
Avec une approche premium et une expertise technique affirmée, Zowie, marque gaming Esport du groupe BenQ, s’impose comme un acteur clé de l’esport compétitif. Ses partenariats stratégiques avec des compétitions internationales et son offre de moniteurs ultra-performants illustrent cet engagement. Edouard Leroy, Chef de Produits Moniteurs LCD de BenQ France, revient sur les ambitions et les innovations de la marque.
Comment se porte votre marque esport Zowie ?
Edouard Leroy : Zowie représente l’excellence de BenQ dans l’esport compétitif, en particulier pour les FPS. La stratégie pour cette marque repose sur une offre premium, conçue pour répondre aux besoins spécifiques des joueurs. Chaque matériel Zowie s’apparente à une « Formule 1 » du gaming, optimisée pour la performance pure. L’utilisateur bénéficie ainsi d’un équipement parfaitement adapté aux exigences du jeu compétitif. La marque Zowie reste exclusivement orientée vers les joueurs d’esport, tandis que BenQ et Mobiuz proposent des solutions gaming plus « conventionnelles ».
Zowie met en place des partenariats avec des grandes compétitions esport. Comment cela se concrétise-t-il ?
E.L. : Nos moniteurs Zowie, choisis par de nombreuses équipes pour l’entraînement et les compétitions, incarnent la performance. Nous soutenons régulièrement des tournois majeurs sur Counter Strike, comme la Blast de Copenhague en 2024, mais aussi l’IEM de Katowice et la Valorant Challengers League, la ligue française de Valorant, en 2025. À l’échelle internationale, nous collaborons avec des équipes de renom telles qu’Astralis et Team Spirit. Les événements auxquels nous participons constituent également l’opportunité de faire découvrir nos produits aux consommateurs, notamment via des stands dédiés où les visiteurs testent nos moniteurs. Ainsi, lors de la manche de la VCL au stade de la Karmine Korp, nos écrans Zowie ont suscité un vif intérêt pour leur qualité et leur ergonomie.
BenQ investit constamment dans l’innovation technologique pour ses écrans. Quelles sont les dernières avancées en matière de gaming ?
E.L. : Notre expertise dans le FPS compétitif nous pousse à développer des technologies de pointe, comme le Dyac 2, qui réduit l’effet de flou de mouvement sur les dalles LCD, ou le XL Setting to Share, facilitant l’échange de paramètres de configuration. Nos écrans exploitent des dalles Fast TN offrant des taux de rafraîchissement élevés, protégées par des capots dédiés. Nous privilégions des solutions qui répondent aux besoins réels des joueurs comme un fort contraste des couleurs et un noir plus visible pour améliorer la lisibilité en jeu, en particulier dans les FPS où chaque détail visuel compte.
Comment Zowie se positionne-t-elle face à la course aux hautes fréquences dans les moniteurs gaming ?
E.L. : Zowie se distingue par ses performances extrêmes avec le XL2586X+ (lancé en décembre 2025), atteignant jusqu’à 600 Hz, soit l’un des taux les plus élevés du marché. Nos modèles XL récents affichent des évolutions significatives : XL2546X+ (280 Hz), XL2566X+ (400 Hz) et XL2586X+ (600 Hz), sans augmentation de prix par rapport aux générations précédentes.
Zowie propose également une gamme d’accessoires dédiés à l’esport. Pouvez-vous nous en dire plus ?
E.L. : Nos accessoires se concentrent sur l’ergonomie et la précision. Nos souris esport, autrefois filaires, existent désormais en version sans fil, tout en préservant leur réactivité. Nous avons développé un dongle 4k qui empêche les interférences en LAN, qui sert de borne de recharge de la souris et sans Firmware donc Plug and Play. Cinq familles se distinguent : EC (forme asymétrique en 3 tailles), ZA (bosse haute), FK (bosse réduite), S (format compact) et U (incurvée vers l’intérieur). Nous proposons également des tapis optimisés pour l’Esport avec des mousses plus ou moins dures en fonction des exigences du joueur, des patins de glisse et des bungees pour une expérience de jeu complète développées.

