
Solidement installé dans le top des ventes, AOC déroule une offre gaming puissante misant sur la largeur de gamme et les nouvelles technologies. Pierre Leonard, Country Manager France d’AOC – MMD Monitors & Displays, fait le point sur la stratégie du groupe sur le gaming.
Comment se porte AOC sur le gaming actuellement ?
Le début d’année est très bon et nous attendons à une année 2024 de bonne facture. AOC est le numéro 1 en Europe et en France en gaming sur les écrans supérieur à 144Hz, qui sont pour nous aujourd’hui la réelle fréquence d’affichage à suivre pour les écrans de gaming. Sur les fréquences supérieures à 240 hertz, nous sommes également numéro 1 en France. Nous avons récemment pris pas mal de parts de marché, que ce soit au global et dans le gaming. Si notre gamme très large permet de répondre à toutes les demandes, nous mettons beaucoup l’accent actuellement dans les écrans gaming sur l’OLED et sur les fréquences supérieures à 240 hertz. Et nos écrans continuent à être structurés en plusieurs gammes de produits : AGON PRO pour le haut de gamme, AGON by AOC pour le milieu de gamme et AOC Gaming pour l’entrée de gamme.
Comment expliquez-vous cette croissance dans un contexte ultra-concurrentiel ?
En sus de la qualité de notre offre, nous avons choisi de ne pas nous éparpiller en termes de distribution. Nous progressons beaucoup chez nos clients déjà existants, Et nous préférons concentrer nos efforts sur des partenariats fiables et pérennes plutôt que de nous disperser sur un grand nombre de distributeurs. Cette stratégie, très appréciée, montre notre fidélité à nos engagements et la bonne compréhension de leurs besoins.
Quelles sont les technologies qui vont le plus porter votre activités gaming dans les prochains mois ?
Nous proposons de nombreux produits à valeur ajoutée. Je crois beaucoup à l’Oled, dont on ne voit vraiment à mon avis que les prémices de la vraie révolution que cette technologie apporte en termes de qualité d’image. Les fréquences supérieures à 240 hertz et les grandes tailles montent toujours plus en puissance. Un moniteur comme l’AGON PRO AG456UCZD en est la parfaite illustration. Il est doté d’un écran OLED excellent en WQHD avec un taux de rafraîchissement de 240 hertz. Il dispose en sus d’une courbure du moniteur de 800R. Autre nouveauté, le moniteur de jeu OLED QHD 27 pouces AGON PRO AG276QZD avec un taux de rafraîchissement de 240 hertz et un temps de réponse de 0,03ms et une design Red Dot Winner 2023.

Mad Distribution prenant une partie de son capital et en fusionnant une partie des équipes et des activités avec son nouvel allié, CLD France va connaitre une étape importante de son histoire. Mounia Faure, PDG de Mad Distribution et nouvelle DG de CLD France, nous présente la stratégie de CLD France.
Pourquoi Mad Distribution et CLD France se sont-ils alliés ?
Après avoir longtemps travaillé chez Kazé, à l’époque le numéro 1 de l’édition d’animation japonaise en France, j’ai créé Mad Distribution. Ayant commencé dans la distribution de la vidéo physique, il fallait être créatif afin de trouver des nouveaux concepts pour soutenir l’activité. Nous avons en conséquence attaqué d’autres segments comme les produits dérivés, avec de belles réussites. Notre stratégie était d’anticiper les besoins de nos clients : les détaillants et en particulier la GSS allait devoir combler la perte de chiffre d’affaires de leurs rayons vidéo, et les produits dérivés à licence était l’alternative idéale. Des produits rentables qui trouvaient naturellement leur place à l’intérieur des rayons existants et qui pouvaient être gérés par les mêmes équipes de ventes. Mais quelques années plus tard, nous avons fini par arriver à la croisée des chemins. En effet, nos partenaires distributeurs nous demandaient plus de produits que nous ne pouvions leur fournir. Mad Distribution avait donc besoin de s’allier à un acteur qui puisse notamment donner accès à une plus vaste base de produits. Par ailleurs, je voulais aussi m’associer à un acteur étranger, en conséquence complémentaire, pour lequel je pourrais avoir une plus-value sur la partie française. C’est donc assez naturellement que nous nous sommes retrouvés avec Raphaël Pluta pour un accord autour de CLD France. Ce rapprochement nous permet de donner naissance à une structure qui possède l’une des plus puissantes expertises du secteur du divertissement et de la Pop Culture en France, avec la volonté et la possibilité de s’étendre en dehors de nos frontières.
