
Parmi les produits dérivés de la Pop Culture, les Cartes TCG sont en passe de devenir des eldorados. Alexandre Boissenot, Category Manager TCG, Toys & Collections, eBay en France, grand spécialiste de ces domaines, nous présente les bilans et les perspectives de ces segments.
Comment a débuté le phénomène des cartes TCG ?
L’essor des cartes TCG remonte à une trentaine d’années. Porté dès la fin des années 1990 par des communautés engagées, le marché s’est stabilisé durablement à un niveau élevé. La crise du COVID a provoqué une nouvelle explosion, d’abord aux États-Unis. Plusieurs leviers se sont combinés : un marché déjà très structuré (cartes TCG et cartes de sport, présence d’acteurs spécialisés dans l’authentification, la gradation, les conventions commerciales), des consommateurs confinés, une épargne disponible, ainsi qu’un transfert d’investissements issus de la cryptomonnaie vers des cartes rares à forte valeur spéculative. La médiatisation par des streameurs influents a amplifié ce mouvement. Progressivement, les cartes TCG ont quitté leur statut de simple produit de loisir pour devenir un actif d’investissement, stimulant massivement les marchés primaires et secondaires. L’Europe a suivi avec un décalage.
Comment évolue aujourd’hui le marché ?
Le marché s’auto-alimente désormais avec une dynamique de croissance soutenue, malgré quelques fluctuations. L’accélération observée fin 2024 découle notamment des anticipations liées au 30e anniversaire de Pokémon, ce qui a dopé les opérations spéculatives. Pokémon demeure la référence la plus liée aux collectionneurs et investisseurs, tandis que Magic, Yu-Gi-Oh! ou Lorcana s’ancrent davantage dans la pratique du jeu. Ses acheteurs misent sur un fort retour sur investissement, espérant extraire d’un booster vendu quelques euros une carte rare valorisée à plusieurs dizaines voire centaines d’euros – une possibilité, mais loin d’une garantie.
Le phénomène s’inscrit également dans des dynamiques propres à la Pop Culture, marquée par la montée du FOMO (Fear Of Missing Out) et du scalping, où certains acteurs cherchent à capter rapidement tout le stock disponible. La multiplication des revendeurs attirés par ce nouvel eldorado intensifie la distribution. Dans un contexte de pénurie organisée ou subie, l’effet de rareté alimente la demande. Les réseaux sociaux renforcent ce mouvement via une mise en scène permanente des « openings » de boîtes, transformant l’ouverture elle-même en expérience addictive. L’adrénaline et l’attente d’une carte rare supplantent parfois la dimension ludique traditionnelle.
Comment se structure la distribution du secteur ?
Plusieurs segments cohabitent. Le marché primaire concerne les produits neufs, scellés, distribués via la grande distribution, les boutiques spécialisées ou les marketplaces comme eBay. Le marché secondaire englobe aussi bien des produits récents que des éditions anciennes, scellées ou non, parfois gradées – c’est-à-dire encapsulées et certifiées selon leur état. Un écosystème complet de services s’est constitué : accessoires de protection, sociétés de gradation, solutions de stockage sécurisé. eBay se positionne désormais comme un hub structurant réunissant marché primaire, marché secondaire et services associés, s’imposant comme l’un des acteurs majeurs de la chaîne de valeur.
Le marché peut-il maintenir une croissance durable ?
Tous les indicateurs convergent vers un développement pérenne, soutenu par une base communautaire intergénérationnelle et une valeur « spéculative » désormais pleinement intégrée à l’acte d’achat. La tendance de long terme demeure favorable, même si des phases de correction ponctuelles ne peuvent être exclues. Les joueurs d’hier se muent en collectionneurs aujourd’hui. Ceux qui découvrent les cartes maintenant deviendront, demain, des acheteurs passionnés et fidélisés.