Spécialiste reconnu de l’affichage, ViewSonic structure une gamme dédiée aux joueurs, combinant performance technologique et clarté de positionnement. Liliane Pereira Machado et Vincent Roubaut, respectivement Responsable Marketing et Directeur des Opérations de ViewSonic France, décryptent cette stratégie offensive.
Vous avez l’année dernière décidé de faire évoluer votre politique de marque sur vos moniteurs gaming. Où en êtes-vous concrètement ?
Vincent Roubaut : Pour affirmer sa présence sur un marché aussi exigeant que le gaming, ViewSonic a structuré sa gamme autour d’une entité unique : ViewSonic Gaming. Celle-ci se décline en deux sous-catégories. D’un côté, la série VX, taillée pour un usage grand public immersif. De l’autre, la série XG, vitrine technologique conçue pour répondre aux attentes des joueurs les plus exigeants, notamment dans l’univers compétitif de l’esport.
Liliane Pereira Machado : Nous avons clarifié notre positionnement pour mieux adresser chaque typologie de joueur. La série XG concentre nos flagships, avec un niveau de performance élevé, tandis que les modèles VX rencontrent un franc succès sur le segment mainstream. Cette évolution s’accompagne d’une campagne de marque fédératrice : All United by Play, qui revendique une vision inclusive du jeu vidéo — quelle que soit la plateforme ou le style de jeu.
Quelles sont vos pépites technologiques dans le gaming ?
V. R. : Côté XG, notre tout récent XG275D1-4K incarne cette ambition technologique. Ce moniteur 27 pouces propose plusieurs usage : 4K à 160 Hz pour les amateurs de fluidité et de définition, ou Full HD à 320 Hz et 24,5 pouces en 320 hertz pour les compétiteurs en quête de réactivité. Il intègre aussi un port USB-C avec recharge à 65 W, permettant de connecter et alimenter un ordinateur portable. Nous refusons cependant la surenchère technique déconnectée des usages réels. Chaque caractéristique répond à une attente précise, identifiée dans les pratiques des joueurs.
… Et dans la gamme VX ?
L. P. M. : Avec la gamme VX, ViewSonic cible une expérience plus immersive et polyvalente. Ce sont des produits assez « volumiques » comme les 3218C. Le modèle VX3418C-2K, écran incurvé 34 pouces UWQHD à 180 Hz, convient autant aux jeux narratifs qu’au visionnage de séries ou de films grâce à sa compatibilité HDR10. Cette approche hybride s’étend au modèle 3218C, best-seller du segment milieu de gamme. Nous croyons beaucoup aux moniteurs pensés pour une utilisation hybride conjuguant gaming, Entertainment ou création de contenus. Autre innovation remarquée : un écran gaming portable de 16 pouces, 144 Hz, alimenté en USB-C. Un format rare dans l’industrie, pensé pour les gamers nomades qui veulent jouer en vacances, en déplacement…
Quelle est la politique de Viewsonic sur les moniteurs Oled gaming ?
V. R. : ViewSonic observe les nouvelles technologies d’affichage avec pragmatisme. Si un premier modèle OLED, superbe technologie pour le futur, figure déjà au catalogue et que d’autres se préparent, nous réfléchissons également sur le mini-LED et le micro-LED, en vue d’élargir notre solutions haut de gamme sur le plus long terme.

Innelec multiplie les accords de distribution dans l’univers du produit dérivé. Une stratégie qui propulse une activité en forte croissance. Entretien croisé avec Renaud Brach, Head of Sales & Marketing de Konix Interactive, et Frédéric Khiari, directeur Licensing et Achats Consumer Products chez Innelec.
Où en est Innelec dans sa politique autour des produits dérivés ?
