• Seagate mise sur la mémoire pour dominer le gaming

     

    Expert du stockage à haute performance, Seagate accélère dans le gaming avec des produits adaptés aux exigences des consoles nouvelle génération. Benjamin Guérin, Sales Manager Consumer & B2B France chez Seagate Technology, détaille les enjeux de ce marché stratégique.

    Comment se porte l’activité gaming de Seagate ?
    Seagate maintient une dynamique solide sur le segment gaming. Le 4e trimestre 2024 s’est révélé intéressant, grâce à une forte demande liée aux consoles Xbox Series X/S et PlayStation 5. Des titres exigeants, comme Call of Duty: Black Ops 6 ou Indiana Jones et le Cercle Ancien, ont soutenu la croissance, accentuant le besoin de mémoire. La taille croissante des jeux – bientôt exacerbée par GTA VI et la montée en puissance des abonnements – renforce l’importance du stockage , d’autant que les consoles plafonnent souvent à 1 To, insuffisant pour plus de 3 ou 4 jeux AAA. Avec le prix des machines déjà élevé, les constructeurs privilégient des options évolutives plutôt que des hausses tarifaires intégrées.

    Comment se structure actuellement votre offre gaming ?
    Seagate propose une gamme complète et segmentée selon les plateformes. Sur PlayStation 5 : Game Drive SSD (1–2 To), NVMe SSD (1–2 To) et Game Drive classique (2–5 To). Sur Xbox : Game Drive SSD (1 To), Expansion Card (1–4 To), Game Drive (2–5 To) et Game Drive Hub (jusqu’à 8 To). Tous nos produits bénéficient d’une licence officielle console. Côté PC, la gamme FireCuda s’impose avec les modèles 530R, 540 et les solutions HDD et Gaming Hub, allant jusqu’à 16 To. Cette diversité nous positionne comme acteur de référence sur tous les segments de performance et de capacité.

    Quelles sont vos principales nouveautés dans le gaming ?
    La tendance structurelle pousse vers des capacités toujours plus élevées, tout en optimisant l’expérience des joueurs. Nous venons de lancer la version 4 To de notre carte d’extension Xbox Series X/S, un de nos bestseller, conçue en partenariat avec Microsoft pour s’aligner sur l’architecture Velocity et in fine reproduire à l’identique les performances de ses consoles. Côté PC, le FireCuda 530R SSD — compatible PCIe 4e génération — également disponible en version 4To illustre notre engagement dans l’innovation technique, avec une endurance atteignant 5 050 TBW. Ce modèle, disponible avec ou sans dissipateur thermique (Heatsink), répond aux contraintes des gamers les plus exigeants.

    Quels sont les autres points forts de Seagate dans le marché concurrentiel de la mémoire gaming ?
    La combinaison entre performance et services différencie clairement Seagate. Outre la qualité de fabrication, nous proposons des concepts très appréciés des joueurs comme la récupération de données, des systèmes de dissipation thermique, ou encore des vitesses de lecture/écriture optimisées pour l’esport. Seagate enrichit également l’expérience utilisateur avec des bonus intégrés comme 15 jours de PS+ ou 1 mois de Game Pass inclus selon les produits. Enfin, nos éditions spéciales — conçues avec des licences fortes telles queStarfield et God of War Ragnarök ou récemment Genshin Impact, ajoutent une dimension esthétique et émotionnelle à nos solutions. D’autres collaborations sont actuellement en développement.


  • Lexip, créateurs d’émotions

     

    De gauche à droite : Emmanuel Challouatte, Directeur Général Adjoint de Lexip, Lionel Chataignier, Président Fondateur du groupe parent Pixminds, Laurence Chataignier, Responsable Relations Publiques et Hugo Loi, Directeur Général.

     

    Lexip détaille les résultats de sa stratégie de licence sur mesure, d’intégration du contenu éditeur et de partenariats avec des grandes marques. Emmanuel Challouatte, Directeur Général Adjoint du groupe et Laurence Chataignier, Responsable Relations Publiques, nous dévoilent cette rétrospective ainsi que l’offre Lexip à présent disponible sur ses produits de marque propre et à petit prix.

     

     

     

    Lexip a beaucoup misé sur sa stratégie de licence. Est-ce que les éditeurs de jeu ont suivi ?

    Beaucoup misé, et beaucoup investi ! L’équipe a travaillé dur pendant 3 ans. Nos techniques de fabrication brevetées, à base de matériaux premium comme la céramique et le titane, ont permis de conclure des accords pour Naruto Shippuden, Assassin’s Creed, Solo Leveling, Game of Thrones, Superman, Hogwarts Legacy, Les Sims, Le Seigneur des Anneaux et plus de 100 autres propriétés. Nous avons créé des accessoires et une expérience hors du commun, accessible au plus grand nombre (30-70 euros) et qui ont convaincu Ubisoft, Warner Bros, Crunchyroll, Bandai Namco et Electronic Arts de nous confier ces propriétés sur un périmètre mondial.

