution dans le retail. Qu’en est-il exactement ?
    Le marché français est unique en Europe majoritairement tourné sur le retail. Nous investissons massivement dans les enseignes et l’exécution de SteelSeries au sein des points de vente. Nous poursuivons notre maillage retail avec des présences renforcées chez les spécialistes — Boulanger, Micromania, Fnac — où nous déployons désormais des linéaires complets (0,5 à 1 mètre) mêlant casques, souris et claviers. Dans la grande distribution, nous ajustons l’offre au profil des enseignes, avec des références ciblées et des opérations commerciales efficaces. Cette visibilité en magasin amplifie l’effet de gamme et stimule l’acte d’achat. Nous misons aussi sur des dispositifs trade marketing plus immersifs pour ancrer la marque dans l’univers du consommateur. Nous augmentons également nos investissements dans des équipes supplétives sur le terrain, visitant les points de vente afin de développer une relation plus forte avec ceux-ci et d’être en mesure de répondre à leurs besoins.

    Quels sont vos partenariats avec le monde de l’esport ?
    L’esport structure notre identité. SteelSeries soutient des équipes emblématiques comme T1 (avec Faker sur League of Legends), Faze Clan (Counter-Strike), ou Mercedes AMG Petronas pour le simracing. Ces alliances nourrissent notre légitimité auprès des communautés et guident l’évolution de nos produits vers une exigence toujours plus haute.

     

     


  • DS Distribution dynamise les rayons gaming

     

    Portée par une force de vente terrain aguerrie, sa capacité à s’adapter aux nouveaux besoins des points de vente et une offre renouvelée, DS Distribution tire son épingle du jeu dans un marché en recomposition. Entretien avec Nelly Ribeiro, Directrice Enseignes, et Patrick Binard, Directeur des Achats.

    Comment se porte l’activité gaming de DS Distribution ?

    Nelly Ribeiro : En 2024, malgré quelques succès éditoriaux, le marché du jeu vidéo a marqué le pas. Nous avons néanmoins préservé nos positions grâce à une politique axée sur le service, une couverture terrain renforcée et une offre rigoureusement construite. Nos équipes ont intensifié leurs efforts pour garantir des visites de qualité et répondre aux attentes des enseignes.

    Patrick Binard : Nos performances ont dépassé celles du marché. Une stratégie d’arbitrage sélectif nous a permis de concentrer nos références sur les meilleures rotations. L’année 2025 pourrait amorcer un redémarrage, soutenu par des lancements majeurs et l’arrivée attendue de la Switch 2.

    Comment gérez-vous la concentration actuelle des enseignes ?

    Nelly Ribeiro :  La concentration constitue une évolution structurelle du secteur. Nos méthodes de travail solides nous permettent d’amortir ces mutations. La clé réside dans la présence produit en magasin, la densité du maillage commercial et l’animation régulière des points de vente.

    La montée en puissance des indépendants renforce même notre pertinence. Ces partenaires valorisent le lien direct avec nos équipes, recherchent des conseils précis, et attendent des dispositifs terrain efficaces. Par ailleurs, dans certaines enseignes, le recul des rayons non alimentaires au profit de l’alimentaire crée de nouvelles demandes des enseignes. Nos offres packagées, simples à implémenter, répondent à cette évolution.

    Le non-alimentaire souffre en grande distribution. Comment y répondez-vous ?

    Nelly Ribeiro :  L’enjeu consiste à maintenir, voire à reconquérir, les espaces dédiés. Attention, en effet, réduire les linéaires entraîne mécaniquement une baisse de l’offre, donc des ventes, accentuant un cercle vicieux. Le secteur culturel l’a déjà expérimenté : raréfaction des titres, effondrement des rotations, puis raréfaction des rayons comme on l’a déjà vu sur d’autres secteurs des produits culturels. Pour l’éviter, il faut renforcer la lisibilité de l’offre et la valoriser.

    Patrick Binard : En GSA, surtout dans les petits formats de magasin, l’effet « blockbuster » reste décisif. Les grands lancements constituent des leviers puissants. La Switch 2, avec son potentiel d’attractivité, contribuera à redonner du souffle aux rayons gaming, notamment dans nos enseignes partenaires à forte affinité avec l’univers de Nintendo.

    Quels sont vos relais de croissance dans le gaming ?

    Patrick Binard : La Switch 2 va générer un écosystème complet : consoles, jeux, accessoires… Elle permettra de redynamiser les ventes, mais aussi la visibilité et l’animation des linéaires. En parallèle, le parc installé de la Switch actuelle reste considérable. Il continuera à générer des ventes soutenues. Le marché sera également portée par des licences fortes comme le prochain Légendes Pokémon : Z-A ou GTA 6. Nous avons également repensé nos politiques de référencement et de mise en avant pour mieux coller aux attentes des magasins.

    Comment cette évolution se concrétise-t-elle ?