Innelec renforce aujourd’hui ses investissements dans ce segment en élargissant son portefeuille de marques et de fournisseurs. Notre réputation repose sur la fiabilité et la capacité à déployer rapidement des gammes étendues sur un réseau très large de points de vente. Nous sélectionnons des partenaires solides, dotés d’une offre riche et d’une organisation apte à soutenir un développement durable, dans une logique de rentabilité partagée. Plusieurs accords récents nous permettent d’élargir l’offre sans cannibaliser les références existantes.
Pouvez-vous donner quelques exemples de ces partenariats ?
Nous renforçons notre présence sur le marché des cartes à collectionner TCG avec deux cartes majeures : Magic The Gathering qui explose dans le Retail porté ses cross over avec des licences phares comme Final Fantasy, Spiderman … et depuis le début de l’année, nous avons le plaisir de distribuer Yu-Gi-Oh!, porté par une actualité riche. Pour accompagner l’essor des TCG, nous développer une gamme avec notre marque Konix qui propose les accessoires indispensables aux joueurs de TCG.
En parallèle, nous proposons depuis le mois de juin des loisirs créatifs avec Cutebee, dont les kits de dioramas séduisent par leur esthétique raffinée et leurs univers enchanteurs.
Nous avons repris la distribution de Nemesis Now, acteur majeur proposant une offre très vaste et régulièrement enrichie. Nous démarrons également notre collaboration avec Mighty Jaxx, qui a rencontré un franc succès avec ses figurines hybrides – mi-personnage, mi-squelette – vendues entre 16,90 et 49,90 euros. Ce partenaire développe désormais de nouvelles licences attractives comme Hello Kitty, Jujutsu Kaisen ou One Piece.
Vous venez également de signer avec Plastoy. Qu’en est-il ?
Nous assurons désormais la distribution de Plastoy dans l’ensemble des enseignes, y compris Amazon, à l’exception des spécialistes du jouet. Cet accord renforce notre portefeuille avec des licences franco-belges, domaine encore peu représenté chez nous, notamment Astérix, ou destinées à une cible de plus de 40 ans tel Goldorak. L’accord inclut aussi la reprise de leur activité puzzles et jeux de société, segment peu développé jusqu’ici dans notre offre, mais aussi de Taka. Nous sommes ravis d’avoir signer ce très beau partenariat avec un acteur majeur du marché français et de la Pop Culture.
Et en termes de distribution, quelles évolutions observez-vous ?
Nous avons signé un partenariat majeur avec l’enseigne Carrefour pour le déploiement du concept Road Sixty Geek qui a déjà fait ses preuves et qui sera déployé dans près de 300 magasins. Nous avons également ouvert des référencements chez Système U, JouéClub et La Grande Récré et nous accélèrerons fortement sur cette fin d’année. Les produits dérivés accélèrent notre progression dans l’univers du jouet, axe stratégique pour notre croissance. Notre rôle de distributeur référent Funko crée, par ailleurs, de nouvelles perspectives.
Ce segment enregistre une dynamique exceptionnelle : +47 % au dernier trimestre fiscal, porté par un chiffre d’affaires récurrent sur les gammes phares, notamment les figurines Pop! et les cartes TCG. Un relais de croissance structurant pour l’avenir du groupe.

Partenaire historique de l’Entertainment, As de Com a récemment orchestré l’IDEF. Entretien avec Corinne Pico, DG de l’agence.
Comment se structure l’offre d’As de Com ?
J’ai fondé As de Com en 2006 après un long parcours chez Innelec. L’événementiel constitue près de 90 % de notre activité, le reste relevant de la création digitale et graphique.
Au fil des années, nous avons conçu de nombreux concepts, déployés avec succès partout en France (Paris, Bordeaux, Nantes, Lille, Juan-les-Pins…). L’Inno’Show pour Innelec, les opérations Media Saturn ou encore le salon Virgin Megastore ont marqué la première décennie. Nous avons ensuite consolidé des partenariats pérennes, notamment avec les salons Leclerc – toujours actifs – ou Cultura. Le salon Leclerc, organisé près de Nantes, permet aux revendeurs de rencontrer dans d’excellentes conditions une large palette de fournisseurs issus de secteurs variés, tout en profitant de formations et d’informations ciblées. Plus récemment, les Innelec Days prolongent l’esprit des Innoshow : ils réunissent les principaux acheteurs du jeu vidéo et des produits dérivés autour des équipes d’Innelec et de ses partenaires.