     

    Comment se déroulent les ventes ?

    Les ventes sont au-delà de nos prévisions : plusieurs dizaines de milliers d’unités par mois sur nos quelques enseignes partenaires européennes. Un accélérateur important réside dans nos bundles qui combinent accessoires sous licences et les jeux AAA complets venant directement des éditeurs. Ces bundles offrent l’expérience retail ultime qui additionne un avantage consommateur solide à une marge magasin “comme avant”, dirait notre PDG. Un autre accélérateur se trouve dans nos produits cobrandés avec des marques mondialement reconnues telles que Seagate et Visa.

    Lexip reste une PME. Comment avez-vous financé tout cela ?

    Nous avons conclu il y a quelques années un accord stratégique avec un acteur majeur de notre industrie qui nous a également permis de rencontrer les décideurs de nos partenaires actuels. Afin de poursuivre notre croissance, ce partenariat a récemment été complété par un tour de table qui sera annoncé dans les mois qui viennent. Vue sous cet angle, Lexip pourrait être considérée comme une spin-off de grand groupe. Mais c’est bien l’esprit d’une PME que nous conservons : pragmatiques et au service de nos clients magasins et joueurs.

    Quelles sont les prochaines étapes ?

    Nos investisseurs attendent de nous que Lexip devienne une marque globale capable de fournir des produits à tous les niveaux prix, avec et sans licence, pour console et PC (Steelplay est désormais intégrée à Lexip). Après un pilote fructueux à l’étranger avec la chaîne Mediamarkt, nous avons donc créé Lexip Essentials destinée à proposer le meilleur prix dans chaque catégorie tout en conservant la même garantie systématique de fiabilité, de respect des propriétés intellectuelles, normes et règles en vigueur et de SAV que chez Lexip. Un bon exemple d’offre Lexip Essentials est le “Treasure Box” contenant 200 accessoires pour Nintendo Switch 2 à un prix public de 5 euros. Nous construisons également des espaces de marque Lexip en magasin avec un budget pouvant aller jusqu’à 0,5 million d’euros par an et par enseigne partenaire, en fonction de la taille des espaces et du nombre de magasins déployés. Nous créons enfin un consortium d’entreprises et marques partenaires de confiance qui capitalisent sur leurs complémentarités de gammes et de clientèles et qui bénéficieront de la structure financière renforcée de Lexip.


  • SteelSeries accélère sa percée dans le gaming

     

    Portée par une gamme qui se diversifie et des produits à forte valeur technologique, SteelSeries renforce sa position. Benoît Aveline, Marketing Manager France, décrypte les leviers de cette croissance.

    Comment se porte Steelseries ?
    Malgré un marché en décroissance de 14,6% sur l’ensemble des catégories couvertes par SteelSeries depuis le début de l’année 2025, SteelSeries continue de renforcer ses positions sur tous les segments. Deuxième acteur du marché avec une croissance de 19,2% sur les casques gaming, une part de marché doublée sur le segment des casques pour console, une position maintenue sur les claviers gaming et une croissance stable sur les souris, SteelSeries tire son épingle du jeu dans un marché secoué de turbulences. Une dynamique qui reflète la pertinence de notre stratégie produits et le bon alignement avec les attentes du marché.

    Comment expliquer cette bonne santé dans un contexte de marché compliqué ?
    Notre force réside dans notre capacité à être l’un des rares acteurs à concilier plusieurs univers : PC et consoles, haut de gamme et segments plus accessibles. Sans renier notre ADN premium, nous avons élargi notre portefeuille avec des produits plus abordables, tout en conservant un niveau d’exigence élevé en matière de design, de robustesse et de performance sonore. Un produit moins onéreux n’est jamais chez nous moins bien fait.  L’unité de gamme se traduit par une cohérence esthétique et fonctionnelle, renforcée par un écosystème logiciel sophistiqué qui magnifie l’expérience utilisateur. Cette approche hybride alimente notre croissance et accroît la fidélité à la marque.

    Quelles sont vos grandes nouveautés d’ici la fin d’année ?
    L’audio console constitue un pilier stratégique. L’Arctis Nova 5 s’impose comme best-seller, dorénavant rejoint par les Arctis Nova 3P Wireless et Nova 3X Wireless, casques gaming sans fil, compétitifs en termes de prix, ultra complets technologiquement (grande autonomie de batterie, recharge super rapide, application mobile de personnalisation du son, etc.) et déclinés en Noir, Blanc, Lavande et Aqua pour correspondre à tous les styles. En parallèle, La seconde génération des souris Rival 3 et Rival 3 Wireless vient continue de perdurer cette gamme qui est notre best-seller et s’adapte à tous les usages. Enfin, la marque KontrolFreek, intégrée à notre portefeuille, propose des grips pour joysticks et manettes, générateurs de valeur ajoutée et d’augmentation du panier moyen. Nous prévoyons d’autres innovations pour la fin d’année, sur tous les segments de prix.