    Patrick Binard :  La dématérialisation progresse, mais ne condamne pas le physique. À condition de théâtraliser les rayons, d’orchestrer les temps forts, de miser sur des accessoires et produits dérivés valorisés. Nous montons une vingtaine d’opérations par an, articulées autour d’événements : sorties majeures, thématiques culturelles ou pics d’affluence comme les fêtes de fin d’année.

    Par exemple, nous avons activé des campagnes autour des « Days of Play » de Sony avec consoles en promotion et jeux offerts, ou encore du film Lilo & Stitch avec une offre croisée complète. Ces opérations nourrissent l’impulsion d’achat.

    Nelly Ribeiro :  Nous fonctionnons comme un sourceur à haute valeur ajoutée, en concevant des dispositifs sur mesure pour optimiser les ventes. Les planogrammes que nous développons structurent les rayons selon des logiques de performance. Résultat : plus de rotations, donc plus de chiffre d’affaires.

    Et du côté des relations fournisseurs ?

    Patrick Binard : Nous avons renforcé notre équipe achat et recentré notre stratégie de sourcing. L’objectif : bâtir une offre pertinente, équilibrée en prix, compatible avec les différentes plateformes, et réellement adaptée aux besoins des points de vente. Plutôt que déployer des gammes complètes par partenaire, nous privilégions une sélection ciblée, fondée sur la valeur ajoutée concrète pour nos clients. Cette logique nous pousse globalement à explorer de nouveaux segments en forte croissance, comme le petit électroménager, qui offre des perspectives intéressantes.

    Nelly Ribeiro :  Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, nous adaptons nos choix en privilégiant des produits accessibles sans renoncer à la qualité perçue. Cette sélectivité renforce la confiance de nos partenaires et la fidélité des consommateurs.


  • Azgenon a les crocs pour les licences

     

    Marque grand public du groupe Distreo, Azgenon renforce son positionnement en diversifiant son offre, en misant sur les licences et en élargissant son empreinte vers la console. Une dynamique détaillée par Ahmed Himida, PDG de Distreo.

    Comment se porte Azgenon ?
    Azgenon engage une nouvelle phase de croissance, marquée par l’intégration stratégique de licences et un développement élargi au segment console. En 2025, la marque devrait progresser de 15 à 25 %, avec une dynamique supérieure à celle du reste du groupe, même si Oraxeat continue de générer l’essentiel du chiffre d’affaires. Historiquement centrée sur le mobilier gaming, Azgenon a récemment étendu son périmètre aux accessoires PC — claviers, souris, casques — et vient de lancer une dizaine de références pour le lancement de la Switch 2. Cette orientation témoigne d’une volonté claire : positionner la marque comme acteur généraliste du gaming grand public et croitre très vite.

    Pourquoi Azgenon a-t-elle décidé de se lancer dans les accessoires gaming et les sièges à licence ?
    Ce choix stratégique répond à une double ambition : élargir l’audience et gagner en visibilité sur un marché fortement concurrentiel. Les licences enrichissent l’offre en apportant une différenciation immédiate, tant sur le plan esthétique que marketing. Nous bénéficierons donc à la fois de la qualité de nos produits et de la plus-value de nos licences, Elles ouvrent également la porte à de nouveaux circuits de distribution et à des comptes encore non adressés, évidemment chez les spécialistes du jouet, mais aussi certaines enseignes de la GSS et de la GSA. En associant accessoires et mobilier sous licence, nous articulons une proposition complète, cohérente et attractive pour nos partenaires commerciaux.

    Jurassic Park est votre première licence. Que cela vous apporte-t-il ?
    Notre partenariat avec Universal autour de Jurassic Park représente une étape majeure. Cette franchise iconique bénéficie d’un ancrage puissant dans l’univers de l’Entertainment, avec une actualité soutenue : film à venir, présence sur Netflix et lancement d’un jeu vidéo annoncé pour 2026. Cette richesse permet de bâtir des produits à forte identité, de créer des gammes variées, mais aussi de capitaliser sur les temps forts marketing des ayants droit. Elle facilite aussi l’intégration de nos références dans les corners dédiés, au sein des enseignes. Ce premier accord constitue un socle solide pour construire une politique de licences durable, avec d’autres signatures prévues.


  • PLAION mise sur sa diversité éditoriale

     

    Porté par une offre éditoriale dense et une capacité d’exécution maîtrisée, PLAION poursuit sa croissance malgré un marché sous tension. James Rebours, son directeur général France, analyse les ressorts de cette dynamique et détaille les projets à venir.