Quelles autres typologies d’événements concevez-vous ?
Nous orchestrons également des ateliers de formation, des séminaires à l’étranger, des team buildings, des soirées – comme celle d’Aqua Ray, spécialiste français du Cloud – ou encore des conférences pour l’Agence France Locale. Nous développons aussi des stands clés en main, par exemple pour Konix à la Paris Games Week ou à l’IDEF. Nous avons également travaillé pour Bitdefender, Qobuz, Ubisoft ou McDonald’s.
Quels atouts distinguent As de Com ?
Nous maîtrisons parfaitement le marché et ses acteurs – éditeurs, constructeurs, grossistes, acheteurs, prestataires. Cette connaissance fine de leurs attentes et habitudes nous permet d’anticiper, de nous adapter aux demandes spécifiques et de proposer des solutions clés en main avec des partenaires fiables. Chaque événement se transforme ainsi en expérience dynamique et valorisante pour les participants. Dans ce cadre, notre collaboration avec le SELL pour l’organisation de l’IDEF illustre cette capacité d’innovation. L’édition 2025, riche en nouveautés, a reçu un accueil très positif.
Comment percevez-vous l’avenir de l’événementiel physique ?
Le succès du salon Leclerc, de l’IDEF ou des Innelec Days démontre l’appétence persistante pour les rencontres en présentiel et le networking. La pandémie a constitué une rupture nette pour la profession, mais la reprise confirme le rôle irremplaçable du face-à-face. Cette dynamique nourrit mon optimisme quant à l’avenir de notre métier.

1UP, avec Minix, progresse rapidement sur le marché des figurines grâce à une stratégie misant fortement sur le sport et particulièrement le football, qui concentre la moitié de ses ventes. Cyril Benoit, PDG de 1UP, détaille les ambitions de la marque Minix sur le football avant une année 2026 très dense dans ce sport.
Que représentent les figurines de football dans votre offre Minix ?
Le sport façonne notre développement et concentre près de 50 % de nos revenus. Le football domine et est complété par des figurines autour de la F1, le catch et d’autres disciplines qui viendront enrichir l’offre. Nous travaillons sur plusieurs formats : figurines de 12 cm, de 7 cm et « blind bags ». Cette variété permet de toucher des publics différents et d’animer le marché avec des collections évolutives.
Comment se structure votre gamme en termes de joueurs mis en avant ?
Nous comptons déjà plus de 200 joueurs de football en version 12 cm, un chiffre appelé à grimper vers 300. Pour le format 7 cm, nous visons environ 200 références. La gamme s’équilibre entre légendes comme Pelé ou Maradona, qui figurent parmi nos meilleures ventes, et stars actuelles, Mbappé se hissant très largement en tête des ventes Minix.
Un partenariat global avec la Fédération française de football nous offre la possibilité de développer des packs spécifiques autour des internationaux français. Quatre à six joueurs composent déjà la collection, qui s’élargira rapidement. Nous devenons aussi fournisseur exclusif de la World Cup Legends, tournoi prévu au Brésil en 2026 juste avant la Coupe du monde, réunissant d’anciennes gloires. Zidane, Ribéry, mais aussi des icônes portugaises ou néerlandaises intégreront cette gamme, conçue pour séduire un public plus adulte, déjà conquis par nos figurines Tina Turner ou Rocky.
Comment ces figurines vont-elles être valorisées dans la distribution ?