    Vous avez fait évoluer également votre stratégie de distribution dans le retail. Qu’en est-il exactement ?
    Le marché français est unique en Europe majoritairement tourné sur le retail. Nous investissons massivement dans les enseignes et l’exécution de SteelSeries au sein des points de vente. Nous poursuivons notre maillage retail avec des présences renforcées chez les spécialistes — Boulanger, Micromania, Fnac — où nous déployons désormais des linéaires complets (0,5 à 1 mètre) mêlant casques, souris et claviers. Dans la grande distribution, nous ajustons l’offre au profil des enseignes, avec des références ciblées et des opérations commerciales efficaces. Cette visibilité en magasin amplifie l’effet de gamme et stimule l’acte d’achat. Nous misons aussi sur des dispositifs trade marketing plus immersifs pour ancrer la marque dans l’univers du consommateur. Nous augmentons également nos investissements dans des équipes supplétives sur le terrain, visitant les points de vente afin de développer une relation plus forte avec ceux-ci et d’être en mesure de répondre à leurs besoins.

    Quels sont vos partenariats avec le monde de l’esport ?
    L’esport structure notre identité. SteelSeries soutient des équipes emblématiques comme T1 (avec Faker sur League of Legends), Faze Clan (Counter-Strike), ou Mercedes AMG Petronas pour le simracing. Ces alliances nourrissent notre légitimité auprès des communautés et guident l’évolution de nos produits vers une exigence toujours plus haute.

     

     


  • DS Distribution dynamise les rayons gaming

     

    Portée par une force de vente terrain aguerrie, sa capacité à s’adapter aux nouveaux besoins des points de vente et une offre renouvelée, DS Distribution tire son épingle du jeu dans un marché en recomposition. Entretien avec Nelly Ribeiro, Directrice Enseignes, et Patrick Binard, Directeur des Achats.

    Comment se porte l’activité gaming de DS Distribution ?

    Nelly Ribeiro : En 2024, malgré quelques succès éditoriaux, le marché du jeu vidéo a marqué le pas. Nous avons néanmoins préservé nos positions grâce à une politique axée sur le service, une couverture terrain renforcée et une offre rigoureusement construite. Nos équipes ont intensifié leurs efforts pour garantir des visites de qualité et répondre aux attentes des enseignes.

    Patrick Binard : Nos performances ont dépassé celles du marché. Une stratégie d’arbitrage sélectif nous a permis de concentrer nos références sur les meilleures rotations. L’année 2025 pourrait amorcer un redémarrage, soutenu par des lancements majeurs et l’arrivée attendue de la Switch 2.

    Comment gérez-vous la concentration actuelle des enseignes ?

    Nelly Ribeiro :  La concentration constitue une évolution structurelle du secteur. Nos méthodes de travail solides nous permettent d’amortir ces mutations. La clé réside dans la présence produit en magasin, la densité du maillage commercial et l’animation régulière des points de vente.

    La montée en puissance des indépendants renforce même notre pertinence. Ces partenaires valorisent le lien direct avec nos équipes, recherchent des conseils précis, et attendent des dispositifs terrain efficaces. Par ailleurs, dans certaines enseignes, le recul des rayons non alimentaires au profit de l’alimentaire crée de nouvelles demandes des enseignes. Nos offres packagées, simples à implémenter, répondent à cette évolution.

    Le non-alimentaire souffre en grande distribution. Comment y répondez-vous ?

    Nelly Ribeiro :  L’enjeu consiste à maintenir, voire à reconquérir, les espaces dédiés. Attention, en effet, réduire les linéaires entraîne mécaniquement une baisse de l’offre, donc des ventes, accentuant un cercle vicieux. Le secteur culturel l’a déjà expérimenté : raréfaction des titres, effondrement des rotations, puis raréfaction des rayons comme on l’a déjà vu sur d’autres secteurs des produits culturels. Pour l’éviter, il faut renforcer la lisibilité de l’offre et la valoriser.

    Patrick Binard : En GSA, surtout dans les petits formats de magasin, l’effet « blockbuster » reste décisif. Les grands lancements constituent des leviers puissants. La Switch 2, avec son potentiel d’attractivité, contribuera à redonner du souffle aux rayons gaming, notamment dans nos enseignes partenaires à forte affinité avec l’univers de Nintendo.

    Quels sont vos relais de croissance dans le gaming ?

    Patrick Binard : La Switch 2 va générer un écosystème complet : consoles, jeux, accessoires… Elle permettra de redynamiser les ventes, mais aussi la visibilité et l’animation des linéaires. En parallèle, le parc installé de la Switch actuelle reste considérable. Il continuera à générer des ventes soutenues. Le marché sera également portée par des licences fortes comme le prochain Légendes Pokémon : Z-A ou GTA 6. Nous avons également repensé nos politiques de référencement et de mise en avant pour mieux coller aux attentes des magasins.