    Comment s’est comporté PLAION sur les derniers mois ?
    Malgré une conjoncture défavorable, PLAION a consolidé ses positions. En 2024, le marché français reculait fortement, mais notre performance commerciale s’est montrée robuste grâce à des titres fédérateurs comme Call of Duty: Black Ops 6, Sonic X Shadow Generations ou Farming Simulator 25. En 2025, la tendance baissière persiste, avec un repli de 12 % à la semaine 20. Pourtant, PLAION affiche une croissance de 66 % de son chiffre d’affaires. Ce différentiel s’explique par la richesse de notre catalogue, où figurent des licences majeures telles que Monster Hunter Wilds (plus de 100 000 exemplaires physiques vendus en France), Kingdom Come: Deliverance II, ou Indiana Jones et le Cercle Ancien. Ce portefeuille varié, alimenté par des partenariats internationaux, constitue un levier stratégique majeur. Résultat : notre part de marché progresse sensiblement sur la période.

    À quel point les évolutions du groupe Embracer ont-elles impacté la structure de PLAION ?
    La réorganisation d’Embracer visait à clarifier les synergies internes, la scission d’Embracer en 3 entités distinctes permettant d’accroitre leur efficacité opérationnel. Asmodee regroupe les jeux de société et bénéficie d’une valorisation boursière de plus de 2,5 milliards d’euros depuis son entrée en bourse en février 2025. Coffee Stain Groupe se concentrera sur le développement d’expériences vidéoludiques axées sur la communauté et sera coté d’ici la fin de la l’année. Enfin, Middle-Earth & Friends, renommé Fellowship Entertainment où s’inscrit PLAION, fédère les grands studios et titres AAA à forte licence comme Kingdom Come Deliverance , Metro, Dead Island, mais aussi les entités Eidos Montréal et Crystal Dynamics et intègre Free Mode, détenteur de la licence Le Seigneur des Anneaux. Sa stratégie est de se transformer en un groupe unique et puissant, centré sur le développement et l’édition de jeux, complété par des compétences transmédia dans les domaines des licences de propriété intellectuelle, des bandes dessinées, des produits dérivés, du cinéma et de la distribution.

    Quels sont vos principaux partenaires en termes de distribution ?
    Notre portefeuille s’appuie sur des accords solides de distribution avec Activision Blizzard, Bethesda, Capcom, GIANTS Software, Koei Tecmo, SEGA, tout en développant nos labels internes comme Deep Silver ou Milestone… De nouveaux contrats sont en cours de finalisation, avec notamment la prise en charge de la distribution de Sony en Pologne. PLAION renforce ainsi son empreinte européenne, avec une ambition de signer des accords paneuropéens avec les partenaires historiques pour optimiser la qualité et l’efficience de nos outils et services. En parallèle, nos services couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur au niveau local: relations média, gestion des réseaux sociaux, marketing consommateur, trade marketing, commercialisation … Nous adoptons une approche modulaire pour répondre aux attentes spécifiques de chaque éditeur avec des services – à la carte – du marketing à la commercialisation.

    Quels seront vos principaux titres dans les prochains mois ?
    La fin d’année s’annonce riche, marquée par le retour de blockbusters. Le nouveau Call of Duty s’impose comme une locomotive, tout comme Sonic Racing : CrossWorlds, une très forte ambition de SEGA dans la course arcade. Toujours chez SEGA, une offre japonaise forte : Demon Slayer 2 -Kimetsu no Yaiba- The Hinokami Chronicles 2, RAIDOU Remastered : The Mystery of the Soulless Army, Shinobi : Art of Vengeance.  Du côté de Capcom, plusieurs titres – encore confidentiels – promettent un excellent accueil critique et commercial. Parmi les projets à suivre : Project Motor Racing de GIANTS Software, ambitieux renouveau du studio dans le segment course, Raidou Remastered : The Mystery of the Soulless Army chez SEGA, Tides of Tomorrow, jeu narratif au gameplay disruptif du côté de chez DigixArt, studio à l’origine du jeu Road 96, et l’incontournable Let’s Sing 2026 de chez Voxler.

    Quel impact la Switch 2 aura-t-elle pour une entité comme PLAION ?
    La nouvelle console de Nintendo va relancer une dynamique consommateur attendue par l’ensemble du secteur. En attirant ses fans habituels, en séduisant massivement les éditeurs-tiers et en apportant de nouveautés, elle élargit son écosystème à un public encore plus gamer. Dans notre offre, on retrouve par exemple parmi les sorties notables sur Switch 2, Yakuza 0 Director’s Cut, Raidou Remastered, ou encore Sonic x Shadow Generations.

    Depuis quelques années, PLAION progresse dans le rétrogaming. Où en êtes-vous dans ce domaine ?
    Le rétrogaming s’impose comme un relais de croissance pérenne. Notre offre combine un développement interne, au travers de nos marques licenciées et la distribution de partenaires spécialisés, à l’image de Blaze Entertainment, récemment intégré à notre portefeuille. Nous construisons une gamme solide autour de licences emblématiques comme Atari ou Neo Geo. Ce segment séduit à la fois les nostalgiques exigeants et les amateurs d’objets culturels vintage. Son potentiel dépasse le simple effet de mode, en ancrant le jeu vidéo dans une logique patrimoniale, avec un fort lien intergénérationnel.