Nous collaborons étroitement avec les enseignes pour déployer des mises en avant spectaculaires dédiées au football. Ces animations reposent sur des scénarisations attractives autour des meilleures ventes. Nous préparons une succession de temps forts, avec des lancements alignés sur la Coupe du monde et la World Cup Legends dès le premier trimestre 2026. Parallèlement, nous développons des gammes permanentes mais aussi des séries limitées afin de renforcer la dimension « must have » et nourrir la désirabilité des produits.

Microïds capitalise de plus en plus sur son point fort : les produits familiaux à licence. Alexandre Bréas, Directeur Général France, nous présente sa stratégie et son actualité dans le domaine.
Microids est un acteur historique des jeux utilisant des licences. Où en êtes-vous dans le domaine ?
Microïds intensifie sa stratégie autour des licences à forte notoriété, en particulier sur le segment familial. L’entreprise cultive depuis longtemps un lien étroit avec des univers issus de la bande dessinée ou de la littérature, tels que Garfield, Astérix, Agatha Christie ou Les Schtroumpfs. Ces marques structurent nos plus importants investissements et dominent régulièrement nos ventes.
Nous collaborons avec des propriétés intellectuelles reconnues à l’échelle française (Sisters…), européenne (Astérix…) et de plus en plus mondiale (Les Schtroumpfs, Bluey…). Cette dynamique d’internationalisation s’accélère, tant sur nos productions internes qu’en distribution, avec par exemple le lancement prochain de Kong Survivor Instinct. L’ambition consiste à élargir notre portefeuille vers des licences globales, porteuses sur plusieurs territoires.
Comment allez-vous structurer votre offre de produits à licence ?
Notre ligne directrice repose sur un principe clair : moins de titres et plus différenciés pour plus d’efficacité. Nos principales licences bénéficieront désormais d’un nouveau jeu tous les deux ou trois ans, avec des gameplay le différent possible. Cette cadence plus espacée favorisera des cycles de vie allongés, une meilleure singularisation des gameplays et une limitation de l’auto-cannibalisation. Elle permettra aussi de canaliser nos ressources sur des projets à fort potentiel.
Côté plateformes, nos prochaines sorties viseront les machines disposant des bases installées les plus larges, notamment la Switch, en parfaite affinité avec notre cible familiale, mais aussi la PS5 et le PC. Nos équipes planchent déjà sur les premiers développements destinés à la Switch 2. Sur le plan tarifaire, notre positionnement demeurera accessible, fidèle aux attentes du grand public.
Quelle sera votre offre de jeux à licence pour fin 2025 ?
L’automne s’annonce riche en nouveautés sous licence. Garfield Kart 2 offrira une expérience de course délirante et accessible (Switch, PS5, PC, Xbox). Agatha Christie : Mort sur le Nil, développé par Microids Studio Lyon déjà à l’origine du Crime de l’Orient Express, proposera une aventure narrative sur ces mêmes supports. Cobra The Awakening, adaptation du célèbre anime, misera sur un gameplay mêlant action et plateformes.
Notre fer de lance sera Astérix & Obélix : Mission Babylone, un jeu coopératif d’action/plateforme riche en humour et rebondissements (Switch, PS5, PC, Xbox).
Parallèlement à ces productions maison, notre catalogue en distribution intégrera plusieurs titres complémentaires comme Disgaea 7 Complete sur Switch 2, des jeux de simulationj comme Firefighting Simulator Ignite ou de glisse comme Shredders, des licences gamer iconiques telles que Double Dragon Revive, sans oublier des productions asiatiques ambitieuses comme Kaku Ancient Seal.

Dans un univers gaming souvent critiqué pour son manque de vertu environnementale, 1UP choisit d’anticiper les évolutions. Cyril Benoit, PDG de l’entreprise, détaille la stratégie mise en œuvre.
Où en est 1UP dans sa politique écoresponsable ?
Nous avons engagé un plan sur cinq ans autour de l’écoresponsabilité. Cette feuille de route commence à produire des résultats tangibles. L’équipe entière se montre désormais mobilisée autour de cet enjeu. Nous ne parlons pas de « greenwashing », mais d’un travail de fond qui irrigue progressivement toutes nos décisions, du design produit à la logistique. Ce choix transforme réellement notre manière d’opérer.