    Comment cette évolution se concrétise-t-elle ?

    Patrick Binard :  La dématérialisation progresse, mais ne condamne pas le physique. À condition de théâtraliser les rayons, d’orchestrer les temps forts, de miser sur des accessoires et produits dérivés valorisés. Nous montons une vingtaine d’opérations par an, articulées autour d’événements : sorties majeures, thématiques culturelles ou pics d’affluence comme les fêtes de fin d’année.

    Par exemple, nous avons activé des campagnes autour des « Days of Play » de Sony avec consoles en promotion et jeux offerts, ou encore du film Lilo & Stitch avec une offre croisée complète. Ces opérations nourrissent l’impulsion d’achat.

    Nelly Ribeiro :  Nous fonctionnons comme un sourceur à haute valeur ajoutée, en concevant des dispositifs sur mesure pour optimiser les ventes. Les planogrammes que nous développons structurent les rayons selon des logiques de performance. Résultat : plus de rotations, donc plus de chiffre d’affaires.

    Et du côté des relations fournisseurs ?

    Patrick Binard : Nous avons renforcé notre équipe achat et recentré notre stratégie de sourcing. L’objectif : bâtir une offre pertinente, équilibrée en prix, compatible avec les différentes plateformes, et réellement adaptée aux besoins des points de vente. Plutôt que déployer des gammes complètes par partenaire, nous privilégions une sélection ciblée, fondée sur la valeur ajoutée concrète pour nos clients. Cette logique nous pousse globalement à explorer de nouveaux segments en forte croissance, comme le petit électroménager, qui offre des perspectives intéressantes.

    Nelly Ribeiro :  Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, nous adaptons nos choix en privilégiant des produits accessibles sans renoncer à la qualité perçue. Cette sélectivité renforce la confiance de nos partenaires et la fidélité des consommateurs.


  • Azgenon a les crocs pour les licences

     

    Marque grand public du groupe Distreo, Azgenon renforce son positionnement en diversifiant son offre, en misant sur les licences et en élargissant son empreinte vers la console. Une dynamique détaillée par Ahmed Himida, PDG de Distreo.

    Comment se porte Azgenon ?
    Azgenon engage une nouvelle phase de croissance, marquée par l’intégration stratégique de licences et un développement élargi au segment console. En 2025, la marque devrait progresser de 15 à 25 %, avec une dynamique supérieure à celle du reste du groupe, même si Oraxeat continue de générer l’essentiel du chiffre d’affaires. Historiquement centrée sur le mobilier gaming, Azgenon a récemment étendu son périmètre aux accessoires PC — claviers, souris, casques — et vient de lancer une dizaine de références pour le lancement de la Switch 2. Cette orientation témoigne d’une volonté claire : positionner la marque comme acteur généraliste du gaming grand public et croitre très vite.

    Pourquoi Azgenon a-t-elle décidé de se lancer dans les accessoires gaming et les sièges à licence ?
    Ce choix stratégique répond à une double ambition : élargir l’audience et gagner en visibilité sur un marché fortement concurrentiel. Les licences enrichissent l’offre en apportant une différenciation immédiate, tant sur le plan esthétique que marketing. Nous bénéficierons donc à la fois de la qualité de nos produits et de la plus-value de nos licences, Elles ouvrent également la porte à de nouveaux circuits de distribution et à des comptes encore non adressés, évidemment chez les spécialistes du jouet, mais aussi certaines enseignes de la GSS et de la GSA. En associant accessoires et mobilier sous licence, nous articulons une proposition complète, cohérente et attractive pour nos partenaires commerciaux.

    Jurassic Park est votre première licence. Que cela vous apporte-t-il ?
    Notre partenariat avec Universal autour de Jurassic Park représente une étape majeure. Cette franchise iconique bénéficie d’un ancrage puissant dans l’univers de l’Entertainment, avec une actualité soutenue : film à venir, présence sur Netflix et lancement d’un jeu vidéo annoncé pour 2026. Cette richesse permet de bâtir des produits à forte identité, de créer des gammes variées, mais aussi de capitaliser sur les temps forts marketing des ayants droit. Elle facilite aussi l’intégration de nos références dans les corners dédiés, au sein des enseignes. Ce premier accord constitue un socle solide pour construire une politique de licences durable, avec d’autres signatures prévues.


  • PLAION mise sur sa diversité éditoriale

     

    Porté par une offre éditoriale dense et une capacité d’exécution maîtrisée, PLAION poursuit sa croissance malgré un marché sous tension. James Rebours, son directeur général France, analyse les ressorts de cette dynamique et détaille les projets à venir.