Trust s’impose comme un acteur clé du télétravail grâce en particulier à ses gammes de produits ergonomiques et écoresponsables. L’entreprise accélère son développement sur le segment home office et prépare par ailleurs son entrée dans l’univers de la maison connectée. David Garnier, membre de l’équipe Trust France, dévoile les ambitions de la marque.
Où en est le développement de la gamme computing de Trust ?
Le segment computing représente toujours 50 % de notre activité (l’autre étant couverte par le gaming), avec une montée en puissance dans le marché du B2B. Nos produits se retrouvent de plus en plus dans les environnements professionnels. C’est la résultante de nos efforts pour pénétrer ce marché et à une demande croissante des entreprises pour des équipements adaptés au travail hybride.
Les produits ergonomiques sont un axe fort de Trust. Comment évolue cette gamme ?
L’ergonomie s’impose comme un critère essentiel pour les télétravailleurs, qui recherchent des équipements de meilleure qualité pour améliorer leur confort quotidien. Trust possède une solide expertise de plus de 15 ans sur ce segment, avec une gamme en pleine expansion, et comme toujours un excellent rapport qualité/prix/innovation. Nos références phares, comme la souris Bayo, illustrent cette approche, tandis que nous diversifions notre offre avec des supports pour ordinateurs portables (Macy ou Zeff), des claviers ergonomiques (Keyra) ou encore des lampes d’écran (Shyne). Le mobilier constitue également un axe stratégique. Une chaise ergonomique viendra prochainement enrichir notre catalogue. L’ensemble de cette catégorie enregistre une croissance à deux chiffres chez nous, confirmant l’intérêt grandissant du marché.
Les accessoires écoresponsables constituent un levier différenciant. Comment cette dimension s’intègre-t-elle à votre gamme télétravail ?
L’écoresponsabilité fait partie intégrante de notre démarche. Nous avons initié cette transition il y a plus de dix ans avec la souris Ivy, un best-seller qui évolue constamment. Son succès repose sur une approche complète : fabrication durable, recyclabilité des matériaux, recharge via USB-C… Ce positionnement se renforce avec l’intégration de matériaux recyclés dans nos nouveaux produits, notamment notre future chaise ergonomique, qui associera bois et revêtements recyclables. Autre innovation : des piles rechargeables USB-C, une solution astucieuse qui répond aux attentes d’un marché de plus en plus sensible aux questions environnementales.
Trust se lance dans la maison connectée. Quels sont les enjeux ?
Nous élargissons progressivement notre offre au-delà du télétravail, avec une incursion dans l’univers de la maison connectée. Ce marché, déjà mature dans les pays nordiques où nous sommes présents, constitue une nouvelle opportunité en France. Nos premières références, attendues dans les prochaines semaines, incluront des caméras IP pour une surveillance intérieure et extérieure (IPCAM). Comme pour nos autres produits, nous nous positionnons avec des solutions accessibles, alliant simplicité d’utilisation et tarifs compétitifs.

Oraxeat s’est imposé comme une référence dans le monde du gaming avec ses sièges haut de gamme, conjuguant confort et durabilité. Aujourd’hui, la marque élargit son horizon en répondant aux attentes des télétravailleurs et des entreprises, désireuses d’offrir à leurs collaborateurs un mobilier plus ergonomique et performant. Ahmed Himida, PDG d’Oraxeat, nous dévoile sa stratégie dans le domaine.
Les sièges gamers s’invitent en entreprise. Comment expliquez-vous cette évolution ?
Le mobilier de bureau classique proposait souvent un choix limité avec souvent soit des modèles peu qualitatifs, soit des solutions très coûteuses. L’essor des sièges gaming a rebattu les cartes en introduisant un standard supérieur, tant en termes de matériaux que de confort. Progressivement, ces sièges ont quitté l’univers du jeu vidéo pour intégrer les espaces de travail, portés par la montée en puissance du télétravail. Les utilisateurs recherchent désormais des équipements de qualité, capables de réduire la fatigue et d’optimiser leur posture au quotidien.