Concrètement, quel est le périmètre de l’accord ?
Mad Distribution prend une partie du capital de CLD France, que je dirigerai. CLD et Mad Distribution restent indépendants. Si Mad Distribution continuera à officier en solo sur des secteurs comme le jeu de société ou la vidéo qui sont hors accord, toutes les activités produits dérivés de Mad Distribution et de CLD France (et sa partie gaming) fusionnent. Les équipes de Mad Distribution et CLD France fusionneront elles aussi en partie, et nous serons une dizaine pour commencer. Nous nous appuierons notamment sur leurs très bons outils informatiques. Nous apporterons des marques différentes et des façons de travailler innovantes en termes de merchandising notamment.
En termes de distribution, où CLD France sera présent ?
CLD France était présent essentiellement en GSA (Système U, Cora…) et Mad Distribution plutôt sur des réseaux comme les GSS (Fnac, Cultura, espaces culturels Leclerc …) les jouettistes ou les spécialistes. Nous sommes donc très complémentaires, ce qui est d’autant plus important pour faire face aux enjeux et aux nouvelles tendances du marché, et la réorganisation actuelle de la distribution.
Comment se passent les accords avec vos partenaires dans le cadre d’une structure comme CLD France ?
Nous respecterons strictement les accords au niveau local. Un produit, ou un deal par enseigne, signé pour la Belgique restera en en Belgique et pour la France même chose. Cependant, cette association permet de signer éventuellement des accords multi-territoriaux (France, Benelux, Allemagne…) avec des acteurs. Ce qui s’avère très intéressant pour tout le monde.
Quelle est la philosophie en termes de produits de CLD France ?
Nous avons une réelle volonté de faire croître encore d’avantage le Kidulte, secteur pour lequel il existe une vraie place pour les produits physiques de qualité, mais également les produits culturels, s’ils sont mis en avant de manière différente avec une offre valorisante, ainsi que les produits dérivés innovants. Les consommateurs ont un réel besoin de s’approprier physiquement les licences qu’ils aiment.
En conséquence, plutôt que de se battre sur des produits trop concurrencés ou quelques points de marge, CLD France a vocation, toute en essayant d’avoir des evergreens, à trouver des concepts novateurs avant les autres, à travailler des produits exclusifs, et à mettre en avant et faire grandir les marques innovantes. Nous allons d’ailleurs pouvoir nous appuyer sur les outils et la technologie de CLD, ce nous permettra de nous concentrer sur le marketing digital et d’amplifier la visibilité des marques que nous distribuons, ainsi que nos résultats et ceux de nos partenaires.

Concentré sur ses forces avec la volonté de développer les ventes chez ses clients, DS Distribution est plus que jamais présent sur le jeu vidéo. Nelly Ribeiro et Patrick Binard, nous présentent la stratégie de leur groupe dans le gaming.
Quelle est votre stratégie globale sur le gaming ?
Patrick Binard : Sur le jeu vidéo, il faut demeurer très positif. Les résultats de l’année dernière prouvent que le marché reste dynamique.. Nous continuerons à y investir sur le long terme. Avec la richesse de 3 secteurs connexes (Software, Accessoire et Hardware), les linéaires doivent rester attractifs en s’adaptant aux nouvelles tendances, en travaillant bien les best-sellers et les temps forts, tout en soutenant le back catalogue… Nous voulons surtout miser sur notre force de frappe inégalée sur le terrain. La présence des commerciaux terrains expérimentés et dynamiques se révèle encore plus importante que d’habitude avec le manque de temps du personnel en magasins en GMS et dans une période de transition sur de nouveaux modèles.
Comment continuer à croitre dans le domaine avec la montée en puissance de la dématérialisation ?
P.B. : : Il n’y a aucune fatalité. Les consommateurs sont plus que jamais fans de produits culturels, de franchises culte et de blockbusters. Il faut « juste » trouver de nouvelles idées et aller saisir et « provoquer » les nouvelles opportunités. Les revendeurs sont toujours des grands spécialistes des produits culturels et doivent continuer à travailler à la musique, le jeu vidéo et la vidéo, mais d’une manière différente. Je tiens à prendre l’exemple de la musique, que je connais bien. Après avoir rencontré des difficultés pendant plusieurs années, le secteur a su se réinventer et reprendre le chemin de la croissance, non seulement au global mais également dans le physique avec la progression du vinyle et de nouvelles idées.