Comment comptez-vous accélérer sur cette dimension ?
Chaque défi impose de repenser nos process, ce qui nourrit notre exigence. Cette rigueur constitue depuis toujours l’un des mantras de l’entreprise. Dans un secteur très concurrentiel, la distribution valorise de plus en plus ces efforts. Nous avançons par étapes, avec des progrès mesurables à chaque jalon.
Nous sommes actuellement dans l’attente du retour de notre audit par Ecovadis, dont l’évaluation démontrera la pertinence de notre démarche et son renforcement au fil du temps. Localement, nous avons rejoint un club d’entrepreneurs RSE, qui nous permet de bénéficier de retours d’expérience sur les meilleures pratiques. Ce partage d’expertise accélère notre montée en maturité.
Quelles actions concrètes avez-vous engagées ?
Nous concentrons d’abord nos efforts sur le packaging : utilisation exclusive du carton, approvisionnement en réflexion à partir de forêts certifiées FSC. Nous avons également investi dans la création de nos propres moules afin de renforcer la solidité et la durabilité des produits.
Sur la partie hardware, nous intégrons de plus en plus de technologies Hall Effect, qui utilisent un capteur magnétique sans contact pour mesurer les mouvements du joystick, offrant une meilleure précision, une durabilité accrue et prolongent la durée de vie des manettes. Nos modèles embarquent désormais des batteries allant jusqu’à 1 500 mAh, contre des capacités nettement inférieures auparavant. Certaines manettes disposent de batteries amovibles, afin de faciliter leur recyclage.
Enfin, nous travaillons sur la chaîne logistique. La réduction du volume transporté constitue un axe prioritaire : “moins de conteneurs utilisés, quasiment plus aucun 20 pieds et adoption de packagings plus petits”. Cette optimisation abaisse l’empreinte carbone et, dans le même temps, améliore notre efficacité économique. Elle illustre notre conviction : la durabilité peut aller de pair avec la rentabilité

En misant sur un équilibre entre innovation produit et ancrage communautaire, Konami renforce la puissance commerciale du Yu-Gi-Oh! Trading Card Game. Portée par un calendrier de sorties dense et une stratégie de distribution hybride, la marque consolide son rôle moteur dans le marché mondial des cartes TCG. Dom Galizia, Head of Marketing TCG de Konami, nous explique la stratégie de son groupe.
Quels produits Yu-Gi-Oh! TCG verront le jour d’ici la fin de l’année ?
Konami déploie une gamme dense de nouveautés jusqu’à la fin 2025, portée par plusieurs extensions majeures. L’extension Doom of Dimensions, parue en septembre, s’inspire du deck « D/D/D » de Declan issu de la série Yu-Gi-Oh! ARC-V. En novembre, Legendary 5D’s Decks proposera trois decks complets prêts à jouer : un deck Yusei contenant huit cartes inédites, un deck Akiza conçu pour accompagner les cartes thématiques de Doom of Dimensions, et un deck Crow intégrant les derniers Blackwings de Darkwing Blast (2022). Enfin, Phantom Revenge, attendu le 4 décembre, introduira une mécanique de fusion inédite basée sur les géants aux cent mains de la mythologie, capable d’invoquer les monstres de l’adversaire sur son propre terrain. En parallèle, Konami lancera en décembre THE CHRONICLES DECK: The Fallen & The Virtuous (All-Foil Edition), un deck de 51 cartes métallisées reprenant les personnages et lieux de la mini-série animée Yu-Gi-Oh! CARD GAME THE CHRONICLES. Chacune de ces sorties vise à concilier profondeur stratégique et accessibilité pour les nouveaux duellistes.
Quels canaux de distribution soutiennent actuellement la croissance de Yu-Gi-Oh! TCG ?