Oraxeat a d’emblée adopté un design sobre et élégant, facilitant l’intégration de ses produits dans tous types d’environnements. Cette approche nous a permis de répondre aux besoins des professionnels tout en conservant les atouts qui ont fait notre succès dans l’univers du gaming.
Avez-vous développé une offre spécifique pour les télétravailleurs et les professionnels ?
Oui, nous avons conçu une gamme spécialement dédiée aux exigences du travail de bureau. La série RG regroupe des modèles comme le RG200, le RG400 et le RG600, tous pensés pour garantir une posture optimale et un confort durable. Le RG400, par exemple, possède une assise rembourrée en mousse haute densité de 45 kg/m3 et des accoudoirs réglables en 3D. De son côté, le RG600 intègre un soutien lombaire adaptatif, une assise en mesh aérée ainsi qu’une translation d’assise permettant un ajustement sur mesure.
Cette ligne de produits, assortie d’une garantie de cinq ans et d’un service après-vente basé en France, s’adresse à un public large, allant des travailleurs indépendants aux grandes entreprises, cherchant des produits pérennes et de qualité. Nous préparons actuellement quatre nouvelles références qui seront lancées d’ici le 3e trimestre avec des options ergonomiques encore plus poussées.
Où peut-on retrouver vos modèles bureautiques ?
Nous distribuons nos sièges à la fois dans des enseignes généralistes comme Auchan et LDLC, mais aussi via des spécialistes de la bureautique tels que Top Office et Calipage. De plus, nous avons renforcé notre présence sur le segment B2B en équipant des entités telles que la police nationale, la SNCF ou encore certaines usines, qui recherchent un mobilier robuste et adapté aux longues heures de travail.
Aujourd’hui, la bureautique représente une part significatif de notre chiffre d’affaires, et cette part ne cesse de croître. Cette expansion valide notre positionnement et notre capacité à répondre aux attentes des professionnels avec des solutions à forte valeur ajoutée.

Iiyama répond aux évolutions du télétravail en développant des écrans toujours plus ergonomiques et polyvalents. Entre montée en gamme, connectivité étendue et formats plus grands, la marque anticipe les besoins des professionnels et des particuliers. Frédéric Sérafin, General Manager d’Iiyama France, décrypte ces tendances.
Comment évolue le marché des moniteurs bureautiques ?
Le marché entre dans une phase de renouvellement après un pic d’équipement pendant la pandémie. Les consommateurs recherchent désormais des moniteurs polyvalents, capables de s’adapter aussi bien au travail qu’aux loisirs numériques ou à la création de contenu. L’exigence en matière de qualité d’image et de fluidité s’accroît, avec une adoption croissante des écrans 120 Hz, initialement réservés au gaming. Le Full HD laisse progressivement place au 2K et à l’UHD, offrant un confort visuel optimal pour toutes les tâches. Dans ce cadre, grâce à une approche axée sur l’ergonomie, la connectivité et la montée en gamme, Iiyama anticipe les attentes d’un marché en pleine mutation et renforce son positionnement sur le télétravail et les nouveaux usages numériques.
L’écran devient un véritable hub. Comment intégrez-vous cette évolution ?
Le moniteur se positionne comme l’interface centrale de l’environnement numérique. Les utilisateurs souhaitent un poste de travail simplifié, avec une connectique unifiée et intuitive. L’USB-C s’impose, permettant à un seul câble de gérer la recharge, le transfert de données et la connexion réseau. Les moniteurs intègrent de plus en plus d’éléments annexes : stations d’accueil, hubs USB et webcams intégrées connaissent une forte progression.
Par ailleurs, le design évolue avec des cadres ultrafins, améliorant l’esthétique et favorisant le multi-écrans. La couleur noire domine toujours le marché, mais la finesse des bordures modernise l’ensemble.