    Comment s’est comporté PLAION sur les derniers mois ?
    Malgré une conjoncture défavorable, PLAION a consolidé ses positions. En 2024, le marché français reculait fortement, mais notre performance commerciale s’est montrée robuste grâce à des titres fédérateurs comme Call of Duty: Black Ops 6, Sonic X Shadow Generations ou Farming Simulator 25. En 2025, la tendance baissière persiste, avec un repli de 12 % à la semaine 20. Pourtant, PLAION affiche une croissance de 66 % de son chiffre d’affaires. Ce différentiel s’explique par la richesse de notre catalogue, où figurent des licences majeures telles que Monster Hunter Wilds (plus de 100 000 exemplaires physiques vendus en France), Kingdom Come: Deliverance II, ou Indiana Jones et le Cercle Ancien. Ce portefeuille varié, alimenté par des partenariats internationaux, constitue un levier stratégique majeur. Résultat : notre part de marché progresse sensiblement sur la période.

    À quel point les évolutions du groupe Embracer ont-elles impacté la structure de PLAION ?
    La réorganisation d’Embracer visait à clarifier les synergies internes, la scission d’Embracer en 3 entités distinctes permettant d’accroitre leur efficacité opérationnel. Asmodee regroupe les jeux de société et bénéficie d’une valorisation boursière de plus de 2,5 milliards d’euros depuis son entrée en bourse en février 2025. Coffee Stain Groupe se concentrera sur le développement d’expériences vidéoludiques axées sur la communauté et sera coté d’ici la fin de la l’année. Enfin, Middle-Earth & Friends, renommé Fellowship Entertainment où s’inscrit PLAION, fédère les grands studios et titres AAA à forte licence comme Kingdom Come Deliverance , Metro, Dead Island, mais aussi les entités Eidos Montréal et Crystal Dynamics et intègre Free Mode, détenteur de la licence Le Seigneur des Anneaux. Sa stratégie est de se transformer en un groupe unique et puissant, centré sur le développement et l’édition de jeux, complété par des compétences transmédia dans les domaines des licences de propriété intellectuelle, des bandes dessinées, des produits dérivés, du cinéma et de la distribution.

    Quels sont vos principaux partenaires en termes de distribution ?
    Notre portefeuille s’appuie sur des accords solides de distribution avec Activision Blizzard, Bethesda, Capcom, GIANTS Software, Koei Tecmo, SEGA, tout en développant nos labels internes comme Deep Silver ou Milestone… De nouveaux contrats sont en cours de finalisation, avec notamment la prise en charge de la distribution de Sony en Pologne. PLAION renforce ainsi son empreinte européenne, avec une ambition de signer des accords paneuropéens avec les partenaires historiques pour optimiser la qualité et l’efficience de nos outils et services. En parallèle, nos services couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur au niveau local: relations média, gestion des réseaux sociaux, marketing consommateur, trade marketing, commercialisation … Nous adoptons une approche modulaire pour répondre aux attentes spécifiques de chaque éditeur avec des services – à la carte – du marketing à la commercialisation.

    Quels seront vos principaux titres dans les prochains mois ?
    La fin d’année s’annonce riche, marquée par le retour de blockbusters. Le nouveau Call of Duty s’impose comme une locomotive, tout comme Sonic Racing : CrossWorlds, une très forte ambition de SEGA dans la course arcade. Toujours chez SEGA, une offre japonaise forte : Demon Slayer 2 -Kimetsu no Yaiba- The Hinokami Chronicles 2, RAIDOU Remastered : The Mystery of the Soulless Army, Shinobi : Art of Vengeance.  Du côté de Capcom, plusieurs titres – encore confidentiels – promettent un excellent accueil critique et commercial. Parmi les projets à suivre : Project Motor Racing de GIANTS Software, ambitieux renouveau du studio dans le segment course, Raidou Remastered : The Mystery of the Soulless Army chez SEGA, Tides of Tomorrow, jeu narratif au gameplay disruptif du côté de chez DigixArt, studio à l’origine du jeu Road 96, et l’incontournable Let’s Sing 2026 de chez Voxler.

    Quel impact la Switch 2 aura-t-elle pour une entité comme PLAION ?
    La nouvelle console de Nintendo va relancer une dynamique consommateur attendue par l’ensemble du secteur. En attirant ses fans habituels, en séduisant massivement les éditeurs-tiers et en apportant de nouveautés, elle élargit son écosystème à un public encore plus gamer. Dans notre offre, on retrouve par exemple parmi les sorties notables sur Switch 2, Yakuza 0 Director’s Cut, Raidou Remastered, ou encore Sonic x Shadow Generations.