Tous les circuits contribuent au développement de la marque, mais les boutiques spécialisées demeurent le cœur battant de la communauté. Elles animent les tournois locaux, entretiennent la culture compétitive et accueillent les nouveaux joueurs. Les enseignes grand public et les plateformes en ligne renforcent pour leur part la visibilité et l’accessibilité du jeu, surtout depuis la pandémie. Konami entretient ainsi un équilibre entre ces canaux pour répondre aux habitudes de jeu propres à chaque région.
Quel rôle jouent l’Europe et la France dans cette dynamique ?
L’Europe représente l’un des pôles majeurs du Yu-Gi-Oh! TCG hors Japon, avec une base de joueurs particulièrement active et compétitive. La France occupe une place stratégique : son marché conjugue volumes de ventes élevés et vitalité communautaire. Les Championnats nationaux et les événements Yu-Gi-Oh! Championship Series organisés dans l’Hexagone rassemblent chaque année un public record. L’accueil du Yu-Gi-Oh! World Championship 2025 à Paris illustre d’ailleurs la force et la passion de cette communauté.
Quelle contribution le Yu-Gi-Oh! TCG apporte-t-il aux performances de Konami ?
Konami considère le Yu-Gi-Oh! TCG comme l’un des piliers de son activité mondiale de divertissement. Son calendrier de sorties régulier, sa base de fans fidèle et sa structure compétitive solide garantissent une rentabilité durable et prévisible.
Quels atouts différencient Yu-Gi-Oh! dans un marché concurrentiel ?
Le Yu-Gi-Oh! TCG se distingue non seulement par une profondeur stratégique unique qui séduit les joueurs experts, mais aussi un héritage de 25 ans mêlant nostalgie et innovation, l’un des circuits de tournois les plus structurés du secteur et enfin une communauté mondiale décentralisée, moteur de croissance organique. Konami poursuit l’évolution de ses produits et de son écosystème compétitif afin d’adapter le jeu aux attentes des duellistes contemporains, tout en préservant l’esprit tactique qui fonde son succès.

Avec des jeux toujours plus volumineux et dématérialisés, les besoins de stockage explosent. Cette évolution stimule la demande de solutions performantes pour consoles, un segment sur lequel Seagate occupe une place de choix. Philipp Schlichtherle, son EMEA Gaming Lead, détaille la stratégie du groupe.
Comment évoluent les produits gaming pour consoles chez Seagate ?
Nos solutions gaming progressent fortement. Cette dynamique repose sur la richesse de notre offre et sur un contexte de marché favorable. La taille croissante des jeux, la généralisation du téléchargement et une mémoire interne des consoles qui progresse lentement créent une tension naturelle vers le stockage externe. Les joueurs recherchent davantage de fluidité et de réactivité pour optimiser leur expérience, et nos produits répondent précisément à ces exigences.
Les produits à très grande capacité s’imposent-ils comme le nouveau standard ?
Effectivement. Les capacités élevées s’installent progressivement comme la norme. Le cœur de notre gamme actuellement se situe entre 2 et 5 To, mais nous élargissons sans cesse l’éventail. Pour PlayStation, nous proposons des Game Drives externes de 2 et 5 To, des SSD externes de 1 ou 2 To, ainsi que des SSD internes de mêmes capacités. Côté Xbox, notre offre comprend des Expansion Cards (1, 2 et 4 To), des Game Drives externes (2 ou 5 To), des SSD (1 To) et un Game Drive Hub de 8 To.
Notre statut de partenaire officiel de Microsoft et Sony garantit une compatibilité totale et une expérience fluide, sans latence ni contraintes techniques. Cette certification, rare sur le marché, rassure le consommateur sur la qualité et la fiabilité de nos produits.
Quelles innovations techniques soutiennent la stratégie de Seagate dans le gaming ?