Comment les spécifications des moniteurs dédiés au télétravail évoluent-elles ?
Le télétravail impose des standards plus élevés en matière de fluidité et de précision d’affichage. Les écrans 120 Hz deviennent une norme, tandis que la transition vers des résolutions supérieures s’accélère. Notre modèle XUB2492HSU-B6 illustre cette montée en gamme : 120 Hz, trois bordures fines, ports USB 3.2 et une conception écoresponsable alliant faible consommation énergétique et matériaux recyclés. Les consommateurs recherchant encore plus de confort peuvent opter pour des références comme le XUB2797QSN-B2, un 27 pouces doté d’une station d’accueil intégrée, répondant aux attentes des professionnels en quête de solutions « plug & play ».
L’agrandissement des formats suit-il la demande ?
Le 34 pouces s’impose comme une alternative aux configurations à double écran, séduisant un nombre croissant d’utilisateurs. Iiyama propose plus d’une dizaine de références sur ce segment, dont le prochain XCB3497WQSNPH-B1, un écran incurvé intégrant station d’accueil et webcam, disponible à moins de 400 euros. Les formats ultra-larges connaissent également un essor remarquable. Les 45 pouces en 32/9 trouvent désormais leur place auprès du grand public, une tendance qui contraste avec le segment B2B, où la montée en taille atteint un plateau.
Les moniteurs bureautiques séduisent-ils aussi les créatifs ?
La frontière entre les écrans bureautiques et les moniteurs dédiés à la création s’amenuise. Un bon écran bureautique, associé à une sonde de calibration, couvre 95 % des besoins des créatifs. Le XUB2792QSU-B6 illustre cette convergence avec une dalle haute qualité et un positionnement tarifaire attractif.
Les moniteurs portables connaissent-ils un regain d’intérêt ?
Les écrans portables 16 pouces se démocratisent, répondant aux besoins des travailleurs nomades. Ces utilisateurs privilégient des PC ultralégers et recherchent un second écran performant pour le travail ou le divertissement. Ce segment progresse nettement, porté par la flexibilité qu’il offre dans un environnement de plus en plus hybride.

Acteur reconnu du gaming, Subsonic prépare activement le lancement de la Switch 2 avec une stratégie ajustée à la réalité des attentes des consommateurs. Pierre de Laporte et Gaël Renard, respectivement Directeur Général et Brand Manager de Subsonic, détaillent les contours de cet événement.
La Switch 2 constitue-t-elle un enjeu majeur pour Subsonic ?
Pierre de Laporte : Absolument. Subsonic occupe historiquement une position solide sur l’univers Nintendo. En 2024, la Switch représentait ainsi une dizaine de % de notre chiffre d’affaires. L’arrivée de la Switch 2 dynamisera le secteur. L’attente s’avère forte, tant du côté des consommateurs que des enseignes qui en font déjà une priorité.
Gaël Renard : Ce lancement insuffle une énergie nouvelle dans un segment qui tournait depuis trop longtemps sur les mêmes codes. Il ouvre la voie à de nouveaux développements produits, avec des approches plus créatives et innovantes. Ce cycle nous permet d’envisager l’avenir avec enthousiasme.
Quels produits accompagneront ce lancement ?
Gaël Renard : Nous lancerons une gamme d’accessoires essentiels — protection, transport, charge, ergonomie… — proposés entre 5,99 et 19,99 euros.
Pierre de Laporte : Ces références répondent aux besoins immédiats des premiers acheteurs de consoles, souvent déjà contraints par le prix de la machine et des jeux. Notre objectif : proposer des solutions d’accompagnement simples, qualitatives et abordables dès le jour J.
Des produits sous licence seront-ils disponibles dès le lancement ?
P. D. L. : Non. Nous avons fait le choix stratégique d’une offre sans licence pour cette première phase. Cette neutralité permet plus d’accessibilité en termes de prix tout en s’adressant à l’ensemble du public Switch, sans segmentation. Une approche pragmatique, pensée pour le volume et la rapidité d’adoption.