Nous croyons fortement à notre rôle de défenseur du produit culturel physique, qui continue à être une source de revenus très importante pour les enseignes. Il ne faut surtout pas oublier que la France possède un réseau exceptionnel de magasins. Grâce à leur dynamisme et à leur maillage serré, les résultats sur les produits culturels physiques en France sont extraordinaires par rapport au reste de l’Europe. Il ne faut pas aller contre la dématérialisation, il faut l’accompagner et trouver de nouvelles solutions pour mieux valoriser le produit physique afin de développer le chiffre d’affaires en travaillant mieux les promotions, la théâtralisation, en faisant du merchandising très actif… Par ailleurs, appliquer une politique de réflexion à long terme sur les produits, permettra d’éviter la surexploitation rapide des licences en les travaillant mieux dans le temps.
Nelly Ribeiro : Dans les accessoires gaming, au-delà de la sélection des bons partenaires et des bons produits, nous devons créer l’envie des consommateurs avec des rayons dynamiques et avec une expérience améliorée. Cela passe par exemple par des concepts comme ceux que nous avons déployés avec Turtle Beach sur des kiosques pour présenter et tester les casques ou avec Trust via des tables de démonstration très intéressantes. Des idées qui fonctionnent très bien.
Où en êtes-vous sur les accessoires gaming ?
N.R. : Sur le jeu vidéo, notre chiffre d’affaires s’équilibre quasiment entre hardware et software. Nous sommes présents avec les plus grandes marques : aussi bien les « consoliers » comme Sony, Microsoft et Nintendo que des acteurs très forts dans les accessoires comme Turtle Beach, Trust, Subsonic, Konix ou Power A. Ce qui nous permet d’avoir une couverture de produits très large, du premium au très grand public, et sur une grande palette de secteurs.
Envisagez-vous de vous attaquer plus largement aux accessoires gaming PC ?
N.R. : Nous nous développons également sur la catégorie accessoire gaming PC, alors que nous étions plutôt orientés console, extension assez naturelle du software. Un vrai axe de croissance pour nous dans le jeu vidéo. Cela passera en particulier par une plus grande mise en avant des gammes PC de nos partenaires comme Turtle Beach ou Trust. Nous avons également intégré de nouveaux secteurs premium, comme les volants, les écrans gaming ou le mobilier gaming, qui permettent de fidéliser le client final et d’augmenter le panier moyen.
Les licences de jeu vidéo et de l’Entertainment se gèrent dorénavant à 360 degrés avec le mélange de plusieurs secteurs. Comment intégrez-vous cette dimension dans votre offre et votre merchandising ?
P.B. : Il faut évidemment travailler certaines licences à 360° pour mieux optimiser les grosses sorties. Si le produit dérivé n’est pas notre cœur de métier, des opérations bien ciblées permettent de créer de l’achat d’impulsion complémentaire et renforce l’attachement à la marque. Sans être fermé sur les nouveaux concepts, nous resterons dans le domaine sur un chiffre d’affaires additionnel et opportunistique, mais cela ne deviendra a priori pas une catégorie à part.
Le paysage des « grossistes » jeu vidéo en France et plus globalement de la distribution est en pleine évolution. Comment votre stratégie change dans ce contexte ?
N.R. : Notre point fort reste notre force de frappe commerciale et nos plus de 100 commerciaux terrain qui accompagnent les points de vente et permettent de valoriser les assortiments. Un soutien incomparable pour les distributeurs. Nous n’avons pas l’intention de lâcher le secteur des produits culturels, mais au contraire de nous renforcer. Notre objectif est de répondre aux attentes des magasins, en recherche de soutions clés en main. Un seul interlocuteur, un seul franco, un seul colis, notre solution doit faciliter la vie des magasins au quotidien. Donc oui, nous nous concentrons sur nos marchés historiques en nous adaptant sans cesse aux évolutions du marché.
La logistique du jeu vidéo est particulièrement pointue. Comment votre nouvel outil logistique a-t-il a été structuré pour y répondre ?
PB : Notre outil logistique a bien évolué avec dorénavant deux sites à la pointe : un en Bretagne à Bourgbarré et l’autre dans le sud à Sophia Antipolis. Ce qui nous permet d’avoir un très bon taux de service, proche des 98%, et de livrer à J +1 et J +2. Car comme on le sait depuis toujours, l’important est de satisfaire les consommateurs finaux, en ayant les bons produits au bon endroit et au bon moment.
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