Nos équipes d’ingénierie investissent massivement dans la densification des disques et l’optimisation des performances. La technologie HAMR Mozaic3+ illustre cette volonté d’innovation : elle accroît la densité d’écriture sur un même plateau et prépare l’arrivée de disques atteignant 32 à 36 To, autant dans nos gammes traditionnelles internes et peut-être un jour le gaming. Ce qui permettra une interaction fluide avec des contenus dans des résolutions toujours plus fortes et des univers toujours plus immersifs.
Quelles tendances observez-vous autour des produits sous licence ?
Seagate développe depuis plusieurs années des éditions spéciales sous licence officielle, aux couleurs de God of War, Star Wars, Marvel ou Genshin Impact, qui ont rencontré un vif succès à la fois auprès des communautés de fans que des joueurs exigeants souhaitant un produit performant au design distinctif. Nos concepts se distinguent par une finition soignée que les utilisateurs affichent fièrement.
Notre dernière collaboration autour d’Astro Bot, best-seller de la PlayStation, illustre parfaitement cette stratégie : un design fort, une licence bestseller et une synergie naturelle avec la console. Il sera disponible en France en Novembre.
Quel rôle le point de vente physique conserve-t-il dans votre stratégie ?
Le retail reste un levier essentiel. Il permet au consommateur d’expérimenter le produit, de le manipuler, d’échanger avec le vendeur… Nous développons des opérations combinant présence en magasin et activations digitales, comme le partenariat mené avec Sony et la Fnac récemment ou encore avec Boulanger et Xbox pour la campagne Upgrade to Play. Les acheteurs de console profitaient alors d’une remise sur nos solutions de stockage.
Seagate multiplie également les approches collaboratives. Notre récente opération commune avec Lexip et Ubisoft autour du jeu Assassin’s Creed Shadows illustre cette logique : un bundle exclusif combinant un disque dur Seagate et la clef du jeu. Le concept sera prolongé avec Anno 117, attendu en novembre, qui permettra par exemple aux joueurs d’avoir le jeu et le stockage mais il faudra attendre la sortie officielle pour pouvoir y jouer.

Depuis plus de 20 ans, Room22 accompagne les acteurs du jeu vidéo et de l’Entertainment en leur proposant des solutions de communication sur mesure. Benoît Bohet, Co-Fondateur & Digital Project Director de ROOM2.2 – The Digital Suite, nous présente les atouts de l’agence.
Comment définiriez-vous la philosophie de Room22 ?
Notre slogan, l’agence tous briefs, reflète parfaitement notre approche. Nous sommes une structure à taille humaine – une dizaine de professionnels – qui privilégie la fiabilité, la réactivité, la proactivité et une parfaite connaissance du marché. Notre force réside dans notre capacité à proposer des solutions cross-média et clés en main à nos partenaires, qui nous renouvellent leur confiance année après année.
Quelles sont les principales activités de votre agence ?
Room 22 est structurée en deux entités complémentaires :
Quels sont les principaux clients de Room22 ?
Le jeu vidéo représente environ 80 % de notre activité. Nous collaborons avec des éditeurs majeurs tels que Warner Bros, Plaion, Square Enix, Focus Entertainment, Nintendo France, 2K, Bandai Namco, Microids et Ubisoft. Nous comptons aussi parmi nos clients des studios de cinéma comme Warner Bros et Paramount Pictures et nous souhaitons élargir notre expertise à d’autres secteurs de l’Entertainment et des loisirs urbains (parcs de loisirs, escape games, réalité virtuelle immersive, board game et jouets…).
Quels sont les concepts auxquels vous travailler pour le futur ?
L’Intelligence Artificielle prend une place croissante dans nos process et nous élargit le champ des possibles. Et ce en nous permettant d’accélérer certaines étapes de production et d’élargir notre palette de services. Nous réfléchissons également à des formats innovants en réponse aux nouveaux besoins de nos clients, comme les FOOH (Fake Out Of Home) ainsi qu’à de nouveaux concepts de contenus courts pour TIKTOK toujours plus engageants. Nous discutons également avec les régies sur le sujet de l’optimisation dynamique du DOOH (DCO).