Quand sortira la seconde vague de produits Switch 2 ?
Gaël Renard : Notre deuxième génération, prévue pour la fin d’année, matérialisera notre ambition d’innovation sur le cycle de vie de la console. En effet, comme pour chaque nouvelle plateforme, le calibrage technique demande du temps. Certaines prochaines références pourraient intégrer davantage de technologies, notamment dans les manettes.
Quelle place conservera la Switch première génération dans votre stratégie ?
Pierre de Laporte : Elle demeure stratégique. Les consoles bénéficient désormais de cycles d’exploitation longs : en 2024, nous avons enregistré nos meilleures ventes sur accessoires PS4. La cohabitation des deux générations s’annonce durable avec des rayons Switch 1 qui continueront de performer. Cette année encore, nous prévoyons d’écouler plus d’accessoires Switch 1 que Switch 2. Notre gamme reste plébiscitée avec des « basiques » (protections d’écran, coques…) ou des concepts plus technologiques comme des volants (tel notre SV 250), casques gaming… Une partie de ces produits sera d’ailleurs compatible avec la Switch 2.

Reconnue pour sa maîtrise des couleurs et sa précision technique, BenQ consolide sa position sur le marché exigeant des moniteurs professionnels destinés aux créateurs de contenu. Entretien avec Édouard Leroy, Chef de Produits Moniteurs LCD de BenQ France.
Quels sont vos points forts sur le marché des moniteurs pour créatifs ?
Les secteurs de la photo, de la vidéo ou encore du design numérique réclament une expertise spécifique. BenQ y déploie une stratégie construite en particulier autour de la fidélité colorimétrique et de la pertinence fonctionnelle. Un laboratoire situé en Chine, animé par une équipe dédiée d’ingénieurs, assure la recherche et l’ajustement constants des technologies d’affichage. Ce travail garantit une constance des performances, un rendu des couleurs fidèle et une réponse aux attentes les plus pointues.
Le PD2730S incarne parfaitement cette exigence : résolution 5K, Delta E<2, contraste de 2000:1, panneau Nano Matte antireflet, HDR400 certifié VESA, molette de contrôle, et une récompense iF Product Design Award 2025 à la clé. Cette précision séduit aussi bien les agences de création que les freelances soucieux d’un affichage irréprochable.
Comment structurez-vous votre offre dédiée aux créatifs ?
L’approche repose sur une segmentation rigoureuse. Chaque métier dispose d’une gamme spécifique, adaptée à ses contraintes. La série PD s’adresse ainsi aux designers et développeurs : elle combine colorimétrie soignée, fréquence élevée (jusqu’à 144 Hz), connectique haut de gamme, et intégration audio soignée, comme sur le PD3226G (32″, 4K, Thunderbolt 4).
Les photographes bénéficient de la gamme SW, les vidéastes de la série PV, tandis que les utilisateurs de Mac profitent des écrans MA, optimisés pour restituer un rendu fidèle à l’univers Retina. Cette précision d’ajustement contribue à renforcer la légitimité de BenQ dans l’écosystème des créateurs.
Le haut de gamme gaming ou bureautique peut-il répondre à ces besoins ?
La puissance d’un écran gaming ne suffisent pas. Certes, certains modèles permettent d’initier un travail de retouche ou de montage. Toutefois, un professionnel attend une colorimétrie équilibrée, une stabilité des tons, un calibrage précis, ainsi que des outils logiciels avancés. D’où l’importance de maintenir une distinction nette entre les gammes, sans compromis sur les exigences métiers.
Sur quels autres arguments mettez-vous l’accent pour vos moniteurs dédiés aux créatifs ?