    Depuis quelques années, PLAION progresse dans le rétrogaming. Où en êtes-vous dans ce domaine ?
    Le rétrogaming s’impose comme un relais de croissance pérenne. Notre offre combine un développement interne, au travers de nos marques licenciées et la distribution de partenaires spécialisés, à l’image de Blaze Entertainment, récemment intégré à notre portefeuille. Nous construisons une gamme solide autour de licences emblématiques comme Atari ou Neo Geo. Ce segment séduit à la fois les nostalgiques exigeants et les amateurs d’objets culturels vintage. Son potentiel dépasse le simple effet de mode, en ancrant le jeu vidéo dans une logique patrimoniale, avec un fort lien intergénérationnel.

     

     


  • Zowie affirme son leadership esport

     

    Avec une approche premium et une expertise technique affirmée, Zowie, marque gaming Esport du groupe BenQ, s’impose comme un acteur clé de l’esport compétitif. Ses partenariats stratégiques avec des compétitions internationales et son offre de moniteurs ultra-performants illustrent cet engagement. Edouard Leroy, Chef de Produits Moniteurs LCD de BenQ France, revient sur les ambitions et les innovations de la marque.

    Comment se porte votre marque esport Zowie ?

    Edouard Leroy : Zowie représente l’excellence de BenQ dans l’esport compétitif, en particulier pour les FPS. La stratégie pour cette marque repose sur une offre premium, conçue pour répondre aux besoins spécifiques des joueurs. Chaque matériel Zowie s’apparente à une « Formule 1 » du gaming, optimisée pour la performance pure. L’utilisateur bénéficie ainsi d’un équipement parfaitement adapté aux exigences du jeu compétitif. La marque Zowie reste exclusivement orientée vers les joueurs d’esport, tandis que BenQ et Mobiuz proposent des solutions gaming plus « conventionnelles ».

    Zowie met en place des partenariats avec des grandes compétitions esport. Comment cela se concrétise-t-il ?

    E.L. : Nos moniteurs Zowie, choisis par de nombreuses équipes pour l’entraînement et les compétitions, incarnent la performance. Nous soutenons régulièrement des tournois majeurs sur Counter Strike, comme la Blast de Copenhague en 2024, mais aussi l’IEM de Katowice et la Valorant Challengers League, la ligue française de Valorant, en 2025. À l’échelle internationale, nous collaborons avec des équipes de renom telles qu’Astralis et Team Spirit. Les événements auxquels nous participons constituent également l’opportunité de faire découvrir nos produits aux consommateurs, notamment via des stands dédiés où les visiteurs testent nos moniteurs. Ainsi, lors de la manche de la VCL au stade de la Karmine Korp, nos écrans Zowie ont suscité un vif intérêt pour leur qualité et leur ergonomie.

    BenQ investit constamment dans l’innovation technologique pour ses écrans. Quelles sont les dernières avancées en matière de gaming ?

    E.L. : Notre expertise dans le FPS compétitif nous pousse à développer des technologies de pointe, comme le Dyac 2, qui réduit l’effet de flou de mouvement sur les dalles LCD, ou le XL Setting to Share, facilitant l’échange de paramètres de configuration. Nos écrans exploitent des dalles Fast TN offrant des taux de rafraîchissement élevés, protégées par des capots dédiés. Nous privilégions des solutions qui répondent aux besoins réels des joueurs comme un fort contraste des couleurs et un noir plus visible pour améliorer la lisibilité en jeu, en particulier dans les FPS où chaque détail visuel compte.

    Comment Zowie se positionne-t-elle face à la course aux hautes fréquences dans les moniteurs gaming ?

    E.L. : Zowie se distingue par ses performances extrêmes avec le XL2586X+ (lancé en décembre 2025), atteignant jusqu’à 600 Hz, soit l’un des taux les plus élevés du marché. Nos modèles XL récents affichent des évolutions significatives : XL2546X+ (280 Hz), XL2566X+ (400 Hz) et XL2586X+ (600 Hz), sans augmentation de prix par rapport aux générations précédentes.

    Zowie propose également une gamme d’accessoires dédiés à l’esport. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    E.L. : Nos accessoires se concentrent sur l’ergonomie et la précision. Nos souris esport, autrefois filaires, existent désormais en version sans fil, tout en préservant leur réactivité. Nous avons développé un dongle 4k qui empêche les interférences en LAN, qui sert de borne de recharge de la souris et sans Firmware donc Plug and Play. Cinq familles se distinguent : EC (forme asymétrique en 3 tailles), ZA (bosse haute), FK (bosse réduite), S (format compact) et U (incurvée vers l’intérieur). Nous proposons également des tapis optimisés pour l’Esport avec des mousses plus ou moins dures en fonction des exigences du joueur, des patins de glisse et des bungees pour une expérience de jeu complète développées.


  • ViewSonic muscle son offre pour conquérir le gaming

     

    Spécialiste reconnu de l’affichage, ViewSonic structure une gamme dédiée aux joueurs, combinant performance technologique et clarté de positionnement. Liliane Pereira Machado et Vincent Roubaut, respectivement Responsable Marketing et Directeur des Opérations de ViewSonic France, décryptent cette stratégie offensive.