La connectique constitue un levier déterminant. USB-C avec charge à 90W, Thunderbolt 4 ou DisplayPort haute performance garantissent un transfert fluide des flux vidéo et données lourdes. Ces options répondent aux besoins de mobilité croissants : déplacement chez un client, travail sur site, synchronisation avec une station fixe…
En parallèle, BenQ propose une suite logicielle conçue pour les professionnels. Palette Master Ultimate assure l’étalonnage matériel et la gestion avancée des couleurs. Display ColorTalk harmonise l’affichage sur plusieurs écrans, pour un rendu homogène quelle que soit la configuration. L’ensemble structure une solution cohérente et performante, pensée pour accompagner les créateurs au quotidien.

Avec une présence historique sur les accessoires gaming accessibles et sous licence, Konix veut prendre une longueur d’avance sur le lancement de la Switch 2. Une organisation logistique millimétrée et une gamme étoffée placent la marque au cœur des enjeux de fin d’année. Renaud Brach, Head of Sales and Marketing de Konix Interactive, détaille la stratégie.
Que représente la Switch 2 pour Konix ?
La Switch 2 incarne un jalon majeur dans notre feuille de route 2025. Konix l’a identifiée très tôt comme un vecteur stratégique de croissance. Production anticipée, logistique optimisée, distribution déjà engagée : tout a été pensé pour assurer une présence dès les premiers jours. Ce premier lancement où nous sommes aussi fort en « Day 1 » constitue un signal fort adressé au marché. Les enseignes ont répondu présentes en référençant nos concepts bien en amont du lancement.
Quel sera votre offre au lancement ?
Nous déploierons une quinzaine d’accessoires, à la croisée des essentiels et des produits sous licence. Coques de transport, protections d’écran, câbles de charge côtoieront des accessoires aux couleurs de Naruto, Hello Kitty ou One Piece. Notre objectif : combiner prix attractifs et univers forts. Nous avons aussi repensé nos packagings, en cohérence avec les codes visuels de la Switch 2, tout en intégrant des compatibilités Switch 1 et 2.
… et sur le plus long terme ?
Cette première vague repose sur les standards, pensés pour les primo-accédants. Mais le travail de fond sur la Switch 2 a démarré il y a plus d’un an. Les prochaines étapes verront l’arrivée de concepts plus différenciants, nourris de retours d’usage et de données terrain. Notre volonté : prolonger l’élan initial avec des gammes enrichies, avec de nouvelles licences et des concepts plus technologiques.
Qu’en est-il de votre gamme autour de la Switch 1re génération ?
Le parc installé — plus de 8 millions de consoles en France — reste un pilier. Nos accessoires ciblés à prix maîtrisés y rencontrent encore une très forte demande. L’entretien de ce fonds de catalogue joue un rôle clé dans notre modèle. Coques, protections, casques et manettes continueront à alimenter nos volumes. L’arrivée de la Switch 2 ne signe pas une rupture mais une cohabitation. Nous anticipons d’ailleurs de très belles performances Switch 1 sur l’ensemble de l’année.

Référence dans l’univers de l’affichage professionnel, ViewSonic déploie son expertise au service des créateurs de contenus, avec une gamme ColorPro taillée pour répondre à la diversité des usages. Jean-Joseph Lam et Liliane Pereira Machado, respectivement Country Manager et Responsable Marketing de ViewSonic France, en exposent les enjeux.
Le marché des écrans pour créatifs a-t-il atteint sa maturité ?
Jean-Joseph Lam : Certainement pas. Ce segment évolue vite, sous l’impulsion d’une communauté de créateurs toujours plus large et variée. Les professionnels de l’image, de la vidéo ou du son côtoient désormais des profils issus du marketing, de la communication ou des réseaux sociaux. Chacun poursuit un niveau d’exigence différent : fidélité colorimétrique, portabilité, connectivité étendue…
Liliane Pereira Machado : L’essor des outils comme Canva ou des logiciels propulsés par l’IA a démocratisé des pratiques jadis réservées aux spécialistes. Les streamers, les créateurs de contenus vidéo ou les spécialistes de communication et du marketing réclament des solutions adaptées, aussi performantes que flexibles. On voit également émerger de nouveaux besoins avec des professionnels ayant besoin de retoucher leur création sur le terrain ou en Flex office et qui ont besoin d’écrans portatifs dédiés à la création.