    Vous avez l’année dernière décidé de faire évoluer votre politique de marque sur vos moniteurs gaming. Où en êtes-vous concrètement ?

    Vincent Roubaut : Pour affirmer sa présence sur un marché aussi exigeant que le gaming, ViewSonic a structuré sa gamme autour d’une entité unique : ViewSonic Gaming. Celle-ci se décline en deux sous-catégories. D’un côté, la série VX, taillée pour un usage grand public immersif. De l’autre, la série XG, vitrine technologique conçue pour répondre aux attentes des joueurs les plus exigeants, notamment dans l’univers compétitif de l’esport.

    Liliane Pereira Machado : Nous avons clarifié notre positionnement pour mieux adresser chaque typologie de joueur. La série XG concentre nos flagships, avec un niveau de performance élevé, tandis que les modèles VX rencontrent un franc succès sur le segment mainstream. Cette évolution s’accompagne d’une campagne de marque fédératrice : All United by Play, qui revendique une vision inclusive du jeu vidéo — quelle que soit la plateforme ou le style de jeu.

    Quelles sont vos pépites technologiques dans le gaming ?

    V. R.  : Côté XG, notre tout récent XG275D1-4K incarne cette ambition technologique. Ce moniteur 27 pouces propose plusieurs usage : 4K à 160 Hz pour les amateurs de fluidité et de définition, ou Full HD à 320 Hz et 24,5 pouces en 320 hertz pour les compétiteurs en quête de réactivité. Il intègre aussi un port USB-C avec recharge à 65 W, permettant de connecter et alimenter un ordinateur portable. Nous refusons cependant la surenchère technique déconnectée des usages réels. Chaque caractéristique répond à une attente précise, identifiée dans les pratiques des joueurs.

    … Et dans la gamme VX ?

    L. P. M. : Avec la gamme VX, ViewSonic cible une expérience plus immersive et polyvalente. Ce sont des produits assez « volumiques » comme les 3218C. Le modèle VX3418C-2K, écran incurvé 34 pouces UWQHD à 180 Hz, convient autant aux jeux narratifs qu’au visionnage de séries ou de films grâce à sa compatibilité HDR10. Cette approche hybride s’étend au modèle 3218C, best-seller du segment milieu de gamme. Nous croyons beaucoup aux moniteurs pensés pour une utilisation hybride conjuguant gaming, Entertainment ou création de contenus. Autre innovation remarquée : un écran gaming portable de 16 pouces, 144 Hz, alimenté en USB-C. Un format rare dans l’industrie, pensé pour les gamers nomades qui veulent jouer en vacances, en déplacement…

    Quelle est la politique de Viewsonic sur les moniteurs Oled gaming ?

    V. R.  : ViewSonic observe les nouvelles technologies d’affichage avec pragmatisme. Si un premier modèle OLED, superbe technologie pour le futur, figure déjà au catalogue et que d’autres se préparent, nous réfléchissons également sur le mini-LED et le micro-LED, en vue d’élargir notre solutions haut de gamme sur le plus long terme.


  • Innelec accélère sur les produits dérivés

     

    Innelec multiplie les accords de distribution dans l’univers du produit dérivé. Une stratégie qui propulse une activité en forte croissance. Entretien croisé avec Renaud Brach, Head of Sales & Marketing de Konix Interactive, et Frédéric Khiari, directeur Licensing et Achats Consumer Products chez Innelec.

    Où en est Innelec dans sa politique autour des produits dérivés ?
    Innelec renforce aujourd’hui ses investissements dans ce segment en élargissant son portefeuille de marques et de fournisseurs. Notre réputation repose sur la fiabilité et la capacité à déployer rapidement des gammes étendues sur un réseau très large de points de vente. Nous sélectionnons des partenaires solides, dotés d’une offre riche et d’une organisation apte à soutenir un développement durable, dans une logique de rentabilité partagée. Plusieurs accords récents nous permettent d’élargir l’offre sans cannibaliser les références existantes.

    Pouvez-vous donner quelques exemples de ces partenariats ?
    Nous renforçons notre présence sur le marché des cartes à collectionner TCG avec deux cartes majeures : Magic The Gathering qui explose dans le Retail porté ses cross over avec des licences phares comme Final Fantasy, Spiderman … et depuis le début de l’année, nous avons le plaisir de distribuer Yu-Gi-Oh!, porté par une actualité riche. Pour accompagner l’essor des TCG, nous développer une gamme avec notre marque Konix qui propose les accessoires indispensables aux joueurs de TCG.