Jean-Joseph Lam : Dans ce contexte, l’ingénierie ViewSonic affine ses réponses. Nos équipes R&D explorent de nouveaux formats, tout en perfectionnant les fondamentaux — colorimétrie, précision d’affichage, ergonomie.
Comment ViewSonic accompagne-t-il cette mutation ?
Jean-Joseph Lam : Notre gamme ColorPro incarne l’ADN technologique de ViewSonic. Elle couvre un large spectre d’usages, du studio de postproduction à la création mobile. Le VP2786-4K, par exemple, conjugue couverture Adobe RGB à 100 %, gamut DCI-P3 à 98 %, couleurs 10-bit, certifications Fogra et Idealliance, et roue ColorPro exclusive. Un outil pensé pour les professionnels de l’image. Autre référence de pointe, le VP2788-5K s’intègre parfaitement dans les environnements Mac : connectique ThunderBolt 4 (100 W), définition 5K, compatibilité native, large spectre colorimétrique… Les vidéastes privilégient souvent des concepts comme le VP2776, qui combine fonction dock, ports ThunderBolt et RJ45, et affichage HDR400 ou configuration double écran.
Liliane Pereira Machado : La création nomade gagne elle aussi du terrain. Pour ces usages spécifiques, nous proposons le VP16-OLED, un moniteur 16 pouces ultra-transportable, affichant 1,07 milliard de couleurs avec un Delta E < 2. Sa visière intégrée et son pied amovible permettent un travail de précision en mobilité.
Nos collaborations avec X-Rite ou Pantone, ainsi que nos logiciels de calibration enrichissent un écosystème pensé pour fluidifier les workflows créatifs. À cela s’ajoute une politique de fiabilité exigeante : trois ans de garantie « zéro pixel défectueux » sur ColorPro, cinq ans sur la série professionnelle.

Azgenon continue sa montée en puissance pour s ‘imposer comme une marque dédiée aux accessoires gaming grand public. Et ce afin de couvrir l’ensemble de l’écosystème gaming. Ahmed Himida, PDG d’Azgenon, détaille sa stratégie
Vos accessoires pour Switch 2 symbolisent la montée en puissance de votre marque Azgenon. Où en êtes-vous de son déploiement ?
Azgenon incarne notre réponse aux attentes d’un marché en quête d’accessoires accessibles, fiables et bien conçus. Si cette marque comptait déjà quelques références en termes d’accessoires gaming, notamment des sièges et des casques dédiés aux gamers, elle amorce aujourd’hui une montée en puissance décisive. L’arrivée de la Switch 2 joue un rôle d’accélérateur : elle permet à Azgenon d’élargir rapidement son périmètre, en intégrant des accessoires pour consoles et, à terme, pour le PC. Azgenon s’impose comme notre vitrine grand public. La complémentarité avec les autres marques du groupe Distreo structure une offre cohérente, pensée comme un écosystème global.
Quelle sera votre offre au lancement de la Switch 2 ?
Azgenon proposera dès le lancement neuf accessoires dédiés à la Switch 2. Cette première vague comprendra des Switch cases (avec 4 références avec des matériaux et couleurs différentes afin de protéger au mieux la console), des protections en verre trempé, des folios inspirés des étuis pour tablettes, ainsi que des chargeurs. Le tout décliné avec un design sobre décliné en noir, bleu ou rouge. Des concepts qui ont été référencés par des enseignes prestigieuses en France. À moyen terme, la gamme s’enrichira jusqu’à une vingtaine de références. Des concepts autour des Joy-Con, des manettes ou encore des packs thématiques figurent déjà parmi les pistes explorées.