    En parallèle, nous proposons depuis le mois de juin des loisirs créatifs avec Cutebee, dont les kits de dioramas séduisent par leur esthétique raffinée et leurs univers enchanteurs.
    Nous avons repris la distribution de Nemesis Now, acteur majeur proposant une offre très vaste et régulièrement enrichie. Nous démarrons également notre collaboration avec Mighty Jaxx, qui a rencontré un franc succès avec ses figurines hybrides – mi-personnage, mi-squelette – vendues entre 16,90 et 49,90 euros. Ce partenaire développe désormais de nouvelles licences attractives comme Hello Kitty, Jujutsu Kaisen ou One Piece.

    Vous venez également de signer avec Plastoy. Qu’en est-il ?
    Nous assurons désormais la distribution de Plastoy dans l’ensemble des enseignes, y compris Amazon, à l’exception des spécialistes du jouet. Cet accord renforce notre portefeuille avec des licences franco-belges, domaine encore peu représenté chez nous, notamment Astérix, ou destinées à une cible de plus de 40 ans tel Goldorak. L’accord inclut aussi la reprise de leur activité puzzles et jeux de société, segment peu développé jusqu’ici dans notre offre, mais aussi de Taka. Nous sommes ravis d’avoir signer ce très beau partenariat avec un acteur majeur du marché français et de la Pop Culture.

    Et en termes de distribution, quelles évolutions observez-vous ?
    Nous avons signé un partenariat majeur avec l’enseigne Carrefour pour le déploiement du concept Road Sixty Geek qui a déjà fait ses preuves et qui sera déployé dans près de 300 magasins. Nous avons également ouvert des référencements chez Système U, JouéClub et La Grande Récré et nous accélèrerons fortement sur cette fin d’année. Les produits dérivés accélèrent notre progression dans l’univers du jouet, axe stratégique pour notre croissance. Notre rôle de distributeur référent Funko crée, par ailleurs, de nouvelles perspectives.
    Ce segment enregistre une dynamique exceptionnelle : +47 % au dernier trimestre fiscal, porté par un chiffre d’affaires récurrent sur les gammes phares, notamment les figurines Pop! et les cartes TCG. Un relais de croissance structurant pour l’avenir du groupe.


  • As de Com mise sur ses atouts

    Partenaire historique de l’Entertainment, As de Com a récemment orchestré l’IDEF. Entretien avec Corinne Pico, DG de l’agence.

    Comment se structure l’offre d’As de Com ?
    J’ai fondé As de Com en 2006 après un long parcours chez Innelec. L’événementiel constitue près de 90 % de notre activité, le reste relevant de la création digitale et graphique.
    Au fil des années, nous avons conçu de nombreux concepts, déployés avec succès partout en France (Paris, Bordeaux, Nantes, Lille, Juan-les-Pins…). L’Inno’Show pour Innelec, les opérations Media Saturn ou encore le salon Virgin Megastore ont marqué la première décennie. Nous avons ensuite consolidé des partenariats pérennes, notamment avec les salons Leclerc – toujours actifs – ou Cultura. Le salon Leclerc, organisé près de Nantes, permet aux revendeurs de rencontrer dans d’excellentes conditions une large palette de fournisseurs issus de secteurs variés, tout en profitant de formations et d’informations ciblées. Plus récemment, les Innelec Days prolongent l’esprit des Innoshow : ils réunissent les principaux acheteurs du jeu vidéo et des produits dérivés autour des équipes d’Innelec et de ses partenaires.

    Quelles autres typologies d’événements concevez-vous ?
    Nous orchestrons également des ateliers de formation, des séminaires à l’étranger, des team buildings, des soirées – comme celle d’Aqua Ray, spécialiste français du Cloud – ou encore des conférences pour l’Agence France Locale. Nous développons aussi des stands clés en main, par exemple pour Konix à la Paris Games Week ou à l’IDEF. Nous avons également travaillé pour Bitdefender, Qobuz, Ubisoft ou McDonald’s.

    Quels atouts distinguent As de Com ?
    Nous maîtrisons parfaitement le marché et ses acteurs – éditeurs, constructeurs, grossistes, acheteurs, prestataires. Cette connaissance fine de leurs attentes et habitudes nous permet d’anticiper, de nous adapter aux demandes spécifiques et de proposer des solutions clés en main avec des partenaires fiables. Chaque événement se transforme ainsi en expérience dynamique et valorisante pour les participants. Dans ce cadre, notre collaboration avec le SELL pour l’organisation de l’IDEF illustre cette capacité d’innovation. L’édition 2025, riche en nouveautés, a reçu un accueil très positif.

    Comment percevez-vous l’avenir de l’événementiel physique ?
    Le succès du salon Leclerc, de l’IDEF ou des Innelec Days démontre l’appétence persistante pour les rencontres en présentiel et le networking. La pandémie a constitué une rupture nette pour la profession, mais la reprise confirme le rôle irremplaçable du face-à-face. Cette dynamique nourrit mon optimisme quant à l’avenir de notre métier.