Vous évoquiez de nouvelles pistes pour faire monter en puissance Azgenon. Quelles sont-elles ?
Nous allons tout d’abord développer de nouvelles gammes de fauteuils dotés de plus de réglages. Et ce tout en restant avec excellent rapport qualité/prix. Nous avons 2 gammes de sièges actuellement (déclinés en plusieurs couleurs) et nous devrions monter à 4 ou 5 à moyen long terme. Nous comptons également nous développer vers de nouvelles plateformes comme d’autres consoles et sur le PC (avec des claviers, souris et tapis de souris). L’ambition : construire une offre à la fois accessible, attractive et en phase avec les tendances du marché, tout en affirmant la singularité d’Azgenon.
Envisagez-vous des accessoires décorés de licence de l’Entertainment ?
Tout à fait. Un partenariat avec Universal ouvrira la voie à des produits sous licence, autour de franchises emblématiques. Un enjeu important pour Azgenon qui se développera dans ce domaine de manière régulière dans le futur.

Depuis longtemps pionnier des produits écoresponsables, Trust multiplie les concepts dans le domaine. David Garnier, qui distribue la marque en France, nous présente la démarche du groupe dans le domaine.
Où en est Trust dans sa démarche écoresponsable ?
L’écoresponsabilité est consubstantielle de la démarche de Trust depuis de nombreuses années. Et ce n’est pas juste un argument commercial, cela fait complètement partie de l’ADN de la structure qui l’intègre dans toutes ses démarches, de la conception à la commercialisation en passant par la fabrication ou la logistique. Et nous faisons des progrès constants dans le domaine, comme en atteste notre rapport annuel dédié à cette thématique et que l’on vient de publier. En 2024, la quantité moyenne de plastique utilisé sur l’ensemble de nos emballages a par exemple encore baissé de 35%, le poids du plastique recyclé dans nos emballages est en progression de 77%, 100% des packagings utilisent des cartons issus de forêts FSC… Même si cette démarche est clairement plus couteuse à produire qu’un accessoire « classique », accélérer dans cette démarche s’avère très important pour le groupe et cela devient un argument commercial de plus en plus pertinent.
A quel point l’argument porte concrètement auprès de vos clients ?
Les normes de plus en plus strictes en Europe et les politiques RSE de plus en plus importantes des entreprises font que l’écoresponsabilité est devenu un critère majeur dans les appels d’offres B to B. Une partie de la croissance de notre chiffre d’affaires sur le B to B est notamment dû à notre grande pertinence sur les produits écoresponsables. Dans le B to C, la montée en puissance sur ce thème est globalement plus lente à cause de la problématique fondamentale du prix. Ce qui laisse un fort potentiel de développement sur le retail.
Pouvez-vous nous présenter des produits récents exemplaires de cette démarche écoresponsable ?
Avoir des produits écoresponsables ne se fait pas aux dépends de la qualité. Nous avons de nombreux produits comme notre porte-étendard dans les casques gaming Forta et ses 85% de matériaux recyclés, les nouvelles souris Ozaa, avec leur connexion sans fil multi-appareils en Bluetooth et 2,4 Ghz, leurs 60% de plastique recyclé et leur batterie rechargeable, quand la souris sans fil compacte avec des boutons silencieux Ivy+ est fabriquée à 83% à partir de matériaux recyclés et a une batterie rechargeable. Nous lançons également des nouveaux concepts pertinents dans cette démarche écoresponsable comme du mobilier (avec par exemple le bureau gaming Luminus produit avec du bois FSC et un packaging particulièrement écoresponsable ) ou des piles AA ou AAA qui se rechargent directement via USB C (pour un prix très pertinent compris entre 9 et 25 euros suivant la puissance et la qualité). Des produits très malins qui prouvent qu’on peut faire des choses très intéressantes.